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Hôtel Oui GO! : confort et service impeccable

Lors de notre récent séjour à Trois-Rivières, l’Amoureuse et moi avons séjourné à l’Hôtel Oui GO!, au centre-ville, qui nous a charmé par son décor, son confort, mais surtout son service irréprochable.

Situé à quelques pas à peine du fleuve, l’hôtel-boutique est aménagé dans un bâtiment patrimonial de trois étages, l’édifice Balcer, qui témoigne encore aujourd’hui de son histoire (jadis propriété de la Banque de Montréal, on voit encore des portes de voûte). Le rez-de-chaussée est non seulement occupé par la réception de l’hôtel, mais aussi par une charmante boutique, Le brun en ville, qui vend des produits locaux, des antiquités et autres produits (comme les bonbons que nous mangions quand nous étions jeunes) qui nous ramènent des années en arrière.

L’Hôtel Oui GO! occupe le reste de l’immeuble alors que ses 16 chambres sont réparties au deuxième et troisième étage. D’un style plutôt épuré et contemporain, l’hôtel est invitant et accueillant. En plus de l’ameublement standard (dont un grand lit), notre chambre était équipée d’une douche complète, d’un coffret de sûreté, d’un mini-réfrigérateur et d’une cafetière Nespresso avec quelques capsules (on aime!). Mention spéciale aux gigantesques fenêtres qui laissent entrer beaucoup de lumière naturelle dans la chambre. Le lit était confortable, quoique un peu trop raide à notre goût. Simple coïncidence ou insonorisation de qualité, nous n’avons absolument rien entendu autant en provenance de l’intérieur que de l’extérieur.

Le petit déjeuner inclus dans le prix de la chambre nous a aussi surpris. Aussitôt installés à une table, le personnel se précipite pour nous offrir jus d’orange, café filtre ou de spécialité et même chocolat chaud avec guimauves. On nous amène d’abord une planche à partager sur laquelle se trouve fromage, raisins, noix et fruits séchés avec une petite salade de fruits dans un ramequin. Vient ensuite un choix entre deux yogourt, une sélection de viennoiseries et une variété de pains qu’on nous sert avec trois sortes de confitures. Ici aussi, une mention spéciale: pains et viennoiseries, qui sont délicieux, proviennent de boulangeries locales.

Au moment de partir, le personnel s’est une fois de plus montré attentionné en s’informant sur notre séjour, en recueillant nos commentaires et en nous souhaitant un bon retour à la maison. Note pour le service: 100%.

Finalement, l’Hôtel Oui GO! est très bien situé alors que de nombreux restaurants (dont le steakhouse L’air bête; un apportez votre vin à l’ambiance agréable), cafés et autres commerces se trouvent à distance de marche. La vieille prison, dont la visite est une expérience unique, se trouve quant à elle à cinq minutes à peine.

Seul bémol, l’hôtel ne dispose pas d’un ascenseur, mais, soyez rassurés, le personnel se fait un devoir de vous offrir son aide pour monter et descendre vos bagages.

Notre verdict: on y retourne, sans aucun doute.

Vieille prison de Trois-Rivières: une expérience hors du commun

Lorsque l’Amoureuse m’a annoncé qu’elle me «kidnappait» pour la fin de semaine pour m’amener dans une destination surprise, j’étais loin de me douter que je commencerais mon séjour derrière les barreaux.

C’est pourtant là que nous nous sommes retrouvés en ce samedi après-midi glacial de février: au coeur de la vieille prison de Trois-Rivières. Nous franchissons d’abord un corridor frigorifique qui nous fait passer du Musée québécois de culture populaire au vieux bâtiment de pierre, on fait ensuite entrer notre groupe dans une petite pièce, puis la lourde porte de métal se referme derrière nous en faisant un bruit qui nous fait sursauter.

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L’homme aux nombreux tatouages et au crâne rasé qui nous accompagne se présente: Réjean, «mais vous pouvez m’appeler Réj, si vous voulez». Quinquagénaire au look motard, c’est cet ex-détenu qui nous guidera dans notre visite. En effet, qui de mieux que celui qui a «habité» la prison pour nous faire vivre cette expérience? Personne.

