Archives du mot-clé Chiang Mai

Immersion bouddhiste

Depuis mon arrivée ici, l’une des choses qui m’a marqué est la différence de religion. Non seulement les Thaïs sont particulièrement croyants et pratiquants, mais le bouddhisme demeurait pour moi majoritairement inconnu jusqu’à aujourd’hui.

Et bien ce matin nous avons eu droit à une séance d’immersion dans cette religion alors que nous nous sommes rendus au Wat Phrathat Doi Suthep, le temple qui surplombe la ville de Chiang Mai à plus de 1000 mètres d’altitude.

20131119-040405.jpg

Déjà, le chemin pour s’y rendre est magnifique. Durant de longs kilomètres, une route sinueuse et de très forte inclinaison avec une végétation luxuriante et, ici et là, des chutes d’eau. À un certain moment, on a même dépassé les nuages, dont le plafond était plutôt bas ce matin. Toute une route!!

Croyez-moi, si la Thaïlande pouvait accueillir les Jeux olympiques d’hiver (!!!!), c’est là que se dérouleraient les épreuves de luge. C’est le même chauffeur qu’hier qui nous a amené sur place et j’espérais que les freins de son camion rouge soient en bon état pour notre retour!

Rendus sur place, il a quand même fallu travailler: quelques centaines de marches à gravir pour atteindre le temple (photo plus haut).

20131119-041211.jpg

Mais, comme vous pouvez le voir, ça en valait la peine. Ce temple est d’une beauté incroyable avec, encore une fois, des dorures partout. On y trouve aussi de nombreux moines bouddhistes.

Notre chauffeur nous a guidé en nous faisant faire le tour, mais aussi en nous initiant aux rituels de sa religion.

Tout d’avoir, il a fallu faire trois fois le tour de la pagode dans le sens des aiguilles d’une montre en récitant une prière.

20131119-042252.jpg

Ensuite, nous avons chacun offert une fleur en guise d’offrande à Bouddha tout en allumant une bougie et en faisant une demande.

Notre guide nous a par le suite amené dans une chapelle avec une statue de Bouddha où nous nous sommes agenouillés. Un prêtre a alors pratiqué ce qui m’a semblé être un rituel de bénédiction alors qu’il nous a aspergés d’eau. On nous a aussi attaché au poignet un bracelet de nylon blanc qui doit nous apporter chance et réussite. Tout comme les bracelets d’amitié que vous connaissez sans doute, on doit le laisser se détacher de lui-même.

20131119-043044.jpg

Finalement, nous nous sommes présentés devant un comptoir avec plusieurs flammes, chacune représentant un jour de la semaine. Théoriquement, on devait mettre de l’huile sur la flamme associée à notre journée de naissance. Mais comme ni ma sœur ni moi ne nous souvenions (oops!) quelle journée de la semaine nous étions nés, on n’a pris aucune chance et on a mis de l’huile pour chaque flamme… ce qui est supposé nous garantir de ne jamais manquer d’argent.

20131119-044810.jpg

En fin d’après-midi, nous nous sommes installés sur la terrasse du restaurant de l’hôtel pour un peu de lecture jusqu’au souper. C’est d’ailleurs ce qui me plaît le plus, outre visiter, en voyage: lire, écrire, réfléchir…

À l’origine, nous devions aujourd’hui visiter le temple blanc de Chiang Rai. Comme il fermait ses portes plus tôt aujourd’hui et que c’était quand même à trois heures de route, on a été forcés de refaire nos plans à la dernière minute ce matin.

C’est ce qui termine notre séjour à Chiang Mai. Nous quittons demain pour notre dernière destination au nord: la petite ville de Pai. De belles découvertes nous y attendent assurément.

Nos amis les tigres

C’est une journée fort remplie et pour le moins originale qui se termine pour nous. Ce deuxième jour à Chiang Mai aura été entièrement dédiée au règne animal… ou presque!

