Archives pour la catégorie Portugal (Madère) 2018

Rendez-vous avec l’histoire dans le Bélem

Lever tôt, ce matin, pour profiter des quelques heures qu’il nous restait à Lisbonne. En début de soirée, hier, nous avons voulu visiter l’ascenseur de Santa Justa, construit au début des années 1900 et qui permettait de faire passer les citoyens d’un quartier à un autre, quelques dizaines de mètres plus haut, mais il y avait une heure d’attente. Nous nous sommes donc repris alors que les premiers rayons de soleil touchaient encore la ville, ce matin.

Entrer dans la grande cabine qui peut transporter une vingtaine de passagers est en soi une expérience, en particulier lorsque l’opérateur active le vieux mécanisme. Une fois en haut, vous devez monter les marches d’un escalier en colimaçon avant d’atteindre le belvédère sur le toit de l’ascenseur qui offre une superbe vue sur Lisbonne. C’est un spectacle à voir! Vous pouvez d’ailleurs visionner une vidéo sur la page Facebook Hugo autour du monde.

Notre dernière journée dans la capitale portugaise nous a finalement menés dans le Bélem, un quartier particulièrement riche en histoire et qui fait courir les hordes de touristes.

Parmi les sites d’intérêt, la célèbre Tour de Bélem (un peu comme l’icône de la ville) qui a été construite au bord du Tage au 16e siècle. À ce moment, elle servait de porte d’entrée au port de Lisbonne, mais elle faisait aussi partie du système de défense de la ville.

Située sur une espèce de petit îlot près du rivage, la Tour de Bélem se voit de loin et est impressionnante, tout comme le détail dans son architecture.

Nous nous sommes aussi arrêtés, quelques centaines de mètres plus loin, devant le célèbre Monastère des Hiéronymites, immense édifice face au Tage. Lors de notre passage, des centaines de personnes faisaient la file à l’extérieur pour visiter ce monument inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO, tout comme la Tour de Bélem. À l’époque, c’est de cet endroit que sont partis les grands explorateurs à la découverte du monde.

En après-midi, nous sommes retournés au Miradouro de São Pedro de Alcântara où nous avons passé un bon moment à écouter, parmi des dizaines d’autres touristes et locaux, un groupe de musiciens tout en buvant un verre de sangria. Tout ça en admirant une fois de plus la vue sur la ville. Saúde (cheers!), comme ils disent ici, et merci pour tout Lisbonne; je t’ai bien aimée! On se reverra.

Ascenseur de Santa Justa:

  • 5,15€ (8,25$) pour l’aller-retour, incluant l’accès au belvédère sur le toit

Découvertes surprenantes à Lisbonne

Une autre journée chargée et riche en découvertes se termine pour nous à Lisbonne.

Comme notre temps dans la capitale portugaise est vraiment compté, nous avons décidé d’acheter un billet d’autobus touristique pour rentabiliser notre temps… et notre argent. Dès ce matin, on a fait un circuit en tramway dans les rues de la ville (ça donne vraiment l’impression de retourner dans le passé) avant de filer au nord-est où nous avons découvert le Parque das Nações, le Parc des nations, quartier où a eu lieu l’Exposition universelle de 1998. Sur le coup, c’est assez saisissant parce que ça détonne avec le reste de la ville: immeubles contemporains, architecture plutôt « funky »… on n’est plus du tout dans le traditionnel de Lisbonne.

On y trouve un centre commercial, un casino, un très grand aquarium, des hôtels, des tours d’appartements, etc. Aujourd’hui, ça grouillait de monde (et surtout de sécurité!) alors qu’on se prépare à accueillir le célèbre concours Eurovision dans environ un mois.

Pour avoir une vue d’ensemble de tout ça, l’Amoureuse et moi sommes montés à bord du téléférique long de 1230 mètres en bordure du Tage et qui longe tout le Parc des nations. Du haut de ses 30 mètres, la cabine offre aussi une belle vue sur le pont Vasco de Gama, le plus long d’Europe avec ses 17,3 km. Ça vaut le détour!

