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17 jours à Bali: mon carnet de notes

Dix-sept jours après avoir quitté Montréal, voici le temps de faire un petit compte rendu de cette lune de miel qui tire déjà à sa fin.

De Sanur à Kuta en passant par Nusa Lembongan, Ubud, Amed, Gili Meno et Gili Trawangan, nous en avons vu du pays.

Sanur (3 nuits)

Ces trois nuits passées dans notre villa privée nous aurons permis de nous remettre du décalage horaire et de se reposer pour poursuivre notre voyage en force.


On a aimé sa plage avec plusieurs coins d’ombre sous les palmiers et son « board walk » pour y marcher, faire un tour de vélo et manger en bord de mer. L’ambiance de la ville nous a aussi plu.

Côté nourriture, on a eu un coup de cœur pour The Bread Basket qui sert de délicieux petits déjeuners et où les bagels sont tout simplement divins.

Nusa Lembongan (2 nuits)

Ici, ce sont plutôt les trésors de la nature qui ont retenu notre attention. Je repense entre autres à Devil’s Tears et à Dream Beach, qui nous ont émerveillé de par leur beauté.


On a moins aimé les nombreux dépotoirs à ciel ouvert qui rendaient le décor un peu plus triste.

Coup de cœur côté hébergement: Niti Hut’s, ouvert depuis à peine quelques mois. Une proprio en or, un excellent service et très propre. 

Ubud (4 nuits)

Ville beaucoup plus touristique que ce à quoi je m’attendais, la terriblement chaude et humide Ubud nous a servi de base pour partir à la découverte de plusieurs temples et autres points d’intérêt qui nous en ont mis plein la vue…


Les majestueuses rizières de Jatiluwih et notre trek sur le mont Batur pour admirer le lever du soleil à son sommet laisseront assurément des souvenirs impérissables dans ma mémoire. Ce sont assurément parmi les meilleurs moments de notre voyage.

Amed (3 nuits)

Haaaaa, Amed… Le volcan Agung a bien failli faire dérailler nos plans et nous empêcher de nous y rendre. Paradis des amateurs de plongée, cette petite ville paisible et extrêmement abordable nous aura permis de relaxer.

Je garderai en mémoire les images dignes de carte postale avec, en arrière-plan, le fameux volcan qui risquait d’exploser à tout moment.

Gili Meno (3 nuits)

Qui eût cru qu’un endroit aussi calme puisse exister? Pas de voiture, pas de moto… Que le bruit des vagues qui viennent se briser sur les morceaux de coraux sur le rivage. L’endroit paisible par excellence.


On a aussi profiter de notre séjour sur Meno pour faire un saut sur Trawangan, beaucoup plus animée.

Kuta (1 nuit)

Une dernière nuit près de l’aéroport pour être certain de ne pas être pris au dépourvu le lendemain. 

De tous ces endroits, je me souviendrai aussi des gens accueillants, toujours souriants, visiblement très heureux de nous voir chez eux. Des gens serviables qui nous ont toujours aidé quand nous en avions besoin.


Je me souviendrai également de leur belle spiritualité. C’était émouvant de voir chaque jour ces centaines d’offrandes déposées un peu partout contenant pétales de fleurs, riz, biscuits et friandises, le tout surmonté d’un bâton d’encens devant permettre à l’offrande de rejoindre ou les dieux ou les démons. Les offrandes placées par terre sont destinées à ces derniers alors que les autres sont réservées aux dieux.

Pour tout cela, « terima kasih » (« merci »), Bali!

En terminant, quelques « fun facts » pertinents (ou pas du tout!) et réflexions à la suite de notre séjour en Indonésie.

  • Les asiatiques ne sont en général pas très grands, mais, étrangement, le standard de profondeur des piscines indonésiennes est plutôt… impressionnant. Ici, il n’y a pas un « creux » et un « pas creux ». C’est creux, point. Et ce « creux » signifie qu’on touchait à peine le fond sur la pointe des pieds et, parfois, pas du tout.
  • On s’est habitué, au cours de notre voyage, à ne pratiquement jamais manger en même temps. Ça ne semble pas dans les coutumes, ici, de servir les assiettes en même temps. Un soir, l’Amoureuse a même eu le temps de finir son souper avant que je reçoive mon plat (ceux qui la connaisse savent à quel point elle mange lentement).
  • À Bali, il n’y a pas d’autoroute. À de très rares occasions, on a circulé sur une route à deux voies, mais avec des feux de circulation. De courtes distances prennent donc une éternité à parcourir (par exemple 1h30 pour 50 kilomètres).
  • Dans plusieurs villes, nous avons été confrontés à une triste réalité: la gestion des déchets, qui est un grand problème, ici. Les amats de déchets en pleine nature sont courants. On trouve, entre autres, une tonne de bouteilles d’eau. Ça, c’est « la faute » des touristes qui ne peuvent boire l’eau, mais les hôtels devraient penser à installer des distributeur d’eau, plutôt qu’à fournir de petites bouteilles à leurs clients.

