Séjour à L’Estérel Resort & Spa

Continuellement en quête de petites escapades, l’Amoureuse et moi avons visité un nouvel endroit la fin de semaine dernière: L’Estérel Resort & Spa. Bien que dans ma région d’origine, les Laurentides, je n’avais jamais visité cet endroit réputé à environ 1h15 au nord de Montréal.

C’est donc par un vendredi soir que nous avons quitté la ville pour un séjour de deux nuits. Dès notre arrivée, nous avons été chaleureusement accueillis par le valet, Andrew, qui est venu à notre rencontre au débarcadère, face à l’hôtel, avant de proposer son aide pour transporter l’une de nos valises.

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Après un bref passage à la réception, nous avons pu découvrir notre chambre, qui s’est avérée être l’attrait principal de l’hôtel. Parce qu’à L’Estérel Resort & Spa, il n’y a pas de chambres standards, mais seulement des suites entièrement équipées pour accueillir une petite famille.

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La nôtre, avec vue sur le magnifique lac, était située dans la section Évolution (il y a deux sections: Émotion et Évolution) et était dotée d’un très grand lit, d’un foyer au gaz trois faces (dont on a abusé, malgré les températures clémentes du printemps), de deux téléviseurs (un côté chambre et un côté salon), d’un grand sofa en plus de deux divans individuels et d’une cuisinette complète (une table, quatre chaises, mini réfrigérateur, petit four, micro-ondes, cafetière Nespresso et vaisselle pour quatre personnes). Il y avait même un lit escamotable caché derrière le miroir du salon.

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Notre suite était aussi dotée d’une spacieuse salle de bain avec un grand bain et une douche et d’une terrasse avec une petite table et deux chaises. Bref, toutes les commodités pour passer un excellent séjour dans le confort.

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Notre première nuit a d’ailleurs été des plus relaxantes: un lit confortable et le calme régnait dans l’hôtel (bémol pour la deuxième nuit alors que la musique de l’une des réceptions organisées sur place s’est fait entendre jusqu’à au moins 1h30 du matin).

Spa Lido

Le lendemain de notre arrivée, nous avons profité du Lido, le spa de l’hôtel avec vue sur le lac (accès inclus dans le prix de la chambre), où se trouvent des bains chauds, un bain froid, une chute nordique, deux piscines, un sauna humide, deux saunas secs et des espaces détente avec feu.

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L’endroit est agréable, mais pas si relaxant, car ouvert à tous et sans aucune règle demandant aux visiteurs de garder le silence ou de parler à voix basse. Deux des quatre bains chauds sont réservés aux adultes et c’est tout. Sinon, l’ensemble des installations est réservé aux personnes de 18 ans et + de 21h à 23h. Ça reste plaisant en journée, mais gardez en tête qu’on n’y va pas pour la tranquillité…

Par ailleurs, un centre Amerispa offre des traitements sur place, mais nous n’en avons pas profité.

Restaurant ROK

Le soir venu, nous nous sommes attablés à l’un des restaurants de l’hôtel, le ROK, où sont proposés de grillades cuites sur une pierre volcanique chauffée.

L’Amoureuse a opté pour la macreuse de boeuf, alors que j’ai choisi le médaillon de cerf rouge des Appalaches. La pièce de viande arrive crue et c’est ensuite à vous à la découper et à la cuire selon votre goût. Tous les plats sont servis avec des légumes grillés, des pommes de terre grelots et une sauce au vin.

Le repas était non seulement délicieux, mais le service était parfait.

Si vous avez le goût de visiter L’Estérel Resort & Spa, sachez que vous devrez sans doute planifier votre séjour à l’avance. L’hôtel est visiblement victime de son succès parce que nous avons eu toute la misère du monde à réserver! Nous avions d’abord l’intention de nous y rendre pendant l’hiver, mais lorsque j’ai appelé, les fins de semaine étaient complètes pour les deux prochains mois.

