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Rencontre avec les singes d’Ubud

Une forêt dense abritant 600 singes de cinq groupes différents au beau milieu d’une ville. Oui, c’est possible et c’est à Ubud que ça se passe.

Le Sanctuaire sacré de la forêt des singes est indéniablement l’une des attractions les plus courues de la ville. Et avec raison. Il y a quelque chose de fascinant à entrer dans ce lieu et de côtoyer ces animaux dans leur habitat naturel, sans cages et sans barrières entre nous et eux. L’expérience est authentique.


Les visiteurs doivent d’ailleurs se familiariser avec certaines règles avant de pénétrer dans la forêt dont celle de ne pas cacher de nourriture (car les singes la trouveraient), de ne pas crier si un singe monte sur vous et de ne surtout pas regarder un macaque dans les yeux, car cela serait un signe de confrontation.

Nous, on n’a pris aucune chance. On avait laissé tous les bijoux et autres objets inutiles à l’hôtel. On ne sait jamais!


Une fois entrés, nous n’avons pas eu à attendre longtemps avant d’observer nos premiers singes. Non, ce n’est pas comme ces zoos où vous patientez de longues minutes devant un enclos sans jamais voir les animaux, car ils sont cachés / dorment ou je ne sais quoi d’autre. Singes adultes, juvéniles, bébés, on en a pour notre argent (petite vidéo à voir sur la page Facebook Hugo autour du monde).


Qu’on ait des bananes pour les nourrir ou non, ça ne change absolument rien, on a la chance de les côtoyer à quelques centimètres de nous seulement… et parfois plus près. Alors que nous étions assis près d’un arbre, l’Amoureuse et moi avons eu la chance de voir arriver à l’improviste un petit ami qui est monté sur nous pendant quelques secondes. 🐒

Sinon, le Sanctuaire est en soi un endroit agréable à découvrir. Le décor y est superbe. Petit fait insolite: on trouve même sur les lieux un cimetière pour les singes; une cérémonie de crémation de masse n’ayant lieu qu’aux cinq ans.


Après notre visite de la forêt des singes, nous sommes passés faire un tour au marché d’Ubud qui s’est avérée pour le moins étourdissante. Chaleur intense, pas d’air et des dizaines de commerçants qui te supplient d’entrer juste pour « take a look » ou pour te vendre un fameux sarong a « cheap price ».

L’Amoureuse est d’ailleurs devenue as de la négociation. Ici, c’est simple, tu gagnes toujours. Le commerçant te donne son prix, tu le coupes en deux (ou plus), il te répond non, puis tu t’en vas. Et au fur et à mesure que tu fais des pas vers la sortie, le prix baisse jusqu’à ce que tu voulais. De rien, ça me fait plaisir!

Sanctuaire sacré de la forêt des singes d’Ubud:

  • 50 000 roupies indonésiennes (4,60$ CAN)
  • Prévoir de 90 à 120 minutes pour la visite.

« Fun Facts » au sujet d’Ubud:

  • Ubud remporte aisément la palme des pires trottoirs que j’aie jamais vus. Trottoirs croches, avec des grilles d’égout qui ne tiennent pas, trous non sécurisés… Impossible de regarder ailleurs que par terre en marchant. À côté de ça, ceux de Montréal sont en marbre plaqués or.
  • Ubud est la première ville dans laquelle on s’arrête qui est vraiment plus diversifiée au niveau des restaurants: grec, italien, même une crêperie française… Visiblement, beaucoup plus touristiques. Malgré tout, les restaurants sont souvent vides (il faut dire qu’on est en basse saison), si bien que ça en est vraiment bizarre.
  • On a vu des travailleurs de la construction en… gougounes! Appelez la CNESST!
  • Ici, ils font beaucoup la promotion du café luwak. C’est un café fait à partir des excréments de ce petit mammifère nocturne qui mange des grains de café avant de les digérer. Ils récupèrent ensuite le « produit », le nettoyent et le font torréfier. Non, je n’ai pas goûté.

