Archives pour la catégorie Irlande 2015

Mon carnet de notes et de bonnes adresses en Irlande

Mon séjour en Irlande étant terminé, je me permets de vous partager quelques notes, réflexions et bonnes adresses dans l’éventualité où vous visiteriez ce pays…

Regardez à droite

Et oui, en Irlande on conduit à droite, donc assurez-vous de jeter un œil de ce côté avant de traverser. Les autorités ont d’ailleurs cru bon de nous le rappeler en indiquant clairement sur la chaussée de quel côté regarder.

  
S’habiller en oignon 

Sans doute la règle d’or. En Irlande, vous pouvez avoir droit aux quatre saisons en une seule journée. Mieux vaut privilégier les couches et avoir le nécessaire à portée de main: veste, petit manteau, imperméable, foulard…

Un pays branché

Le pays est très branché. Vous aurez accès à un réseau internet sans-fil gratuit et efficace pratiquement partout: hôtels, restaurants, dans les autocars et même sur le site de plusieurs attractions. Génial pour  chercher des informations en cours de route, trouver vos itinéraires ou tout simplement, comme moi, pour rester brancher pour vous faire vivre mon voyage en temps réel. 

Gens chaleureux

Nous l’avons remarqué dès notre arrivée et cela s’applique autant à l’Irlande qu’à l’Irlande du Nord: les gens sont extrêmement gentils et chaleureux. Dans les restaurants, les boutiques, les bars, les attractions, on prend toujours le temps de vous saluer et de vous demander comment vous allez. 

Transports

À partir de Montréal, vous pouvez voyager vers Dublin tout au long de l’année en faisant au moins une escale. Toutefois, Air Transat assure un vol direct vers la capitale irlandaise de mai à octobre. 

Une fois sur place, vous pouvez bien sûr louer une voiture (N’oubliez pas… À droite!). Pour notre part, nous avons voyagé par autobus entre toutes les villes sans problème. Service fiable, fréquent et abordable. Ça nous a aussi permis de nous reposer pendant quelques heures. 

Quelques bonnes adresses à Dublin…

  • Queen of Tarts | Deux succursales à peine à un jet de pierre de la Christ Church Cathedral. On y sert d’excellents desserts et le service est sympathique. La vitrine où sont présentés les gâteaux et tartes vous donnera le goût de goûter à absolument tout.
Petite tarte aux pommes et son crumble de Queen of Tarts
  • The Coffee Beans | Petit café découvert à quelques minutes de la Old Jameson Distillery. Vous choisissez votre sandwich et on le prépare sous vos yeux. Avec une bonne soupe et un breuvage, j’ai payé 8,50€, ce qui est plus que respectable pour un repas réconfortant. L’endroit est minuscule, mais très charmant. On nous a accueilli avec de grands sourires.
Dîner réconfortant du Coffee Beans
  • O’Sullivan’s Pub | Parce que ça serait pécher de vous citer le Temple Bar dans mes bonnes adresses (ce qui ne veut pas dire pour autant de ne pas y aller; au contraire), je vous propose cette alternative dans le même quartier. Lors de notre passage, le pub était moins bondé que les autres et deux bons chansonniers s’occupaient d’entretenir la fête.

Mes coups de cœur pour ce qui est des activités

Tournée dans le Connemara

Pour la dernière journée de notre séjour ici, l’Irlande a continué de nous en mettre plein la vue, aujourd’hui. 

Après être passés par la capitale et avoir vu les côtes nord (Giant’s Causeway) et ouest (Cliffs of Moher) au cours de la dernière semaine, l’Amoureuse et moi avons eu la chance de voir l’Irlande sous une autre facette: le Connemara.

Nous avons pris part à une excursion dans cette région à l’Ouest de Galway et si je devais résumer notre journée en quelques mots, je dirais sûrement ceci: montagnes, eau, moutons et routes hallucinantes.

