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Coucher du soleil à 4200 m d’altitude au sommet du Mauna Kea

Hawaï doit beaucoup de son charme à la nature, plus particulièrement aux volcans qui façonnent son paysage depuis des milliers d’années. C’est encore plus vrai sur Big Island où on ne peut passer une journée sans en voir les traces.

L’une des expériences à ne pas manquer dans l’île d’Hawaï est l’ascension (en véhicule, je vous rassure tout de suite) du volcan Mauna Kea, le plus haut point de l’archipel, dont le sommet culmine à un peu plus de 4200 mètres d’altitude. On peut y monter toute la journée, mais c’est en fin d’après-midi que l’expérience atteint son paroxysme alors que les gens y viennent par dizaines pour admirer le coucher du soleil.

C’est ce que nous avons fait aujourd’hui. Mais attention, ne monte pas qui veut. Vous devez absolument avoir un véhicule 4X4, avoir fait le plein avant d’arriver sur place (les véhicules consomment beaucoup plus en altitude et il n’y a aucune station-service à des kilomètres à la ronde) et ne pas être atteint de certains problèmes de santé précis.

C’est donc « armés » de notre Jeep plein de carburant (que nous avons surnommé « Hulk » pour l’occasion) que nous avons quitté Kona en direction du volcan vers 15h. Arrivés vers 16h30 au centre d’accueil des visiteurs, à 2800 mètres, on nous énonce les consignes de sécurité, puis on nous demande d’attendre au moins 30 minutes avant de prendre la route du sommet, question de donner le temps à notre corps de s’acclimater à l’altitude. C’est aussi le temps d’ajouter une couche de vêtement: s’il faisait 34 degrés Celsius au niveau de la mer, il fait à peine 6 degrés au sommet. Étant déjà vêtu d’un jean et d’un t-shirt, j’ajoute un coton ouaté et mon manteau compressible alors qu’une faible pluie tombe.

17h10, c’est parti. On règle le Jeep en 4X4 et aussitôt le centre d’accueil des visiteurs passé, le pavage se termine. Nous avons environ 12 kilomètres à faire sur cette route assez large pour permettre à deux véhicules de se rencontrer, mais sans plus. La pente est très prononcée et les courbes serrées.

Pendant un certain temps, nous roulons à travers les nuages, puis on fini par retrouver le soleil et on commence à découvrir le paysage: on a l’impression d’être sur Mars avec ce désert rocailleux aux teintes rougeâtres qui nous entoure. Après un peu plus de la moitié du chemin de faite, on retrouve une route asphaltée.

Il nous faut finalement 35 minutes pour atteindre le sommet du Mauna Kea. On aperçoit alors ces dômes argentés, les observatoires d’astronomie que plusieurs pays ont installés ici, car c’est un endroit privilégié pour étudier l’espace. Des touristes asiatiques portent tous les mêmes manteaux / pantalons qu’on leur a fournis pour les protéger du froid. Décidément, on se croirait dans une colonie extraterrestre.

On admire le décor de tous les côtés, alors que le soleil descend lentement. Comme il y avait de forts vents sur notre route entre Kona et le centre d’accueil des visiteurs, on s’attendait à la même chose au sommet, mais étrangement c’est le calme plat.

Alors que le soleil s’apprête à disparaître, tout le monde a son appareil photo ou son téléphone intelligent en main pour immortaliser le spectacle. Une fois la boule orange disparue derrière les nuages, l’heure est venue de redescendre alors que tous se suivent sur la route poussiéreuse. Assurez-vous d’avoir de bons freins!

De retour au centre d’accueil des visiteurs, le spectacle se poursuit plusieurs soirs par semaine avec l’observation des étoiles alors qu’il n’existe aucune pollution visuelle. Il n’y avait pas de séance d’observation ce soir, mais le ciel était de toute façon couvert.

Ce n’est qu’une fois en route vers Kona que j’ai aperçu par la fenêtre du Jeep les étoiles revenir par centaines dans un ciel plus que parfait.