Ascension du mont Batur: aux premières loges pour un lever de soleil époustouflant

1h40, mercredi, le réveil-matin retenti dans notre chambre d’hôtel. Pas facile, c’est seulement la deuxième nuit depuis le début du voyage que je dors bien. On se lève, s’habille et avale rapidement quelques chocolatines achetées la veille dans un dépanneur. Pas le choix, notre transport nous attend dans 20 minutes.

Arrivés à la réception, le chauffeur est là. Nous montons et la fourgonnette se met en marche dans les rues tranquilles (c’est possible, ça?) d’Ubud. Sur notre chemin, que des dizaines de chiens couchés au beau milieu de la route dans la noirceur totale.

Le chauffeur, peu bavard parce qu’il n’est pas très habile en anglais, se manifeste après 35 minutes. « You can see mount Batur », lâche-t-il, en nous montrant dans la nuit une grosse masse sombre à laquelle semble s’accrocher seulement quelques petits nuages. Le mont Batur, c’est ce volcan sur lequel on s’en va faire un trek en pleine nuit pour le plaisir d’aller voir le soleil se lever du haut de ses 1717 mètres. Oui, on est motivé comme ça, nous, les amoureux en lune de miel. Ok, c’est mon idée, mais l’Amoureuse a embarqué.


Le véhicule continue de rouler pendant une trentaine de minutes sur un chemin qu’on ne pourrait pas vraiment appeler « une route ». Je payerais cher pour être assis dans le « pick-up de compétition » du beau-frère. Puis, la fourgonnette s’arrête enfin à 3h25. Nous sommes perplexes. Alors qu’on s’attendait à voir un petit kiosque de départ de style « chalet des visiteurs » ou quelque chose comme ça, il n’y a là qu’un homme dans l’obscurité totale, assis sur un vieux banc de bois, lampe de poche en main. On a plus l’air de participer à une opération secrète qui va mal tourner. Cet homme, c’est celui qui va nous guider jusqu’au sommet du mont Batur, ce volcan toujours actif dont la dernière éruption remonte à 2000. On fait les présentations d’usage.

On nous remet chacun un bâton de randonnée, une lampe de poche et une bouteille d’eau puis, sans aucune autre indication, le guide nous lance: « Ready? » Ok! C’est tout? Ça a bien l’air que oui. On se met en route. Déjà, après à peine cinq minutes, ça monte (mais ça monte!!!) et on se dit que c’est juste un petit passage et qu’après ce sera mieux. Et bien non. Visiblement, on ne participe pas à un trek de débutant, loin de là. Au moins, on est chanceux, la météo est favorable. Alors qu’il a plu les dernières nuits, cette fois on a droit à la lune et au ciel étoilé. Je ne me serais pas vu faire ça à la pluie battante.

Nous sommes à la file indienne. Le guide d’abord, suivi de l’Amoureuse, puis je ferme la marche en recevant toute la poussière des deux autres. Un bout sur le roc, puis dans le sable qui croule sous nos pieds, les racines sorties de terre… Je ne me concentre que sur une chose: éclairer le sol et suivre les autres tout en trouvant mes points d’appui. Le guide tend la main à l’Amoureuse pour l’aider lors des bouts les plus difficiles puis, de temps à autres, nous lance un pourcentage: « 40%! ». Ça, c’est la part du chemin accompli. Parfois, on se dit qu’on n’arrivera probablement jamais. On s’arrête ici et là, dans un rare bout plat, pour quelques secondes de repos et boire une gorgée d’eau.

C’est finalement après 1h35, à 5h05, qu’on atteint le sommet dans l’obscurité alors que des premières lueurs orangées apparaissent au loin, derrière les autres montagnes, dont le mont Agung, cet autre volcan qui menace toujours d’exploser. D’autres randonneurs, qui ont emprunté des pistes différentes, sont déjà là. Le vent balaie la poussière qu’on reçoit en plein visage. On nous amène café et thé, puis notre guide nous apporte notre déjeuner: des sandwichs aux bananes, des œufs à la coque, des bananes, puis un ajout spécial… des petites gaufrettes au chocolat. Les œufs et les bananes pour les sandwichs ont été cuits à même la vapeur du volcan qu’on voit s’échapper en quelques endroits. Original!


