Archives pour la catégorie Croisière 2014

Du monde dévoué

Il y a tout d’abord Gede, de l’Indonésie, valeureux steward. Travaillant chaque jour de 8h à environ 22h, il veille au confort et à la propreté de votre cabine. Le matin, il fait votre lit, nettoie, remplace les serviettes. Le soir, il passe défaire votre lit pour la nuit, allume les lampes de chevet, dépose le programme du lendemain et deux petits chocolats sur le lit, installe un animal fabriqué de serviettes (comme ce singe suspendu à la pôle à rideau)… Mais par dessus tout, Gede se fait un plaisir de vous saluer par votre prénom et de vous demander comment se passe votre journée chaque fois que vous le croisez. En souriant. Toujours. 20140309-000209.jpg Il y a aussi Dewi, également de l’Indonésie, qui, chaque soir derrière son bureau à l’entrée de la salle à manger, vous accueille avec son large sourire et se fait un plaisir de vous faire la conversation avec ses quelques notions de français. Ensuite, il y a Renetta, de la Hongrie. Hôtesse à la salle à manger, elle vient chaque soir vous voir à votre table pour demander comment vous allez, comment a été votre journée. Elle aussi, toujours un sourire radieux affiché sur le visage. Puis il y a tous les autres: Olga (Russie), Nathalia (Ukraine), Craig (Grande-Bretagne)… Ces gens qui viennent de partout et qui font vraiment tout en leur pouvoir pour que vous soyez satisfaits, heureux… Des gens merveilleux qui adorent leur travail. Et ils doivent l’adorer. Parce qu’ici, le travail est sans relâche. Sept mois sans arrêt avant de pouvoir prendre deux mois de repos. C’est ce que nous a expliqué Noel, serveur à la salle à manger qui travaille pour Carnival depuis 15 ans. Les employés dorment sur les ponts inférieurs, en cabine double, mais il y a aussi des cabines pour ceux qui forment un couple. Ce que je trouve merveilleux, c’est que tous ces employés ne sont pas obligés de se dépasser dans le but d’obtenir un pourboire. En croisière, le montant des pourboires est préétabli et porté à votre carte de crédit, point. Que ces gens offrent ou un bon service ou un excellent service, le pourboire sera le même. Malgré tout, ils donnent toujours un service hors de l’ordinaire, irréprochable. Et s’il y a une faille, ils la corrigeront immédiatement. Voilà une bien belle semaine qui se terminera dans quelques heures. Soleil, endroits merveilleux, nourriture divine. À ceux qui n’ont jamais pensé faire une croisière et à ceux qui la redoutent pour certaines raisons, j’espère vous avoir donné le goût. En terminant, je vous offre ce dernier coucher de soleil alors que nous voguons vers Miami. 20140309-000300.jpg Une fois de plus, le livre se referme avant que nous en ouvrions un nouveau, Dieu seul sait lequel. Mes plans ne sont pas encore arrêtés, mais chose certaine, ça ne tardera pas. À bientôt!

Les îles quoi??!!

C’est une destination de rêve pour plusieurs: les Îles turques et caïques, dans la mer des Caraïbes. Ça ne vous dit rien? Tout à fait normal. On entend régulièrement ou l’appellation anglophone Turks and Caicos ou tout simplement le surnom « îles turquoises » pour désigner l’endroit.

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C’est là que nous nous sommes arrêtés pour la dernière escale de notre croisière; plus précisément sur l’île de Grand Turk dont nous avons fait le tour en VTT dans le cadre d’une excursion organisée.

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Deux heures, donc, à se promener pour découvrir les principaux attraits de l’île ainsi que les paysages. La beauté de l’endroit se résume surtout à la mer qui est en effet d’une très belle couleur… turquoise, comme vous vous en doutez! Sinon, l’île est plutôt désertique en matière de végétation. Cactus, quelques arbres, des palmiers…

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Ce qui surprend, c’est entre autres les animaux. On voit plusieurs chevaux sauvages et ânes qui se promènent librement ici et là en bordure de la route et même près de la plage.

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Côté habitations, on trouve quelques belles maisons, mais surtout de très vieux bâtiments, dont les installations d’une ancienne base militaire américaine.

On a eu beaucoup de plaisir lors de notre tour de VTT et je peux vous dire que mes techniques de conduite du Québec m’ont servi. Quand je vais dans le Nord, l’hiver, et qu’on part faire un tour de quatre roues, on s’enlise parfois dans la neige. Et bien ici on s’enlise… dans le sable sur la plage!!! Même problème! D’ailleurs, pour la première fois de ma vie, j’ai conduit à gauche sur une route.

