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17 jours à Bali: mon carnet de notes

Dix-sept jours après avoir quitté Montréal, voici le temps de faire un petit compte rendu de cette lune de miel qui tire déjà à sa fin.

De Sanur à Kuta en passant par Nusa Lembongan, Ubud, Amed, Gili Meno et Gili Trawangan, nous en avons vu du pays.

Sanur (3 nuits)

Ces trois nuits passées dans notre villa privée nous aurons permis de nous remettre du décalage horaire et de se reposer pour poursuivre notre voyage en force.


On a aimé sa plage avec plusieurs coins d’ombre sous les palmiers et son « board walk » pour y marcher, faire un tour de vélo et manger en bord de mer. L’ambiance de la ville nous a aussi plu.

Côté nourriture, on a eu un coup de cœur pour The Bread Basket qui sert de délicieux petits déjeuners et où les bagels sont tout simplement divins.

Nusa Lembongan (2 nuits)

Ici, ce sont plutôt les trésors de la nature qui ont retenu notre attention. Je repense entre autres à Devil’s Tears et à Dream Beach, qui nous ont émerveillé de par leur beauté.


On a moins aimé les nombreux dépotoirs à ciel ouvert qui rendaient le décor un peu plus triste.

Coup de cœur côté hébergement: Niti Hut’s, ouvert depuis à peine quelques mois. Une proprio en or, un excellent service et très propre. 

Ubud (4 nuits)

Ville beaucoup plus touristique que ce à quoi je m’attendais, la terriblement chaude et humide Ubud nous a servi de base pour partir à la découverte de plusieurs temples et autres points d’intérêt qui nous en ont mis plein la vue…


Les majestueuses rizières de Jatiluwih et notre trek sur le mont Batur pour admirer le lever du soleil à son sommet laisseront assurément des souvenirs impérissables dans ma mémoire. Ce sont assurément parmi les meilleurs moments de notre voyage.

Amed (3 nuits)

Haaaaa, Amed… Le volcan Agung a bien failli faire dérailler nos plans et nous empêcher de nous y rendre. Paradis des amateurs de plongée, cette petite ville paisible et extrêmement abordable nous aura permis de relaxer.

Je garderai en mémoire les images dignes de carte postale avec, en arrière-plan, le fameux volcan qui risquait d’exploser à tout moment.

Gili Meno (3 nuits)

Qui eût cru qu’un endroit aussi calme puisse exister? Pas de voiture, pas de moto… Que le bruit des vagues qui viennent se briser sur les morceaux de coraux sur le rivage. L’endroit paisible par excellence.


On a aussi profiter de notre séjour sur Meno pour faire un saut sur Trawangan, beaucoup plus animée.

Kuta (1 nuit)

Une dernière nuit près de l’aéroport pour être certain de ne pas être pris au dépourvu le lendemain. 

De tous ces endroits, je me souviendrai aussi des gens accueillants, toujours souriants, visiblement très heureux de nous voir chez eux. Des gens serviables qui nous ont toujours aidé quand nous en avions besoin.


Je me souviendrai également de leur belle spiritualité. C’était émouvant de voir chaque jour ces centaines d’offrandes déposées un peu partout contenant pétales de fleurs, riz, biscuits et friandises, le tout surmonté d’un bâton d’encens devant permettre à l’offrande de rejoindre ou les dieux ou les démons. Les offrandes placées par terre sont destinées à ces derniers alors que les autres sont réservées aux dieux.

Pour tout cela, « terima kasih » (« merci »), Bali!

En terminant, quelques « fun facts » pertinents (ou pas du tout!) et réflexions à la suite de notre séjour en Indonésie.

  • Les asiatiques ne sont en général pas très grands, mais, étrangement, le standard de profondeur des piscines indonésiennes est plutôt… impressionnant. Ici, il n’y a pas un « creux » et un « pas creux ». C’est creux, point. Et ce « creux » signifie qu’on touchait à peine le fond sur la pointe des pieds et, parfois, pas du tout.
  • On s’est habitué, au cours de notre voyage, à ne pratiquement jamais manger en même temps. Ça ne semble pas dans les coutumes, ici, de servir les assiettes en même temps. Un soir, l’Amoureuse a même eu le temps de finir son souper avant que je reçoive mon plat (ceux qui la connaisse savent à quel point elle mange lentement).
  • À Bali, il n’y a pas d’autoroute. À de très rares occasions, on a circulé sur une route à deux voies, mais avec des feux de circulation. De courtes distances prennent donc une éternité à parcourir (par exemple 1h30 pour 50 kilomètres).
  • Dans plusieurs villes, nous avons été confrontés à une triste réalité: la gestion des déchets, qui est un grand problème, ici. Les amats de déchets en pleine nature sont courants. On trouve, entre autres, une tonne de bouteilles d’eau. Ça, c’est « la faute » des touristes qui ne peuvent boire l’eau, mais les hôtels devraient penser à installer des distributeur d’eau, plutôt qu’à fournir de petites bouteilles à leurs clients.