 

Le Connemara est un parc national, mais aussi un regroupement de villages où on parle toujours la langue irlandaise. L’une des principales activités qui s’y déroule est l’élevage de moutons. On en a d’ailleurs vu des centaines aujourd’hui. En hauteur dans les montagnes. Dans les champs. Dans la rue. Et oui, les chauffeurs doivent être vigilants parce qu’ils ont autant peur des véhicules que nos cerfs de Virginie! Ça vous donne une idée…
  

En passant, les moutons, ici, ont une tache de peinture sur le corps. On voit ça depuis notre arrivée et on se demandait bien ce que ça pouvait être. Non, ils ne reviennent pas de jouer au « paintball ». Cette couleur sert plutôt à désigner leur propriétaire, car les moutons se promènent souvent en liberté, sans clôture. 

Mais bon, encore une fois, ce sont les magnifiques paysages qui retiennent l’attention. Chaque fois que l’autobus exécute une courbe, le décor est aussi merveilleux que le précédent. Sans blague! Ce n’est pas pour rien que l’essentiel du tour consiste à faire de la route, puis à s’arrêter à différents points pour prendre des photos. Et ça donne des résultats impressionnants…

Fjord de Killary

Parmi les arrêts de l’itinéraire, il y a aussi la visite de Kylemore Abbey. Construit en 1867 à la demande de Mitchell Henry, l’immeuble a d’abord été un château. À la suite de la mort de sa femme en 1874, Henry a aussi fait bâtir, sur son domaine, une petite église en l’honneur de sa femme. 

Le château a finalement été vendu en 1894 et a été acheté par une communauté bénédictine en 1920. Forcées de fuir leur abbaye d’Ypres, en Belgique, pendant la Première Guerre mondiale, les sœurs se sont réfugiées à ce qui est devenu Kylemore Abbey. 

Kylemore Abbey

Les bénédictines ont tenu des classes d’enseignement pour jeunes filles à cet endroit jusqu’en 2010. Vous pouvez aujourd’hui visiter une partie du château, les imposants jardins, de même que l’église. C’est un site d’une beauté incroyable, bordé par deux lacs. Le sentier de 1,6 km qui relie les jardins à l’entrée est aussi très beau… même si on l’a fait à la course parce qu’on était en retard pour reprendre l’autobus!
Notre passage en sol irlandais s’arrête donc ici. Une semaine vite passée, bien remplie, mais qui nous aura permis, je crois, d’avoir un bon portrait de ce que ce pays a à offrir. Je retiens surtout ces paysages merveilleux qui m’ont impressionné. Je quitte avec, en tête, des images qui resteront gravées à jamais.

  

« Fun Fact »:

  • On a vu une maison avec une porte d’entrée divisée en deux… On nous a finalement expliqué qu’à l’époque les gens payaient des taxes en fonction du nombre de fenêtres. C’était donc une façon d’économiser puisqu’en ouvrant seulement la partie du haut de la porte, elle devenait une fenêtre. 

Excursion Connemara et Kylemore Abbey:

  • 37$ CAD organisée par Galway Tour Company et achetée en ligne via Viator. Le prix n’inclut pas l’entrée à Kylmore Abbey (prix de groupe: 8€). 
  • Excursion d’un peu plus de sept heures à partir de Galway. 

Cliffs of Moher: à couper le souffle!

Si vous êtes adepte de nature et de plein air et que vous visitez un jour l’Irlande, vous devez absolument prévoir une visite à Galway, sur la côte ouest du pays.

Nous sommes arrivés dans cette charmante petite ville hier soir dans le but de profiter des environs. Parmi les choses à ne pas manquer: Cliffs of Moher (Les falaises de Moher).

Situées à environ 1h30 de Galway, les Cliffs of Moher atteignent jusqu’à 214 mètres de hauteur et s’étendent sur huit kilomètres le long de la côte de l’Atlantique. C’est un site emblématique de l’Irlande (l’attraction naturelle la plus visitée du pays) et on avait des attentes assez importantes.

