Archives pour la catégorie Québec – Canada

Maison Lavande: un peu de Provence en banlieue de Montréal

Pas besoin d’aller très loin de chez soi pour découvrir de nouveaux endroits et être dépaysé. Alors que nous cherchions une activité à faire avec notre filleule que nous avions avec nous pour une fin de semaine, l’Amoureuse et moi avons eu l’idée de l’amener à La Maison lavande, à Saint-Eustache, à peine à plus de 30 minutes de Montréal.

Comme nous n’y avions jamais mis les pieds, nous nous sommes dit que ce serait une découverte pour nous trois. Alors que la voiture commence à peine à s’engager dans l’allée menant au stationnement, l’ado de 14 ans assise sur la banquette arrière s’exclame de joie parce qu’elle reconnaît le nom de l’endroit dont elle a vu plusieurs photos sur Instagram. On a donc fait un bon choix! Pour ma part, je n’ai pas d’attente particulière.

Aussitôt sorti de la voiture, une légère brise de lavande vient me chatouiller le nez. Pas mal, alors que c’est pourtant la fin de la haute saison. Nous sommes rapidement accueillis, puis on accède aux champs. Dès mon arrivée, je suis charmé autant par le look rustique des installations que par le site en soi alors que des rangs bien droits de différentes sortes de lavande s’étendent vers l’horizon. Wow!

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Pour la petite histoire, ce sont deux anciens journalistes, Daniel Joannette et Nancie Ferron, qui ont été charmés par les champs de lavande du sud de la France et qui ont décidé de tenter l’expérience ici, sur un terrain dont ils étaient déjà propriétaires et qui était auparavant un verger. Après avoir fait des recherches, Daniel a d’abord planté 5000 plants en guise de test; ne sachant pas si la lavande survivrait à l’hiver québécois. Comme l’expérience s’est avérée un succès, le couple en a planté des milliers d’autres, si bien que La Maison lavande en a aujourd’hui environ 100 000. L’endroit est doux pour le nez, mais il l’est tout autant pour les yeux.

Ce qui est le plus fantastique (et qui m’a le plus surpris), c’est que les propriétaires ont tout fait pour rendre l’endroit non seulement accueillant, mais aussi pour que les visiteurs aient le goût de rester sur place un long moment. Que ce soit par les tables à pique-nique et les nombreuses chaises Adirondack installées dans les champs ou encore l’aire familiale où se trouvent une immense balançoire et de vieux pommiers, seul vestige de l’ancienne vocation du site, on a le goût d’y passer la journée.

Une aire de détente réservée aux adultes avec plusieurs chaises suspendues a aussi été aménagée, à l’ombre, entre deux parties de champs. J’avais juste le goût de m’y installer, de sortir un livre et de profiter du moment. J’aurais aussi voulu faire un petit arrêt au bistro, situé à l’entrée du site, et m’installer sur la magnifique terrasse juste au-dessus. Ce n’est que partie remise pour la prochaine fois!

À ne pas manquer sur place: une petite présentation d’une trentaine de minutes au cours de laquelle on aborde l’histoire de l’entreprise familiale, la façon dont on plante et comment on entretient la lavande, de même que les bienfaits de cette plante. En partant, on fait un petit détour par la boutique où l’on vend une grande variété de produits fabriqués avec la lavande.

Une très belle découverte qui nous a fait sentir loin de Montréal le temps de notre visite et qui nous donne le goût d’y retourner.

La Maison lavande:

  • À environ 35 minutes au nord de Montréal
  • Visite des champs: 10$ par adulte, 5$ pour les adolescents de 12 à 17 ans et gratuit pour les enfants de 11 ans et moins en haute saison. Visite gratuite pour tous en basse saison. Consultez le site Internet pour connaître les dates.

Le Germain Charlevoix: des jardins à l’assiette

Je l’avoue, je suis plutôt une bonne fourchette. J’aime manger. Bien manger et découvrir de nouvelles saveurs. Lorsque l’Amoureuse et moi avons séjourné au Germain Charlevoix en mai 2017, nous avons eu la chance de partager un délicieux souper au magnifique restaurant Les Labours.

Je me souviens encore de mon succulent risotto à la courge butternut avec des amandes et du fromage Migneron, sans parler du décadent pouding chômeur en guise de dessert.

Nous avons tellement adoré (à tous les niveaux) notre séjour au Germain Charlevoix que nous avons décidé d’y retourner cette année et j’ai été très heureux de retrouver parmi les activités proposées la visite des jardins de l’hôtel.