Réjean met longuement la table avant de commencer la visite. Il nous rappelle à quel point la vie peut basculer rapidement; à quel point celui qui ne pensait jamais aller en prison peut se retrouver derrière les barreaux plus vite qu’il ne le pense. L’homme nous raconte entre autres comment, lui, à 17 ans, s’est retrouvé entre ces murs pour purger une peine d’un mois et demi pour avoir voulu «impressionner une fille». Sa vie a toutefois basculé et ce n’est que plusieurs années plus tard qu’il a finalement pu recouvrer sa liberté.

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Puis, la visite se met en branle. Réjean nous raconte à quel point les conditions de détention étaient difficiles, ici, notamment en matière de salubrité. Originalement conçue pour une quarantaine de détenus, la prison, opérationnelle de 1822 à 1986, en a parfois accueillis 130. Ça fait beaucoup de monde dans un bâtiment muni de seulement deux toilettes… pour le personnel. En effet, les détenus étaient forcés d’uriner et de déféquer dans des seaux.

Notre guide ne mâche pas ses mots. Ses propos sont crus. Malgré son grand sens de l’humour, il semble encore aujourd’hui marqué par ce qu’il a vécu entre ces murs. Des salles communes aux cellules en passant par les dortoirs où s’entassaient 18 détenus, Réjean refuse de parler de certaines choses ou d’entrer dans des pièces qui lui rappellent de durs souvenirs. «Vous pouvez y aller, prendre des photos si vous voulez, mais moi je ne rentre pas là», nous a-t-il dit.

La visite se termine au sous-sol, l’endroit où se trouvait le «trou». Ici, le sol n’est que terre battue et il n’y a aucune lumière. L’ex-détenu fait état de la vermine qu’on y trouvait, mais surtout des puces qui menaient la vie dure à ses pensionnaires. Encore fixées au mur, des chaînes de contention témoignent du passé de l’endroit.

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Pour Réjean, le constat est clair: «La prison, ce n’est pas bon pour personne», lâche-t-il. Ni pour les détenus, ni pour le personnel. Sous son apparence de dur à cuire, celui qui se décrit comme un «grand sensible» termine en racontant ce qui l’a sauvé, ce qui l’a remis sur le droit chemin: la zoothérapie, son chien Bijou qu’il a adopté en lui promettant de ne jamais l’abandonner.

De retour à l’entrée du musée, on est non seulement satisfaits de la visite, de son côté historique, mais aussi d’avoir fait connaissance de cet homme, aujourd’hui camionneur, qui partage si ouvertement son histoire. Merci Réj!

Vieille prison de Trois-Rivières au Musée québécois de culture populaire:

  • Prix: 15$ par adulte, 10$ pour un enfant de 12 à 17 ans (les enfants de moins de 12 ans ne sont pas admis)
  • Durée: environ 75 minutes

Aura: magie à la Basilique Notre-Dame

C’est l’un des endroits prisés par les touristes à Montréal: la Basilique Notre-Dame. J’ai beau habiter la métropole depuis 14 ans, je pense que je n’y avais pas mis les pieds depuis ce temps, ma dernière visite remontant sans doute à mon enfance.

Il aura finalement fallu Aura, l’expérience créée par Moment Factory dans le cadre des célébrations du 375e anniversaire de Montréal, pour me ramener à l’intérieur des murs de cette église qui trône au coeur du Vieux-Montréal.

Aura se divise en deux segments distincts. Les visiteurs pénètrent d’abord dans la Basilique et sont invités à en faire le tour pour découvrir certaines de ses oeuvres mises en évidence par la technologie de Moment Factory. Avec ces lumières venues d’on ne sait où, les toiles semblent prendre vie devant nos yeux. C’en est déroutant et on se laisse rapidement charmer.

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Puis, arrive le véritable spectacle avec son volet immersif où projections, sons et lumières sont au rendez-vous. Les visiteurs prennent alors place dans les bancs de la Basilique (le billet ne donne aucune place assignée) pour le deuxième volet d’une vingtaine de minutes au cours duquel se succèdent divers tableaux.