Autres choses que vous devez savoir au sujet de l’ascension du Mauna Kea:

  • Il y a des excursions organisées, mais elles coûtent en moyenne 200$ US par personne. En tentant l’expérience par vous-même (si vous avez loué un 4X4, ce qui est un atout pour visiter l’île), vous n’avez que l’essence à payer; dans notre cas environ 40$ US.
  • Il existe un flou quant aux véhicules de location. Une seule compagnie se vante de permettre à ses clients d’utiliser ses véhicules pour monter au sommet du Mauna Kea. Notre compagnie ne nous a rien spécifié à ce sujet, donc nous avons pris le risque de le faire. Une fois sur place, on ne vous demandera pas de quelle compagnie vous avez loué votre véhicule et si vous êtes assuré en cas d’accident.

Visite de Kalapana, rayée de la carte par un volcan

Faites le test. Ouvrez Google Maps et cherchez Kalapana. Encore mieux, essayez avec Google Earth. Dans le premier cas, Google vous montrera un point au sud de l’île d’Hawaï sans toutefois que vous y voyez des rues ou un quartier résidentiel. Un espace beige. Dans le deuxième cas, vous verrez plutôt une énorme tache noire.

Kalapana, c’est ce village qui a été rayé de la carte après avoir été enseveli sous une quinzaine de mètres de lave en provenance du volcan Kilauea au printemps 1990.

En partant de notre appartement de Kona, ce matin, j’ignorais si on pourrait s’y rendre étant donné que, 28 ans plus tard, l’histoire se répète et que le volcan fait encore des siennes, un peu plus à l’est cette fois. « Je ne sais pas ce qu’on va pouvoir voir, mais on va aller le plus loin qu’on peut », ai-je lancé à l’Amoureuse-conductrice. Une fois à Pahoa, une douzaine de miles avant Kalapana, on a croisé le terrain qui sert de lieu de rassemblement aux autorités qui gèrent la situation sur le terrain. Un peu plus loin, un point de contrôle sur une rue transversale qui mène au quartier Leilani Estates où plusieurs maisons ont été détruites par la lave au cours des derniers mois. Puis, finalement, on a croisé des employés de la voirie qui s’affairaient visiblement à réparer des fissures sur la route 130. Rassurant.

Un peu avant d’arriver au bout de Pahoa Kalapana Road, j’aperçois un terrain noir, au loin. Pas de doute, on y est.

On stationne notre Jeep en bordure de la route, puis on entre dans ce champ de lave qui nous apparaît infini autant à gauche qu’à droite alors que devant on aperçoit quelques éclats d’eau, fruit des vagues qui viennent se briser sur ce mur de roc.

On marche lentement en direction de la rive (le terrain est accidenté et la pierre volcanique est souvent tranchante). Ici et là, parmi les profondes crevasses, le nature commence à reprendre sa place alors que certaines herbes, plantes, arrivent à pousser dans cet univers noir, inhospitalier, brûlant alors qu’on ressent presque la chaleur de la roche volcanique à travers les semelles de nos souliers.

Une fois près de l’eau, on passe de la roche au sable. On assiste à la naissance d’une nouvelle plage de sable noir, Kaimu Beach, 15 mètres au-dessus de celle qu’il y avait en 1990. Ici, plusieurs jeunes palmiers ont été plantés dans l’espoir de redonner vie à cet endroit autrefois magique (voyez la video sur la page Facebook Hugo autour du monde). Oubliez la baignade, les vagues sont terribles, le courant aussi.

Difficile d’imaginer qu’un village existait au même endroit en 1990. Kalapana est l’exemple parfait de la force de destruction de la nature. Plus d’une centaine de maisons y ont été détruites.

On reprend le véhicule et on roule sur la route 137, la Kapoho Kalapana Road, à la suggestion du guide Love Big Island qui y propose une route touristique entre les Mile Marker 22 et 8. Si, au départ, on n’y trouve rien d’exceptionnel, notre avis change dès les premières vues avec l’océan sur notre droite.

Des paysages de nature sauvage exceptionnels qui pourraient alimenter bien des rêves.

Nous n’avons finalement pas pu aller plus loin que le Mile Marker 15, la route étant fermée en raison de la récente éruption du Kilauea. Une affiche nous mettant en garde contre de possible émanations toxiques était aussi présente.