Au retour, on a profité un peu de la plage. Point positif: la plage est directement dans le port (donc à cinq minutes du bateau) et accessible à tous. Chaises fournies et tout. On aime. Surtout quand le mercure est en haut de 32 degrés Celsius comme aujourd’hui! 😉

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Je termine avec deux faits « amusants »:

– lors de notre visite aux Îles Vierges américaines, on a constaté que le volant des voitures est à gauche, mais que les gens conduisent… à gauche (???!!!)

– ici, on avance l’heure cette nuit au lieu de la nuit de samedi à dimanche. On ne pose pas de question!

Seul au monde

Le paisible bruit des vagues, un quartier de Lune et des milliers d’étoiles éclairant le ciel. C’est le décor auquel j’ai droit alors que je me suis installé sur le balcon de notre cabine pour vous écrire ce soir.

C’est à la fois apaisant et inspirant. On se sent si seul, si loin de tout. Loin du chaos de la ville, loin de la pollution visuelle, sonore et atmosphérique… Il n’y a que notre bateau qui poursuit son chemin dans la mer des Caraïbes dans la noirceur totale. Autant c’est la fête un peu partout sur le bateau actuellement, autant on se sent loin de tout ça une fois sur le balcon.

C’est la fin d’une longue journée, ici, puisque nous étions debout à 6h45 ce matin pour découvrir une minuscule partie de Puerto Rico, une fois de plus un territoire américain. Comme excursion, nous avions choisi une sortie à la plage de Isla Verde, à une quinzaine de minutes du port de San Juan.

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Le soleil s’est fait plutôt timide, mais on a bien profité du moment pour relaxer sur le sable de cette plage peu fréquentée.

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Sinon, j’ai adoré la vue qu’on avait de San Juan à partir de notre bateau accosté au port. Architecture qui m’a paru un peu espagnole, de belles couleurs vives… Les fortifications donnent aussi tout un cachet à l’endroit.

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De retour à bord, le soleil s’est finalement pointé et on a pu profiter du bon temps sur le pont supérieur (le 11ème) alors que j’en ai profité pour poursuivre ma lecture des aventures de Bruno Blanchet. Ce ne sont pas les idées de voyages qui manquent!

Il reste maintenant deux jours à ce voyage: dernier arrêt demain et journée en mer samedi. On profite au maximum, mais ça fait un pincement au cœur de savoir que ça achève parce qu’une croisière, c’est tellement parfait.

Par ici le paradis

On ne fera pas un concours pour savoir qui a eu la plus belle journée, parce que je vous avise d’ores et déjà que je vais le gagner haut la main.

Le Carnival Conquest est entré dans le port de St. Thomas, aux Îles Vierges américaines, à 11h ce matin et je peux maintenant vous dire que je comprends pourquoi Tony Accurso passait son temps dans le coin. A-yo-ye! Si le paradis existe, j’imagine que ça ressemble un peu à ça. Honnêtement, jamais je n’aurais cru que ça pouvait être aussi beau.

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Les dizaines de voiliers et les luxueux yachts dans le port. Les résidences à flanc de montagne. L’eau d’une couleur magnifique. Si un jour je suis millionnaire, c’est ici que je vais me trouver un pied à terre, c’est certain!

Aussitôt débarqués du bateau, mon père et moi sommes montés sur un autre navire qui nous a cette fois servi de navette vers l’île de St. John, toujours en territoire américain. Alors que mon père a opté pour la plage, j’ai pour ma part décidé de faire baisser la moyenne d’âge du groupe (de l’âge d’or) qui allait visiter le parc national. Parce que j’aime la nature et parce que j’avais le goût de faire changement du sable et de l’eau.

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Et bien, wow, quelle journée! Juste l’odeur… Ça sentait la nature. Les plantes, les fleurs… La route qui sillonne le parc national est ponctuée de courbes prononcées qui nous en mettent sans cesse plein la vue avec des paysages à couper le souffle. De magnifiques vues sur des plages, des baies, mais aussi sur les îles voisines qui appartiennent à la Grande-Bretagne; les Îles Vierges britanniques.

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Et en route on a croisé de tout: arbres fruitiers de tout genre (dont des ananas), plante qui donne du coton, feuilles de laurier et même les ruines d’une ancienne usine de sucre. Une visite qui valait vraiment le détour.