Embarqués à bord d’un bus d’excursion à 10h, il a fallu s’armer de patience puisque le site était le dernier arrêt de l’itinéraire… à 14h30. Finalement sur place, le chauffeur nous a répété au moins 30 fois d’être prudents. Je trouvais qu’il en mettait un peu plus que le client en demandait. On allait quand même pas sauter en deltaplane ou en bungee! Et bien, il n’avait pas tant tort…

Je n’ai jamais – jamais – ressenti un tel vent auparavant!!! Éole nous en a donné, du fil à retordre. J’avais de la difficulté à rester en place. À plusieurs reprises, nous avons failli perdre pied, poussés par les puissantes rafales. Mais la vue… WOW!

C’est l’ensemble qui est impressionnant: la hauteur, les couleurs, l’océan qui se déchaîne 200 mètres plus bas… Une expérience unique; un paysage unique. C’est un bon incontournable d’une visite en Irlande. On se sent petit face aux éléments, mais c’est aussi enivrant.

Les Cliffs of Moher se sont formées il y a environ 320 millions d’années  et attirent aujourd’hui plus d’un million de visiteurs par année. Le site a entre autres servi au tournage d’une scène du sixième film de la série Harry Potter.

Verdict? Attentes comblées.

La Lune ou Burren?

Parmi les autres arrêts de l’excursion, Burren, qui semble tout droit sorti de la Lune ou carrément d’un autre monde. L’immense plateau, dont le nom signifie « le pays pierreux », fait environ 300 kilomètres carrés. Un gigantesque territoire qui détonne avec le vert environnant. Un désert de pierres entre lesquelles poussent quelques végétaux et c’est à peu près tout.

 

Burren

Burren est aussi un site archéologique significatif. On y trouve entre autres quelques dizaines de tombes et des constructions datant d’ici loin que le IXe siècle. On a notamment vu deux tombes assez spéciales qui ressemblent à de petites cabanes faites en pierres et dans lesquelles on déposait à l’origine les cendres des défunts.

J’avoue que tout ça a piqué ma curiosité et j’aurais bien aimé y passer plus de temps pour explorer le site plus en profondeur. On repassera… Au cours de la journee, deux autres arrêts très brefs: Dunguaire Castle et Corcomroe Abbey.

Notre excursion s’est conclue avec un panorama exceptionnel alors que nous avons longuement longé la côte sur laquelle les puissantes vagues venaient se briser.

Notre chauffeur a eu la gentillesse de faire un arrêt dans un endroit magnifique, le temps de quelques photos…

En terminant, pour en revenir à Galway, sachez que le séjour en vaut la peine. Non seulement le coût de la vie est moindre qu’à Dublin (je pense aux hôtels), mais les excursions seront aussi moins dispendieuses, car plus près que si vous partiez de la capitale. Pour notre part, nous logeons au Skeffington Arms, merveilleusement bien situé.

 

Galway regorge de petits pubs et de restaurants

De plus, la ville est tout à fait charmante. Son cœur se visite en une brève promenade, mais, détrompez-vous, la ville n’est pas morne pour autant.

Excursion à Cliffs of Moher et Burren:

  • 37$ CAD, incluant l’entrée à Cliffs of Moher, vendue par Galway Tour Company (achetée en $CAD, en ligne, via Viator). Excursion d’environ huit heures.
  • N’achetez pas une excursion qui prévoit moins de 1h30 à Cliffs of Moher. En entrant sur le site, privilégiez le côté droit à partir de l’allée centrale.
  • Habillez-vous très chaudement.
  • Non, les sandales, ballerines et les talons hauts ne sont pas des souliers appropriés pour cette visite (cas constatés aujourd’hui).

Skeffington Arms Hotel:

  • 89€ / nuit (130$ CAD)
  • Situé au cœur de Galway et à moins de 10 minutes de marche du terminus d’autobus.

Une école vieille de 400 ans

Lorsque vous pénétrez dans l’enceinte du Trinity College, c’est un peu comme si vous entriez dans un château. Vous vous approchez du vieil édifice gris, vous passez sous le porche et vous vous retrouvez dans une cour intérieure où un gazon verdoyant est entouré d’immeubles qui auraient sans doute des airs de Versailles s’ils tiraient un peu plus sur le doré. 