Il est maintenant l’heure de fermer une dernière fois le sac à dos et de rentrer au pays. Je vous dis, une fois de plus, à la prochaine. C’est la fin d’un chapitre, mais certainement pas celle du livre de mes aventures.

Une dernière nuit à Kuta

La dernière journée du voyage aura finalement été la plus difficile. L’Amoureuse a attrapé quelque chose qui l’a rendue malade la nuit passée et qui la rend un peu faible depuis ce temps-là. Elle n’a pratiquement pas mangé depuis hier soir.

Pour ma part, j’ai trouvé particulièrement pénible le voyage de retour de Gili Meno vers Padangbai. Si la traversée s’est faite plutôt en douceur pour s’y rendre, ça a été « rock’n roll » pour revenir. Non seulement le trajet a été plus long que prévu, mais la mer fortement agitée m’a fait remplir un petit sac de plastique noir qu’un employé avait pris la peine de distribuer. Comme il venait de faire le chemin inverse, il savait ce qui s’en venait. Et je peux vous dire que je n’ai pas été le seul à en arracher.

On a ensuite fait 1h30 de route jusqu’à Kuta, où nous passons notre dernière nuit dans un hôtel tout près de l’aéroport. On s’est payé un peu de luxe: une chambre avec accès direct à la piscine (visite de notre chambre en vidéo sur la page Facebook Hugo autour du monde). On va pouvoir bien dormir et se laver en profondeur (et comme il faut) avant d’entamer notre long retour.


On a d’ailleurs été très bien reçu: un petit mot personnalisé nous souhaitant une bonne lune de miel nous attendait sur le lit et l’équipe du service au chambre a pris soin de nous faire livrer, en soirée, un petit gâteau. De belles petites attentions!


Encore une fois, l’atmosphère est complètement différente des autres villes que nous avons vues pendant notre séjour. Ici, on sent la présence de la sécurité. À notre arrivée à l’hôtel, le coffre arrière de notre taxi a été fouillé avant de nous laisser entrer sur le site. Il faut dire que c’est à Kuta qu’est survenu le pire attentat de l’histoire de l’Indonésie. En octobre 2002, plus de 200 personnes sont mortes et 200 autres blessées dans un double attentat dans une boîte de nuit. On a d’ailleurs passé par le monument en hommage aux victimes en arrivant ici.


Kuta est ville pour faire la fête. Il y a une manne de jeunes touristes, dont beaucoup d’Australiens. Nous, on se contentera de se reposer à l’hôtel d’ici notre départ.

Hébergement à Kuta:

  • Amnaya Resort Kuta
  • 127$ / nuit, petit déjeuner inclus.
  • Chambre avec accès direct à la piscine.
  • À moins de 3 kilomètres de l’aéroport international de Denpasar.

De Gili Meno à Gili Trawangan

Petite pause de Gili Meno, aujourd’hui, alors qu’on a pris quelques heures pour aller visiter l’une de ses « sœurs », Gili Tranwangan, que les touristes surnomment aussi Gili T.

Trawangan est la plus grande des trois Gili, mais aussi la plus animée. C’est dans cette île que se rendent les touristes qui veulent faire la fête. Même si elle n’est qu’à quelques centaines de mètres de Meno, il faut planifier le déplacement.

On peut soit y accéder par bateau public (seulement deux départs par jour – voir horaire plus bas), soit par bateau rapide (le meilleur choix… mais le plus cher). En fait, on n’a pas vraiment besoin que le bateau soit rapide parce que la distance est vraiment courte, mais l’horaire est beaucoup plus flexible.

