Archives pour la catégorie Amsterdam 2015

Mon carnet de notes sur Amsterdam

Après une semaine passée à Amsterdam, voici quelques conseils et réflexions qui pourraient vous intéresser et vous aider à planifier votre voyage dans la capitale des Pays-Bas.

Pour visiter la ville

J’ai l’habitude de découvrir les villes que je visite à pied, parce que je trouve que c’est le meilleur moyen. Pour Amsterdam, on ajoute deux autres façons: le bateau et le vélo. Comme l’eau est omniprésente, découvrir la ville en passant par les canaux donne une toute autre perspective sur sa beauté, mais également sur son mode de vie. Une expérience qui en vaut la peine. 

On pense aussi au vélo, parce qu’Amsterdam est le paradis des cyclistes. On profite du même coup d’une liberté et d’une rapidité de déplacement. Vous pouvez lire le compte rendu de mon aventure à vélo ici

Transports

Si vous logez dans le centre, sachez que tout est à proximité (jamais beaucoup plus que 30 minutes de marche). Sinon, la ville est desservie par un important réseau de métro, de tramway également.

Le transport entre l’aéroport Schiphol et la ville se fait aisément par train en quelques minutes à peine. 

Nourriture

Déception, ici. Rien de très exceptionnel en matière de restauration. Au contraire, on est dans le très répétitif. Pizza, pâtes, steakhouse, mexicain… Ça se résume pas mal à ça. Beaucoup de restaurants asiatiques, mais les prix sont exorbitants! Une moyenne de 16€ (environ 23$ CAD) pour un plat de nouilles? Non merci, quand on sait que chez nous on paye 9 ou 10$.

Aussi, souvent, tout est en supplément. On vous facturera pour la mayonnaise ou le ketchup que vous demandez pour vos frites (même chez McDonald’s!). On vous demandera aussi un supplément pour la sauce qui accompagnera votre steak. Vous payerez également l’eau et le pain.

Toilettes

Si vous avez l’habitude d’aller régulièrement à la toilette, mieux vaut vous faire une petite réserve de monnaie. En plusieurs endroits, on vous demandera de payer (entre 0,50€ et 1€) pour utiliser la toilette, et ce, même si vous êtes client. C’est le cas de la gare, de certaines attractions et de restaurants.

Aéroport Amsterdam-Schiphol

Un aéroport plutôt moderne équipé de plusieurs commodités que vous apprécierez sans doute. Enregistrement aux bornes automatisées, dépôt de bagage en libre-service aux airs futuristes…

  
Pour simplifier la vie des voyageurs branchés, chaque porte d’embarquement est équipée de plusieurs tables avec tabourets où vous pouvez travailler et recharger vos appareils. On aime!

  
Côté confort, plusieurs divans de cuir sont installés aux portes d’embarquement pour vous asseoir et même vous étendre le temps de dormir un peu. Si votre escale s’étire le temps de quelques heures, sachez que vous pouvez louer une petite chambre au Yotel, qui se trouve au deuxième étage du terminal principal. Vous devez toutefois louer pour un minimum de quatre heures. 

Mes coups de cœur pour ce qui est des activités

Découvrir Amsterdam à vélo

S’il y a un côté d’Amsterdam qui est important et dont je ne vous avais pas encore parlé, c’est le vélo. Ici, c’est une religion. Le paradis des cyclistes. Les sonnettes de vélo sont à Amsterdam ce que les klaxons de voiture sont à New York. Vous vous promenez en ville et c’est ce que vous entendez constamment.

Alors, vous comprenez qu’on ne pouvait pas quitter la capitale des Pays-Bas sans avoir fait un tour de vélo!

On a donc chacun loué une bicyclette pour se lancer à l’assaut des pistes cyclables de la ville. Un tour de près de trois heures qui nous a non seulement fait revivre notre semaine ici, mais qui nous a également permis de visiter de nouveaux coins que nous n’avions pas eu la chance de voir.