Il fait de plus en plus clair. Le soleil est sur le point de se lever, tout le monde se prépare à prendre LA photo tant attendue. Puis, le spectacle commence. La lumière jaillit sur tout ce monde qui apparaît soudain autour de nous.


Les nuages un peu plus bas, les cratères du volcan, les coulées de lave d’anciennes éruptions, le magnifique lac Batur qui est à nos pieds… On peut aussi apercevoir un filet de fumée blanche s’échapper du mont Agung. De toute beauté!


Notre guide prend le temps de faire un panorama avec nous, de nous expliquer tout ce qu’on voit. Il nous amène quelques mètres plus bas respirer le « souffle » du volcan; cette vapeur qui s’échappe de ses tripes. On prend des dizaines de photos, bien sûr, mais on prend surtout le temps de vivre le moment présent. Le guide ne nous presse pas.

Vient ensuite le moment que je redoute: la descente. Pour moi, l’ascension était plus « facile ». Exigeante, certainement, mais je ne voyais rien autour de moi, je n’avais qu’à me concentrer à suivre. Maintenant, je vais être confronté au déséquilibre, au vertige… Finalement, tout s’est bien passé. À un certain moment, dans le sable mou, j’avais l’impression de faire du ski: pique avec le bâton, glisse, pique, glisse…

Recouverts de poussière, nous sommes remontés dans la même fourgonnette qu’il y a quelques heures plus tôt, faisant le chemin inverse. Nous sommes rentrés à l’hôtel à 10h15. Alors que la journée des autres commençait, la nôtre était faite. On a passé le reste de la journée à la piscine. Reste à voir ce que diront nos muscles demain. Chose certaine, les courbatures auront valu la peine…


« Fun fact »:

  • Le guide nous a raconté que deux athlètes ont déjà fait l’aller-retour de la base au sommet du mont Batur en à peine 50 minutes. C’est peut-être mon orgueil, mais j’ai de la misère à y croire! 

Excursion privée sur le mont Batur pour le lever du soleil:

  • 110$ / personne, réservée en ligne sur Viator.
  • Transport aller-retour, bouteille d’eau et petit déjeuner inclus. 

Majestueuses rizières en terrasses de Jatiluwih

Pour la journée d’hier, l’Amoureuse et moi avons requis les services d’un chauffeur privé. Ça peut paraître comme un service de luxe, mais c’est chose courante en Asie, c’est très abordable, et ça permet non seulement de construire soi-même son itinéraire et de rentabiliser sa journée tout en évitant de louer une voiture et d’avoir à conduire dans un pays qu’on ne connaît pas. Et croyez-moi, vous ne voulez pas conduire ici!

Nova est donc venu nous chercher à notre hôtel, hier matin, à l’heure convenue et nous avons passé dix heures avec lui.

Parmi nos arrêts de la journée, les rizières en terrasses de Jatiluwih, qui sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. Je suis déjà, à la base, un amateur de riz, alors imaginez quand on parle de visiter des rizières! 🍚


Sans blague, un seul mot: WOW! C’est à la fois magnifique, ingénieux et surréaliste. Il faut voir ce vert éclatant s’étendre à perte de vue autour de nous et admirer le système d’irrigation qui permet à ces millions de plants de rester bien hydratés. C’est l’une des images qui vient en tête en premier quand on pense à Bali: les rizières en terrasses. Je peux vous dire qu’en personne, ça reste franchement impressionnant. On a donc passé une heure à se promener dans les sentiers qui sillonnent les rizières et à se laisser épater par toute cette beauté. Voilà tout ce qu’il y avait à faire. C’est clairement un incontournable si vous passez par Bali.

Tournée des temples

On a aussi profité de notre journée avec chauffeur pour faire la tournée de quelques temples (parmi les milliers éparpillés dans l’île!). Nous en avions sélectionné quelques-uns à partir de lecture faite dans des guides et sur des blogues.