Trinity College (Photo panoramique; cliquez pour agrandir)

Trinity College est la plus vieille université d’Irlande et sans doute l’une des plus prestigieuses d’Europe. Fondé en 1592, l’établissement située au cœur de Dublin est ouvert au public. Vous pouvez donc vous promener sur le campus, et ce, gratuitement. Pas que le tour soit nécessairement long, mais la promenade est plaisante.
Ce qui vaut encore plus le détour, c’est la Old Library de Trinity College. Au rez-de-chaussée, vous y trouverez le célèbre Book of Kells. Il s’agit d’une copie en latin des quatre Évangiles qui date du IXe siècle.

The Book of Kells

Ce qui est remarquable, c’est toute la beauté de ce livre de 680 pages (aujourd’hui divisé en quatre volumes). Les images, le calligraphie impeccable page après page, le côté artistique dans l’écriture… Malgré les centaines d’années qui ont passé, le livre est toujours dans un état impeccable. C’est exceptionnel. 

Les pages ont été fabriquées avec de la peau de veau, l’écriture a été faite avec des plumes et les couleurs d’encre ont été produites avec des pigments naturels. Une exposition d’une trentaine de minutes précède la présentation du livre duquel on tourne chaque matin la page pour présenter un extrait différent aux visiteurs.

Vous montez ensuite au deuxième étage et c’est là que vous attend une autre surprise… 

  

La Long Room de la Old Library: 65 mètres de longueur et 200 000 volumes classés sur deux étages! C’est simple, ma mâchoire s’est décrochée!

On se croyait presque dans la bibliothèque du monde de Harry Potter. Les vieux escaliers pour rechercher les livres, le plancher de bois qui craque sous vos pieds… Normal, cette immeuble de la bibliothèque a été construit entre 1712 et 1732.

  

C’est tellement impressionnant! Cette bibliothèque renferme de petits trésors, dont certaines œuvres qui datent du XVe siècle. J’aurais pu y passer une partie de la journée.

En après-midi, l’Amoureuse et moi avons profité de l’automne en faisant une promenade dans le St. Stephen’s Green; l’équivalent du Central Park de New York. 

 

Sentiers, étangs, fontaine, jeux pour les enfants… Tout ça dans un décor embelli par le tapis de feuilles colorées. Un petit moment de tranquillité au cœur de cette ville si festive. 

Trinity College:

  • Vous pouvez aisément vous promener, et ce gratuitement, sur le grand campus aux terrains verdoyants. Pour être impressionné, utilisez l’entrée ouest.
  • Si vous le souhaitez, des tours guidés sont organisés.

Trinity Old Library:

  • 10€ (environ 15$ CAD) pour l’accès à l’exposition Book of Kells et Long Room
  • Audioguide en français disponible pour 5€ supplémentaires. 

Au royaume de la bière rouge

La Guinness, vous connaissez? Moi, bien honnêtement, je n’avais jamais goûté cette bière avant aujourd’hui pour une simple raison: sa couleur. Je me disais que le fait qu’elle soit noire en faisait automatiquement une bière forte que je n’aimerais pas.

Et bien, j’avais tort. Sur sa couleur, d’abord. La Guinness n’est pas noire, elle est rouge rubis. C’est l’une des premières choses que vous apprenez lorsque vous visitez le Guinness Storehouse de Dublin, sans doute l’attraction la plus courue de la capitale irlandaise.

  

Guinness vous accueille ainsi dans sa brasserie qui existe depuis 1759 pour vous expliquer comment elle fabrique sa bière, mais aussi – surtout, diront certains – pour la déguster. L’Amoureuse et moi avons eu droit à une visite privée guidée et nous avons été fascinés par tout ce que nous avons vu et appris au sujet de cette fierté irlandaise.

La visite permet de vous familiariser avec l’histoire de la Guinness et avec son processus de fabrication. Nous avons ainsi appris que les 100 000 tonnes d’orge utilisées chaque année par Guinness pour faire sa bière proviennent d’Irlande (au grand bonheur, semble-t-il des agriculteurs) et que, tenez-vous bien, huit millions de litres d’eau son chaque jour nécessaires pour sa production qui atteint de 3,5 à 4 millions de pintes quotidiennement. Non, ce n’est pas une microbrasserie!