Ce sont les avantages du vélo. Vous allez rapidement, vous vous arrêtez où vous voulez quand vous voulez et c’est peu dispendieux… Ha oui, ça fait aussi travailler les muscles (j’en ressens déjà les effets)!

Après plusieurs jours à se faire sonner après par les cyclistes, ça a été notre tour d’activer la sonnette et on s’en est donné à cœur joie.

Il faut quand même être habile sur deux roues pour découvrir la ville, car les pistes cyclables sont parfois de vraies autoroutes et on doit avoir les yeux partout. Il faut naviguer entre les voitures, les piétons et les tramways qui occupent aussi une grande place.

Le vélo est tellement populaire, ici, qu’il y a un immense stationnement à étages réservé aux bicyclettes à quelques pas de la gare centrale.

Stationnement pour vélos prés de la gare centrale

Environ 60 000 vélos sont volés chaque année à Amsterdam, ce qui en fait le petit délit le plus répandu dans la capitale.

Si jamais vous passez par Amsterdam, n’hésitez surtout pas à enfourcher une bicyclette le temps de quelques heures.

Quant à nous, notre séjour est maintenant terminé. Nous avons pris le train en milieu d’après-midi en direction de l’aéroport Schiphol qui est, en passant, très bien desservi par les transports en commun. Les trains en direction du centre-ville sont nombreux et les billets peu dispendieux.

D’ailleurs, il était temps que nous partions; le mauvais temps s’installe ici. Nous avons été bénis au cours des deux semaines.

Sur ce, merci une fois de plus de nous avoir suivis, l’Amoureuse et moi, dans notre voyage et merci pour vos gentils mots.

Comme d’habitude, je vous dit ceci: c’est la fin d’un chapitre, mais certainement pas celle du livre de mes aventures.

Location d’un vélo à Amsterdam:

  • 12€ (environ 18$ CAD) pour trois heures, incluant un cadenas et les assurances (non, ici personne ne porte de casque!)

Train entre Amsterdam Centraal et l’aéroport Schiphol:

  • Coût: 5,10€ (7,50$ CAD)
  • Durée: 12 minutes

Escapade d’une journée à Rotterdam

Je m’installe une toute dernière fois dans mon joli et paisible grenier d’Amsterdam pour vous raconter la suite de notre voyage.

Aujourd’hui, nous avons voyagé un peu plus au sud, à Rotterdam, pour une petite escapade de quelques heures. Nous avons pris le train de la gare centrale et une quarantaine de minutes plus tard, nous arrivions au cœur de cette ville à l’architecture particulièrement déjantée.

Le design différent est en partie attribuable à l’histoire de la ville. Tout comme Belfast, Rotterdam a été bombardée par l’aviation allemande pendant la Deuxième Guerre mondiale en raison de son grand potentiel industriel.

Nous avons marché pendant quelques heures dans les rues du centre-ville, puis aux alentours du vieux port. Chaque immeuble imposant a quelque chose de spécial. Du lot, c’est le Markthal qui nous a le plus impressionné.

Le Markthal de Rotterdam vu de l’intérieur

Il s’agit d’un complexe comparable à un marché. On y trouve boulangerie, boucherie, fromagerie, poissonnerie, de petits restaurants… L’immeuble compte aussi plus de 200 appartements se trouvant sur les façades gauche et droite. Le devant et l’arrière sont quant à eux entièrement fenestré ce qui fait qu’on voit à travers l’édifice.

Le dôme est peint de jolies couleurs vives qu’on peut également apercevoir de l’extérieur.

À droite, le Markthal vu de l’extérieur avec, sur le côté, une partie des appartements

Lorsque nous sommes entrés dans le marché, ce midi, les odeurs se mélangeaient. Épices, sucré (gaufres, crêpes), poisson… Je peux vous dire que ça donnait faim.