Premier arrêt, ce matin, et sans doute parmi les plus attendus du voyage: Tiger Kingdom. Ce parc zoologique n’offre rien de moins à ses visiteurs que l’occasion de passer du temps en cage avec des tigres!!! Des félins sans chaîne, sans anesthésiant, sans tranquillisant…

20131118-062512.jpg

Vous avez le choix de cages: les tigres adultes, les « médiums », les jeunes et les bébés. Pour ma part, j’ai fait les adultes, les jeunes et les bébés. En compagnie d’un gardien et d’un photographe professionnel, je suis entré tour à tour dans chacune des cages avec ma sœur Sandra; ma filleule n’ayant droit qu’à un accès aux bébés.

20131118-063310.jpg

Comment on se sent quelques minutes avant d’entrer dans la cage des « gros chats »? On ressent assurément un fond de stress. Les consignes sont nombreuses: ne toucher ni la tête ni les pattes avant, ne pas approcher le tigre par l’avant pour éviter qu’il pense qu’on veut jouer, ne pas faire de mouvements brusques… J’avais quelques gouttes de sueur qui perlaient!

20131118-063847.jpg

Une fois dans le cage, on suit le gardien et c’est là que ça devient impressionnant. On prend place près du tigre, on le flatte, on le gratte, on met la tête sur lui, on joue avec sa queue et avec ses pattes… Et il ne se passe rien! La bête se laisse faire.

On passe ainsi une quinzaine de minutes par enclos à prendre la pose pour le photographe qui nous fait faire tout ce qui est possible. Comme ces tigres sont nés et été élevés avec les humains, c’est ce qui permet aux visiteurs d’entrer dans leurs enclos en « toute sécurité ». Malgré tout, ils demeurent des animaux sauvages et leur comportement demeure imprévisible.

Ce qui est merveilleux, c’est que les tigres en captivité peuvent vivre jusqu’à 20 ans, soit cinq ans de plus que ceux à l’état sauvage.

20131118-091345.jpg

Sur le même thème, on a ensuite fait un bref arrêt à l’école des singes. Plusieurs singes sont entraînés à faire des tours.

D’ailleurs, je soupçonne l’un d’eux de se préparer à animer l’émission « Tout le monde en parle »: il va dans le public pour serrer des mains avant d’aller faire son spectacle! Haha!

Il y a peu à voir, mais ça valait quand même le détour.

Finalement, nous sommes allés voir les femmes girafes; vous savez, celles qui portent des anneaux qui étirent leur cou.

20131118-092106.jpg

Ici, ça frôle un peu l’arnaque et l’attrape touriste: on vous réclame 500 bahts (15$ CAN) comme admission sur le site et après tout ce que vous avez ce sont des femmes girafes… qui sont là pour vous vendre de l’artisanat! Bref, vous payez pour mieux payer ensuite.

On a fait tout ce beau parcours après avoir loué une « limousine cheapo » pour la journée.

20131118-092452.jpg

Dans les rues de Chiang Mai, il y a des dizaines de camions rouges comme celui-ci. Vous pouvez payer le chauffeur un certain montant afin qu’il soit dédié à vous toute la journée. Il vous amène à un endroit, attend pendant que vous visitez, vous amène ailleurs et ainsi de suite. D’ailleurs, on fera de nouveau appel aux services de cet homme demain.

En soirée, nous avons fait une brève visite au bazar de nuit.

20131118-092950.jpg

Dans la rue longeant la rivière Ping, des dizaines de marchands vendent fruits et légumes, bouffe de rue, etc. Ça vaut le détour pour l’ambiance, mais surtout pour les odeurs de la nourriture préparée sur place.

Parlant de nourriture, on se régale toujours autant depuis notre arrivée en Thaïlande. C’est bon et c’est surtout plus santé que ce qu’on mange chez nous normalement. Le meilleur des mondes, quoi.

Magie de feu

J’aurais certainement pu y passer la nuit, là, à regarder ces milliers de lanternes célestes prendre leur envol tranquillement dans le ciel avant de terminer leur course je ne sais trop où, à court de feu. J’étais loin de m’y attendre, mais le festival Loy Kratong de Chiang Mai est nombre de fois plus impressionnant que celui de Sukhothaï auquel j’ai assisté hier.

