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Les piscines naturelles de Porto Moniz

Il y a plusieurs raisons de visiter Madère, mais vous ne venez assurément pas ici pour profiter des plages et vous baigner dans l’océan. Si ce sont là vos plans, vous allez être déçus.

À Madère, les plages de sable sont pratiquement inexistantes. Ce sont des falaises, des rochers, des amoncellements de roches qui bordent l’océan. Vaut donc mieux choisir un hébergement avec une piscine (ce que nous avons fait) ou se tourner vers les alternatives qui ne sont, après tout, pas très désagréables.

À quelques pas de notre appartement, par exemple, il y a en bordure de l’eau un espace accessible au public avec des piscines, jeux d’eau pour les enfants et des chaises-longues. Pour 7€ vous avez accès au site et à une chaise-longue pour la journée. L’équivalent de nos piscines publiques, mais en plus agréable.

Mais encore mieux, vous pouvez aller à Porto Moniz, au nord-ouest de l’île, où il y a de magnifiques piscines naturelles. C’est ce que l’Amoureuse et moi avons fait aujourd’hui. Ne reculant devant rien (!), nous avons fait 3h30 d’autobus pour nous y rendre et j’étais très excité à l’idée de la belle journée qui nous attendait. Alors qu’on était encore à quelques kilomètres, je me sentais comme un enfant impatient dans l’autobus. Maintenant, imaginez la face que j’ai fait quand nous sommes arrivés, que j’ai vu qu’il n’y avait personne dans les piscines et que j’ai vu l’affiche « CLOSED » dans la fenêtre de la billetterie. NON! Je n’ai qu’une seule question pour la femme assise de l’autre côté de la vitrine: « Why? ». « Because the water », dit-elle en faisant de grands signes avec les mains.

Ok, je l’avoue, l’océan est plutôt déchaîné. Parfois, les piscines se retrouvent complètement submergées par les vagues qui arrivent en claquant contre les rochers. Mais ce n’est pas parce que je suis un piètre nageur et que j’ai seulement mes deux premiers écussons en natation que je suis moins déçu!

L’Amoureuse et moi allons nous installer sur la terrasse du restaurant (qui donne sur les piscines fermées) tout près pour dîner. Question de tourner le fer dans la plaie ou ayant espoir qu’ils rouvrent finalement leurs portes. On mange et cale un verre pichet de sangria pour faire passer la déception. En plus, on est pris ici parce que le prochain bus qui retourne à Funchal est à 16h.

Après le dîner, on marche sur la terrasse qui longe la falaise et on remarque, un peu plus loin, une autre piscine naturelle et 4-5 personnes qui s’y baignent! Es-poir!!! On s’approche et on voit que le chemin qui mène à la piscine est barré par un cordon avec une affiche sur laquelle on peut lire « Proibida a passagem » avec une main dans un cercle rouge, mais comme notre portugais n’est pas encore très bon (🙄), on a passé sous la corde pour rejoindre les autres et on s’est organisé un vestiaire « homemade » avec des serviettes pour se changer à l’abri des regards indiscrets.

On a donc pu se baigner dans l’eau salée dans un décor exceptionnel… et plus sécuritaire que l’autre endroit. L’eau était un peu fraîche, mais une fois à l’intérieur, c’était juste parfait!

On n’était quand même pas pour avoir fait toute cette route sans se baigner. Finalement, plusieurs dizaines de personnes nous ont imités.

Vive l’effet d’entraînement! D’ailleurs, on doit être sur des centaines de photos parce que tous les autres touristes qui passaient sur le petit pont au-dessus de la piscine photographiaient ceux qui se baignaient.

Ça a donc été un bel après-midi de relaxation dans un endroit remarquable. On ne regrette pas d’avoir fait toute cette route pour vivre ça!

Autobus entre Funchal et Porto Moniz:

  • 12€ aller-retour
  • Seulement deux départs et deux retours pendant la semaine (circuits 80 et 139); un seul départ et un seul retour la fin de semaine.
  • Environ 3h30 pour se rendre et 1h50 pour revenir, si vous choisissez l’autobus express.

« Fun Facts » au sujet de Madère:

  • L’île a été « mise sur la map » par l’ancien premier ministre britannique Winston Churchill qui est venu ici. Après sa visite, le tourisme s’est grandement développé.
  • Tout comme à Lisbonne, les côtes sont à l’honneur, ici. Non seulement elles font travailler notre cardio, mais aussi le moteur (et les freins) des autobus. Ça sentait le brûlé, aujourd’hui! D’ailleurs, on a toujours de la difficulté à croire que des autobus puissent emprunter certaines des routes qui sont si étroites et d’autres qui ne sont qu’un enchaînement de virages serrés.