Je vous partage quelques autres photos de notre visite en ville…


La gare centrale de Rotterdam

En terminant, une belle petite activité qui pourrait peut-être, un jour, faire son apparition à Montréal. Vous pouvez louer à Rotterdam un « Hot Tug », un petit spa transformé en bateau, pour vous promener dans les canaux.

En vert, un « Hot Tug »

On aurait bien aimé en faire un tour, mais le service ne semblait pas offert aujourd’hui. La saison est peut-être terminée.

C’est l’heure de faire le sac à dos! Dernière journée à Amsterdam, demain, puis retour à Dublin en soirée, en prévision du vol vers Montréal, jeudi. Vous aurez donc droit à un dernier blogue demain.

Train Amsterdam – Rotterdam:

  • 35€ (environ 51$ CAD) pour la liaison directe aller-retour
  • Durée: 40 minutes

Moulins à vent, fromage et sabots de bois

Étant en voyage aux Pays-Bas, c’est plutôt difficile d’échapper aux classiques hollandais. Voici ce que vous verrez partout dans les boutiques sous toutes les formes possibles: les traditionnels sabots de bois, les moulins à vent, les fromages et les magnifiques tulipes.

Comme ce n’est pas la saison des tulipes, nous nous sommes rabattus sur le reste, aujourd’hui, alors que nous avons pris part à un tour organisé qui nous a fait découvrir les classiques du pays.

La puissance du vent

Les moulins, d’abord. À quelques kilomètres à peine d’Amsterdam existent des moulins à vent dans un magnifique décor. Un immense champ verdoyant d’un côté, de l’eau de l’autre. De petites maisons très jolies de style ancien et des moutons viennent compléter le paysage.

En arrivant à Zaandam, le vent est au rendez-vous et on entend très bien les pales tourner. 

  

Ces immenses machines sont toujours fonctionnelles et accomplissent chacune un travail différent. Un moulin produit de l’huile, l’autre des épices, un troisième broie des pigments et finalement un coupe du bois.

C’est ce dernier, le Het Jonge Schaap, que nous avons visité et j’avoue avoir été impressionné (ce dont je n’étais pas convaincu au départ). Le moulin produit des planches notamment pour des clients qui veulent en faire des meubles et pour d’autres qui doivent réparer de vieilles constructions.

Nous avons appris que les billots de bois doivent tremper dans l’eau pendant au moins un an avant de passer au moulin. La période de trempage permet d’éliminer le suc dont se nourrissent normalement les bactéries qui font pourrir le bois. Une fois cette étape complétée, c’est le vent qui fait entrer le lourd et long billot dans le moulin. Oui, oui! On attache une corde au billot alors que l’autre extrémité est reliée au mécanisme actionné par les pales. Lentement, le morceau est traîné jusqu’à l’intérieur du moulin. 

Visite du moulin Het Jonge Schaap, à Zaandam

Une fois à l’intérieur, on ajuste les lames en fonction du type de planches que souhaite avoir le client et… c’est parti! Le moulin scie environ deux mètres à l’heure, un millimètre à la fois, tout ça grâce à la force du vent. Des voiles permettent de capter le vent et la partie supérieure du moulin peut tourner sur 360 degrés afin de s’ajuster à la direction du vent.

Des tonnes de fromages
Ensuite, direction Volendam, l’un des plus anciens villages de pêche au pays. Bref arrêt au musée d’histoire de la ville, puis on poursuit la visite à pied vers la Cheese Factory.

Lorsque vous vous promenez à Amsterdam, vous voyez régulièrement des commerces de fromages et les boutiques de souvenirs en vendent également. Le fromage hollandais est plutôt bien reconnu.

 

On nous a donc expliqué comment ils fabriquent leurs fromages et on a ensuite eu l’opportunité de goûter à chacune des variétés. Délicieux! Leur fromage aux herbes et leur gouda fumé m’ont particulièrement plu. On en met une portion dans notre valise!

Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à avoir succombé, puisque nous avons surpris un joli chat se glisser en douce à l’intérieur de la boutique. Qui sait sur quoi il a réussi à mettre la patte…

Pour ma part, je me suis ramassé un petit « fish and chips » dans une cantine au bord de l’eau. Frais et succulent. 

Sabots de bois

Pour filer vers notre dernier arrêt, dans l’île de Marken, nous sommes montés à bord d’un bateau à partir de Volendam. Une trentaine de minutes plutôt froides, malgré le soleil qui était au rendez-vous.

Le paysage en valait cependant la peine.

  
Non seulement le petit port est magnifique, mais le village est tout aussi charmant avec ses petites rues et ses belles couleurs. L’île ne compte que 1800 habitants, mais reçoit environ 400 000 touristes par année. 

  
Avoir avoir déambulé quelques minutes, on nous amène finalement dans un atelier de fabrication des traditionnels sabots de bois hollandais. À voir ces souliers, on se dit toujours qu’il doit y avoir un énorme travail derrière chaque paire, mais le processus est plus simple que ce qu’on croyait. 

En à peine cinq minutes, l’ouvrier nous a « gossé » une belle chaussure à partir d’une vulgaire bûche. Impressionnant! 

  
Une première machine taille l’extérieur du sabot en 90 secondes à partir d’un modèle de la même grandeur, puis une deuxième creuse l’intérieur toujours à partir d’un modèle. On taille ensuite le devant et le derrière, puis la chaussure est fabriquée. Ne reste qu’à la faire sécher pendant deux semaines, puis à faire la finition.

On pouvait ensuite essayer une paire de sabots à notre taille. On a aimé, mais, non, on n’a pas acheté. On poursuivra le voyage avec nos bons vieux souliers de marché; question de confort. 

Excursion aux moulins à vent, à Volendam et à Marken:

  • 80$ CAD incluant toutes les activités (achetée en ligne via Viator)
  • Durée de 6,5 heures.
  • On aime: les endroits prévus à l’itinéraire et les explications complètes.
  • On aime moins: trop gros groupe et visite un peu trop guidée à notre goût. 

Culture et vie nocturne… dans un congélateur

Une autre journée chargée de découvertes à Amsterdam. Ça a commencé tôt: direction Musée Van Gogh; l’un des plus fréquentés ici.

Sans même avoir pris un café, il a fallu que je ressorte mes vieilles connaissances de mes cours d’histoire de l’art datant de 14 ans (!!!) pour tenter d’impressionner un peu l’Amoureuse. Imaginez! La filière « Cégep Saint-Jérôme / Automne 2001 » était un peu empoussiérée, mais je m’en suis quand même bien sorti.

Comme je le disais, le musée est un incontournable pour quiconque s’intéresse aux arts visuels puisque l’établissement possède la plus grande collection au monde du célèbre peintre. L’exposition est très intéressante dans le mesure où elle remet en contexte les inspirations de Van Gogh de même que son évolution. J’en ai aussi appris beaucoup sur l’histoire de celui qui n’a jamais vendu une toile de son vivant et qui a mis fin à ses jours en 1890 après avoir perdu les pédales.

Nous avons ensuite mis le cap sur le Vondelpark, à quelques minutes à peine du musée. Cet immense parc est loin d’être le plus joli que j’aie pu voir lors de mes voyages, mais une promenade vaut quand même la peine.

Larges sentiers, petits lacs, fontaines; le parc offre en quelques endroits une magnifique vue sur des résidences aux airs de châteaux qui sont à proximité. Le Vondelpark n’est pas tant un grand terrain vert qu’un espace de rencontre pour les citoyens d’Amsterdam.

Immeubles croches 

Petit fait cocasse au sujet de l’architecture… En se promenant dans les rues, on s’aperçoit rapidement que plusieurs immeubles sont très croches si bien qu’ils pourraient presque se retrouver dans des tableaux de Salvador Dalí.

Regardez, par exemple, le quatrième immeuble à partir de la droite sur la photo ci-dessus. Non, vous ne rêvez pas. Il penche bel et bien à droite et ce n’est pas une exception.