Ce soir, le navire a quitté le port de St. Thomas un peu après le coucher du soleil. Les lumières brillaient un peu partout dans les montagnes. Lentement, nous nous sommes éloignés, mais moi je me dis que j’aimerais bien y revenir.

D’ailleurs, cette affiche n’a vraiment pas tort…

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Un peu de tout…

Au départ, j’avais décidé de ne pas écrire ce soir. À l’université, on m’a appris une règle: quand tu n’as rien à dire, n’écris pas. Comme on a passé une journée complète en mer, je ne savais pas trop de quoi vous parler.

Finalement, je me suis rendu compte que je vous avais peu fait état de l’ambiance sur le bateau au quotidien; de ce qu’on y fait.

Vous ne serez pas surpris d’apprendre qu’on profite du soleil et qu’on mange comme des princes trois fois par jour (et même parfois plus). Bref, le meilleur contexte pour payer une surcharge de poids pour l’avion au retour, si vous voyez ce que je veux dire…

Par contre, avant de venir ici j’ai eu la brillante idée de m’inscrire au Défi 5-30 (minimum cinq portions de fruits et légumes et minimum 30 minutes d’effort physique par jour) et d’entraîner l’Amoureuse avec moi dans cet élan de volonté et de motivation sans borne.

Donc, depuis mon arrivée sur le bateau, je me sers des montagnes de fruits frais. Non, non… Pas les fameux déjeuners du resto où on te promet une « montagne de fruits frais » et que tu te ramasses avec deux ou trois morceaux de melon et une tranche d’orange. Ici, c’est direct dans le bar à fruits. BOOM! Un gros bol, deux fois par jour. Pour l’effort physique, chaque fin d’après-midi, je traîne mes fesses (disons plutôt mes pieds) sur la piste d’athlétisme du bateau pour marcher au moins cinq kilomètres. Allo la volonté en vacances!!!

Sinon, côté ambiance, on a le choix. Pendant la journée, la piscine du centre du navire est animée, musique dans le tapis, l’alcool coule à flot… Le soir, des films sont diffusés sur l’écran géant au-dessus de la piscine. Cinéma en plein air, donc. La piscine arrière du bateau, elle, est tranquille. Réservée aux adultes, pas de boum-boum…

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Le soir, avant le souper, il y a plein d’ambiances musicales différentes sur le navire. Des chansonniers et des groupes vraiment talentueux. À la piscine, dans l’atrium, face au casino… On s’assoit, on sirote un mojito, on écoute. Climat de vacances comme on l’aime.

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En terminant, je lève mon chapeau à Carnival. Il y a quatre ans, lors de mon autre croisière, on ne trouvait rien en français ici. Maintenant, le programme du jour est disponible dans la langue de Molière. Et pas une traduction cheap, là… Dans un français impeccable!

Je vous laisse. Demain, escale aux Îles Vierges américaines.

Crème solaire et peau grillée

Pour moi, les vacances au soleil ça doit avoir deux odeurs: la crème solaire et la peau grillée. Vous savez, l’odeur de la Tropicana qui sent un peu la noix de coco et cette peau juste dorée, pas brûlée… Après un peu plus de 24 heures, on peut dire mission accomplie!

Lors de notre réveil ce matin, le Carnival Conquest était déjà amarré au port de Nassau, aux Bahamas. Peu de temps après, nous avons mis le cap sur l’île de Balmoral; excursion que nous avions achetée avant notre départ. Une trentaine de minutes de bateau avant de débarquer sur une île, à ma grande surprise, pratiquement déserte.

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Quand on achète une excursion de la sorte, on s’attend à ce qu’il y est 200 personnes cordées comme des sardines sur la plage. Et bien non. Que notre bateau, une quarantaine de personnes. Des chaises et des parasols nous attendaient. La mer turquoise également. Pendant trois heures, soleil, baignade, petit lunch… Bon moment dans un endroit magnifique. Sortie à conseiller pour ceux qui passent dans le coin.

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À 14h15, le paquebot a levé l’ancre pour reprendre sa route dans la mer des Caraïbes alors que nous on a continué de profiter du soleil sur le pont.

Soirée chic

Ce soir, c’était la soirée élégante sur le bateau; moment qu’on appelle aussi « soirée du capitaine ». Lors de chaque croisière, un événement comme ça est organisé. Les passagers vêtus de leur plus beaux habits peuvent alors rencontrer le capitaine et les officiers.