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Pendant une heure, en compagnie du sous-chef Raphaël, nous avons fait la tournée des installations où les restaurants du Germain Charlevoix prennent certains de leurs produits. Tomates, oignons, panais, radis, betteraves, poireaux, piments, cornichons, plusieurs variétés de courges et de kale et autres légumes; on en trouve pour tous les goûts dans les champs derrière l’hôtel. De la fleur d’ail? Il y en a à revendre!

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D’ailleurs, un nouvel espace de terre cultivée à proximité du bâtiment principal permet aux cuisiniers de sortir rapidement pour s’approvisionner en herbes aromatiques quand ils en ont besoin.

Parmi les autres cultures: certaines variétés de petits fruits (bleuets, groseilles, camerises) et des fleurs comestibles pour décorer les plats. On trouve même des ruches dont un producteur local s’occupe de transformer le miel pour l’hôtel.

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Malgré la grande variété de produits qui poussent sur place, les restaurants du Germain Charlevoix ne sont pas autonomes. Les petits fruits, entre autres, servent plus de décoration qu’à faire un dessert, par exemple, en raison de la quantité recueillie. Mieux vaut décorer plusieurs assiettes de bleuets que de faire une seule tarte que seuls quelques clients goûteront. Le restaurant Les Labours est privilégié quand vient le temps d’utiliser les produits du jardin, car les plats qu’on y sert sont plus raffinés qu’à l’autre restaurant, Le Bercail.

Le sous-chef Raphaël nous explique la logique d’approvisionnement: les produits des jardins de l’hôtel d’abord, ceux de la région ensuite, puis finalement ceux du Québec. On aime cette façon de faire.

L’autre volet de la visite: les animaux. On trouve sur le site de l’hôtel des vaches Highland (dont un veau nommé Bertrand en l’honneur de l’employé du Germain qui l’a sauvé à la naissance), alpagas, moutons, brebis, poules, lapins et canards. Le sous-chef nous rassure tout de suite: ces animaux ne finiront pas dans notre assiette… du moins, pas au Germain. Les bêtes ne sont là que pour le côté touristique, mais seules les vaches passent les quatre saisons à l’hôtel puisqu’elles survivent bien au grand froid. Les autres animaux retournent chez leur éleveur l’hiver venu et il y a fort à parier que ce ne sont pas les mêmes têtes qui reviendront l’année suivante…

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Même les œufs des poules ne peuvent pas servir en cuisine puisque l’hôtel n’a pas l’autorisation du Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation pour les utiliser. Considérant que les cuisines du Germain utilisent chaque matin l’équivalent de 600 œufs (!!!) lorsque l’hôtel est à pleine capacité, les poules ne suffiraient jamais à la demande de toute façon. Pour éviter les pertes, le Germain offre plutôt les œufs provenant de son poulailler à ses employés. Quelle bonne idée!

Comme cette visite culinaire nous a ouvert l’appétit, tout ça s’est finalement terminé au restaurant Le Bercail, où j’ai dégusté la gigantesque Planche du fermier sur laquelle se trouvaient plusieurs produits de la région: saucisson, jambonneau fumé (mon coup de coeur), rillettes de porc confit et cornichons servis avec une salade de roquette et des croûtons. Je n’ai même pas été capable de tout manger tellement la portion était généreuse.

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Charlevoix regorge de délicieux produits locaux et les restaurants du Germain savent très bien les mettre en valeur.

Merci à Raphaël, sympathique sous-chef du Germain, qui a été généreux de son temps lors de cette visite.

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Séjour enchanteur au Germain Charlevoix

48 heures à Gatineau / Ottawa

Ce ne sont pas les activités qui manquent dans le secteur de Gatineau et d’Ottawa. Que ce soit les nombreux musées ou le plein air, il y en a pour tous les âges et les goûts.

Lorsque j’ai planifié la fin de semaine surprise de l’Amoureuse dans les environs de la capitale nationale, j’avais d’abord prévu une visite des Mosaïvernales (parcours de sculptures de glace éclairées à visiter une fois la noirceur tombée) et une séance de patinage sur le célèbre canal Rideau. Or, le mois de février particulièrement clément que nous avons connu a mis fin à ses deux activités avant notre visite.

Je me suis donc rabattu vers un parcours plus traditionnel à saveur historique. Résumé de notre fin de semaine.

