Archives du mot-clé Batur

Les 10 activités les plus originales que j’ai faites

Voyager, c’est avoir la chance de faire des découvertes exceptionnelles jour après jour. Il y a bien entendu des paysages, des musées, des excursions, mais certaines activités arrivent à ressortir du lot et à retenir l’attention plus que d’autres pour finalement laisser des souvenirs impérissables.

Voici donc une liste des 10 activités les plus originales que j’ai eu la chance de faire au cours de mes voyages. Elles ne sont pas en ordre de préférence, mais bien en ordre chronologique, de la plus récente à la plus ancienne.

Descente en traîneau d’osier (Madère)

img_4281

Une activité extrêmement touristique, mais tellement originale! On retourne dans l’histoire de Madère alors qu’au 19e siècle, les habitants du secteur de Monte utilisaient des traîneaux d’osier comme première méthode de transport public pour descendre vers Funchal. Un trajet de deux kilomètres qui fait vivre des émotions fortes!

Pour le récit complet de cette aventure, cliquez ici.

Ascension du mont Batur (Bali, Indonésie)

img_3001

Le coup de coeur de notre lune de miel: l’ascension de ce volcan en pleine nuit afin d’arriver au sommet juste à temps pour admirer le soleil se lever sur Bali. Un exercice extrêmement demandant, mais le spectacle laisse des images gravées en tête pour le reste de la vie. Je le referais sans aucun doute.

Pour le récit complet de cette aventure, cliquez ici.

Mine de sel de Wieliczka (Pologne)

img_0519

C’est vraiment toute une expérience de descendre à 135 mètres sous terre pour découvrir cette mine de sel qui renferme de vrais trésors d’architecture, dont la chapelle de Sainte-Cunigonde qui est d’une beauté qui frôle l’irréalisme. On a peine à croire ce qu’on voit dans cette immense chambre dont absolument tout (dont les gravures de scènes bibliques et les lustres) est fait de sel.

Pour le récit complet de cette aventure, cliquez ici.

Musée du Titanic (Belfast, Irlande du Nord)

IMG_7817-0

À l’endroit exact où a été construit le Titanic, on trouve aujourd’hui un musée qui retrace l’histoire du tristement célèbre navire transatlantique. L’un des musées les mieux conçus que j’ai eu la chance de voir. L’endroit est entre autres chargé en symbolique alors qu’absolument tout a été pensé: le musée fait exactement la même hauteur que le Titanic lui-même et on a tracé au sol le contour d’où se trouvait le bateau à l’époque.

Pour le récit complet de cette aventure, cliquez ici.

Palmetum (Tenerife, Îles Canaries)

IMG_6874

Ici, ce n’est tant l’endroit que le projet qui est original. La capitale de Tenerife, Santa Cruz de Tenerife, a transformé son ancien dépotoir à ciel ouvert en bordure de l’océan en véritable oasis. La montagne de détritus a fait place à un magnifique jardin botanique de palmiers qui offre, en plus, de magnifiques vues sur la ville. Un seul mot: exceptionnel!

Pour le récit complet de cette aventure, cliquez ici.

Dolby Theatre (Los Angeles, États-Unis)

IMG_5550

Lieu de la très célèbre cérémonie de remise des Oscars, le Dolby Theatre est un passage obligé pour les amateurs de cinéma à Hollywood. La visite qui nous permet d’en apprendre plus sur le déroulement de la soirée nous mène dans les coulisses puis, point culminant, sur la scène que foulent les acteurs et autres artisans pour recevoir leur prestigieuse statuette dorée. Interdiction formelle de prendre des photos pendant la visite.

Pour le récit complet de cette aventure, cliquez ici.

Les machines de l’île (Nantes, France)

IMG_5830

Une curiosité difficile à décrire. Les machines de l’île se décrivent elles-mêmes comme un «projet artistique inédit à la croisée des mondes inventés de Jules Verne, de l’univers mécanique de Léonard de Vinci et de l’histoire industrielle de Nantes». Ici, on crée des machines «vivantes», mécanisées, dont cet immense éléphant de 12 mètres de hauteur, 21 mètres de longueur, fait de 48 tonnes de bois et d’acier et qui peut transporter jusqu’à 49 personnes «sur son dos». J’en ai fait un tour et c’est spectaculaire!