C’est qu’Amsterdam est construite sur une tourbière et que les immeubles reposent sur des pieux. Avec le temps, certains pieux finissent par pourrir et la construction qui repose sur eux s’affaisse également. La gare centrale de la ville, par exemple, repose sur environ 9000 pieux.

Prendre un verre dans un congélateur

On a finalement terminé notre journée d’une façon plutôt originale… enfermés dans un congélateur à près de -10 degrés Celsius!

Comme on s’ennuyait un peu du froid (pas vraiment!), l’Amoureuse a eu l’idée d’aller faire un tour au Ice Bar d’Amsterdam.

On voulait non seulement prendre un verre (ou trois!), mais on se disait aussi que cela pourrait être agréable de vivre l’expérience à défaut de se payer l’Hôtel de glace de Québec. Bon compromis, n’est-ce pas?

Comme les réservations sont obligatoires, on vous demande d’arriver au moins 20 minutes à l’avance. Rendus sur place, on prend un cocktail dans le premier bar, non réfrigéré.

Une fois l’heure de votre tour arrivé, on vous met dans l’ambiance avec une petite mise en scène en vous présentant un extrait du film Nova Zembla et on vous demande presque si vous êtes prêt à souffrir. On vous prête ensuite une veste, puis des gants et on entre dans le grand congélateur.

Bar de glace, statues de glace, bancs de glace; le Ice Bar a mis le paquet. Vous aurez bien sûr deviné qu’on vous sert vos consommations dans un verre… de glace! Le tout avec de la musique et des jeux de lumière.

Vous êtes libre de partir quand vous en avez assez ou quand l’alcool n’arrive plus à vous réchauffer.

Pour notre part, nous avons été les derniers de notre groupe à sortir du congélateur. Ils ont oublié que c’est nous qui avons inventé l’hiver ou quoi? Go, Canada, go!!! On a connu bien pire, on s’entend.

Une sortie agréable à faire, ne serait-ce que pour l’expérience unique.

Musée Van Gogh:

  • 17€ (25$ CAD) sans audioguide
  • Arrivez tôt, sinon une file impressionnante se forme à l’extérieur.

Amsterdam Ice Bar:

  • Le prix « normal » affiché sur le site Internet est de 19,50€ (près de 29$ CAD), incluant une consommation. Pour notre part, nous avons déniché des billets à 13,50€ (20$ CAD), incluant TROIS consommations. Magasinez auprès des compagnies qui vendent activités et excursions.
  • Réservation obligatoire.
  • Le Ice Bar a beau fournir manteau et gants, ne faite quand même pas exprès et habillez-vous chaudement. Lors de notre visite, une femme était en sandales.

Des chats qui vivent sur l’eau 

Qui a dit que les chats et l’eau ne faisaient pas bon ménage? Dans tous les cas, ce n’est certainement pas le cas, ici, à Amsterdam. Aujourd’hui, l’Amoureuse m’a entraîné dans une visite assez unique: The Catboat (De Poezenboot, en néerlandais). 

  
Il s’agit d’une maison flottante sur l’un des canaux qui entourent la ville et qui accueille depuis des dizaines d’année des chats errants. Surréaliste!

Les félins ont des cages, des lits et peuvent même sortir à l’extérieur alors qu’une petite galerie en grillage leur permet de sortir prendre l’air et de se reposer au soleil. 

  
Lors de notre passage, les félins étaient en liberté alors que quelques visiteurs (dont nous, bien sûr!) en profitaient pour leur donner une bonne dose d’affection. 

L’aventure a commencé en 1966 alors qu’une femme, Henriette Van Weelde, a trouvé une chatte et ses chatons près de chez elle et a décidé d’en prendre soin. Surnommée « la femme aux chats », les gens ont commencé à lui amener d’autres chats errants et sa résidence s’est rapidement retrouvée remplie de félins! Henriette a donc acheté, en 1968, un bateau pour y installer son refuge et le travail se poursuit encore aujourd’hui, malgré la mort de Mme Van Weelde en 2005. Grâce à elle, plus de 1000 chats ont pu être relocalisés.