J’avoue avoir été complètement subjugué par celui mettant en scène les quatre saisons et où le toit de la Basilique Notre-Dame semble soudainement être fait de verre. On aperçoit tour à tour des arbres dénudés qui deviennent verts, ensuite des feuilles multicolores partir au vent, puis des flocons de neige tomber sur la métropole. Le tableau mettant en scène un orage est tout aussi fascinant et réaliste.

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Plus qu’une simple expérience, Aura fait vivre aux spectateurs un moment magique que ces derniers souhaitaient assurément poursuivre de longues minutes. À la fin du spectacle, personne ne s’est levé, tout le monde étant visiblement encore envouté.

Aura est assurément un arrêt obligatoire si vous habitez Montréal ou si vous passez par la métropole.

Aura:

  • 24,50$ par adulte
  • Durée approximative de 40 minutes
  • Du mardi au samedi (deux représentations le vendredi et le samedi soir)

Tonga Lumina: la nouvelle expérience de l’été à Mont-Tremblant

Depuis quelques années, la compagnie québécoise Moment Factory multiplie ses réalisations aux quatre coins de la province. Après Foresta Lumina (Coaticook), Anima Lumina (Zoo sauvage de Saint-Félicien) et Nova Lumina (Chandler), c’était au tour de Mont-Tremblant, cet été, d’obtenir son parcours nocturne illuminé: Tonga Lumina.

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Cette fois, la compagnie à qui on doit aussi l’illumination du pont Jacques-Cartier, nous amène dans le monde du géant de la montagne, «protecteur ancestral de la faune, de la flore et des rivières».

Tonga Lumina arrive rapidement à créer une ambiance favorable à l’expérience. Dès la noirceur tombée, les visiteurs se voient remettre une amulette qu’ils porteront à leur cou d’un bout à l’autre et qui changera de couleur au fil des différentes étapes. Comme l’entrée se fait au pied des pentes de ski, les visiteurs empruntent ensuite une remontée mécanique qui les amène au début du parcours de 1,5 kilomètre. Plutôt original comme introduction à l’univers du géant!

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C’est à la mi-montagne que se fait véritablement l’immersion dans le monde féérique de Tonga Lumina alors que lumières, projections, effets spéciaux et ambiance sonore se succèdent au fil de la visite qui se déroule entièrement dans la forêt. Si la trame narrative n’est pas toujours évidente à suivre, le dépaysement est en revanche fort réussi. On se croit vraiment dans un autre univers et l’émerveillement est au rendez-vous autant pour les petits que pour les grands. Lors de notre visite, l’ambiance était encore plus surréelle alors qu’un brouillard pesait sur le mont Tremblant.

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À la fin du parcours, les visiteurs suivent un sentier éclairé qui les ramène au village au son apaisant d’un ruisseau qui s’écoule dans la même direction.

Si l’expérience est incontestablement une réussite, le prix a pour sa part de quoi freiner certains aventuriers qui voudraient se lancer sur les traces du géant alors que le prix pour un adulte est de 32$, 20$ pour un adolescent de 13 à 17 ans et 13$ pour un enfant de 6 à 12 ans. En comparaison, Foresta Lumina coûte 24$, Anima Lumina 22,50$ et Nova Lumina 21$. Inutile, donc, de dire que la facture grimpe vite pour une sortie d’une heure avec la petite famille.

Tonga Lumina:

  • 32$ par adulte (incluant toutes les taxes et les frais).
  • Prévoir environ une heure pour faire le parcours.
  • Oubliez les poussettes, les talons hauts, les «gougounes» et autres trucs ou encombrants ou inconfortables. Les sentiers ne sont pas pavés et le dénivelé est parfois prononcé.

Séjour enchanteur au Germain Charlevoix

Ça faisait des années que je rêvais du jour où j’aurais la chance de séjourner à l’hôtel Le Germain Charlevoix (connu sous le nom de La Ferme jusqu’en mai 2015) à Baie-Saint-Paul. Je n’avais entendu que des bons mots au sujet de cet établissement et j’étais particulièrement attiré par le décor.