Sur le chemin du retour, un panneau d’avertissement lumineux en bordure de la route affichait: « N’arrêtez pas. Gardez vos fenêtres levées. » Une légère fumée s’échappait alors de la forêt, à quelques mètres de nous. Aucune idée de ce que c’était.

Kikaua Point Beach: trésor caché de Big Island

Nous avions décrété une journée plage, aujourd’hui, alors que nous avions l’intention de découvrir deux nouveaux endroits (une plage en avant-midi et une autre en après-midi).

Nous avons enfilé notre maillot, sommes passés à l’épicerie acheter de quoi manger pour dîner, puis avons mis le cap sur Kikaua Point Beach, à environ 30 minutes de route de notre hébergement à Kona. C’est l’Amoureuse qui avait trouvé une mention de cette plage sur un site Internet alors que mon guide voyage n’en parlait pas. Je règle le GPS. Alors qu’on s’approche de notre destination, on se rend compte que nous sommes plutôt arrivés dans ce qui ressemble à un riche domaine et un terrain de golf privé construit dans un champ de lave.

Comme on n’a pas vraiment moyen de faire demi-tour, on s’approche de la guérite de l’agent de sécurité en lui disant que nous cherchons l’accès à la plage. Il nous dit de franchir la barrière, de faire demi-tour et d’attendre de l’autre côté de la guérite. Un de ses collègues s’amène alors, nous remet un laissez-passer pour la plage et nous dit de prendre le prochain chemin à droite. On s’exécute.

Une fois sur la nouvelle route, on fait face à une barrière, sans agent cette fois, et une caméra nous observe. On sonne à l’interphone puis, sans un mot, la barrière s’ouvre. On ne comprend toujours pas ce qui se passe, mais on suit le chemin et les indications « Beach Access ». Tout le long de la route bordée des deux côtés par de la lave solidifiée, on entrevoit de luxueuses maisons, puis on abouti finalement sur un petit stationnement d’une trentaine de places à peine où seulement quelques-unes sont occupées.

De là, on doit emprunter un petit sentier à pied encore une fois parmi la lave et on aperçoit un peu mieux les résidences qui semblent toutes pourvues d’une piscine à débordement. Puis, on arrive finalement à Kikaua Point Beach où il n’y a pratiquement personne. Le décor est magique alors qu’en cette journée ensoleillée, les couleurs sont parfaites: le ciel est d’un bleu clair, le vert des palmiers et autres végétaux ne pourrait pas être plus vert et l’eau, elle, est translucide. Tout cela contraste avec le noir de la roche volcanique un peu partout.

Je vous ai raconté un peu plus tôt que toutes les plages d’Hawaï sont publiques. Kikaua Point Beach ne fait pas exception, mais disons qu’ils ont décidé de restreindre l’accès à un petit nombre de personnes à la fois et nous avons fait partie des privilégiés.

Ici, ni vagues ni fort courant; c’est plutôt un lagon dans lequel les baigneurs peuvent se rafraîchir. On se croirait pratiquement dans une piscine. En marchant loin de la rive, je n’avais que de l’eau au menton et je voyais encore très bien le fond avec, ici et là, quelques poissons. On a aussi eu la chance d’admirer plusieurs tortues de mer qui ont passé la journée à nager tout près.

Avec les commodités (toilettes, douches) et la possibilité d’avoir de l’ombre sous les arbres pendant l’heure du midi, on a finalement décrété que c’était l’endroit parfait et on a décidé d’y passer toute la journée.

Hawaï regorge de superbes plages, mais plusieurs ne sont pas vraiment propices à la baignade. Kikaua Point Beach est l’endroit où nous avons obtenu la meilleure combinaison de plage, baignade, calme et décor paradisiaque.

Assister à un luau à Hawaï

C’est l’un des classiques d’un séjour à Hawaï: assister à un luau; une fiesta qui met non seulement en vedette la nourriture de l’archipel, mais aussi sa culture et son histoire.