La barge qui nous mène au bateau rapide
Comme les bateaux rapides ne peuvent pas directement accoster sur la plage de Meno en raison de la profondeur insuffisante, nous devons d’abord monter sur une barge qui nous amène ensuite au bateau stationné à quelques dizaines de mètres de la rive.


Cinq minutes plus tard, on est déjà sur Trawangan. Il y a de l’action ici! « On dirait Old Orchard sur l’acide », que j’ai dit à l’Amoureuse tellement ça en est étourdissant. La « rue » principale (comme à Gili Meno, il n’y a pas de véhicule motorisé) est un enchaînement de restaurants qui jouent de la grosse musique, d’autres commerces et de vendeurs ambulants dans laquelle on se fait sans cesse couper par les cyclistes et les « calèches taxi » qui actionnent leur klaxon qui sonne « tassez-vous du chemin ». Beaucoup de stimulation!


On a marché, avant de manger, de se désaltérer en buvant une noix de coco fraîchement cueillie, puis de rentrer sur « notre » île, la plus paisible », en milieu d’après-midi. Ouf! Ce qu’on est mieux ici!


Petite anecdote… Au souper, ce soir, on a vécu la même chose qu’avec les massothérapeutes, il y a quelques jours. On s’est arrêté dans un petit restaurant tout près de notre hôtel devant lequel on passe chaque soir et où il n’y a jamais de client. Comme les deux jeunes hommes derrière le comptoir nous saluent toujours avec un grand sourire, on a décidé de leur faire plaisir. On a choisi la table la plus près de la mer, sur la plage, et on a commandé nos plats. Plusieurs minutes plus tard, on a vu les deux cuisinières arriver à vélo! Elles sont donc venues cuisiner seulement pour nous. On se demande comment les restaurants font pour gérer leur stock avec une telle façon de fonctionner…

Pour passer de Gili Meno à Gili Trawangan * :

  • Bateau public. Seulement deux départs par jour: 8h50 et 15h20. Prix: 35 000 roupies (environ 3,25$ CAN) l’aller simple. 
  • Bateau rapide. Plusieurs départs: 9h20, 10h40, 11h40, 12h40, 13h40, 14h40, 15h40 et 16h40. Prix: 85 000 roupies (environ 7,85$ CAN) l’aller simple. Le retour de Trawangan à Meno se fait quant à lui à l’heure pile et le dernier bateau rapide est à 17h.

Pour passer de Gili Meno à Gili Air * :

  • Bateau public. Seulement deux départs par jour: 9h50 et 16h20. Prix: 35 000 roupies l’aller simple. 
  • Bateau rapide. Plusieurs départs: 10h00, 11h15, 12h15, 13h15, 14h15, 15h15, 16h15 et 17h15. Le bateau poursuit sa route jusqu’à Bangsal, à Lombok. Prix: 85 000 roupies l’aller simple.

* Information à jour en date du 18 octobre 2017.

Gili Meno: paradis de la tranquillité

Une minuscule île d’une tranquillité absolue entre Bali et Lombok: Gili Meno. Voilà où nous avons fait le choix de terminer notre lune de miel.

Comme nous n’avons pu partir d’Amed, c’est à Padangbai que nous sommes montés à bord du bateau rapide qui nous a amenés jusqu’ici, hier. Près de deux heures assis sur le toit du bateau à se faire dorer (brûler) au soleil, à admirer les paysages en longeant la côte de Bali et à nous faire fouetter par l’eau saline lorsque les plus grosses vagues venaient se briser contre la coque. On aurait très bien pu s’asseoir confortablement à l’intérieur, mais on a préféré l’air pur (et le côté plus festif) de l’extérieur.

L’ambiance, ici, est difficile à décrire. Coincée entre ses « sœurs » Trawangan et Air, Gili Meno est la plus tranquille des trois îles; la première étant complètement à l’opposé.


Fermez vos yeux un instant et essayez d’imaginer la scène. Ici, il n’y a aucun véhicule à moteur. Ni voiture, ni moto, ni même mobylette. Il n’y a donc aucune route. Comme seuls taxis, de petites voiturettes tirées par des chevaux. Mis à part pour transporter les bagages des visiteurs, les taxis sont peu pratiques considérant que le tour de l’île se fait, à pied, en environ 90 minutes. C’est minuscule, je vous le dis! Si jamais il se passait un désastre naturel, comme un tsunami, on n’a aucune chance de s’en sortir.