Lorsque je m’y suis rendu avec l’Amoureuse le week-end dernier j’étais cependant loin de me douter que je vivrais mon plus beau séjour dans un hôtel du Québec jusqu’à maintenant. Et je n’exagère pas. Nous avons été chaleureusement accueillis avant de vivre un séjour parfait à tous les niveaux dans un décor enchanteur et dans une ambiance propice à la détente (peu importe où on se trouvait, on avait toujours tendance à chuchoter ou à parler tout bas pour ne pas troubler la quiétude des lieux).

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La façade du bâtiment principal du Germain Charlevoix

Pour notre séjour de deux nuits, nous avons été hébergés dans une chambre de catégorie supérieure, dans l’immeuble de la Bergerie (les chambres sont divisées en quelques bâtiments). Notre chambre lumineuse au style contemporain avait un petit balcon avec vue sur les champs de même que sur le fleuve, au loin, alors que des effluves d’eucalyptus en provenance du spa se rendaient jusqu’à nous. Le paradis, vous dîtes? À nos pieds, les six bovins de race Highland (des bêtes au look original et vraiment attachantes) broutaient doucement de l’herbe. Le simple fait de prendre mon café sur le balcon, le dimanche matin, a été un moment magique que j’aurais voulu ne jamais voir se terminer. Le grand lit, tout comme la literie, étaient fort confortables, et la chambre d’un calme plat. Idéal pour un sommeil réparateur.

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Notre chambre au look contemporain dans la Bergerie

Mention spéciale aux «petits plus» dans la chambre: une machine à café Nespresso avec quelques capsules gracieusement offertes de même que des thés David’s Tea. On aime!

Nous avons aussi aimé notre après-midi passé au Spa du Verger, à quelques pas à peine de notre chambre. Piscine d’eau chaude, bassin d’eau glacée, saunas sec et humide… tout y est, même une chute à neige pour ceux qui n’ont pas peur du froid. Les installations sont belles, modernes et le calme était au rendez-vous.

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La vue de notre balcon avec les champs, le fleuve au loin et le Spa du Verger (à droite)

Belle surprise, également, en matière de nourriture alors que nous avons pris deux déjeuners et un souper à l’un des deux restaurants de l’hôtel, Les Labours, qui offre une belle vue sur le site avec ses nombreuses fenêtres. L’ambiance y est au rendez-vous avec la cuisine ouverte qui se trouve au centre de la salle. Le buffet du déjeuner était non seulement délicieux, mais la variété de plats était complètement hallucinante (surtout pour le brunch du dimanche), de quoi rassasier les bouches sucrées autant que les amateurs de déjeuner du type «de la construction». Le souper nous a quant à lui surpris de par ses plats savoureux et pour lesquels on accorde visiblement un souci particulier à la présentation qui était de toute beauté. Peu importe le repas, le service y est aussi exceptionnel.

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L’une des sympathiques vaches Highland sur le site de l’hôtel

Une fois le soleil couché, nous avons adoré nous asseoir chaque soir près du feu de camp avec une bonne coupe de rouge. Comme petite attention, le Germain Charlevoix met non seulement des guimauves à faire griller à la disposition de ses clients, mais aussi des kits pour faire des «smores». Un seul mot: wow!

Finalement, je ne commente jamais ça, mais je dois absolument glisser un mot au sujet des petits produits fournis par Le Germain dans la salle de bain. La variété de cinq produits (savon à main, crème hydratante, shampoing, revitalisant et surtout le gel douche, notre coup de coeur) sentait le ciel, rien de moins!!! Ce n’est pas mêlant, on aurait pu passer la journée dans la douche à les utiliser et il a fallu se retenir pour s’empêcher de vider les bouteilles à notre départ (après tout, on est des gens civilisés, mais on aurait quand même aimé pouvoir faire des réserves).  😉

Séjourner au Germain Charlevoix? On y retourne n’importe quand avec la plus grande des excitations!

Le Germain Charlevoix:

  • situé à environ 45 minutes de Québec
  • un petit sentier de marche relie l’hôtel au fleuve Saint-Laurent en une quinzaine de minutes
  • l’hôtel, dont le stationnement est gratuit, est situé à quelques minutes de marche à peine du coeur de Baie-Saint-Paul

L’automne au Québec

L’automne est ma saison préférée. Si, pour certains, cette saison est déprimante ou représente un aperçu trop hâtif de l’hiver qui arrive, pour moi, elle est synonyme de bonheur.