Si l’expérience est possible sur chacune des îles, notre choix s’est arrêté sur le « Haleo Luau » présenté au Sheraton Kona Resort & Spa de Keauhou Bay. Une fois sur place, on nous remet chacun un lei (un collier de coquillages) et c’est le moment tant attendu de l’Amoureuse qui rêve d’un collier de fleurs depuis le début du voyage. On nous offre chacun une boisson de bienvenue et on nous assigne ensuite une place parmi la dizaine de tables installées à l’extérieur.

Des musiciens sur la scène jouent des airs hawaïens, puis s’ensuit un peu d’animation: quelques jeux, tatouages temporaires, enseignement de la danse hawaïenne… Commence ensuite le festin sous forme du buffet et ce ne sont pas les choix qui manquent: salades, fruits, légumes sautés, riz blanc, poissons et, nos favoris, le porc effiloché cuit lentement et le bœuf teriyaki. Nous avons mangé comme des rois puisque autant la nourriture que l’alcool étaient servis à volonté.

Pendant ce temps, se succèdent sur scène des numéros de chant, de danse et même de jonglerie avec le feu au cours desquels on nous raconte l’histoire d’Hawaï via divers tableaux avec des costumes différents. On a adoré l’expérience!

Café et noix de Macadamia

Notre journée nous a aussi mené sur les traces de deux autres éléments importants d’Hawaï.

Le café d’abord. Dans Big Island seulement, on trouve de 900 à 1000 cultivateurs de baies de café puisque la température est assez bonne pour faire durer la saison d’août à janvier ou février. La majorité de ces cultivateurs ne produisent toutefois pas de café. Nous nous sommes rendus aux Greenwell Farms qui, en plus de cultiver leurs propres baies, achètent celle de plus de 300 cultivateurs de la région pour produire du café.

Pendant notre visite guidée de 45 minutes, les petits camions se sont succédés pour venir porter des sacs de baies de café. Même si les sacs sont pesés sur-le-champ, on nous explique que le cultivateur ne sera pas payé pour sa livraison avant plusieurs jours, le temps de déterminer quelle proportion du sac contenait de bonnes baies versus ce qui a été rejeté. Non, elle ne sont pas triées à la main: les baies sont versées dans un réservoir d’eau et celles qui ne sont pas bonnes flottent à la surface, tout simplement.

C’est par ailleurs impressionnant de voir les immenses séchoirs pour les grains de café où les ouvriers doivent tourner les gains aux 15-20 minutes pour assurer un séchage uniforme. Au début du cycle, l’ensemble des grains pèse environ 5000 lbs alors qu’il n’en pèse que 1500 à la fin…

Finalement, sachez qu’il faut environ 2000 baies de café pour produire une livre de café et que chaque arbre ne produit qu’environ 1,5 lb de café par saison. Pensez-y lorsque vous prendrez votre prochaine tasse!

Autre arrêt: la Hamakua Macadamia Nut Company, dont on trouve les produits un peu partout à Hawaï. Les noix de Macadamia sont cultivées à Big Island puis assaisonnées de diverses saveurs: salées, coconut, café, etc. La visite autoguidée permet d’en apprendre plus sur la façon dont les noix sont cueillies, puis transformées… et de goûter plusieurs échantillons. On a entre autres vu que les noix, une fois tombées par terre, sont récupérées avec l’appareil qui sert normalement à ramasser les balles de golf dans un champ de pratique. Efficace! Nous avons fait quelques achats avant de reprendre la route.

En sortant de là, on s’est arrêtés pour dîner chez Kohala Burger & Taco; un des seuls endroits pour manger dans le coin. Ça a valu la peine: service incroyable, rapide et bons prix.

On s’est finalement rendus à la plage du Hanauma Bay State Park, le meilleur endroit que nous avons trouvé pour nous baigner jusqu’à maintenant, toutes îles confondues. L’eau était claire, sans trop de vagues, rendant la baignade agréable et sécuritaire pour tout le monde.