Cet avant-midi, on a justement pris la « route » qui fait le tour de Gili Meno. Par « route » j’entends ici un chemin sablonneux parfois durci, parfois du style plage, dans lequel on a aussi marché pendant 20 minutes, hier, avec nos gros sac à dos. Aujourd’hui, on y est allé plus léger et on a pris le temps de recouvrir, mais on marche constamment dans le sable. 


On s’est arrêté ici, dans un petit café, pour boire un jus d’ananas frais dans un « bean bag » au bord de la mer, puis là, à l’extrémité nord de l’île, pour s’asseoir dans l’eau sans vagues parmi les morceaux de coraux morts qui jonchaient la plage alors que de petits poissons colorés sont venus nous rendre visite. On s’est finalement arrêté pour dîner, toujours au bord de l’eau, avant de se baigner pour se rafraîchir. La chaleur est toujours aussi présente, mais l’humidité moins accablante. 


En après-midi, nous nous sommes installés sur la plage face à notre hôtel pour lire et se reposer. Ici, c’est la détente au maximum: on entendait que le bruit de la mer et la petite musique du restaurant de l’hôtel. Personne ne parle fort, personne ne fait de bruit, personne n’impose sa musique aux autres sur la plage… Bref, on est ni à Cayo Coco, ni à Punta Cana.

Gili Meno est reconnue pour sa tranquillité et nous sommes en mesure de confirmer sa réputation. Un endroit presque trop calme pour être réel…

Bateau rapide de Padangbai (Bali) à Gili Meno:

  • Compagnie: Eka Jaya
  • Billet réservé directement sur place au coût de 550 000 roupies (51$ CAN) l’aller-retour.
  • Prévoir environ 1h30 jusqu’à Gili Trawangan ou 1h45 jusqu’à Gili Meno.

Hébergement à Gili Meno:

  • Avia Villa, 80$ / nuit, petit déjeuner inclus de style buffet chaud et froid.
  • À environ 20 minutes de marche du port de Gili Meno.

Déserte Amed

Amed a la mine basse ces jours-ci. Le taux d’occupation des hôtels est extrêmement bas, les restaurants sont vides, les commerçants courent après les clients… Je vous en parlais un peu, la ville subit les conséquences de l’éruption possiblement prochaine du volcan Agung, à quelques kilomètres d’ici… et de la « mauvaise publicité » faite par certaines personnes d’autres régions de Bali qui laissent entendre qu’Amed est fermée en raison du risque. 

On en discutait avec le gérant de notre hôtel, Étienne, un peu plus tôt. Non seulement plusieurs touristes ont annulé leur séjour ici, mais il n’a pratiquement aucune réservation prévue dans les prochaines semaines. Il a réduit ses effectifs, mais il doit quand même faire travailler son personnel. Malgré tout, il s’estime chanceux parce que LUI a quelques clients pendant que d’autres n’en ont pas du tout, mais surtout parce qu’Amed est « safe » alors que des milliers de personnes risquent de tout perdre.


Tout ça donne une ambiance un peu bizarre. Les restaurants sont toujours vides, le personnel étant assis en espérant voir des clients se pointer. L’employée du dépanneur d’en face nous a dit « See you tomorrow » quand on est allé s’acheter une crème glacée après le souper. Ils espèrent tous nous revoir jour après jour.

Dimanche matin, on s’est rendu dans un petit spa pas très loin de notre hôtel pour recevoir un massage. C’est mon amie Claudine qui m’avait recommandé l’endroit. Rendus sur place, il n’y avait pas de massotherapeute. C’est finalement une employée de l’hôtel adjacent qui les a appelées pour nous et elles sont arrivées 20 minutes plus tard en s’excusant, expliquant qu’il n’y avait pas assez de clients pour maintenir du personnel en place.


On a donc pu relaxer pendant un bon massage balinais d’une heure qui nous a coûté l’équivalent de 12$ CAN. C’est quand même « cher payé » ici, considérant que plusieurs en offrent à 8 ou 9$, mais inutile de dire que ça en valait grandement la peine. 

D’ailleurs, on a remarqué que le coût de la vie est beaucoup plus bas ici que dans les autres villes que nous avons visitées jusqu’à maintenant. Autant pour l’hébergement que pour se nourrir.