À mes yeux, l’automne c’est le retour à un rythme de vie un peu moins effréné, la bonne bouffe réconfortante, des moments de détente et des températures que j’estime agréables (vous savez, le fait d’être à l’extérieur seulement avec une petite veste quand le fond d’air est frais, mais que le soleil vous réchauffe quand même le visage). 

L’automne, c’est aussi le retour de certains de mes classiques; des sorties que je fais chaque fois que cette période de l’année se pointe le bout du nez.

Festival des couleurs au mont Tremblant

Haaaa, les couleurs. C’est ce qui rend, je trouve, l’automne si beau, si joyeux. Il y a quelques mois, alors que j’étais en avion, ma voisine de siège m’a demandé quelle était selon moi la meilleure période de l’année pour visiter le Canada. Je n’ai pas hésité une seconde: l’automne, pour admirer les couleurs.

Il y en a dans plusieurs régions du Québec, mais j’ai toujours eu un faible pour le Festival des couleurs du mont Tremblant, parce que cette populaire montagne est dans ma région natale, les Laurentides. J’y vais chaque année. Situé à environ 150 kilomètres au nord de Montréal, la montagne est facilement accessible à tous et tant les petits que les grands y trouvent leur compte.


Si vous êtes en forme, vous pouvez vous lancer à l’assaut de la montagne en empruntant les nombreux sentiers. Sinon, la télécabine panoramique vous mènera au sommet à près de 1000 mètres en quelques minutes, quoique le prix soit plutôt dissuasif (plus de 23$ pour les 13 ans et +). Peu importe l’option pour laquelle vous opterez, le paysage, une fois rendu, est magnifique… tant que le temps est clair et que le sommet ne se trouve pas dans les nuages. Si les conditions sont optimales, vous verrez des couleurs à l’infini tout autour de vous.


Si vous n’êtes pas prêt à payer le prix, mais que vous voulez quand même voir les couleurs d’un angle intéressant, vous pouvez toujours vous rabattre sur la télécabine qui relie le village au pied des pentes au versant sud, où se trouve le casino. Gratuite, la liaison est une excellente solution de rechange alors qu’elle traverse la montagne et qu’elle offre une superbe vue sur les alentours.

Parmi mes arrêts préférés lorsque je vais à Tremblant: la chocolaterie Rocky Mountain pour faire quelques réserves et la dégustation d’une traditionnelle Queue de castor à la toujours très achalandée pâtisserie du chemin Kandahar.

Difficile de prévoir le moment idéal pour admirer les couleurs à leur paroxisme, il varie chaque année en raison de la météo. Généralement entre mi-septembre et mi-octobre. 

Jardins de lumière au Jardin botanique de Montréal

Si le Jardin botanique de Montréal est ouvert aux visiteurs tout au long de l’année, il accueille chaque automne un événement bien particulier: les Jardins de lumière alors que des centaines de lanternes chinoises illuminent le jardin de Chine et le jardin japonais.


Cette sortie s’avère pour plusieurs un incontournable autant pour les adultes que pour les enfants. J’y suis allé avec ma filleule de 8 ans il y a quelques années et on peut dire que ça a été un succès puisqu’elle m’en parle encore aujourd’hui. Chaque année, un thème différent est choisi et les lanternes sont fabriquées en Chine avant d’être expédiées à Montréal alors que certaines lanternes des années passées sont aussi réutilisées. Animaux, personnages et autres créatures sont au rendez-vous.


On privilégie une visite une fois la noirceur tombée pendant la semaine parce qu’une visite un vendredi ou un samedi peut rapidement se transformer en cauchemar en raison du nombres de personnes sur place (fait vécu). Si vous y allez en octobre, complétez vote visite par le Grand bal des citrouilles alors que des dizaines de citrouilles décorées avec originalité sont exposées dans une grande serre.

Cueillette de pommes

Mon dernier classique de l’automne: la cueillette de pommes. Ici aussi, ce n’est pas le choix qui manque dans plusieurs régions du Québec, mais, depuis quelques années, je vais toujours aux Vergers Petits et fils, à Mont-Saint-Hilaire.