De retour au coeur de la ville, on a fait un autre tour de tramway en plus d’emprunter l’Ascensor da Bica, qui escalade l’une des côtes de la ville, pour vivre l’expérience.

Park Bar

La fin de journée nous réservait toutefois deux découvertes étonnantes… La première, le Park Bar, à la suggestion de mon cousin Julien qui était ici l’été dernier. J’entre donc le nom dans l’application Google Maps de mon téléphone et nous nous laissons guider. Après quelques minutes de marche, on semble arrivés, mais on ne voit aucune indication du bar. Il n’y a qu’un stationnement étagé. On aperçoit des filles sortir du stationnement et on leur pose la question. On apprend finalement qu’on doit entrer, emprunter l’ascenseur jusqu’au 5e étage, puis monter un autre étage à pied avant d’arriver à ce bar sur le toit du stationnement qui offre une vue époustouflante sur la ville et le Pont du 25 avril.

On a donc tranquillement siroté un cocktail sur la terrasse, admirant le paysage, pendant que l’endroit se remplissait de plus en plus de monde et que le soleil descendait doucement pour se coucher. Magnifique!

Time Out Market

Autre découverte, cette fois une suggestion de mon amie Nancy, agent de bord qui a la chance de parcourir le monde en travaillant: le Time Out Market. On y trouve une espèce d’immense cafétéria aux longues tables (hautes ou non) avec, tout autour, des dizaines de restaurants qui proposent des plats qui ont tous l’air délicieux. Parce que, attention: ne s’installe pas ici n’importe quel restaurateur puisque ceux-ci sont choisis après que leurs repas eurent été testés et approuvés par un panel indépendant, rien de moins!

C’est un endroit fort animé avec des gens de tous les âges et de la musique. Deux défis, cependant: choisir ce qu’on mangera et… trouver une place! On s’y est attablés pour souper et ça a été une super expérience.

D’ailleurs, il faut que je vous dise… On mange vraiment TROP BIEN ici. Ce matin, pour déjeuner, on a mangé un croissant au Nutella. Au Nu-tel-la!!! Oui, ça existe et c’est divin. Voilà qui est dit! Aussi, ce soir, on est repartis avec une boîte de six pastel de nata parce que, comme l’a si bien dit la fille qui nous les a vendues, ça pourrait aussi s’appeler « le paradis ». Une chance qu’il y a les côtes et les marches de Lisbonne pour faire passer tout ça!

Autobus touristique:

  • Yellow Bus tours
  • Acheté sur place pour 30€ (environ 48$)
  • Le billet donne accès à quatre circuits guidés avec écouteurs en français, tous les tramways et funiculaires de Lisbonne, l’ascenseur Santa Justa et le service Aérobus pendant 48 heures. À 3,70€ le tour de tramway ou de funiculaire, on peut dire que le billet a de fortes chances d’être rentable.

Téléférique du Parc des nations:

  • 5,90€ aller-retour (9,50$)
  • Durée: environ 20 minutes pour la boucle complète.

Premières heures à Lisbonne

Après neuf heures de vol dans deux différents avions, on a eu droit à nos premières heures d’immersion à Lisbonne, aujourd’hui.

De Montréal à Bruxelles, en Belgique, d’abord (6h30) où le douanier, parlant français avec un accent flamand un peu prononcé, a avoué trouver notre accent un peu drôle. « Comment vous avez dit 10? », m’a-t-il demandé pour me faire repérer le nombre de jours que nous comptions passer en Europe. Ne vous en faites pas, c’était fait gentiment et pas pour se moquer de nous. Ce que nous ne lui avons pas dit, c’est qu’on trouvait aussi qu’il avait un drôle d’accent, mais on ne l’a juste pas fait répéter! On a profité de notre bref transit à Bruxelles pour se séparer l’une de leurs délicieuses gaufres.