Catacombes de Paris (France)

IMG_3626

Ce n’est certes pas l’endroit le plus accueillant de la Ville lumière, mais tellement intéressant et marquant. Lorsque Paris a été aux prises avec des problèmes sanitaires, les cimetières de la ville ont été vidés, puis on a transporté les ossements dans cet immense réseau sous-terrain. La visite d’une infime partie permet donc de se promener parmi les crânes et autres ossements de quelque 6 millions de personnes qui y sont enfouis. On en ressort… transformé.

Manège du Stratosphere Hotel (Las Vegas, États-Unis)

Attention, ici, pour amateurs de sensations fortes seulement! Lors de premier mon passage dans la Ville du vice, en 2008, je suis monté au sommet du Stratosphere Hotel, haut de 350 mètres, où se trouvent… des manèges! Je suis alors monté à bord du X-Sream, un chariot sur un rail fortement incliné vers le bas qui donne l’impression aux passagers qu’ils seront projetés dans le vide. Intense! Pour voir une vidéo de ce que ça a l’air, cliquez ici.

Tabacón Hot Springs (La Fortuna, Costa Rica)

x1-Hot-Springs
Tabacón Hot Springs (Photo tirée du site Internet)

Certainement l’endroit le plus paradisiaque où j’ai eu la chance de relaxer. Ces sources d’eau chaude sont situées juste au pied du volcan Arenal. C’est d’ailleurs le volcan, toujours en activité, qui réchauffe l’eau de ce spa en pleine nature. On a donc la chance de se baigner dans une eau dont la température varie entre 72 et 105°F au beau milieu d’une forêt luxuriante. Des affiches avertissent les clients de ne pas s’aventurer à l’extérieur du site en raison des dangers de la zone volcanique. Je n’ai jamais revu quelque chose comme ça!

Sur le même thème, lisez ou relisez les articles suivants sur Hugo autour du monde:

Ascension du mont Batur: aux premières loges pour un lever de soleil époustouflant

1h40, mercredi, le réveil-matin retenti dans notre chambre d’hôtel. Pas facile, c’est seulement la deuxième nuit depuis le début du voyage que je dors bien. On se lève, s’habille et avale rapidement quelques chocolatines achetées la veille dans un dépanneur. Pas le choix, notre transport nous attend dans 20 minutes.

Arrivés à la réception, le chauffeur est là. Nous montons et la fourgonnette se met en marche dans les rues tranquilles (c’est possible, ça?) d’Ubud. Sur notre chemin, que des dizaines de chiens couchés au beau milieu de la route dans la noirceur totale.

Le chauffeur, peu bavard parce qu’il n’est pas très habile en anglais, se manifeste après 35 minutes. « You can see mount Batur », lâche-t-il, en nous montrant dans la nuit une grosse masse sombre à laquelle semble s’accrocher seulement quelques petits nuages. Le mont Batur, c’est ce volcan sur lequel on s’en va faire un trek en pleine nuit pour le plaisir d’aller voir le soleil se lever du haut de ses 1717 mètres. Oui, on est motivé comme ça, nous, les amoureux en lune de miel. Ok, c’est mon idée, mais l’Amoureuse a embarqué.


Le véhicule continue de rouler pendant une trentaine de minutes sur un chemin qu’on ne pourrait pas vraiment appeler « une route ». Je payerais cher pour être assis dans le « pick-up de compétition » du beau-frère. Puis, la fourgonnette s’arrête enfin à 3h25. Nous sommes perplexes. Alors qu’on s’attendait à voir un petit kiosque de départ de style « chalet des visiteurs » ou quelque chose comme ça, il n’y a là qu’un homme dans l’obscurité totale, assis sur un vieux banc de bois, lampe de poche en main. On a plus l’air de participer à une opération secrète qui va mal tourner. Cet homme, c’est celui qui va nous guider jusqu’au sommet du mont Batur, ce volcan toujours actif dont la dernière éruption remonte à 2000. On fait les présentations d’usage.