« Haleo Luau » du Sheraton Kona:

  • 109$ US par personne incluant la nourriture et la boisson à volonté
  • Durée d’environ 2h30
  • Réservation nécessaire et arrivez tôt, car les places sont octroyées sous la forme du premier arrivé, premier servi

Greenwell Farms:

  • Visite guidée gratuite, échantillons de café à goûter sur place
  • Durée d’environ 45 minutes

Hamakua Macademia Nut Company:

  • Visite autoguidée gratuite, échantillons de produits à goûter sur place
  • Durée d’environ 30 minutes

Hanauma Bay State Park:

  • 5$ US pour le stationnement

« Fun fact »:

  • Les routes, ici, nous font sourire… Après les panneaux de signalisation « traverse de chèvres » croisés hier, aujourd’hui on a eu droit à une « traverse d’ânes »! Ça fait changement des orignaux, mettons…

Les spectaculaires chutes de Big Island

Nous voici au dernier arrêt de notre voyage à Hawaï. Nous sommes arrivés à Kailua-Kona, dans l’île d’Hawaï (surnommée Big Island) hier soir après un vol de 20 minutes depuis Maui sur Hawaiian Airlines. On a à peine eu le temps d’atteindre notre altitude de croisière qu’on devait déjà entamer la descente avec une vue « wow » sur les plages et les coulées de lave solidifiée.

Nous habitons une fois de plus dans un logement réservé sur Airbnb, sauf qu’après le B&B de Maui, il s’agit cette fois d’un appartement entier dans un complexe en bordure de l’océan qui est un peu construit comme un hôtel de type tout compris. Quand à notre chambre, elle est équipée d’une cuisine complète de même que d’une laveuse et une sécheuse. Nous avons même une petite terrasse avec vue partielle sur le Pacifique où nous avons déjeuné ce matin.

Pour cette première journée, nous avons mis le cap sur Hilo, de l’autre côté de l’île, en empruntant la célèbre Saddle Road. Auparavant considérée comme l’une des routes les plus dangereuses de l’archipel, elle a été entièrement refaite si bien que c’est sans doute l’une des autoroutes les mieux faites de nos jours. Elle n’est toutefois pas moins impressionnante. Non seulement on monte très longtemps (son point culminant est au-dessus des 2000 mètres) avant de redescendre, mais Saddle Road nous fait traverser des décors invraisemblables dont un champs de lave et une grande forêt. Sur le chemin du retour, nous roulions dans les nuages, rien de moins.

Nous avons commencé notre séjour d’une semaine en partant à la découverte de certains des joyaux naturels de l’île. Parmi eux, Rainbow Falls, une chute qui doit son nom à l’arc-en-ciel qui se forme souvent au-dessus de son bassin par temps ensoleillé. Il y en avait justement un lors de notre passage. Au pied de la chute de 24 mètres de hauteur se trouve une grotte creusée au fil du temps par la puissance de l’eau. Selon la légende, elle serait habitée par Hina, déesse lunaire.

Tout près de là, nous avons aussi fait un arrêt aux Boiling Pots où l’eau d’une chute s’écoule à travers divers bassins creusés dans la lave. L’effet de bouillonnement de l’eau en mouvement dans les bassins a servi de nom à l’endroit.

D’ailleurs nous sommes chanceux parce qu’avec la quantité considérable de pluie qu’a reçu l’est de l’île avec l’ouragan Lane, les chutes d’eau sont bien animées alors qu’elles se font souvent discrètes à ce temps de l’année. Ça donne un bien meilleur spectacle!

Nous nous sommes ensuite rendus au Akaka Falls State Park où se trouvent deux chutes qu’on découvre facilement dans un petit sentier en boucle d’environ 800 mètres. Si la première, Kahuna, haute de 30 mètres ne nous a pas vraiment impressionnés, la chute d’Akaka, qui est l’une des plus hautes de l’archipel avec ses 135 mètres, nous en a mis plein la vue. Il y a quelque chose d’obnubilant à regarder cette eau tomber de si haut avant de terminer sa chute dans le grand bassin tout en bas. La végétation luxuriante autour de la chute et ailleurs dans le parc est aussi surréaliste. Akaka est semble-t-il l’une des chutes les plus populaires et son image servirait souvent pour illustrer les cartes postales.