On s’est ensuite embarqués pour le vol Bruxelles-Lisbonne (2h20) avant d’arriver dans la capitale portugaise pour l’heure du midi. Dans le métro nous menant de l’aéroport à l’hôtel (dieu merci, un service digne de ce nom), on a eu droit à une scène un peu loufoque: un gars jouait « Despacito » à l’accordéon en se déplaçant entre les passagers dans le train. Juste avant qu’il arrive à notre hauteur, on s’est rendu compte qu’il avait un petit « chien sacoche » sur son instrument et que l’animal en question tenait, dans son gueule, un récipient transparent pour recueillir l’argent. 😂

On n’a pas perdu de temps pour faire connaissance avec la topographie de la ville: avec toutes les côtes qu’il y a ici, impossible de ne pas avoir des souvenirs de San Francisco qui nous reviennent en tête. La station de métro a beau ne pas être loin de notre hôtel, il a fallu travailler fort, avec notre sac sur le dos, pour y arriver.

On séjourne pour deux nuits au Chiado Arty Flats. L’hôtel s’est installé dans les locaux qui abritait auparavant le journal República.

La chambre au look moderne est équipée d’un grand lit, d’une cuisinette complète et nous avons une belle vue sur la petite place publique juste en face.

Le service est vraiment excellent et nous avons été merveilleusement bien reçus alors que deux « pastel de nata », tartelette typiquement portugaise qui goûte le ciel (je ne me nourrirais qu’à ça), nous attendais dans la chambre.

On a donc posé nos sacs, pris quelques minutes pour se reposer, avant de découvrir les environs à pied. On s’est entre autres rendus au Miradouro de São Pedro de Alcântara, un petit belvédère qui offre une belle vue sur la ville et sur le Castelo de São Jorge, le Château de Saint-Georges.

Sinon, on a découvert un peu l’architecture lisboète et le réseau de funiculaires et de tramways (l’Amoureuse a une véritable passion pour les tramways!) qui serpente la ville. On compte bien en faire un tour.

Ça s’est finalement terminé en se couchant à 20h, après avoir dormi à peine deux blocs d’environ deux heures chacun en avion. Incapable d’écrire avant d’aller au lit, je profite d’une interruption dans ma nuit (merci, décalage horaire) pour le faire. J’y retourne justement!

Chiado Arty Flats:

  • Réservé sur Booking.com
  • 272€ pour deux nuits (environ 435$)
  • Bien situé, près de la station de métro Baixa-Chiado (lignes bleue et verte)

Nouveau départ: Lisbonne et Madère

Nous y voilà enfin. La fébrilité et l’excitation sont de retour. L’heure d’un nouveau départ a sonné! Ce soir, l’Amoureuse et moi survolerons l’Atlantique pour partir à la découverte d’une destination plutôt méconnue en Amérique: l’archipel de Madère.

Au large du Maroc, environ à mi-chemin entre les Canaries et les Açores, Madère est une région autonome du Portugal comprenant quatre îles. Nous profiterons d’ailleurs de 48 heures à Lisbonne, capitale portugaise, avant d’arriver à notre destination finale où nous passerons une semaine.

J’entends déjà votre question: pourquoi Madère? On a tout d’abord décidé de sacrifier notre désormais traditionnel voyage au soleil de l’hiver pour opter pour une destination « Zika Free » étant donné qu’on est revenus d’Indonésie en octobre dernier et que c’est une zone à risque (si ça vous intéresse vraiment, cherchez « Zika 6 mois » dans Google, vous allez tout comprendre). Déjà là, on venait d’éliminer pas mal toute l’Asie, toute l’Amérique au sud des États-Unis et une partie de l’Afrique. Autant dire qu’on n’avait pas vraiment le choix d’aller en Europe (ou en Océanie, mais on n’est plus vraiment dans le même ordre de budget et de durée de vacances).

Un voyage en Europe, donc, tout en prenant en considération comme nous sommes tous les deux amoureux de la nature et des paysages à couper le souffle. Ajoutons à cela que j’ai adoré mon séjour aux Canaries, il y a trois ans, et que les deux archipels se ressemblent beaucoup. Madère, que j’avais déjà en tête en tant que future destination, nous est donc apparue comme une belle opportunité de découvrir un nouvel endroit plutôt original.

Je vous invite donc une fois de plus à nous suivre dans cette nouvelle aventure. Sur le blogue, d’abord, sur la page Facebook Hugo autour du monde pour du contenu supplémentaire, puis sur Instagram pour voir encore plus de photos.

Bon voyage!