Il fallait y être. Les hommes en complet, les femmes portant de magnifiques robes, les « drafts » de parfum comme quand vous allez ou chez Sears ou chez La Baie… Non mais, la grosse classe, là!!! Une vraie de vraie soirée chic. Moi même j’ai sorti un beau kit.

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Sur le cinquième pont, donc, j’aperçois le capitaine. Je m’approche, lui serre la main et lui lance un peu « chumy chumy »: « Who’s driving the boat? ». Sa réponse: « Vous, vous avez des iPhones, moi je peux tout contrôler à distance. » On a bien rit et je trouve ça bien qu’il prenne le temps de parler aux gens.

Mal de mer?

Réponse à ceux qui me demandaient: « Est-ce que ça brasse en croisière? ». Et bien il y a des journées comme hier ou tout est vraiment calme et où on a l’impression d’être sur la terre ferme. On se rend seulement compte qu’on bouge lorsqu’on a un repère extérieur.

Il y a aussi des journées où l’eau se promène de gauche à droite dans le fond de la douche, où il y a des vagues dans la piscine et où le bateau craque d’un peu partout. Ça, c’est aujourd’hui. Ces jours-là, c’est un peu comme si vous aviez pris un verre de trop, mais sans le mal de tête. Vous marchez un peu croche et vous avez l’impression que ça tourne légèrement.

Toutefois, moi qui a tendance à avoir le mal de mer facilement, je n’ai jamais eu mal au cœur ni au cours de ma première croisière, ni au cours de celle-ci. En fait, plus vous êtes haut dans le navire et plus vous êtes au centre, moins pire c’est. Voilà. Et pour ceux qui craignent encore, reste les petites pilules roses ou les timbres derrière les oreilles… 😉

Allez, je vous laisse, je vais me faire bercer (réellement!!!) au rythme des vagues dans mon lit.

Le meilleur du sud

Je l’ai dit il y a quatre ans lors de mon premier séjour sur l’eau et je le répète aujourd’hui: la croisière n’a absolument rien à envier au traditionnel tout inclus auquel la majorité d’entre nous est habituée. Rien.

Service impeccable et personnalisé (quand les employés t’appellent par ton nom!), des activités à n’en plus finir, une nourriture digne de grands restaurants, des spectacles de qualité… Les compagnies de croisière font tout pour que vous vous sentiez spécial et pour vous tenir occupé. Tout cela en visitant plusieurs endroits au cours du même voyage. Que demander de mieux?

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C’est finalement ce midi que mon père et moi avons eu la chance de monter à bord du Carnival Conquest. Alors que le départ n’était prévu que pour 16h, nous avons pris le temps de faire le tour de cette véritable ville flottante pour se familiariser avec notre univers de la prochaine semaine: deux piscines, nombreux restaurants et bars, spa, gymnase, boutiques… Tout y est! Notre cabine se trouve quant à elle sur le septième pont, environ au milieu du navire.

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Après nous avoir fait languir pendant 30 minutes pour un exercice d’évacuation, c’est à 16h45 qu’a afin retenti le sifflet marquant le départ. Les centaines de passagers (le Conquest en compte tout près de 3000) massés près des balustrades, le navire s’est lentement mis à avancer. Pendant les 25 minutes qu’il a fallu pour quitter le port de Miami, des dizaines de personnes ou sur l’eau ou massés sur la côte nous envoyaient la main. On se sentait presque dans le film Titanic à saluer des gens qu’on ne connaît pas.

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Doucement, nous avons vu la Floride disparaître derrière nous alors que le soleil en a fait de même. Les croisières ont l’habitude de nous donner les plus beaux couchés de soleil. Ça et les milliers d’étoiles une fois la nuit tombée. On a justement une cabine avec balcon pour nous permettre d’en profiter. Ça fait rêver.

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D’ailleurs, parlant de rêve, en guise de lecture j’ai amené avec moi les quatre tomes « La frousse autour du monde » de Bruno Blanchet qui raconte ses aventures de voyages. Pourquoi? Pour me donner le goût de partir à nouveau découvrir le monde. Comme si j’avais vraiment besoin de ça pour me motiver… 🙂

Alors que notre bateau vogue je ne sais trop où entre la Floride et les Bahamas, je vous souhaite une bonne nuit. Demain, récit de notre journée à Nassau et je répondrai à la fameuse question: « Ça fait quoi d’être en croisière? »