Premier arrêt: le Pura Luhur Batukaru, l’un des temples les plus sacrés de Bali et qui s’est avéré être mon préféré de la journée. Une fois arrivés au bout de la route en plein cœur d’une forêt, n’entre pas qui veut. Les règles sont clairement affichées: l’endroit est interdit aux femmes enceintes, à celles qui sont dans leur période menstruelle, à celles qui ont un enfant qui n’a pas encore eu sa première dent (!) et à ceux qui ne portent pas le vêtement traditionnel, le sarong. Si vous répondez à tous ces critères (yeah!), bienvenue à bord. Lors de notre visite tôt en matinée, nous étions les premiers visiteurs sur place alors que le calme régnait partout.


Malgré tout, on chuchotait pour ne pas déranger je ne sais quoi… pour ne pas troubler cette plaisante quiétude. Les quelques groupes qui se sont ajoutés n’ont en rien perturbé l’atmosphère. On a passé environ 45 minutes sur place, le temps de faire le tour, et on a bien aimé le caractère traditionnel de l’endroit.

Prochain temple, le Pura Ulun Danu Bratan. Construit au bord d’un lac en haute altitude, l’endroit est assurément enchanteur, mais beaucoup plus achalandé.  


Lors de notre passage, des nuages flottait au-dessus du lac, donnant un air mystérieux au lieu sacré. Une trentaine de minutes suffisent pour en faire le tour.

Finalement, le dernier temple, le Tanah Lot, qui se trouve dans l’océan, près de Kuta. On voulait y aller après l’avoir vu dans l’émission « The Amazing Race », il y a deux ou trois ans. Le temple est accessible à pied à marée basse puisqu’il est situé à peine à quelques mètres de la rive.


Le décor est incontestablement paradisiaque, mais les déceptions sont rapidement au rendez-vous. Le temple a été transformé en espèce de lieu commercial où il ne reste pas grand chose de sacré. Le droit d’entrée est très dispendieux par rapport aux autres endroits visités et il ne permet rien d’autre que de se promener sur le site où se trouvent aussi des dizaines de boutiques de souvenirs qui vendent tous la même chose et où on vous photographie pour ensuite vous vendre l’impression. Seule exception: on vous permet de monter quelques marches menant au Tanah Lot, mais à condition d’avoir été purifié auparavant. On joue le jeu, on fait la file pour participer au rituel, mais on vous fait très clairement comprendre que vous devez faire un don en échange de votre purification. Au diable le « vrai » sacré. Cela étant dit, le site est quand même spectaculaire et est réputé pour ses couchers de soleil. 

Reste à voir quel type d’expérience vous voulez vivre. Pour ma part, je préfère l’authenticité.

En terminant, fait cocasse de la journée… En se promenant dans les rizières de Jatiluwih, on a vu un couple de Français « crasher » son drone après l’avoir empêtré dans un palmier. Visiblement convaincue qu’on ne comprenait pas le français, la femme s’est mise à engueuler son conjoint qui pilotait l’engin devant nous, les seuls qui avons vu le drone terminer sa course dans un canal d’irrigation. Oups!

Journée avec un chauffeur privé:

  • 700 000 roupies (65$ CAN)
  • Temps et kilométrage illimité, carburant inclus

Visite des différents sites:

  • Pura Luhur Batukaru: 20 000 roupies (1,85$)
  • Pura Ulun Danu Bratan: 50 000 roupies (4,60$)
  • Tanah Lot: 100 000 roupies (9,25$)
  • Rizières de Jatiluwih: 40 000 roupies (3,70$)

Lune de miel étape 3 : au cœur des rizières d’Ubud

Après Sanur et Nusa Lembongan, nous voici rendus à la troisième étape de notre lune de miel en Indonésie: Ubud.

Encore une fois, changement draconien de décor. On se retrouve cette fois dans un hôtel entouré de rizières si bien que j’écris ce billet au son des milliers d’insectes qui jacassent dans la nuit.


Les petites péripéties de voyages se sont succédées au cours des dernières 24 heures. Tout d’abord, lors de notre retour à l’hôtel après le souper, hier, nous nous sommes aperçus que nous avions un « invité indésirable » dans la chambre qui avait profité de notre absence pour grignoter quelques collations laissés sur le lit. Comme l’hôtel affichait complet et que nous ne pouvions pas changer de chambre, nous avons choisi de passer notre deuxième nuit à Nusa Lembongan à l’hôtel voisin où nous venions de manger, The Niti Hut’s. La propriétaire nous a chaleureusement accueillis et nous avons pu passer une bonne nuit dans un petit bungalow juste parfait pour nous. Service impeccable, propreté exemplaire.