Comme dernier arrêt, nous avons fait la route touristique de Pepe’ekeo. D’une longueur d’à peine 4 miles, on trouve sur ce tronçon d’une ancienne route plusieurs ponts à une seule voie. Le chemin nous donne l’impression de rouler dans la jungle alors qu’une végétation abondante et plusieurs cascades se dévoilent aux automobilistes.

Rainbow Falls et Boiling Pots:

  • Visite sans frais.
  • Ne nécessitent pas de randonnée.

Akaka Falls State Park:

  • 5$ US par véhicule pour le stationnement.
  • Sentier en boucle d’environ 800 mètres.
  • Prévoir environ 30 à 45 minutes.

« Fun fact »:

  • L’île d’Hawaï a hérité du surnom de Big Island, car sa superficie est plus grande que toutes les autres îles de l’archipel réunies.

Les beautés de la Kapalua Coastal Trail

S’il y a une chose qui surprend en arrivant à Hawaï, c’est de voir de superbes plages souvent bordées de luxueux appartements ou hôtels sans toutefois que ces hébergements empiètent sur le sable.

Ici, il n’y a pas de ces dizaines de chaises-longues alignées et réservées dès les petites heures du matin. Pourquoi? Tout simplement parce que toutes les plages sont publiques. Les hôtels sont donc forcés de garder leurs chaises sur leur terrain et tout le monde peut bénéficier de la plage sans frais. C’est merveilleux!

En plusieurs endroits, on trouve même des places de stationnement réservées aux utilisateurs de la plage. C’est un peu ce que nous avons fait à Maui: on se déplace de plage en plage, on sort nos chaises et on s’installe. Certaines plages sont équipées de services (toilettes, douches), d’autres non.

Parmi les plages les plus populaires, on trouve entre autres celle de Kapalua Bay, appréciée des familles, car on peut s’y baigner en toute sécurité. Comme l’eau n’est pas très en mouvement, c’est aussi un bel endroit pour pratiquer la plongée en apnée. Nous y sommes allés à deux reprises et, chaque fois, nous y avons vu une tortue de mer nager parmi les baigneurs à quelques mètres à peine de la rive.

Kapalua Beach est aussi le lieu de départ de la Kapalua Coastal Trail, un sentier de marche très facile de 1,76 miles qui longe l’océan et qui permet de découvrir des endroits qui seraient autrement inaccessibles. Nous en avons fait une partie plus tôt cette semaine. Le sentier permet non seulement d’admirer de beaux paysages, mais aussi de jeter un œil à de jolies maisons et luxueux appartements que nous ne pourrons jamais nous permettre.

Voici, en photos, un aperçu…

Pipiway Trail: promenade dans une forêt de bambou à Maui

C’est une journée riche en belles découvertes et en émotions qui se termine pour nous.

L’Amoureuse et moi avons pris la route tôt ce matin, à 7h30, en direction d’Hana à l’autre extrémité de l’île de Maui pour faire la randonnée Pipiway Trail dans le Haleakala National Park. Distance à parcourir: à peine 75 miles (120 km); ce qui devrait normalement se faire en 1h15-1h30, mais on nous avait avisés que ça prendrait probablement le double. Je m’attendais à une route avec plusieurs courbes à rouler à 20-25 miles à l’heure. Suffira d’être patient et ce sera « easy as a pie » comme dirait mon ami David.

À peine 50 minutes après notre départ, on avait déjà un peu plus de 35 miles au compteur. « Tout va bien, ça ne sera pas si pire que ce à quoi on nous a préparés », me suis-je dit. Et bien non. J’avais tort. Je ne le savais pas encore, mais les 40 miles restants allaient me prendre 110 minutes. Et croyez-moi, c’est fort probablement pire que tout ce que vous pouvez avoir en tête. Sans blague.

J’aurais sans doute une relation amour-haine avec la Hana Highway (qui, on va se le dire, n’a absolument rien d’un « Highway » à part son nom). C’est assurément la route la plus belle que j’ai eu la chance de faire de toute ma vie, c’est vrai, mais c’est aussi la plus inhospitalière. La route longe en bonne partie la côte, offrant sans cesse des panoramas exceptionnels qu’on croit possibles que dans des décors de film.