On nous remet chacun un bâton de randonnée, une lampe de poche et une bouteille d’eau puis, sans aucune autre indication, le guide nous lance: « Ready? » Ok! C’est tout? Ça a bien l’air que oui. On se met en route. Déjà, après à peine cinq minutes, ça monte (mais ça monte!!!) et on se dit que c’est juste un petit passage et qu’après ce sera mieux. Et bien non. Visiblement, on ne participe pas à un trek de débutant, loin de là. Au moins, on est chanceux, la météo est favorable. Alors qu’il a plu les dernières nuits, cette fois on a droit à la lune et au ciel étoilé. Je ne me serais pas vu faire ça à la pluie battante.

Nous sommes à la file indienne. Le guide d’abord, suivi de l’Amoureuse, puis je ferme la marche en recevant toute la poussière des deux autres. Un bout sur le roc, puis dans le sable qui croule sous nos pieds, les racines sorties de terre… Je ne me concentre que sur une chose: éclairer le sol et suivre les autres tout en trouvant mes points d’appui. Le guide tend la main à l’Amoureuse pour l’aider lors des bouts les plus difficiles puis, de temps à autres, nous lance un pourcentage: « 40%! ». Ça, c’est la part du chemin accompli. Parfois, on se dit qu’on n’arrivera probablement jamais. On s’arrête ici et là, dans un rare bout plat, pour quelques secondes de repos et boire une gorgée d’eau.

C’est finalement après 1h35, à 5h05, qu’on atteint le sommet dans l’obscurité alors que des premières lueurs orangées apparaissent au loin, derrière les autres montagnes, dont le mont Agung, cet autre volcan qui menace toujours d’exploser. D’autres randonneurs, qui ont emprunté des pistes différentes, sont déjà là. Le vent balaie la poussière qu’on reçoit en plein visage. On nous amène café et thé, puis notre guide nous apporte notre déjeuner: des sandwichs aux bananes, des œufs à la coque, des bananes, puis un ajout spécial… des petites gaufrettes au chocolat. Les œufs et les bananes pour les sandwichs ont été cuits à même la vapeur du volcan qu’on voit s’échapper en quelques endroits. Original!


Il fait de plus en plus clair. Le soleil est sur le point de se lever, tout le monde se prépare à prendre LA photo tant attendue. Puis, le spectacle commence. La lumière jaillit sur tout ce monde qui apparaît soudain autour de nous.


Les nuages un peu plus bas, les cratères du volcan, les coulées de lave d’anciennes éruptions, le magnifique lac Batur qui est à nos pieds… On peut aussi apercevoir un filet de fumée blanche s’échapper du mont Agung. De toute beauté!


Notre guide prend le temps de faire un panorama avec nous, de nous expliquer tout ce qu’on voit. Il nous amène quelques mètres plus bas respirer le « souffle » du volcan; cette vapeur qui s’échappe de ses tripes. On prend des dizaines de photos, bien sûr, mais on prend surtout le temps de vivre le moment présent. Le guide ne nous presse pas.

Vient ensuite le moment que je redoute: la descente. Pour moi, l’ascension était plus « facile ». Exigeante, certainement, mais je ne voyais rien autour de moi, je n’avais qu’à me concentrer à suivre. Maintenant, je vais être confronté au déséquilibre, au vertige… Finalement, tout s’est bien passé. À un certain moment, dans le sable mou, j’avais l’impression de faire du ski: pique avec le bâton, glisse, pique, glisse…

Recouverts de poussière, nous sommes remontés dans la même fourgonnette qu’il y a quelques heures plus tôt, faisant le chemin inverse. Nous sommes rentrés à l’hôtel à 10h15. Alors que la journée des autres commençait, la nôtre était faite. On a passé le reste de la journée à la piscine. Reste à voir ce que diront nos muscles demain. Chose certaine, les courbatures auront valu la peine…


« Fun fact »:

  • Le guide nous a raconté que deux athlètes ont déjà fait l’aller-retour de la base au sommet du mont Batur en à peine 50 minutes. C’est peut-être mon orgueil, mais j’ai de la misère à y croire! 

Excursion privée sur le mont Batur pour le lever du soleil:

  • 110$ / personne, réservée en ligne sur Viator.
  • Transport aller-retour, bouteille d’eau et petit déjeuner inclus.