Visite de l’univers d’Harry Potter à Universal Studios en Floride

Après m’avoir «kidnappé» pour une fin de semaine l’an dernier, l’Amoureuse parfaite a récidivé cette année, mais avec un projet beaucoup plus ambitieux. Pour mes 35 ans, elle m’a avisé de réserver la fin de semaine de quatre jours de Pâques et elle m’a donné comme seul indice, trois jours d’avance, que nous devions être à l’aéroport pour 5h du matin le vendredi.

Comme elle s’est elle-même occupée de faire ma valise, ce n’est qu’une fois rendu à Montréal-Trudeau que j’ai appris où nous partions: Orlando, en Floride. Ma face valait 100$ (vidéo ici)!

Le samedi, nous avons visité le parc Magic Kingdom de Disney et le dimanche nous nous sommes rendus à Universal Studios, à quelques minutes à peine de notre hôtel. Nous avions eu énormément de plaisir à visiter le parc d’Universal Studios Hollywood à l’été 2014 et, cette fois, j’avais particulièrement hâte de découvrir The Wizarding World of Harry Potter; l’univers du célèbre sorcier. Et la visite valait la peine!

Attention, toutefois: si vous voulez voir l’ensemble du monde d’Harry Potter, vous devez non seulement acheter un billet pour Universal Studios, mais aussi un pour Universal’s Islands of Adventure, le parc voisin, puisque l’attraction qui attire les foules a été divisée en deux. Hey oui, déjà que le billet d’entrée n’est pas donné, Universal vous oblige à mettre la main dans votre poche deux fois plutôt qu’une. Une bonne façon de faire de l’argent parce que, oui, les prix sont vertigineux!

Cela étant dit,  force est d’admettre que c’est réussi: la magie opère réellement! Pour une expérience dans le bon ordre chronologique, il faut d’abord se rendre à la gare de King’s Cross, qui se trouve à Universal Studios. De là, on se rend à la plateforme 9 3/4 en passant, comme dans les films, «à travers» un mur de briques.

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Parce que, oui, ils ont réussi à créer un effet visuel qui donne l’impression que les visiteurs sont vraiment aspirés de l’autre côté. Puis, on se retrouve enfin face au célèbre Poudlard Express, un train sur rail qui, le temps d’un bref voyage, nous transporte à la gare de Pré-au-Lard qui se trouve en fait dans Universal’s Islands of Adventure. Une fois à bord, on découvre que la «fenêtre» de la cabine est en fait un écran qui s’anime dès que le train se met en marche. On voit donc défiler un décor pendant que, de l’autre côté, on aperçoit l’ombre d’Harry et de ses amis qui passent dans le corridor et qui s’arrêtent pour parler devant la porte de notre cabine. Très réussi!

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Une fois à destination, on découvre non seulement Pré-au-Lard et certaines des célèbres boutiques de l’univers d’Harry Potter dans un décor identique à ce qui nous a été présenté dans les films (c’est le temps de vous acheter une «bièraubeurre»), mais aussi le château de Poudlard qui trône au sommet d’un rocher avec, à ses côtés, la forêt interdite.

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À l’intérieur du château se trouve l’attraction «Harry Potter and the Forbidden Journey» qui est d’un réalisme exceptionnel. L’expérience débute par un voyage de «poudre de cheminette» qui en fera voir de toutes les couleurs au visiteur alors que ce dernier a entre autres l’impression de voler sur un ballet, de prendre part à un match de quidditch, sans compter la rencontre avec les détraqueurs. La technologie utilisée, un mélange entre des éléments réels et des projections sur des écrans sphériques, arrive à nous convaincre que nous sommes bel et bien à Poudlard. Cette partie du parc accueille également l’attraction «Flight of Hippogriff», des montagnes russes pour les enfants, alors que la toute nouvelle aventure «Hagrid’s Magical Creatures Motorbike Adventure» sera inaugurée en juin prochain.

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On remonte ensuite à bord du Poudlard Express qui nous ramène à «Londres», du côté de Universal Studios, en nous proposant un autre décor par la fenêtre du train. C’est à cet endroit que se trouve Gringotts, la banque des sorciers, qui, dans l’univers d’Harry Potter, se trouve sur le chemin de Traverse. Cette fois, nous avons la chance de prendre part à «Harry Potter and the Escape from Gringotts», un parcours en partie composé de montagnes russes et de projections en 3D alors qu’on s’assoit à bord un chariot comme celui dans lequel prend place Harry Potter dans les films. Encore une fois, le réalisme est frappant!

