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Planifier ou non son voyage?

On me pose souvent la question à savoir comment je planifie mes séjours à l’étranger. Quand on discute voyage, il y a inévitablement deux écoles: les partisans de la planification et ceux qui croient plutôt qu’une «vraie» aventure relève surtout de l’improvisation.

Qui a raison? Selon moi, pas un plus que l’autre. Cela dépend surtout de qui vous êtes (votre personnalité) et de votre expérience de voyageur.

Personnellement, je suis plutôt du genre à planifier, du moins les grandes lignes, malgré que j’aie désormais l’habitude de voyager. Pourquoi? Principalement parce que je retire autant de plaisir à préparer mon voyage qu’à le vivre. Soudainement, mes trois semaines en Thaïlande ou mes deux semaines en Californie se transforment en plusieurs mois de découvertes à lire des guides, consulter l’Internet et discuter avec des gens qui ont déjà visité le pays où je m’apprête à me rendre; à identifier des activités que je veux faire.

Il y a aussi le fait que je veux pleinement profiter de mon voyage. Je n’ai pas vraiment le goût, rendu à destination, de devoir m’arrêter pendant des heures pour planifier un déplacement compliqué ou trouver un hôtel à la dernière minute alors qu’on affiche complet partout. Parce que, oui, ça arrive et que ce n’est pas vrai que tout est à rabais à la dernière minute.

De toute façon, même si vous avez un plan bien établi, dîtes-vous que le destin se chargera de venir le foutre en l’air avec des imprévus en cours de route. Vous aurez donc votre part d’improvisation.

Malgré tout, je me garde une bonne marge de liberté. Nombre de fois, j’ai décidé à l’avance de m’arrêter dans une ville sans savoir vraiment ce que j’allais y faire. Je pense notamment à Valence, en Espagne.

Chose certaine, j’essaie toujours de regarder le moins de photos possible sur Internet avant de partir. Pour éviter les déceptions. On m’a déjà dit que la meilleure façon d’être déçu est d’avoir des attentes et c’est particulièrement vrai. L’important, c’est de garder de la magie pour le jour venu.

La piqûre du voyage

Lorsque j’étais adolescent, si vous m’aviez dit que je me lancerais à la découverte du monde comme je le fais déjà depuis quelques années, je ne vous aurais certainement pas cru. Parce que ce n’était pas moi, tout simplement. C’était plus le genre de mon aventureuse de sœur que j’ai vu partir deux fois au Burkina Faso son sac sur le dos, insouciante à souhait du haut de ses 18 ans fraîchement atteints. Pas ma tasse de thé, que je me disais. À cette époque, j’étais bien dans mon confort et je n’avais surtout jamais connu autre chose.

Le hasard a fait que les choses ont changé un jour de 2008 lorsque mon bon ami Dominic m’a appelé: « Je pars en voyage avec deux amis au Costa Rica, mais on veut partir à quatre. Embarques-tu? » Je ne me souviens pas si j’ai hésité et, si oui, combien de temps. Chose certaine, j’ai fini par me dire que la chance ne se présenterait pas deux fois et j’ai sauté pieds joints dans mon premier voyage d’aventure.

Dix jours à sillonner les routes pas toujours évidentes du Costa Rica en 4 X 4 et à m’ennuyer de ma mère en maudit après m’être fait mordre par un serpent et avoir cru sérieusement que j’allais mourir, là, dans un hôtel au fin fond de nulle part où on a demandé au cuisinier (!!) de me soigner. Rassurant! Mais ce voyage a surtout été marqué par des compagnons de voyage exceptionnels, des paysages magnifiques (de longues minutes à admirer le volcan Arenal cracher chaque soir sa lave pour se donner en spectacle), des animaux amusants (singes, paresseux, oiseaux)… Bref, j’ai eu la piqûre.

Le volcan Arenal, au Costa Rica. L'un des plus beaux paysages que j'ai eu la chance de voir.
Le volcan Arenal, au Costa Rica, vu de notre hôtel en 2008. L’un des plus beaux paysages que j’ai eu la chance de voir.
L’année suivante, je suis parti au Mexique visiter mon amie Mélanie, dans sa charmante ville de Mérida, puis la péninsule du Yucatán. J’ai eu la chance de connaître le Mexique dans toute son authenticité: j’ai goûté les « vrais » plats, j’ai été invité à un mariage, j’ai assisté à une fête locale…

Ensuite, ça a été l’Espagne, la France, la Thaïlande, la Californie et bientôt les Îles Canaries… Tout ça entrecoupé de voyages au soleil qui m’ont mené en plusieurs endroits des Caraïbes et d’Amérique centrale.

À l'Alhambra de Grenade, en Espagne, en octobre 2010.
À l’Alhambra de Grenade, en Espagne, en octobre 2010.
J’ai voyagé seul, j’ai voyagé accompagné, mais chaque fois c’est la même histoire: un mélange de frénésie et de crainte par rapport à ce qui m’attend. Chose certaine, c’est une drogue. Dès le retour, je me mets à penser au prochain voyage. C’est pour ça que je parle de piqûre du voyage.

On me pose souvent les mêmes questions: « Mais comment tu fais pour voyager autant? Pour partir si souvent? » J’ai toujours la même réponse plate: « À chacun sa priorité. Pour certains, ce sont les vêtements. Les souliers. Les sacoches. Les voitures neuves. Pour moi, ce sont les voyages. » C’est ça, la piqûre. Je m’envole d’ailleurs dans quelques heures pour une petite semaine sous le soleil du Mexique avec l’Amoureuse. J’aurai sans doute un ou deux trucs à vous raconter au retour.