D’où provient toute cette eau? D’une source naturelle des Wicklow Mountains. Comment arrive-t-elle à la brasserie? Non pas par camions, mais bien directement par pipeline! Fallait voir mes yeux quand la guide nous a dit ça.

Le processus entier de fabrication prend entre six et neuf jours. Les cinq brasseries Guinness (une à Dublin, trois en Afrique et une en Malaysie) exportent ensuite le produit à l’international. Sachez toutefois que la Guinness que vous buvez au Canada vient sans doute d’un brasseur canadien ou américain détenteur d’une licence pour la produire.

La salle où vous pouvez sentir les arômes de la Guinness

Une fois que vous êtes familier avec la bière, on vous invite à passer dans une salle immaculée où quatre barils dégagent une fumée où vous pouvez sentir individuellement les arômes de la Guinness.

On vous explique ensuite comment la déguster parce que notre guide nous a dit que cette une bière « capricieuse ». C’est ici que je m’étais également trompé. La Guinness n’est pas forte et elle très bonne! Je suis bien heureux de l’avoir découverte de cette façon. 

Vient ensuite le temps d’apprendre à la servir… Verre à 45 degrés, ajouter la biere et le gaz… Laisser reposer, puis ajouter de la biere. 

  
L’Amoureuse et moi avons réussi notre petit examen avec grand succès et avons même reçu notre certificat de la Guinness Academy.

Notre pinte de « rouge rubis » fraîchement coulée, nous nous sommes dirigés au dernier étage de l’immeuble, au Gravity Bar. C’est à cet endroit que se termine l’expérience de chaque visiteur qui profite d’une pinte offerte par la maison en plus de bénéficier d’une vue « wow ». 

 

On déguste notre pinte au Gravity Bar
 
C’est que le Guinness Storehouse est non seulement l’immeuble le plus haut de Dublin, mais aussi de l’Irlande. Le bar fenestré sur 360 degrés offre donc une vue imprenable sur la ville. C’est vraiment une sortie à ne pas manquer!

Quant à nous, sur recommandation de mon ami Benoît Laplante, nous avons prolongé l’expérience en dégustant un délicieux « irish stew » (un ragoût qui est une spécialité irlandaise) au restaurant du Guinness Storehouse. Délicieux!

 

Dégustation d’un « irish stew » au restaurant du Guinness Storehouse
 
Quelques « fun facts » sur la Guinness:

  • La célèbre bière n’est pas prête de quitter sa brasserie de Dublin puisque son fondateur a signé un bail de… 9000 ans en 1759!
  • Après avoir coulé une Guinness en fût, le temps idéal de repos avant de la boire est de 119,5 secondes.
  • Un échantillon de levure est gardé en sécurité dans un endroit tenu secret afin de pouvoir recréer l’ingrédient magique en cas d’incendie, par exemple.  
  • Plutôt que d’être jetés, les résidus de farine d’orge qui résultent du processus de fabrication de la Guinness sont remis à des fermiers pour nourrir les animaux. 

Guinness Storehouse:

  • 20€ (30$ CAD) incluant un audioguide en français, une dégustation et une pinte de Guinness au Gravity bar. 
  • Pour économiser, achetez votre billet en ligne. 
  • Prévoyez un minimum de deux heures.

Autres attractions

Après avoir bien bu et bien mangé, quelques autres visites en après-midi, dont le Dublin Castle, qui a été construit au XIIe siècle et qui a été le siège du pouvoir britannique en Irlande jusqu’en 1922.

  
L’édifice est depuis propriété du gouvernement irlandais qui y organise certaines cérémonies. Le public a accès à plusieurs pièces du château, dont la salle du trône, dans le cadre d’une visite guidée ou par soi-même. 

Ensuite, la Christ Church Cathedral qui date du Moyen-Âge et qui est de confession anglicane.

  
L’église est intéressante à visiter pour son architecture, son design, mais aussi son immense cripte qui renferme de petits trésors.