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C’est donc une aventure qui envoutera les petits comme les grands. Je ne compte plus les petits sorciers et sorcières, baguette en main et vêtus d’une toge de Gryffondor, que nous avons croisés ce jour-là.

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Bien entendu, Harry Potter est souvent synonyme de longues files d’attente. La patience est donc de mise pour tous. J’adore toutefois le concept d’Universal Studios qui, contrairement à Disney, a une file «Single Riders» pour la plupart de ses attractions les plus populaires, ce qui permet souvent de passer d’une attente de plusieurs dizaines de minutes à quelques minutes à peine. Comme l’Amoureuse n’est pas une grande fan de manèges, j’ai utilisé cette façon de faire, ce qui m’a permis de rentabiliser encore plus ma journée. Une fin de semaine mémorable pour mon 35e anniversaire!

«Cabane à pommes»: décadent du début à la fin

Au Québec, printemps rime bien entendu avec cabane à sucre! Il y a des dizaines et des dizaines de cabanes classiques dans la plupart des régions, mais il y a aussi de plus en plus de cabanes qui se démarquent par leur menu, mais aussi par l’expérience qu’elles proposent.

Parmi elles, la «cabane à pommes à l’érable» de Labonté de la pomme, à Oka, dans les Basses-Laurentides. Située à environ 45 minutes de Montréal, l’Amoureuse et moi avons décidé de nous y rendre après avoir vu des photos de leurs plats passer sur les réseaux sociaux.

Je m’attendais à une grosse cabane un peu impersonnelle, mais j’ai été agréablement surpris de vivre l’inverse: la salle n’est pas trop grande et nous avons été chaleureusement accueillis dès notre arrivée. On nous a assigné une petite table pour deux près d’une fenêtre avant de nous offrir eau, café, un verre de pétillant aux pommes (si bon que nous avons acheté une bouteille dans la petite boutique attenante pour déguster pendant le repas) et les excellentes «oreilles de crisses» pas trop salées.

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Nous salivions déjà à lire le menu et je peux vous dire que nous n’avons pas été déçus. Le premier plat qui nous a été servi est une – très – généreuse portion de soupe à l’oignon incroyablement délicieuse (oignons caramélisés dans le sirop d’érable, croûtons de pain aux pommes, le tout gratiné de fromage Oka). Déjà là, c’était «wow»! J’ai gratté tout le tour du ramequin pour être certain de ne pas laisser de fromage. «Ça commence fort», ai-je lancé à notre serveuse, qui me répondit que nous n’avions «encore rien vu».

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On nous a ensuite amené un mélange printanier de verdure accompagné d’une sauce maison (yogourt, pomme, érable) si bonne que j’aurais pu la boire, ainsi qu’une salade de chou. Puis, une planche sur laquelle on a trouvé du jambon à l’érable fumé au bois de pommier (miam!), des saucisses pomme et bacon glacées à l’érable (qui goûtent le ciel), des fèves au lard et chacun un oeuf mimosa.

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Alors qu’on se demandait comment on ferait pour manger tout ça, on nous a amené le plat de résistance que nous avions choisi lors de la réservation: l’étagé campagnard, un plat sucré salé comprenant des gaufres, du jambon, une touche de pomme et d’érable et, bien entendu, encore du fromage Oka. Un vrai délice!

Soyons honnêtes, c’était IMPOSSIBLE de tout manger. Comme tous les gens autour de nous, on a demandé de petits contenants de carton pour ramener les restes à la maison (on évite en même temps le gaspillage alimentaire).

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Malgré tout, il nous restait encore un service… le dessert qui s’est avéré aussi décadent que le reste du repas. Servi sur un rondin de bois, on nous a présenté une petite coupe comestible dans laquelle se trouvait une boule de crème glacée avec de la tire d’érable puis, à côté, un gâteau renversé pomme et érable (on a demandé un autre contenant de carton).