Cet avant-midi, dernier petit tour sur Devil’s Tears, dont je vous parlais hier, et nous devions ensuite attendre notre transfert vers le port pour rentrer à Bali qui devait passer nous prendre entre 10h15 et 10h45. Vers 11h, toujours pas de nouvelle alors que le bateau partait à 11h15. Le gars est finalement arrivé quelques instants plus tard et nous avons eu droit à toute une « ride » dans la boîte arrière d’un petit camion dans lequel neuf touristes se sont entassés. Un vrai tour de manège! On a à peine eu le temps de s’enregistrer et de monter à bord qu’on a filé à haute vitesse vers Bali en sautant sur les vagues.

On a finalement mis les pieds à Ubud en début d’après-midi. Notre hôtel a beau être en plein cœur de la ville, on se croirait perdu au fin fond d’une campagne tellement l’endroit est serein. Le décor, tout de vert, est tout simplement magnifique. Merci à mon amie Édith pour la recommandation!


On a profité de la piscine en après-midi avant de se lancer dans la planification des prochains jours qui s’annoncent bien remplis.

En soirée, dernière péripétie: la course à l’argent. Aussi banal que cela puisse paraître, notre tentative de faire un retrait au guichet automatique s’est d’abord transformée en mission impossible. Trois guichets pourtant compatibles avec Interac se sont soldées en échec. Il a fallu passer un coup de fil à Desjardins, quelques minutes en attente, puis une nouvelle tentative – enfin – fructueuse. Nous sommes de nouveau millionnaires!

Hébergement à Nusa Lembongan:

  • The Niti Hut’s, environ 47$ CAN la nuit, petit déjeuner inclus.
  • À quelques mètres à peine de Dream Beach et de Devil’s Tears.

Hébergement à Ubud:

  • Agung Raka Resort & Villas, environ 55$ CAN la nuit, petit déjeuner inclus.
  • Au centre de la ville, mais très tranquille puisque les chambres sont éloignées de la rue principale.

« Fun Facts » de type animalier:

  • Si vous croyez (comme moi jusqu’à il y a quelques jours) que le coq ne chante seulement qu’au lever du soleil, c’est complètement faux! Il y a quelques nuits, je me suis réveillé en sursaut en l’entendant chanter… pour me rendre compte qu’il était à peine passé minuit. Ils chantent tout simplement sans cesse. 😒
  • Depuis notre arrivée en Indonésie, on a vu beaucoup de chiens errants, dont plusieurs avec un collier. À Ubud, ce sont plutôt des chats. Tantôt, on en a d’ailleurs vu deux qui miaulaient devant la porte d’une animalerie.

« Devil’s Tears » : rencontre spectaculaire avec le diable

Quelle journée! Nous en avons fait des pas, aujourd’hui. Plus de 16 kilomètres de marche qui nous ont menés, encore une fois avec des températures insoutenables, dans les plus beaux endroits de Nusa Lembongan. Mais chacun de ces pas a été récompensé par les paysages qui se sont offerts à nous et qui nous en ont mis plein la vue.

Tôt ce matin, alors que l’humidité était déjà bien installée, nous avons d’abord pris la direction de la plage où se trouve le port de Nusa Lembongan. Après que Google Maps nous ai induis en erreur sur le trajet à suivre, nous sommes finalement arrivés à destination et nous avons marché sur la plage et le « board walk » avant de nous rendre sur « The Deck », un sentier qui parcours une partie de la falaise. C’est d’ailleurs à cet endroit que nous nous sommes arrêtés pour dîner avec en toile de fond, au loin, le volcan Agung qui n’a toujours pas explosé.


Ensuite, retour à l’hôtel pour une petite baignade, le temps de se rafraîchir avant de mieux reprendre la route alors qu’on ne se doutait pas que les plus belles surprises nous attendaient.