Non seulement l’endroit à quelques pas à peine du mont Saint-Hilaire est magnifique en automne, mais on retrouve tous les éléments pour passer un bon moment… et prolonger l’expérience de cueillette qui est parfois trop rapide (un sac de pommes est si vite rempli).  

Tour de tracteur pour se rendre dans les vergers, fermette pour le plaisir des enfants, boutique de produits de la pomme, mais aussi – surtout – la petite crêperie où on propose entre autres une pâte à crêpe au cidre de pomme. On aime! Si vous tombez sur une journée un peu plus chaude, ne manquez pas de goûter la « slush » aux pommes, un délicieux rafraîchissement.

Virée gourmande en Gaspésie

Je l’avoue d’emblée, j’ai un peu honte. Avant l’été dernier, je n’avais jamais mis les pieds à l’est de Québec à part une seule fois pour une entrevue d’embauche en 2006 alors que j’avais fait l’aller-retour en une journée entre Montréal et Rivière-du-Loup. J’ai beau me promener autour du monde depuis quelques années, j’ai encore des croutes à manger pour ce qui est de chez nous; au Québec et au Canada.

Vous comprendrez donc que lorsque mon amie Catherine qui habite Matane m’a offert de m’accueillir chez elle pour quelques jours pendant mes vacances estivales, je n’ai pas pu résister. Elle avait comme mission de me faire découvrir son petit coin de pays et ça a été plutôt réussi.

De l’emblématique phare en bordure de la route qui longe le fleuve (qui est aussi le bureau touristique) à la Maison Horace-Bouffard (bâtie en 1896) en passant par le poste d’observation pour la montée du saumon, les activités ont été plutôt diversifiées. J’ai surtout eu un coup de coeur pour les Jardins de Métis, à Grand-Métis, où on peut découvrir 3000 variétés de plantes dans un lieu véritablement enchanteur avec des points de vue hallucinants. Assurément les plus beaux jardins que j’ai eu la chance de voir au Québec. C’est donc un arrêt obligatoire et vous ne devez absolument pas oublier votre appareil photo.

Cela étant dit, une partie de mon séjour à Matane s’est transformé en virée gourmande particulièrement agréable (mon amie avait visiblement bien perçu mes intérêts).

Qui dit Matane, dit bien entendu crevettes! Semble-t-il que je ne pouvais pas quitter la ville sans y avoir goûté et Catherine a trouvé une façon plutôt originale de me convaincre: le crevette général Tao!

Oui, vous avez bien lu. On a fait un arrêt à la poissonnerie Boréalis où se trouve aussi un petit bistro qui revisite le célèbre classique en remplaçant le poulet par des crevettes.

Pour un amateur de nourriture asiatique, la barre était haute, mais j’avoue que j’ai été séduit. C’était délicieux et, malgré la grosse portion, je n’ai pas eu de mal à terminer mon assiette.

Autre arrêt gourmand: le Vignoble Carpinteri de Saint-Ulric. Paradoxalement, il s’agit du vignoble le plus au nord en Amérique, mais à voir le décor on a se croirait plutôt débarqué en Toscane. Non seulement l’accueil est chaleureux, mais on a aussi la chance de visiter les installations avant de passer à l’étape la plus intéressante: la dégustation. Vins blancs, rouges, de glace… Au total, une dizaine de vins à goûter en plus des vinaigres balsamiques et des huiles d’olives aromatisées; le tout gratuitement. Impossible de repartir sans faire quelques achats.

Maintenant, je rêve au jour où j’y retournerai non seulement pour goûter, mais aussi pour y dormir puisque le vignoble a quelques chambres à louer en plus d’une salle de réception.

Finalement, on termine le parcours gourmand à la brasserie artisanale La Fabrique, au centre-ville de Matane, dans une ambiance festive. Leur bière blanche, la Rivière Blanche (5% de style belge non filtrée), était tout simplement parfaite. Côté bouffe, on a partagé une entrée de cornichons frits (que j’aurais pu manger volontiers à moi seul) et je me suis laissé tenter par Lamburger, leur délicieux burger d’agneau. Rien à redire. 

Ça méritait le trajet de quelques heures depuis Montréal!