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Ha oui, j’oubliais… En partant, on vous offre un bâton de bois sur lequel se trouvent deux guimauves et un morceau de gaufre saupoudrés de sucre d’érable à faire dorer sur le feu, à l’extérieur. Comme on n’en pouvait vraiment plus, on les a pris en «take out» et on les fera griller au-dessus du rond de la cuisinière à la maison! 😉

Verdict: vous l’aurez compris, on y retourne sans hésitation! Autant pour les délicieux plats, les produits faits maison que l’excellent service avec le sourire. Le seul «défaut» qu’on y a trouvé: «trop, ce n’est comme pas assez», me suis-je dit en détachant ma ceinture.

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La «cabane à pomme à l’érable» de Labonté de la pomme:

  • du mercredi au dimanche, jusqu’au 28 avril 2019
  • entre 45$ et 55$, tout dépendant du choix du plat de résistance, plus taxes et service, le tout payable lors de la réservation
  • vous pouvez apporter vos boissons alcoolisées

La magie du Winter Festival of Lights de Niagara Falls

S’il y a une chose que j’adore à l’approche de Noël, c’est d’admirer les décorations extérieures, les lumières, un peu partout. Quand j’étais jeune, la maison familiale était toujours la plus belle, la plus lumineuse, de notre rue.

Question de se mettre dans l’ambiance des Fêtes, l’Amoureuse et moi avons pris la route de Niagara Falls, en Ontario, pour assister au Winter Festival of Lights où des millions d’ampoules de toutes les couleurs illuminent la ville.

Ok, c’est vrai, c’est plutôt loin: huit heures de route depuis Montréal, avec les petits arrêts, pour aller voir de « simples » lumières de Noël. Mais, croyez-moi, ça en valait vraiment la peine! Après tout, on a juste une vie à vivre alors pourquoi se priver de sorties du genre?

Le Winter Festival of Lights c’est un parcours de 8 km, majoritairement le long de Niagara Parkway jusqu’à Dufferin Islands, au cours duquel les lumières sont parfois présentées sous forme de personnages ou d’animaux, parfois simplement disposées dans les arbres.

Une navette gratuite permet aux visiteurs de se déplacer entre quatre points du parcours. Quant à nous, nous avons fait le circuit à pied pour nous permettre d’admirer les lumières à notre rythme.

L’un des endroits qui vaut particulièrement le détour est le Floral Showhouse où la serre est remplie de poinsettias rouges et blancs. À l’extérieur, un village miniature a été reconstitué avec un petit train qui tourne en boucle au son de chansons de Noël.

Le plus beau dans tout ça? Le Winter Festival of Lights est gratuit! Des gens à la sortie de Dufferin Islands recueille toutefois les dons des visiteurs.

Tout ça se passe bien entendu dans un magnifique décor, avec les chutes Niagara qui sont aussi impressionnantes de jour que de soir lorsqu’elles sont illuminées. Nous avons aussi eu la chance d’admirer des feux d’artifice, le vendredi soir, au-dessus des chutes (consultez la programmation 2018-2019). Pour les habitués, on est loin de l’International des feux Loto-Québec, à Montréal, mais c’est quand même fort agréable comme moment.

Autres activités

On a bien entendu occupé le reste de notre séjour avec d’autres activités. Nous avons d’ailleurs été agréablement surpris par le côté plutôt abordable de tout ce qu’il y avait à faire.

On a adoré…

Wizard’s Golf, un mini-putt intérieur glow in the dark vraiment très cool sous le thème de la magie. Parmi les 18 trous miniatures les plus chouettes que j’ai eu la chance de jouer. C’est plein de belles couleurs et le parcours est très original. 11$ très bien investis, plaisir assuré.

Niagara SkyWheel, la grande roue qui surplombe Clifton Hill et qui offre une superbe vue à 360 degrés à 53 mètres dans les airs. Nous avons fait notre tour de soir afin d’admirer les chutes illuminées. 13$ qui en valent la peine.