Vendredi, 21h – Arrivée à l’hôtel

Arrivée à notre hôtel, le Hilton Lac-Leamy, à Gatineau. On s’installe à la chambre, puis on va profiter des piscines intérieure et extérieure avant leur fermeture.

Samedi 10h30 – Parlement d’Ottawa

Après avoir déjeuné à la chambre, on traverse la rivière des Outaouais vers Ottawa. Direction: le parlement. On arrive juste à temps pour mettre la main sur les deux derniers laissez-passer pour la prochaine visite guidée en français qui commence 15 minutes plus tard. On a à peine le temps de franchir les deux contrôles de sécurité que notre guide Derek nous attend pour commencer la visite de 45 minutes.

Dès le départ, notre guide souligne le fait que nous sommes chanceux de visiter pendant la fin de semaine: nous aurons accès à plus d’endroits puisque les chambres ne siègent pas. Nous passons d’abord par le foyer de la Chambre des Communes (où se trouve l’escalier du premier ministre), où Derek prend le temps de nous expliquer les détails du superbe plafond, et par la Chambre des Communes elle-même.

Nous entrons ensuite dans l’impressionnante bibliothèque, la plus vieille partie du parlement, avant de nous diriger vers la Chambre du Sénat.

À chaque étape, notre guide y va de ses explications et répond aux questions des visiteurs (et il a vraiment réponse à absolument tout!!!). La visite se termine près de la rotonde alors que nous pouvons visiter librement la tour de la Paix (où se trouve l’horloge) et la chapelle du Souvenir en hommage aux militaires canadiens qui ont perdu la vie lors des différentes guerres.

La visite du parlement est gratuite.

Samedi 12h – Marché By

Du parlement, on se dirige à pied vers le Marché By, quartier le plus effervescent de la ville. On y trouve enter autres boutiques, magasins, restaurants, pubs et kiosques de produits locaux.

On s’arrête pour dîner au Aulde Dubliner & Pour House, un charmant pub irlandais au cœur du quartier. J’y ai mangé un burger d’agneau avec oignons infusés au whisky Bushmills et aïoli au thym, le tout accompagné d’un cidre. Délicieux!

Samedi après-midi – Détente

Après avoir -trop- bien mangé, on met le cap sur le Spa Nordik de Chelsea, à une quinzaine de minutes de Gatineau. Une fois sur place, on a tourné en rond pendant une vingtaine de minutes dans un stationnement trop rempli avant de trouver une place et de finalement se faire dire que le site est à sa pleine capacité. On nous propose de nous mettre sur une liste d’attente d’environ deux heures, mais on décide plutôt de retourner à l’hôtel et de profiter de la piscine.

Samedi 19h – Bistro brasserie Gainsbourg

Pour souper, on reste du côté de Gatineau et on s’attable au bistro brasserie Gainsbourg. Mon choix s’arrête sur une entrée de rillettes de canard avec croûtons et chutney d’oignons et canneberges, puis sur le pâté chinois au canard confit, avec une blanche de Chelsea. Très bruyant comme endroit, mais la nourriture était délicieuse.

Samedi soir – Casino

On termine la soirée en tentant notre chance au Casino du Lac-Leamy, qui communique directement avec notre hôtel.

Dimanche 10h – Brunch au Banco Bistro

Situé au troisième étage du casino, le restaurant Banco Bistro sert le brunch dès 10h le dimanche. Pour 21$ par personne, c’est plutôt raisonnable considérant l’abondance de choix sous forme buffet: œuf brouillés et bénédictines, jambon et rôti de bœuf, pizza déjeuner, viennoiseries, yogourt et granola en verrines, gaufres, fruits frais, etc.

Dimanche 12h – Rideau Hall

On repasse du côté ontarien pour visiter Rideau Hall, la résidence officielle de la gouverneure générale du Canada. Étant en basse saison, j’avais pris soin de réserver une visite en français quelques jours en avance. Cinq minutes avant l’heure prévue, notre guide Kevy nous rejoint à l’extérieur et commence déjà à répondre à nos questions. Il nous montre ensuite la patinoire extérieure ouverte au public, puis on s’engouffre dans la résidence par le sous-sol, où on doit se soumettre au contrôle de sécurité.

Une fois dans le hall, les portraits des gouverneurs généraux de nationalité canadienne sont accrochés autour de nous. Kevy nous demande d’en sélectionner un. Je choisis Jeanne Sauvé, la première femme à occuper le rôle de représentante de la reine au Canada. Le guide nous explique alors que c’est grâce à elle que nous sommes là aujourd’hui, puisque c’est Mme Sauvé qui a instauré le programme de visite guidée à Rideau Hall, malgré les menaces de mort proférées à son endroit parce qu’elle était une femme. Ici aussi, les explications de notre guide sont franchement intéressantes.