Sandy Beach

À Sandy Beach, d’abord. Pour avoir accès à la plage, nous avons dû entrer sur le site d’un hôtel, puis se faufiler par une porte laissée entrouverte malgré l’écriteau « Maintenez cette porte fermée ». Ce n’est pas nous qui l’avons ouverte, donc c’est correct, non?

Dream Beach

J’ai été impressionné par cette plage presque déserte où les vagues venaient se briser contre les parois rocheuses entourant la baie. Nous avons ensuite entrepris de grimper l’une des parois qui nous a menés à LA surprise de la journée.

Devil’s Tears

Situé entre Sandy Beach et Dream Beach, le site de Devil’s Tears (« les larmes du diable ») nous a offert un paysage spectaculaire! À cet endroit, les vagues viennent terminer leur chemin dans une caverne sous la falaise alors que les spectateurs se trouvent quelques dizaines de mètres plus haut.

À Devil’s Tears

Lorsque les vagues les plus puissantes se fracassent à l’intérieur, il y a une espèce de « boum » et l’eau ressort un peu sous forme de geyser. Tout dépendant d’où on se trouve par rapport à la lumière, on peut même apercevoir un arc-en-ciel.

Je vous invite d’ailleurs à visionner une vidéo des lieux sur la page Facebook Hugo autour du monde.

Ça a pas mal été le point culminant de la journée! Personnellement, j’adore tomber par hasard sur des sites, des attractions, que je ne connaissais pas et pour lesquels je n’avais aucune attente. Inutile de dire que j’ai été comblé. Ça nous a même rappelé certains souvenirs d’Irlande (en pas mal plus chaud).

Devant Dream Beach

Une journée mémorable qui rend difficile le choix de photos à publier ici. Pour d’autres photos, visitez ma page Instagram.

Lune de miel étape 2: cap sur Nusa Lembongan

Changement de décor, aujourd’hui. Après avoir passé les trois premiers jours de notre séjour dans une villa de Sanur, voilà qu’on a déménagé nos sacs à dos dans une hutte à Nusa Lembongan, une petite île au large de Bali.

On devait d’abord arriver ici hier, mais on a appris à notre arrivée qu’il n’y aurait aucun bateau ce jour-là en raison du Nyepi Laut (Silent Day), au cours duquel il n’y a ni circulation ni activités aquatiques entourant les îles de Nusa. Il a donc fallu refaire nos plans. On a pu rester une journée supplémentaire à Sanur, mais on a déménagé dans la villa voisine pour la dernière nuit. La propriétaire qui a bien voulu nous dépanner nous a même fait un petit rabais.

On a donc profité de nos dernières heures à Sanur en faisant un tour de vélo sur le « board walk » avant le coucher du soleil, hier, puis en déjeunant sur une terrasse au bord de la mer, ce matin.


C’est en début d’après-midi, alors qu’il pleuvait depuis déjà un moment, que nous sommes montés à bord du bateau rapide qui allait nous mener à Nusa Lembongan. Par chance qu’il n’est rien arrivé parce que, clairement, il aurait fallu se battre pour mettre la main sur une veste de flotaison, leur nombre n’étant visiblement pas suffisant. La fin de la traversée a quand même été pas mal houleuse.

Une quarantaine de minutes plus tard, nous sommes finalement débarqués sur la plage de Nusa Lembongan, sans quai, les pieds dans l’eau. Et c’est ici qu’on a été le plus heureux d’avoir opté pour le sac à dos en voyant les autres touristes rouler leur valise dans la boue. Il fait bien que le sac à dos ait des avantages!


Alors voilà, après avoir connu le luxe, on loge maintenant dans une petite hutte (climatisée, quand même!) avec un lit recouvert d’un filet contre les moustiques et dont la douche et les toilettes sont à l’extérieur. Gros changements! On a quand même une superbe piscine, mais elle n’est juste plus privée.


Notre balcon donne quant à lui sur la mer qui est à moins de cinq minutes à pied de notre hôtel. On espère le retour du beau temps, demain, pour aller explorer les alentours. 