Nous avons adoré notre bref séjour à Niagara Falls. Je n’y avais pas mis les pieds depuis environ 25 ans et ça m’a rappelé de bons souvenirs. Avec toutes les activités, c’est une bonne destination pour un voyage en famille. Pour bien en profiter, nous avons quitté Montréal le vendredi matin avant de repartir le dimanche avant-midi. Si je vous ai convaincu, vous avez jusqu’au 31 janvier 2019 pour profiter du Winter Festival of Lights.

18 jours à Hawaï: mon carnet de notes

Alors que nous terminons un séjour de 18 jours à Hawaï, je partage avec vous mon carnet de notes qui comprend notre itinéraire, nos coups de coeur, des conseils et quelques trucs pour économiser si jamais vous ressentez l’appel du 50e État américain.

Portrait d’un voyage qui nous en a mis plein la vue en nous faisant parcourir (par nous-mêmes seulement) 2400 kilomètres de route.

Oahu (5 nuits)

Sachez d’abord que nous avions acheté un billet d’avion multi-destinations. Pour une soixantaine de dollars supplémentaires, United nous permettait d’arriver à Honolulu et de repartir de Kona, dans l’île d’Hawaï. Une excellente décision qui nous a permis d’économiser temps et argent.

Nous avons été surpris par Honolulu, mais pas nécessairement positivement. La pauvreté y est omniprésente, de même que les problèmes de toxicomanie. Le manque de conscience environnementale nous a aussi marqués, choqués, alors que le recyclage y est pratiquement absent (je revois entre autres les verres de plastique épais qu’on nous a remis pour une boisson en fontaine dans un restaurant et que nous avons mis à la poubelle à contrecœur).

Nous avons cependant été charmés par l’atmosphère et la beauté du paysage un peu partout autour de l’île, dont la North Shore et les fameuses montagnes près du Kualoa Ranch.

Nos coups de coeur:

Moyens de transport utilisés:

  • Uber entre l’aéroport et l’hôtel et vice-versa (dans notre cas, moins cher qu’un service de navette)
  • Autobus pour les déplacements en ville et dans les alentours (pensez à acheter le billet un jour pour 5,50$ US transport illimité).
  • Location d’une voiture pour une journée pour faire le tour de l’île.

Maui (5 nuits)

De magnifiques plages, des montagnes d’un incroyable vert où il fait plus frais; Maui nous a réservé un superbe accueil. Le centre-ville de Lahaina, où nous avions réservé notre Airbnb, était tout simplement charmant avec ses restaurants et ses petites boutiques. On y aurait passé plus de temps.

Nos coups de coeur:

Moyens de transport utilisés:

  • Voiture de location qui s’avère être importante pour visiter. Pour nous, une compacte a suffit.
  • Uber entre notre Airbnb et l’aéroport (dans notre cas, même prix qu’un service de navette, mais plus rapide et flexible).

Big Island (7 nuits)

Certainement l’île la plus américaine, celle où nous avons le moins ressenti l’esprit d’Aloha. Big Island nous a cependant fait rêver avec ses paysages surréels (les coulées de lave un peu partout et le look martien du sommet du Mauna Kea, notamment) qui changent de façon draconienne d’un endroit à l’autre. Les journées y sont souvent longues en raison de la distance à parcourir entre deux points. Étrangement, la ville où nous logions, Kona (la plus touristique de l’île), s’endormait particulièrement tôt alors que la plupart des restaurants fermaient à 20h ou 21h.

Nos coups de coeur:

Moyen de transport utilisé:

  • Véhicule de location. Dans notre cas, un Jeep Wrangler qui coûtait à peine plus cher qu’une compacte. Le 4X4 est vraiment utile pour visiter certaines attractions. Chose certaine, la location d’un véhicule est essentielle pour découvrir l’île.