On passe ensuite dans une petite pièce où sont expliquées les différentes distinctions remises par le gouverneur général puis dans une salle de réception pour le moins étonnante… La salle est non seulement faite sous la forme de chapiteau (!), mais elle est décorée dans une teinte de rose bonbon. Pas très royal, que je me suis dit. Kevy nous explique finalement que cette couleur a été choisie en raison de son caractère apolitique (exit le rouge et le bleu!). On traverse dans un grand salon, puis dans une verrière qui donne sur les serres de Rideau Hall.

La visite se termine par la salle de bal où est accroché le portrait (presque grandeur nature) d’Elizabeth II et où un magnifique lustre du poids d’une voiture berline est suspendu.

La visite de 45 minutes de Rideau Hall est gratuite et met autant de l’avant le côté historique que le rôle de la fonction de gouverneur général.

Dimanche après-midi – Centre-ville

On termine par une petite marche au centre-ville d’Ottawa, entre autres en passant par le quartier chinois, pis on prend la route vers Montréal.

Séjour au Hilton Lac-Leamy de Gatineau

Lors de notre récente escapade d’une fin de semaine en Outaouais et dans la région de la capitale nationale, l’Amoureuse et moi avons séjourné au Hilton Lac-Leamy, prestigieux établissement de Gatineau.

À notre arrivée, vendredi soir, nous avons été rapidement accueillis alors que trois employés étaient derrière le comptoir de la réception. Cinq minutes plus tard, nous avons les clés en main et nous accédons à notre chambre, au troisième étage d’une tour qui en compte 18.

Étant donné la disponibilité des chambres et les prix qui y sont associés, j’ai choisi une chambre avec deux grands lits (on est comme ça, nous: on se sert toujours du deuxième pour mettre valises et vêtements plutôt que d’utiliser la penderie et les tiroirs) et vue sur le lac. La chambre est équipée de deux téléphones, d’un réveil-matin avec socle pour iPhone, d’un téléviseur à écran plat, d’un mini-bar complet et d’une cafetière. La salle de bain, elle, est en marbre et équipée d’un bain-douche.

Quelques minutes à peine après notre arrivée dans la chambre, je reçois un message texte de la réception…

Le samedi midi, un autre texto, cette fois pour nous demander comment se déroule notre séjour jusqu’à maintenant sur une échelle de 1 à 10. Cette façon de faire est grandement appréciée: l’hôtel s’informe sans nous déranger en appelant à la chambre, par exemple.

Parlant de dérangement, nous avons trouvé la chambre tranquille, reposante, bien insonorisée. Le lit était pour sa part très confortable.

Quant aux installations, nous avons profité des piscines intérieure et extérieure chauffées, de même que du bain à remous intérieur et du sauna sec. On apprécie particulièrement de pouvoir se baigner dans la piscine extérieure sans geler: on y entre de l’intérieur de l’hôtel par un petit portillon (voyez la vidéo sur la page Facebook Hugo autour du monde). Il manquait toutefois de chaises autour de la piscine.

Côté restaurant, le petit déjeuner n’était pas inclus dans le prix de la chambre, mais nous nous sommes attablés au Banco Bistro du Casino du Lac-Leamy (on y accède directement de l’hôtel, sans sortir à l’extérieur) pour le brunch du dimanche matin. Belle variété de plats à volonté et excellent service pour 21$ par personne, ce qui est tout à fait raisonnable.

En résumé…

On aime:

– Le service attentionné et la volonté du personnel de faire en sorte que tout soit parfait.

– La situation géographique de l’hôtel, au carrefour des autoroutes 5 et 50, qui permet de passer de Gatineau à Ottawa en très peu de temps.

On aime moins:

– Le stationnement est gratuit, mais l’hôtel partage son stationnement avec le Casino du Lac-Leamy. Autant le vendredi que le samedi soir, nous avons mis plusieurs minutes pour trouver un espace disponible. Il y a bien un service de valet, mais à 20$ par jour.

Hôtel Oui GO! : confort et service impeccable

Lors de notre récent séjour à Trois-Rivières, l’Amoureuse et moi avons séjourné à l’Hôtel Oui GO!, au centre-ville, qui nous a charmé par son décor, son confort, mais surtout son service irréprochable.