Il est maintenant l’heure de fermer une dernière fois le sac à dos et de rentrer au pays. Je vous dis, une fois de plus, à la prochaine. C’est la fin d’un chapitre, mais certainement pas celle du livre de mes aventures.

Une dernière nuit à Kuta

La dernière journée du voyage aura finalement été la plus difficile. L’Amoureuse a attrapé quelque chose qui l’a rendue malade la nuit passée et qui la rend un peu faible depuis ce temps-là. Elle n’a pratiquement pas mangé depuis hier soir.

Pour ma part, j’ai trouvé particulièrement pénible le voyage de retour de Gili Meno vers Padangbai. Si la traversée s’est faite plutôt en douceur pour s’y rendre, ça a été « rock’n roll » pour revenir. Non seulement le trajet a été plus long que prévu, mais la mer fortement agitée m’a fait remplir un petit sac de plastique noir qu’un employé avait pris la peine de distribuer. Comme il venait de faire le chemin inverse, il savait ce qui s’en venait. Et je peux vous dire que je n’ai pas été le seul à en arracher.

On a ensuite fait 1h30 de route jusqu’à Kuta, où nous passons notre dernière nuit dans un hôtel tout près de l’aéroport. On s’est payé un peu de luxe: une chambre avec accès direct à la piscine (visite de notre chambre en vidéo sur la page Facebook Hugo autour du monde). On va pouvoir bien dormir et se laver en profondeur (et comme il faut) avant d’entamer notre long retour.


On a d’ailleurs été très bien reçu: un petit mot personnalisé nous souhaitant une bonne lune de miel nous attendait sur le lit et l’équipe du service au chambre a pris soin de nous faire livrer, en soirée, un petit gâteau. De belles petites attentions!


Encore une fois, l’atmosphère est complètement différente des autres villes que nous avons vues pendant notre séjour. Ici, on sent la présence de la sécurité. À notre arrivée à l’hôtel, le coffre arrière de notre taxi a été fouillé avant de nous laisser entrer sur le site. Il faut dire que c’est à Kuta qu’est survenu le pire attentat de l’histoire de l’Indonésie. En octobre 2002, plus de 200 personnes sont mortes et 200 autres blessées dans un double attentat dans une boîte de nuit. On a d’ailleurs passé par le monument en hommage aux victimes en arrivant ici.


Kuta est ville pour faire la fête. Il y a une manne de jeunes touristes, dont beaucoup d’Australiens. Nous, on se contentera de se reposer à l’hôtel d’ici notre départ.

Hébergement à Kuta:

  • Amnaya Resort Kuta
  • 127$ / nuit, petit déjeuner inclus.
  • Chambre avec accès direct à la piscine.
  • À moins de 3 kilomètres de l’aéroport international de Denpasar.

Déserte Amed

Amed a la mine basse ces jours-ci. Le taux d’occupation des hôtels est extrêmement bas, les restaurants sont vides, les commerçants courent après les clients… Je vous en parlais un peu, la ville subit les conséquences de l’éruption possiblement prochaine du volcan Agung, à quelques kilomètres d’ici… et de la « mauvaise publicité » faite par certaines personnes d’autres régions de Bali qui laissent entendre qu’Amed est fermée en raison du risque. 

On en discutait avec le gérant de notre hôtel, Étienne, un peu plus tôt. Non seulement plusieurs touristes ont annulé leur séjour ici, mais il n’a pratiquement aucune réservation prévue dans les prochaines semaines. Il a réduit ses effectifs, mais il doit quand même faire travailler son personnel. Malgré tout, il s’estime chanceux parce que LUI a quelques clients pendant que d’autres n’en ont pas du tout, mais surtout parce qu’Amed est « safe » alors que des milliers de personnes risquent de tout perdre.


Tout ça donne une ambiance un peu bizarre. Les restaurants sont toujours vides, le personnel étant assis en espérant voir des clients se pointer. L’employée du dépanneur d’en face nous a dit « See you tomorrow » quand on est allé s’acheter une crème glacée après le souper. Ils espèrent tous nous revoir jour après jour.

Dimanche matin, on s’est rendu dans un petit spa pas très loin de notre hôtel pour recevoir un massage. C’est mon amie Claudine qui m’avait recommandé l’endroit. Rendus sur place, il n’y avait pas de massotherapeute. C’est finalement une employée de l’hôtel adjacent qui les a appelées pour nous et elles sont arrivées 20 minutes plus tard en s’excusant, expliquant qu’il n’y avait pas assez de clients pour maintenir du personnel en place.