  
L’organisme vous invite aussi à parrainer un chat dans le but de l’aider à financer ses activités.

Begijnhof

Parmi les autres belles découvertes de la journée, Begijnhof. Il s’agit d’un petit quartier de quelques dizaines de maisons enclavé dans la capitale.

On a beau être au cœur d’Amsterdam, on se sent complètement coupé de la ville en pénétrant dans cette petite cour intérieure aux jolies maisons et au gazon parfait. Une petite église vient compléter le portrait de cet endroit unique. 

 

Photo panoramique; cliquez pour agrandir

Le Begijnhof a été construit en 1346, mais deux incendies majeurs, au XVe siècle, ont pratiquement détruit tous les immeubles. 

Malgré tout, le petit quartier qui compte aujourd’hui encore une centaine d’habitants abrite la plus vieille maison des Pays-Bas. Le numéro 34 a été construit vers 1470. 

 

La maison 34, en noir, est la plus vieille des Pays-Bas
 
La visite ne prend que quelques minutes et vaut le détour. C’est un petit havre de paix bien joli. 

The Catboat:

  • Gratuit, mais vous êtes invité à faire un don pour aider l’organisme. 

Begijnhof:

  • Gratuit, mais le quartier est ouvert au public seulement quelques heures par jour. 

Face à la terrible histoire d’Anne Frank

J’ai l’habitude de dévorer en quelques jours à peine les romans dont j’entame la lecture. Ça m’a pourtant pris des mois à terminer Le journal d’Anne Frank après avoir tourné la première page. Comme si j’avais besoin de l’absorber, de le digérer, au fur et à mesure.

Il faut dire que l’histoire de cette jeune juive qui a vécu dans la clandestinité pendant deux ans n’a rien de rose et que la fin est d’une incroyable tristesse. Aussi bien y aller à petites doses.

Je crois avoir terminé la lecture du Journal il y a un peu plus d’un an à peine. Je me souviens avoir été bouleversé. Par l’histoire, bien entendu, mais aussi par les réflexions de l’adolescente. Il faut dire que j’ai toujours été grandement touché par cette terrible page d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale.

Je ne pouvais venir à Amsterdam sans visiter la Maison Anne Frank. C’était impensable. Comme si j’avais le devoir de boucler la boucle; de lui rendre hommage. C’est ce que j’ai fait aujourd’hui.

 

La Maison d’Anne Frank

L’air était frais, mais le soleil brillait, ce matin, au moment de nous rendre au 263 Prinsengracht; endroit où la famille d’Anne et quatre autres personnes se sont cachés pendant deux ans (de juillet 1942 à août 1944) pour éviter d’être déportés vers un camp nazi, puis de croiser la mort sur leur chemin.

On nous fait entrer et on commence la visite. L’éclairage est tamisé. Les gens chuchotent ou ne parlent tout simplement pas. On nous présente le contexte historique, puis on pénètre finalement dans l’immeuble où s’est terrée la famille Frank.

Les trois premiers étages faisaient à l’époque partie de l’entreprise du père d’Anne, d’Otto. Puis, on arrive à la fameuse bibliothèque pivotante qui mène à l’annexe, la cachette de la famille et de quatre autres personnes. Sauf qu’aujourd’hui, la bibliothèque est ouverte en permanence.

Une haute marche, puis on s’élance dans le vieil escalier de bois dont les planches craquent sous nos pas. C’est tellement à pic. Rendu tout en haut, c’est sombre. On garde les volets fermés pour reconstituer l’ambiance de l’époque alors que les habitants de l’annexe devaient tout faire pour éviter de se faire repérer. Ils devaient constamment chuchoter, marcher sur la pointe des pieds, ne pas faire couler l’eau passé 8h30, etc.