Situé à quelques pas à peine du fleuve, l’hôtel-boutique est aménagé dans un bâtiment patrimonial de trois étages, l’édifice Balcer, qui témoigne encore aujourd’hui de son histoire (jadis propriété de la Banque de Montréal, on voit encore des portes de voûte). Le rez-de-chaussée est non seulement occupé par la réception de l’hôtel, mais aussi par une charmante boutique, Le brun en ville, qui vend des produits locaux, des antiquités et autres produits (comme les bonbons que nous mangions quand nous étions jeunes) qui nous ramènent des années en arrière.

L’Hôtel Oui GO! occupe le reste de l’immeuble alors que ses 16 chambres sont réparties au deuxième et troisième étage. D’un style plutôt épuré et contemporain, l’hôtel est invitant et accueillant. En plus de l’ameublement standard (dont un grand lit), notre chambre était équipée d’une douche complète, d’un coffret de sûreté, d’un mini-réfrigérateur et d’une cafetière Nespresso avec quelques capsules (on aime!). Mention spéciale aux gigantesques fenêtres qui laissent entrer beaucoup de lumière naturelle dans la chambre. Le lit était confortable, quoique un peu trop raide à notre goût. Simple coïncidence ou insonorisation de qualité, nous n’avons absolument rien entendu autant en provenance de l’intérieur que de l’extérieur.

Le petit déjeuner inclus dans le prix de la chambre nous a aussi surpris. Aussitôt installés à une table, le personnel se précipite pour nous offrir jus d’orange, café filtre ou de spécialité et même chocolat chaud avec guimauves. On nous amène d’abord une planche à partager sur laquelle se trouve fromage, raisins, noix et fruits séchés avec une petite salade de fruits dans un ramequin. Vient ensuite un choix entre deux yogourt, une sélection de viennoiseries et une variété de pains qu’on nous sert avec trois sortes de confitures. Ici aussi, une mention spéciale: pains et viennoiseries, qui sont délicieux, proviennent de boulangeries locales.

Au moment de partir, le personnel s’est une fois de plus montré attentionné en s’informant sur notre séjour, en recueillant nos commentaires et en nous souhaitant un bon retour à la maison. Note pour le service: 100%.

Finalement, l’Hôtel Oui GO! est très bien situé alors que de nombreux restaurants (dont le steakhouse L’air bête; un apportez votre vin à l’ambiance agréable), cafés et autres commerces se trouvent à distance de marche. La vieille prison, dont la visite est une expérience unique, se trouve quant à elle à cinq minutes à peine.

Seul bémol, l’hôtel ne dispose pas d’un ascenseur, mais, soyez rassurés, le personnel se fait un devoir de vous offrir son aide pour monter et descendre vos bagages.

Notre verdict: on y retourne, sans aucun doute.

Vieille prison de Trois-Rivières: une expérience hors du commun

Lorsque l’Amoureuse m’a annoncé qu’elle me «kidnappait» pour la fin de semaine pour m’amener dans une destination surprise, j’étais loin de me douter que je commencerais mon séjour derrière les barreaux.

C’est pourtant là que nous nous sommes retrouvés en ce samedi après-midi glacial de février: au coeur de la vieille prison de Trois-Rivières. Nous franchissons d’abord un corridor frigorifique qui nous fait passer du Musée québécois de culture populaire au vieux bâtiment de pierre, on fait ensuite entrer notre groupe dans une petite pièce, puis la lourde porte de métal se referme derrière nous en faisant un bruit qui nous fait sursauter.

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L’homme aux nombreux tatouages et au crâne rasé qui nous accompagne se présente: Réjean, «mais vous pouvez m’appeler Réj, si vous voulez». Quinquagénaire au look motard, c’est cet ex-détenu qui nous guidera dans notre visite. En effet, qui de mieux que celui qui a «habité» la prison pour nous faire vivre cette expérience? Personne.

Réjean met longuement la table avant de commencer la visite. Il nous rappelle à quel point la vie peut basculer rapidement; à quel point celui qui ne pensait jamais aller en prison peut se retrouver derrière les barreaux plus vite qu’il ne le pense. L’homme nous raconte entre autres comment, lui, à 17 ans, s’est retrouvé entre ces murs pour purger une peine d’un mois et demi pour avoir voulu «impressionner une fille». Sa vie a toutefois basculé et ce n’est que plusieurs années plus tard qu’il a finalement pu recouvrer sa liberté.