Finalement, comme on jugeait qu’on n’avait pas encore assez bu (!!!), on a terminé la journée au Temple Bar, véritable icône de Dublin.

  
De jour comme de soir, l’endroit est plein à craquer alors que les gens viennent y boire une bière et écouter les groupes sur scène. 

On a pris un verre (un cidre irlandais, cette fois), on a jasé et on a écouté cette musique traditionnelle qui nous fait se sentir bien ici. C’est aussi ça, le voyage. Prendre le temps de s’arrêter et savoir profiter de la vie et des bonnes choses. 

Dublin Castle:

  • 6,50€ (environ 10$ CAD) pour une visite sans guide
  • Prévoyez de 45 à 60 minutes.

Christ Church Cathedral:

  • 6€ (9$ CAD)
  • Prévoyez de 45 à 60 minutes.

Au pays du whisky

Oh, quel dépaysement! Fraîchement débarqué dans la capitale, Dublin, depuis à peine quelques heures, je suis déjà en mesure de vous dire qu’on est complètement sur une autre planète par rapport à Belfast. Le jour et la nuit.

Le centre de Dublin est festif, effervescent, vivant. Des pubs à chaque coin de rue, des chansonniers qui poussent des airs entraînants, des milliers de touristes qui déambulent… On est atterris au beau milieu de tout ça parce que notre hôtel, The Abbey Hotel, est à quelques pas seulement de cette trépidante vie. 

 

On a l’impression de trouver, ici, l’idée un peu préconçue qu’on avait de l’Irlande et ça nous a bien plu de tomber dans cette ambiance.

Ce soir, à la sortie du restaurant, tout le monde était dans la rue. Les bars étaient bondés. Partout, le fête se voyait et s’entendait.

On a justement terminé la soirée dans un petit pub avec deux chansonniers qui ont « mis le party » dans la place. Tout le monde chantait, tapait des mains. Le genre de moment qu’on aime beaucoup et qu’on a accompagné d’un bon whisky irlandais mélangé à du Ginger Ale. Délicieux!

Du grain au verre

D’ailleurs, parlant de whisky… On peut presque dire que ça a été le thème de notre journée puisque nous avons visité la Old Jameson Distillery

  

Le tour guidé de 45 minutes vous transporte à travers l’histoire du célèbre whisky irlandais reconnu à travers le monde. Vous apprenez comment se faisait le Jameson à son origine, en 1780, et comment il est fait aujourd’hui.

L’immeuble a aussi gardé une bonne partie de son cachet d’autrefois et ça ajoute tout un charme à la visite. Le décor est tout simplement enchanteur. 

  

La visite se termine par une dégustation de trois whiskys (un américain, un écossais et un irlandais) où on vous expliquera, bien sûr, pourquoi le « irish whiskey » est le meilleur.

Cela étant fait, vous aurez ensuite droit à un verre aux frais de la maison: le traditionnel whisky sur glace ou un mélange whisky, Ginger Ale et lime.

  

Que vous soyez ou non amateur de whisky, je vous suggère cette visite si vous êtes de passage par Dublin. Parce que c’est intéressant et parce que c’est un classique. 

Comme on dit ici: « Slainte! » (« Santé! »)

  

The Abbey Hotel:

  • 163€ / nuit (242$ CAD / nuit) incluant le déjeuner 
  • Établissement très bien situé, près de tous les points d’intérêt. 
  • Propre, sans luxe. 

Old Jameson Distillery:

  • 15€ (22$ CAD) incluant la visite guidée, une dégustation et une consommation
  • Réservez votre billet en ligne: vous économiserez et vous aurez une heure précise de visite. Lors de notre passage, il y avait près de deux heures d’attente pour les gens qui achetaient leur billet sur place. 

Les géants de la nature

Il y a tant de choses à découvrir en voyage, mais mon côté préféré reste toujours l’exploration de la nature, des paysages qui sortent de l’ordinaire et qui me font sentir loin de la maison. Et bien on a bien vu, aujourd’hui, que l’Irlande du Nord avait pas mal à offrir en la matière.