« Fun Facts »:

  • Depuis le début de notre voyage, les routes sont tellement étroites que lorsqu’ils arrivent dans un virage, les conducteurs klaxonnent pour avertir les autres automobilistes qui viendraient de l’autre direction. On assiste à un concert de klaxons!
  • Les Indonésiens semblent avoir une préférence pour les reprises de chansons plutôt que les versions originales. Depuis notre arrivée, on entend presque seulement des « covers ».

Hébergement:

Bateau rapide de Sanur à Nusa Lembongan:

  • Environ 50$ pour l’aller-retour, incluant tous les transferts entre l’hôtel et le port et vice-versa.

Relaxation à Sanur

Se détendre et se la jouer relaxe. Voilà qui semble la seule chose à faire quand la température ressentie est de 44 degrés Celcius, que l’humidité est pesante et qu’on sue d’endroits où ne pensait même pas pouvoir suer. Depuis hier, on alterne entre notre piscine, les chaises longues et les « bean bags » qui se trouvent à l’ombre, sous une espèce de chapiteau de bois. Autant le but de louer une villa à Sanur était de relaxer, autant c’est ce que la température nous commande de faire.


Alors, ça se passe plutôt bien jusqu’à maintenant. Hier, on a profité de notre première journée pour aller prendre une longue marche sur le « board walk » qui longe la mer et où se succèdent hôtels, restaurants et petites boutiques. On était heureux chaque fois qu’une petite brise se faisait sentir ou quand on avait droit à un peu d’ombre. C’est d’ailleurs en bordure de mer que nous avons pris notre dîner, puis notre souper. Il y a toujours quelque chose de magique à prendre un bon repas au bruit des vagues, dans la pénombre avec la pleine lune qui se dessine au-dessus de nous. C’est le genre de moment qu’on voudrait toujours faire durer plus longtemps.


Par ailleurs, j’ai l’impression de profiter davantage du début de mon séjour ici que lors de mon premier voyage en Asie, en Thaïlande, où j’avais l’impression d’avoir reçu un coup de 2X4 en plein visage tellement j’avais été dépaysé à mon arrivée à Bangkok. Ça se passe aussi bien pour l’Amoureuse qui n’est pas trop déboussolée par ses premiers jours à l’autre bout du monde.

Mie goreng au poulet
On arrive à très bien communiquer en anglais et on mange très bien. Je raffole d’ailleurs d’une spécialité balinaise, le Mie goreng, qui est un plat de nouilles avec des légumes, des œufs et une protéines. J’en mangerais matin, midi et soir tellement c’est délicieux. Les jus de fruits frais sont aussi à se jeter par terre. Mon préféré: 🍍!

Coût de la vie

La vie, ici, ne coûte pas grand chose. Hier, je vous disais qu’on avait payé 169$ par nuit pour notre villa. Il faut savoir que c’est très cher payé pour un hébergement.

« Félicitations, vous êtes maintenant millionnaire! » Ça, c’est la phrase que m’a lancée le gars au bureau de change, à Montréal, quand il m’a remis 8,8 millions de roupies indonésiennes en échange d’un peu moins de 1000$ CAN. 10 000 roupies équivalent environ à 1$ et, pour vous donner une idée, on arrive à avoir un souper pour deux pour moins de 250 000 roupies (soit 25$) incluant des breuvages. Tout dépendant du restaurant… et de ce qu’on mange. Bien entendu, les spécialités locales sont moins dispendieuses que les mets plus occidentaux. Un Mie Goreng peut coûter 45 000 alors qu’une pizza ou un burger coûte 70 000.

L’occidental que je suis s’est d’ailleurs laissé tenter par un café Starbucks, cet avant-midi, parce qu’ils annonçaient une saveur que nous n’avons pas au Canada: un latte érable et pacanes. Coût du « craving »: 7$ CAN. À l’avenir, je m’en tiendrai au café indonésien!

« Fun facts »:

  • Ici, on se fait constamment klaxonner par les « taksis » qui veulent nous offrir un transport. On est maintenant immunisés, on ne se retourne juste plus.
  • On ne s’habitue juste pas à l’extrême politesse des asiatiques qui passent leur temps à s’excuser pour tout et à sans cesse nous remercier. Et que dire de leur sourire toujours au rendez-vous!