Conseils pratiques et astuces pour économiser:

  • Pour vos liaisons entre les îles, Hawaiian Airlines est un très bon choix. Plusieurs vols par jour et excellent service (il y a même un service de breuvage sur les vols d’à peine 20 minutes!). Pensez à réserver le plus rapidement possible, les prix ont tendance à augmenter plus la date de votre départ approche. Avant de réserver, adhérez à leur programme de fidélité HawaiianMiles: c’est gratuit et votre bagage enregistré vous coûtera 15$ au lieu de 25$.
  • La location d’une voiture à Hawaï n’est pas toujours abordable. Pensez à vérifier de quelle façon vous pourriez obtenir un rabais (avec votre carte de crédit, CAA-Québec, réservation via Costco, etc.). Pour ce qui est de l’assurance, si vous détenez une police d’assurance automobile au Québec, vous ne devriez pas avoir besoin de souscrire à une assurance supplémentaire (même si on essayera avec insistance de vous en vendre une). Vérifiez auprès de votre assureur. Aussi, au lieu de louer un GPS avec la voiture (souvent autour de 15$ US par jour), pensez à garder votre téléphone intelligent actif. Mon opérateur cellulaire me permettait, pour 7$ par jour, d’utiliser mon forfait comme si j’étais au Québec. Nous avons donc pu utiliser Google Maps comme GPS, consulter les horaires d’autobus et toutes les autres fonctionnalités du téléphone. Pensez toutefois à mettre dans votre valise un chargeur de téléphone pour l’auto ou un bloc de batterie rechargeable (le GPS, « gruge » la batterie de l’appareil assez rapidement). Tant qu’à y être, apportez aussi votre câble audio pour écouter la musique de votre téléphone dans l’auto parce que, souvent, le signal radio n’entre pas très bien.
  • Ce n’est pas toujours facile, mais Hawaï (du moins, à Oahu) est une destination où les réservations d’activités doivent souvent se faire à l’avance… Je pense entre autres au USS Arizona Memorial de Pearl Harbor et aux activités du Kualoa Ranch. Par ailleurs, au Polynesian Cultural Center, vous économisez 10% lorsque vous réservez au moins 10 jours à l’avance.
  • Si vous êtes membre Costco, pensez à apporter votre carte dans l’éventualité où vous auriez l’intention de faire une épicerie pour la durée de votre séjour. Breuvages en canette, bouteilles d’eau, croustilles, pain, viandes pour les sandwichs, etc. vous coûteront beaucoup moins cher.

Ce voyage nous aura surtout rappelé que c’est Dame nature qui contrôle tout. Alors que nos billets étaient achetés depuis des mois, le début de notre séjour a été chamboulé par l’ouragan Lane et le volcan Kilauea nous a empêchés de visiter le Hawaii Volcanoes National Park où je rêvais d’aller. Ce n’est, je l’espère, que partie remise parce qu’il y a encore beaucoup à voir.

En terminant, quelques « fun facts » en vrac:

  • L’alphabet hawaïen ne compte que 12 lettres. Il ne faut donc pas s’étonner d’avoir parfois de la difficulté à prononcer le nom de certaines routes, plages et autres.
  • À Hawaï, on ne roule pas vite! Nous avons vu quelques routes à 60 miles à l’heure à Big Island, mais nulle part ailleurs.
  • C’est fou comme les États-Unis sont « retardés » en matière de technologie. Quand on paye par carte de credit au restaurant, par exemple, ils utilisent encore la bande magnétique (on n’est même pas à l’étape de la puce et, encore moins, du paiement par téléphone) et on doit signer le reçu. Même chose pour le transport en commun, ils sont encore à l’étape de la carte qu’on ne fait que montrer au chauffeur d’autobus. Un soir, un serveur nous a dit: « En Corée, tu peux payer ton autobus avec une carte à puce. » Inutile d’aller loin, monsieur, au Canada aussi.
  • On a finalement résolu le mystère de la « traverse d’ânes » vue à Big Island. Il s’agit en fait d’ânes auparavant utilisés pour le transport dans l’industrie du café et qui ont été retournés à l’état sauvage.

Merci de nous avoir suivis dans nos nouvelles péripéties. Une fois de plus je vous dis: c’est la fin d’un chapitre, mais certainement pas celle du livre de mes aventures. À bientôt!

Green Sand Beach: le point le plus au sud des États-Unis

Après avoir vu une tonne de plages de sable blanc, doré et noir au cours des deux dernières semaines et demie, on a eu droit à quelque chose d’encore plus unique, aujourd’hui: une plage de sable… vert!