Nous avons pris part à une excursion qui nous a fait découvrir les plus beaux coins de la côte nord de l’Irlande. Un seul mot: époustouflant! Même sous un couvert de brouillard et de nuages, c’était coloré, d’une beauté exceptionnelle. Imaginez sous le soleil…

Giant’s Causeway

L’attrait principal, LA place, c’est Giant’s Causeway (La chaussée des géants): 40 000 colonnes de pierre parfaitement taillées s’avancent dans l’océan Atlantique, créant un décor totalement surréaliste.

  
Ici, on vous racontera que c’est une « gue-guerre » entre deux géants qui est à l’origine de la chose.

Si je résume, un géant écossais (Benandonner) traitait un géant irlandais (Finn McCool) de pouille mouillée. Pour en finir, McCool a invité Benandonner à se battre et a créé à l’aide de pierres une chaussée entre l’Écosse et l’Irlande du Nord pour leur permettre de se rejoindre. Une fois rendu en Écosse, McCool a vu Benandonner et est revenu à la course ici, jugeant son opposant trop imposant.
  

Le géant écossais a finalement traversé ici et la femme de McCool, voyant son mari paniqué, a décidé de déguiser ce dernier en bébé pour laisser imaginer à Benandonner ce dont pouvait avoir l’air le père d’un enfant si énorme. Et bien cela a fonctionné. Benandonner a pris ses jambes à son cou et, en retournant en Écosse, a pris la peine de démolir la chaussée derrière lui pour éviter que McCool puisse le retrouver; donnant comme résultat ce que nous voyons aujourd’hui.
  

Cela étant dit, vous voulez la « vraie » explication, maintenant? Et bien cette beauté a été créée par Dame nature, tout simplement. Les colonnes (dont certaines atteignent 12 mètres de hauteur) sont en fait de la lave durcie datant de dizaines de millions d’années. 

Le paysage est en perpétuel changement en raison du climat (le vent et l’eau) qui continue d’éroder les colonnes dont des vestiges sont aussi présents en Écosse. C’est un passage obligé si vous passez en Irlande du Nord et prévoyez un minimum de deux heures de visite. Personnellement, j’en aurais pris quatre.

Carrick-a-Rede

Autre arrêt intéressant: le pont suspendu en corde de Carrick-a-Rede. Bel endroit où vous pouvez marcher en haut de la falaise sur au moins un kilomètre avec plusieurs points de vue saisissants.

  

Si vous voulez traverser le pont, préparez-vous à mettre la main dans votre poche alors que vous devrez payer 5,90£ (12$ CAD). Nous n’avons pas payé et nous ne l’avons pas regretté. Le panorama en soi vaut le détour. 

Tout comme à Giant’s Causeway, le sentier est très bien balisé. 

  

Autres arrêts

L’excursion organisée par Paddywagon nous a aussi amené à deux autres endroits. 

Tout d’abord, Dark Edges. Il s’agit d’une superbe route (autrefois privée et devenue publique) bordée d’arbres plantés au XVIIIe siècle. La famille Stuart, qui habitait au bout du chemin, avait décidé de planter ces arbres pour impressionner ses invités. Encore aujourd’hui, le chemin attire les curieux si bien que Dark Edges est l’un des endroits les plus photographiés. L’allée a notamment servi de décor à la populaire série Games of Thrones

Dark Edges

Finalement, très bref arrêt (le temps de quelques photos seulement) au Dunluce Castle, dont une partie s’est effondrée dans l’océan au cours des années 1600. Plusieurs employés avaient alors perdu la vie et on dit qu’ils hanteraient aujourd’hui les ruines du château. 

Dunluce Castle

Bref, ça a été toute une journée et nous nous couchons ce soir avec la tête remplie de belles images qui nous en ont mis plein la vue, aujourd’hui. J’ai un gros faible pour l’Irlande du Nord!

Giant’s Causeway par Paddywagon:

  • Départ possible de Dublin et de Belfast
  • Excursion de 7 heures à partir de Belfast (près de 12 heures de Dublin)
  • 30€ (45$ CAD) pour l’excursion à partir de Belfast; incluant le billet d’entrée et un audioguide en français à Giant’s Causeway