Amed est surtout une ville populaire auprès de ceux qui veulent faire de la plongée sous-marine ou en apnée. Nous, on en a profité pour relaxer avant la dernière destination de notre lune de miel.

« Fun fact »:

  • À Bali, les hommes deuxièmes de famille portent le nom « Made ». Inutile de dire qu’il y a une tonne. Le chauffeur qui nous a amenés à Amed s’appelait Made Cantry. En route, ils nous dit: « Vous savez que le nom Made est le plus populaire au monde? C’est nous qui fabriquons tout! » 😂

Hébergement à Amed:

  • Oasis Amed, réservé via Booking.com
  • 33$ / nuit, petit déjeuner inclus
  • On aime: distributeur d’eau dans la chambre et service impeccable de tout le personnel.

Massage à Amed:

  • Spa Om Shanti
  • 130 000 roupies (12$ CAN) pour un massage traditionnel balinais de 60 minutes.

Mont Agung: voyager en zone volcanique

« Volcano Hazard Zone. No entry! Authorized personnel only. » Des pancartes comme ça, on en a vu des dizaines, hier, sur notre chemin vers Amed, dans l’est de l’île de Bali. En gros: bienvenue au cœur de la Ceinture de feu du Pacifique! 🌋


C’est qu’en partant du lac Batur pour s’en venir ici, nous avons longé en bonne partie la frontière de la zone actuellement évacuée en raison des risques d’éruption du volcan Agung. Certains petits villages avaient même un air un peu fantôme. En fait, s’il y avait éruption, une partie de la route que nous avons empruntée serait sans doute engloutie par une coulée de lave; c’est aussi simple que ça. C’était limite angoissant.

Il faut dire que, depuis que nous sommes arrivés à Bali il y a dix jours, on entend très peu parler du volcan, mais chaque fois qu’on parle de notre itinéraire à quelqu’un, il soulève un doute sur Amed. « Amed? Je pense que ce n’est pas accessible. » « Amed a été interdit d’accès par le gouvernement. » J’ai même pris la peine, il y a quelques jours, de contacter notre hôtel pour savoir s’il était toujours ouvert et si la route l’était aussi. On m’avait répondu que oui. On n’a pas changé nos plans. Encore hier, notre chauffeur avait un doute lorsqu’on lui a demandé de nous conduire ici.

Mais il fallait voir les paysages sur la route. Le chemin sinueux nous a pratiquement fait contourner le mont Agung, nous gardant environ toujours à même distance du volcan. Ici, la végétation est plus luxuriante et me rappelle encore une fois le Costa Rica. De toute beauté!


Arrivé à l’hôtel, je n’avais qu’une seule question afin que nous puissions être prêts si le volcan entrait en éruption: on fait quoi? La réponse du gérant, Étienne, qui parle français: on reste ici. Amed est situé à une quinzaine de kilomètres du cratère d’Agung. Actuellement, l’évacuation touche un rayon de 12 kilomètres autour du volcan. Bien que le mont Agung soit très visible d’ici, les montagnes qui nous séparent de lui nous protègent d’une coulée de lave et, selon les prévisions, la région où nous sommes recevrait des débris de moins d’un centimètre.

Mais ce ne sont que des prévisions basées sur la dernière éruption, en 1963, qui a duré un an. Donc, en cas d’éruption, vaut mieux attendre ici pour avoir un meilleur portrait de la situation avant de penser à partir. Étienne nous a rassuré en nous disant qu’il avait des provisions d’eau, de nourritures et de masques.

Pendant ce temps, la ville est pas mal vide. Si Amed est d’ordinaire plutôt tranquille, là c’est le calme plat. Plusieurs touristes ont annulé leur séjour en raison du risque. On devait prendre un bateau à partir d’ici pour rejoindre notre dernière destination, dans deux jours, mais le service est suspendu parce qu’il n’y a pas assez de touristes. On devra partir d’un autre port.

Le mont Agung, vu d’Amed
En attendant, j’écris ce billet sur la plage de Lipah, une des seules plages de sable à Amed. Partout ailleurs, ce ne sont que des cailloux. Nous passons donc la journée ici et nous sommes dans le sable noir, du sable volcanique, qui nous brûle les pieds dès que nous nous levons alors que, devant nous, quelques touristes s’adonnent à la plongée en apnée. En arrière-plan, le volcan Agung est là, pas très loin, dégageant toujours un filet de fumée blanche. L’océan d’un bleu turquoise, lui, est d’un calme plat.