La plage de Papakolea, communément appelée Green Sand Beach, fait partie des curiosités de Big Island. Non seulement la plage est officiellement le point le plus au sud des États-Unis, mais son sable a un teint olive parce qu’il est en grande partie composée d’olivine, un minerai vert.

Inutile de dire que l’endroit attire les touristes, même si très peu osent la baignade en raison des fortes vagues et du courant. La plage de Papakolea est toutefois la moins accessible que nous ayons vue au cours de notre séjour. Depuis l’autoroute 11, il faut rouler une quinzaine de kilomètres sur une petite route secondaire (sur laquelle on croise entre autres des éoliennes, bien des animaux et un terrain au look de base spatiale) avant d’abandonner notre véhicule dans un petit stationnement et de marcher quatre kilomètres dans un réseau de sentiers longeant la côte sur lequel chaque pas fait lever une poussière jaunâtre.

Certains, audacieux, ont tenté la dernière portion avec leur 4X4, mais même avec notre Jeep, nous n’aurions jamais essayé. Des locaux offrent aussi un service de « navette » entre le stationnement et la plage dans des véhicules qui laissent à désirer.

Bref, on a opté pour la marche qui permet du même coup de bien profiter du paysage particulier de l’extrémité sud de l’île. À un certain moment, on aurait pu se croire en Irlande tellement le décor était semblable… le vent en moins.

Il nous a fallu environ une heure pour rejoindre Green Sand Beach et nous ne sommes pas descendus au niveau de la plage (le sentier mène au haut d’une falaise) question d’être revenus à notre véhicule avant le coucher du soleil. La marche vaut quand même le coup autant pour admirer le paysage tout au long de la côte que pour la récompense finale.

Hawaii Tropical Botanical Garden

Par ailleurs, plus tôt cette semaine, nous avons eu la chance de visiter le Hawaii Tropical Botanical Garden, près d’Hilo, qui venait tout juste de rouvrir ses portes après une dizaine de jours de fermeture en raison du passage de l’ouragan Lane qui a déversé une dizaine de pouces de pluie sur la côte est de l’île.

Le jardin a une histoire un peu particulière. C’est un couple de Californie, Dan et Pauline Lutkenhouse, qui a décidé d’acheter l’immense terrain dans une vallée en 1978. Le couple a ensuite passé six ans à défricher à la main cette jungle pour en faire un beau jardin.

On dénombre aujourd’hui plus de 2000 espèces dans un décor pour le moins enchanteur alors qu’on y trouve un petit lac artificiel, des chutes et une partie a même été aménagée en bordure de l’océan. J’ai bien apprécié le jardin d’orchidées, mais surtout l’entrée du site principal où une longue promenade nous fait descendre dans la vallée alors que nous sommes entourés d’une végétation luxuriante. On se croirait presque sur un pont suspendu au milieu de la jungle.

Raison de plus pour se rendre au Hawaii Tropical Botanical Garden: le site est situé sur une petite route touristique qui vaut à elle seule le déplacement.

Green Sand Beach:

  • Accès gratuit
  • Prévoir de 2h à 2h30 si vous optez pour la marche
  • De bons souliers fortement recommandés et prévoyez de l’eau en quantité suffisante, car il n’y a aucun point d’ombre

Hawaii Tropical Botanical Garden:

  • 20$ US
  • Prévoir environ 1h30 pour la visite

Coucher du soleil à 4200 m d’altitude au sommet du Mauna Kea

Hawaï doit beaucoup de son charme à la nature, plus particulièrement aux volcans qui façonnent son paysage depuis des milliers d’années. C’est encore plus vrai sur Big Island où on ne peut passer une journée sans en voir les traces.

L’une des expériences à ne pas manquer dans l’île d’Hawaï est l’ascension (en véhicule, je vous rassure tout de suite) du volcan Mauna Kea, le plus haut point de l’archipel, dont le sommet culmine à un peu plus de 4200 mètres d’altitude. On peut y monter toute la journée, mais c’est en fin d’après-midi que l’expérience atteint son paroxysme alors que les gens y viennent par dizaines pour admirer le coucher du soleil.