On traverse à un certain moment un champ de lave durcie qui part de la montagne jusqu’à l’océan tout en bas (voyez une vidéo sur la page Facebook Hugo autour du monde), puis à un autre un paysage si vert avec un muret de pierres qu’on se croirait rendu en Irlande. Un petit troupeau de chèvres a même traversé la route devant nous. Surréel! De toute beauté, je vous jure. En plus, on était pratiquement seuls.

Le problème, c’est que ça se gâte rapidement. Cette belle route toute en courbes avec une ligne jaune au centre devient plus étroite et sans ligne et on se retrouve avec un « highway » qui ressemble plus à une route à une seule voie (voyez une vidéo sur la page Facebook Hugo autour du monde). Suffit d’être prudent, je suis capable de vivre avec ça. Je roule lentement et lorsque j’arrive dans l’une des nombreuses courbes où je ne vois pas de l’autre côté en raison d’une falaise, je klaxonne pour signaler mon arrivée. Puis, l’asphalte pratiquement neuf fait place à une route au bitume craquelé qui fait sautiller la voiture, puis finalement à une route sans aucun pavage avec des trous un peu partout alors que nous roulons en Hyundai Elantra (voyez une vidéo sur la page Facebook Hugo autour du monde). Les dix derniers miles m’ont paru une éternité, mais nous avons survécu.

La route en valait cependant la peine parce que ce que nous avons vu par la suite était digne d’un rêve. Une fois rendus au Haleakala National Park, nous avons entrepris la randonnée de la Pipiway Trail qui fait 6,4 km aller-retour.

Peu de temps après le début (800 mètres), on arrive aux Makahiku Falls, premier point d’intérêt où on fait un court arrêt avant de reprendre notre chemin. On regarde où on met les pieds parce que plus on monte, plus le sentier est boueux.

Une fois à 1,6 kilomètre, on traverse deux petits ponts alors qu’un torrent d’eau passe sous nos pieds puis on fait notre entrée dans une majestueuse forêt de bambou; raison de notre visite. On a peine à croire ce que nous voyons tellement c’est parfait.

Des dizaines de milliers de bambous si hauts qu’on se retrouve soudainement à l’ombre et dans un milieu un peu plus frais. Lorsque le vent souffle, les troncs s’entrechoquent dans une douce mélodie (à écouter dans cette video sur la page Facebook Hugo autour du monde). Magique! Impossible de rester insensible à la beauté de cette forêt qui semble être infinie. À cette étape, une partie du sentier est recouverte par des planches de bois qui rendent l’ascension plus agréable.

Finalement, à la toute fin de la Pipiway Trail (3,2 km), on arrive face aux spectaculaires Waimoku Falls hautes de 120 mètres; ultime récompense des randonneurs.

C’est grandiose de voir de ses yeux de telles beautés de la nature, rien de moins.

Une fois revenus près du centre des visiteurs, nous avons terminé par la Kūloa Point Trail, une boucle de 800 mètres qui nous amène près de l’océan et des ‘Ohe’o Pools, qu’on appelle aussi Les 7 piscines sacrées. On a ici aussi droit à un panorama exceptionnel.

Notre coup de coeur demeure toutefois la forêt de bambou qui, comme m’a dit l’Amoureuse, comblerait de bonheur n’importe quel panda! 🐼

La route n’a incontestablement pas été facile, mais nous sommes tous les deux d’accord pour dire que le déplacement en valait la peine. Une journée qui laisse de superbes souvenirs et qui sera assurément dans nos « highlights » de ce voyage.

Pipiway Trail:

  • 4 miles / 6,4 km aller-retour que nous avons faits en 2h30 à un rythme plutôt lent (1h30 pour monter et 1h pour descendre).
  • 25$ US par véhicule pour l’entrée sur le site du Haleakala National Park. Le laissez-passer est bon pour trois jours.
  • Prévoir: de bonnes chaussures / bottes de randonnée, de l’eau, une collation. Il y a des toilettes à l’entrée du site.
  • En plusieurs endroits de la route et du parc, il n’y a aucun signal cellulaire.