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Puis, la visite se met en branle. Réjean nous raconte à quel point les conditions de détention étaient difficiles, ici, notamment en matière de salubrité. Originalement conçue pour une quarantaine de détenus, la prison, opérationnelle de 1822 à 1986, en a parfois accueillis 130. Ça fait beaucoup de monde dans un bâtiment muni de seulement deux toilettes… pour le personnel. En effet, les détenus étaient forcés d’uriner et de déféquer dans des seaux.

Notre guide ne mâche pas ses mots. Ses propos sont crus. Malgré son grand sens de l’humour, il semble encore aujourd’hui marqué par ce qu’il a vécu entre ces murs. Des salles communes aux cellules en passant par les dortoirs où s’entassaient 18 détenus, Réjean refuse de parler de certaines choses ou d’entrer dans des pièces qui lui rappellent de durs souvenirs. «Vous pouvez y aller, prendre des photos si vous voulez, mais moi je ne rentre pas là», nous a-t-il dit.

La visite se termine au sous-sol, l’endroit où se trouvait le «trou». Ici, le sol n’est que terre battue et il n’y a aucune lumière. L’ex-détenu fait état de la vermine qu’on y trouvait, mais surtout des puces qui menaient la vie dure à ses pensionnaires. Encore fixées au mur, des chaînes de contention témoignent du passé de l’endroit.

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Pour Réjean, le constat est clair: «La prison, ce n’est pas bon pour personne», lâche-t-il. Ni pour les détenus, ni pour le personnel. Sous son apparence de dur à cuire, celui qui se décrit comme un «grand sensible» termine en racontant ce qui l’a sauvé, ce qui l’a remis sur le droit chemin: la zoothérapie, son chien Bijou qu’il a adopté en lui promettant de ne jamais l’abandonner.

De retour à l’entrée du musée, on est non seulement satisfaits de la visite, de son côté historique, mais aussi d’avoir fait connaissance de cet homme, aujourd’hui camionneur, qui partage si ouvertement son histoire. Merci Réj!

Vieille prison de Trois-Rivières au Musée québécois de culture populaire:

  • Prix: 15$ par adulte, 10$ pour un enfant de 12 à 17 ans (les enfants de moins de 12 ans ne sont pas admis)
  • Durée: environ 75 minutes

Aura: magie à la Basilique Notre-Dame

C’est l’un des endroits prisés par les touristes à Montréal: la Basilique Notre-Dame. J’ai beau habiter la métropole depuis 14 ans, je pense que je n’y avais pas mis les pieds depuis ce temps, ma dernière visite remontant sans doute à mon enfance.

Il aura finalement fallu Aura, l’expérience créée par Moment Factory dans le cadre des célébrations du 375e anniversaire de Montréal, pour me ramener à l’intérieur des murs de cette église qui trône au coeur du Vieux-Montréal.

Aura se divise en deux segments distincts. Les visiteurs pénètrent d’abord dans la Basilique et sont invités à en faire le tour pour découvrir certaines de ses oeuvres mises en évidence par la technologie de Moment Factory. Avec ces lumières venues d’on ne sait où, les toiles semblent prendre vie devant nos yeux. C’en est déroutant et on se laisse rapidement charmer.

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Puis, arrive le véritable spectacle avec son volet immersif où projections, sons et lumières sont au rendez-vous. Les visiteurs prennent alors place dans les bancs de la Basilique (le billet ne donne aucune place assignée) pour le deuxième volet d’une vingtaine de minutes au cours duquel se succèdent divers tableaux.

J’avoue avoir été complètement subjugué par celui mettant en scène les quatre saisons et où le toit de la Basilique Notre-Dame semble soudainement être fait de verre. On aperçoit tour à tour des arbres dénudés qui deviennent verts, ensuite des feuilles multicolores partir au vent, puis des flocons de neige tomber sur la métropole. Le tableau mettant en scène un orage est tout aussi fascinant et réaliste.

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Plus qu’une simple expérience, Aura fait vivre aux spectateurs un moment magique que ces derniers souhaitaient assurément poursuivre de longues minutes. À la fin du spectacle, personne ne s’est levé, tout le monde étant visiblement encore envouté.

Aura est assurément un arrêt obligatoire si vous habitez Montréal ou si vous passez par la métropole.

Aura:

  • 24,50$ par adulte
  • Durée approximative de 40 minutes
  • Du mardi au samedi (deux représentations le vendredi et le samedi soir)