C’est ce que nous avons fait aujourd’hui. Mais attention, ne monte pas qui veut. Vous devez absolument avoir un véhicule 4X4, avoir fait le plein avant d’arriver sur place (les véhicules consomment beaucoup plus en altitude et il n’y a aucune station-service à des kilomètres à la ronde) et ne pas être atteint de certains problèmes de santé précis.

C’est donc « armés » de notre Jeep plein de carburant (que nous avons surnommé « Hulk » pour l’occasion) que nous avons quitté Kona en direction du volcan vers 15h. Arrivés vers 16h30 au centre d’accueil des visiteurs, à 2800 mètres, on nous énonce les consignes de sécurité, puis on nous demande d’attendre au moins 30 minutes avant de prendre la route du sommet, question de donner le temps à notre corps de s’acclimater à l’altitude. C’est aussi le temps d’ajouter une couche de vêtement: s’il faisait 34 degrés Celsius au niveau de la mer, il fait à peine 6 degrés au sommet. Étant déjà vêtu d’un jean et d’un t-shirt, j’ajoute un coton ouaté et mon manteau compressible alors qu’une faible pluie tombe.

17h10, c’est parti. On règle le Jeep en 4X4 et aussitôt le centre d’accueil des visiteurs passé, le pavage se termine. Nous avons environ 12 kilomètres à faire sur cette route assez large pour permettre à deux véhicules de se rencontrer, mais sans plus. La pente est très prononcée et les courbes serrées.

Pendant un certain temps, nous roulons à travers les nuages, puis on fini par retrouver le soleil et on commence à découvrir le paysage: on a l’impression d’être sur Mars avec ce désert rocailleux aux teintes rougeâtres qui nous entoure. Après un peu plus de la moitié du chemin de faite, on retrouve une route asphaltée.

Il nous faut finalement 35 minutes pour atteindre le sommet du Mauna Kea. On aperçoit alors ces dômes argentés, les observatoires d’astronomie que plusieurs pays ont installés ici, car c’est un endroit privilégié pour étudier l’espace. Des touristes asiatiques portent tous les mêmes manteaux / pantalons qu’on leur a fournis pour les protéger du froid. Décidément, on se croirait dans une colonie extraterrestre.

On admire le décor de tous les côtés, alors que le soleil descend lentement. Comme il y avait de forts vents sur notre route entre Kona et le centre d’accueil des visiteurs, on s’attendait à la même chose au sommet, mais étrangement c’est le calme plat.

Alors que le soleil s’apprête à disparaître, tout le monde a son appareil photo ou son téléphone intelligent en main pour immortaliser le spectacle. Une fois la boule orange disparue derrière les nuages, l’heure est venue de redescendre alors que tous se suivent sur la route poussiéreuse. Assurez-vous d’avoir de bons freins!

De retour au centre d’accueil des visiteurs, le spectacle se poursuit plusieurs soirs par semaine avec l’observation des étoiles alors qu’il n’existe aucune pollution visuelle. Il n’y avait pas de séance d’observation ce soir, mais le ciel était de toute façon couvert.

Ce n’est qu’une fois en route vers Kona que j’ai aperçu par la fenêtre du Jeep les étoiles revenir par centaines dans un ciel plus que parfait.

Autres choses que vous devez savoir au sujet de l’ascension du Mauna Kea:

  • Il y a des excursions organisées, mais elles coûtent en moyenne 200$ US par personne. En tentant l’expérience par vous-même (si vous avez loué un 4X4, ce qui est un atout pour visiter l’île), vous n’avez que l’essence à payer; dans notre cas environ 40$ US.
  • Il existe un flou quant aux véhicules de location. Une seule compagnie se vante de permettre à ses clients d’utiliser ses véhicules pour monter au sommet du Mauna Kea. Notre compagnie ne nous a rien spécifié à ce sujet, donc nous avons pris le risque de le faire. Une fois sur place, on ne vous demandera pas de quelle compagnie vous avez loué votre véhicule et si vous êtes assuré en cas d’accident.