En plus, c’est tellement petit. Même aujourd’hui, sans meubles, on se sent à l’étroit et on a de la difficulté à croire que huit personnes ont vécu enfermées ici pendant plus de deux ans.

Alors qu’on fait le tour de la première pièce on aperçoit, au mur, les traits de croissance d’Anne et de sa sœur. Leurs parents les mesuraient en les adossant au mur, puis en traçant des marques qui sont encore bien visibles aujourd’hui. Première trace concrète de la vie d’Anne dans cette maison.

On se dirige ensuite vers la pièce suivante, la chambre de l’adolescente. Sur les murs, un collage géant. Pour égayer son quotidien, Anne collait sur les murs des découpures de magazines et de journaux qui la rendaient heureuse. Tout est toujours là. La photo d’une princesse. L’image d’un perroquet. On ne peut s’empêcher d’imaginer Anne sourire, malgré la situation difficile, devant son mur. C’est entre autres dans cette pièce que l’adoslescente a écrit son journal qui est devenu l’un des ouvrages les plus lus au monde.

Une fois la visite de l’annexe terminée, on nous raconte la suite. L’arrestation des clandestins après qu’ils furent dénoncés (on ignore toujours par qui). Leur déportation vers des camps nazi en septembre 1944. Anne Frank est finalement morte à l’hiver 1945, deux mois avant la libération du camp par les alliés. Son père, Otto, est le seul à avoir survécu.

C’est une histoire difficile à entendre et j’ai vécu beaucoup d’émotions en faisant cette visite. Il y a des témoignages poignants et certains items exposés sont aussi lourds de signification. On peut notamment voir une page d’un journal où Otto Frank, après sa libération, écrit une petite annonce dans l’espoir de retrouver les membres de sa famille. Le pauvre homme ne savait pas, à ce moment, qu’ils avaient tous péri. Otto se rendait même chaque jour à la gare centrale d’Amsterdam dans l’espoir de revoir sa femme et ses deux filles qui ne sont jamais revenues. Il y a aussi un registre des juifs déportés dans lequel apparaîssent les noms de la famille Frank.

Dans l’une des dernières salles, le journal original d’Anne Frank est exposé. Vif moment d’émotion. Au mur, un extrait du journal du 11 mai 1944:

« Vous savez depuis longtemps que mon souhait le plus grand est d’être journaliste et, plus tard, une écrivaine célèbre. Dans tous les cas, après la guerre, je voudrais publier un livre intitulé L’Annexe secrète. »

C’est donc après la mort d’Anne Frank que ses souhaits se sont réalisés. Le journal qu’elle a tenu pendant toutes ces années a été publié, puis traduit dans 70 langues. Devant ce constat, on ne peut qu’être bouleversé et ému.

À la toute fin, on présente aux visiteurs une vidéo de huit minutes au cours de laquelle plusieurs personnes (connues ou non) viennent expliquer la signification du Journal d’Anne Frank pour eux. On vous invite ensuite à faire de même.

Voici ce que j’ai écrit…

Parce que tout ce que souhaitait Anne Frank, c’est d’avoir les mêmes opportunités que les autres. N’est-ce pas légitime?

Une visite bouleversante, émouvante et incontournable lors d’un séjour à Amsterdam.

 

Statue d’Anne Frank à proximité de la maison

Maison Anne Frank:

  • 9,50€ (14$ CAD) pour l’accès au musée
  • Achetez votre billet TRÈS à l’avance, en ligne. En date du 8 octobre 2015, par exemple, les prochains billets disponibles étaient pour le 7 novembre. Si vous n’avez pas acheté votre billet en ligne, vous devrez faire la file et perdrez un temps précieux. Lors de notre passage, il y avait au moins 250-300 personnes qui attendaient à l’extérieur.
  • Une bonne partie du matériel audiovisuel de l’exposition est disponible en français. Pour ce qui est des descriptions écrites, elles sont en anglais et néerlandais.
  • Photos interdites à l’intérieur.