20131117-091037.jpg

Oubliez Paris, New York, Londres. Ce soir, Chiang Mai est incontestablement la ville la plus belle au monde. On m’avait dit que je devais absolument participer aux célébrations dans cette ville et je tenais à m’y rendre. Mais est-ce que j’aurais pu m’attendre à quelque chose de la sorte? Jamais.

Comme les filles étaient trop fatiguées après une longue journée passée en autobus, j’ai décidé de me rendre seul au festival. Et ça n’a pas été facile. Pas facile de s’orienter quelques heures à peine après être débarqué dans une nouvelle ville où on ne comprend ni la langue ni les écriteaux… et encore moins quand tous les chauffeurs de taxi refusent systématiquement de vous faire monter à bord, car ils ne veulent pas s’aventurer dans un quartier où ils pourront à peine circuler tellement il y aura du monde à la fête. Je l’avoue, devant les refus répétitifs, les larmes me sont montées aux yeux. Un peu de fatigue, sans doute, mais surtout la peur de manquer quelque chose de magnifique.

20131117-091943.jpg

Un chauffeur au volant d’une voiture taxi verte a finalement accepté de m’y amener alors que j’ai abandonné l’idée de négocier le prix de la course (chose que l’on doit normalement TOUJOURS faire en Thaïlande).

Après quelques kilomètres et finalement rendu sur place, c’est l’émerveillement total. Je regarde partout. J’ai un large sourire affiché au visage. Toutes ces boules de feu qui s’envolent, lâchées par des enfants, des familles, des amoureux… Une seule idée en tête: moi aussi je veux la mienne.

J’ai déambulé dans la rue à la recherche d’un kiosque et environ deux minutes plus tard je mettais la main sur l’objet de ma convoitise pour un peu moins d’un dollar canadien. Je me suis installé au bord de l’eau pour l’envoyer en faisant un vœu. L’Amoureuse étant à des milliers de kilomètres de distance (mais bien près dans mon coeur), j’ai fait le souhait pour nous, puis je l’ai regardée s’envoler. J’ai tenté de la suivre le plus longtemps possible, mais je l’ai rapidement perdue parmi toutes les autres.

La tradition veut que les problèmes de celui qui lâche la lanterne s’envolent avec cette dernière. C’est synonyme de chance. C’est un spectacle tout simplement magique. C’est joli, original et rempli de sens.

En plus des lanternes, des chandelles artisanales sur l’eau, des feux d’artifice, des pétards… Une vraie fête qui permet de bien s’immiscer dans la vie et la culture thaï.

20131117-092850.jpg

De retour dans la petite chambre de notre auberge, je suis assis par terre, songeur. Contemplatif. Je vois encore ces petites boules de feu passer tout doucement par la fenêtre et j’entends toujours les « pow » de célébration! Magique. C’est comme un ciel étoilé qu’on peut rendre encore plus joli, même si à première vue ça peut sembler impensable.

Bref, j’ai de la difficulté à mettre des mots, mais ça donne le goût de pleurer d’assister à quelque chose du genre. Des larmes bien différentes de celles évoquées plus tôt dans ce billet alors que je craignais ne pas pouvoir me rendre à la fête. C’est une image qui ne s’effacera probablement jamais de ma mémoire et cette soirée restera assurément dans mes meilleurs souvenirs de ce séjour en Thaïlande.

20131117-093810.jpg

Nous sommes donc arrivés à Chiang Mai en milieu d’après-midi après 5h30 d’autobus.

Il s’agit de notre avant-dernier arrêt dans le nord avant de mettre le cap sur le sud et ses magnifiques îles. Mine de rien, nous avons quitté Montréal il y a maintenant sept jours.

C’est fou comme la vie ne coûte rien, ici, pour les touristes. Par exemple, hier soir j’ai eu un souper complet (nouilles, viande et boisson gazeuse) pour un peu plus de 2,50$ CAN. Aujourd’hui, le transport d’autobus de 5h30 à coûté un peu plus de 7$ CAN. Et les gens sont tellement accueillants, sympathiques… De belles découvertes jusqu’à maintenant.