La source sacrée de Tirta Empul

Je vous parlais il y a quelques jours des temples que nous avions visités à Bali. Nous avons complété notre tournée, vendredi, en nous rendant au Tirta Empul, lieu d’une source sacrée où vont se baigner les Balinais pour se purifier.

Tout comme le Pura Luhur Batukaru, il s’agit d’un endroit sacré où les règles usuelles s’appliquent, dont le port sarong.

Convenablement vêtus, donc, les Balinais (et autres personnes qui veulent participer) entrent dans les grands bassins et passent ensuite par chacune des fontaines en se mouillant la tête et le visage. À ce qu’on dit, l’eau de la source sacrée aurait même des vertus de guérison.


Lors de notre visite, nous avons vu plusieurs personnes s’adonner à ce rituel pour le moins captivant. Nous n’avons pas pu y prendre part, car nous n’avions pas le droit de mouiller le sarong qui nous avait été prêté. Nous avons toutefois lavé notre visage avec l’eau de la source.

Nous avons par ailleurs été témoins d’une cérémonie que je suppose en être une de prière alors que plusieurs personnes étaient assises par terre au son d’une belle musique et qu’il y avait beaucoup d’offrandes.

Voyez une vidéo sur la page Facebook Hugo autour du monde.

Chute de Tibumana

Nous avons aussi fait un arrêt à la chute de Tibumana; un endroit qu’avait trouvé l’Amoureuse en cherchant sur Internet et qui s’est avéré être un secret bien gardé. Lorsque nous avons demandé à notre chauffeur de nous conduire à cet endroit, il ne connaissait même pas le nom et voulait plutôt nous amener à une autre chute.


Nous sommes finalement allés à l’endroit que nous avions choisi et même le chauffeur est resté surpris du peu de gens sur place. Après avoir payé notre modique droit d’entrée, nous avons entrepris notre longue descente en entendant, au loin, le bruit du ruissellement de l’eau. Quelques minutes plus tard, elle était là, cette chute se déversant bruyamment dans le bassin en contrebas alors qu’à peine cinq ou six personnes étaient sur place pour profiter de ce trésor bien caché. Nous nous sommes baignés quelques minutes avant de reprendre la route.

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Rizières de Tegalalang

Autre arrêt de notre journée sur la route: les rizières en terrasses de Tegalalang. Beaucoup moins grandes que celle de Jatiluwih, que nous avons visitées plus tôt cette semaine, ces rizières sont tout de même impressionnantes et méritent qu’on s’y arrête.


Ici, les terrasses sont beaucoup plus abruptes. Un petit sentier balisé par des dalles de béton permet de s’y promener en y descendant jusqu’au fond depuis la route, puis en remontant jusqu’au sommet de l’autre côté. Magnifique panorama!

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Lakeview Restaurant

Nous avons finalement terminé notre journée en milieu d’après-midi en dînant dans un restaurant exceptionnel. Nous avons demandé au chauffeur de nous conduire au Lakeview Restaurant qui offre une vue à couper le souffle sur le mont Batur, dont nous avons fait l’ascension en milieu de semaine, de même que sur le majestueux lac Batur.


Dès notre arrivée dans le stationnement, nous avons été séduits par le décor d’une beauté insaisissable. Nous nous sommes ensuite attablés sur la terrasse où nous avons pu manger en admirant la vue qui s’offrait à nous. Ça m’a rappelé des souvenirs de mon voyage au Costa Rica, en 2008, alors que mes amis et moi avions mangé avec vue sur le volcan Arenal dont le cratère laissait sortir des filets de lave. Ça faisait aussi drôle de se dire qu’on avait monté ce volcan et qu’il y a quelques jours, on était à son sommet. Un repas mémorable!

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Rizières en terrasses de Tegalalang:

  • Aucun prix d’entrée, mais on vous demandera un don pour franchir la première guérite. Puis un autre pour faire un autre petit bout. Puis un autre… On plaide pour un tarif fixe!

Chute de Tibumana:

  • Droit d’entrée de 10 000 roupies (moins de 1$ CAN).

Temple Tirta Empul:

  • Droit d’entrée de 15 000 roupies (1,40$ CAN) + don pour le prêt d’un sarong, obligatoire pour la visite.