On a donc pu relaxer pendant un bon massage balinais d’une heure qui nous a coûté l’équivalent de 12$ CAN. C’est quand même « cher payé » ici, considérant que plusieurs en offrent à 8 ou 9$, mais inutile de dire que ça en valait grandement la peine. 

D’ailleurs, on a remarqué que le coût de la vie est beaucoup plus bas ici que dans les autres villes que nous avons visitées jusqu’à maintenant. Autant pour l’hébergement que pour se nourrir.


Amed est surtout une ville populaire auprès de ceux qui veulent faire de la plongée sous-marine ou en apnée. Nous, on en a profité pour relaxer avant la dernière destination de notre lune de miel.

« Fun fact »:

  • À Bali, les hommes deuxièmes de famille portent le nom « Made ». Inutile de dire qu’il y a une tonne. Le chauffeur qui nous a amenés à Amed s’appelait Made Cantry. En route, ils nous dit: « Vous savez que le nom Made est le plus populaire au monde? C’est nous qui fabriquons tout! » 😂

Hébergement à Amed:

  • Oasis Amed, réservé via Booking.com
  • 33$ / nuit, petit déjeuner inclus
  • On aime: distributeur d’eau dans la chambre et service impeccable de tout le personnel.

Massage à Amed:

  • Spa Om Shanti
  • 130 000 roupies (12$ CAN) pour un massage traditionnel balinais de 60 minutes.

La source sacrée de Tirta Empul

Je vous parlais il y a quelques jours des temples que nous avions visités à Bali. Nous avons complété notre tournée, vendredi, en nous rendant au Tirta Empul, lieu d’une source sacrée où vont se baigner les Balinais pour se purifier.

Tout comme le Pura Luhur Batukaru, il s’agit d’un endroit sacré où les règles usuelles s’appliquent, dont le port sarong.

Convenablement vêtus, donc, les Balinais (et autres personnes qui veulent participer) entrent dans les grands bassins et passent ensuite par chacune des fontaines en se mouillant la tête et le visage. À ce qu’on dit, l’eau de la source sacrée aurait même des vertus de guérison.


Lors de notre visite, nous avons vu plusieurs personnes s’adonner à ce rituel pour le moins captivant. Nous n’avons pas pu y prendre part, car nous n’avions pas le droit de mouiller le sarong qui nous avait été prêté. Nous avons toutefois lavé notre visage avec l’eau de la source.

Nous avons par ailleurs été témoins d’une cérémonie que je suppose en être une de prière alors que plusieurs personnes étaient assises par terre au son d’une belle musique et qu’il y avait beaucoup d’offrandes.

Voyez une vidéo sur la page Facebook Hugo autour du monde.

Chute de Tibumana

Nous avons aussi fait un arrêt à la chute de Tibumana; un endroit qu’avait trouvé l’Amoureuse en cherchant sur Internet et qui s’est avéré être un secret bien gardé. Lorsque nous avons demandé à notre chauffeur de nous conduire à cet endroit, il ne connaissait même pas le nom et voulait plutôt nous amener à une autre chute.


Nous sommes finalement allés à l’endroit que nous avions choisi et même le chauffeur est resté surpris du peu de gens sur place. Après avoir payé notre modique droit d’entrée, nous avons entrepris notre longue descente en entendant, au loin, le bruit du ruissellement de l’eau. Quelques minutes plus tard, elle était là, cette chute se déversant bruyamment dans le bassin en contrebas alors qu’à peine cinq ou six personnes étaient sur place pour profiter de ce trésor bien caché. Nous nous sommes baignés quelques minutes avant de reprendre la route.

Voyez une vidéo sur la page Facebook Hugo autour du monde.

Rizières de Tegalalang

Autre arrêt de notre journée sur la route: les rizières en terrasses de Tegalalang. Beaucoup moins grandes que celle de Jatiluwih, que nous avons visitées plus tôt cette semaine, ces rizières sont tout de même impressionnantes et méritent qu’on s’y arrête.


Ici, les terrasses sont beaucoup plus abruptes. Un petit sentier balisé par des dalles de béton permet de s’y promener en y descendant jusqu’au fond depuis la route, puis en remontant jusqu’au sommet de l’autre côté. Magnifique panorama!

Voyez une vidéo sur la page Facebook Hugo autour du monde.

Lakeview Restaurant

Nous avons finalement terminé notre journée en milieu d’après-midi en dînant dans un restaurant exceptionnel. Nous avons demandé au chauffeur de nous conduire au Lakeview Restaurant qui offre une vue à couper le souffle sur le mont Batur, dont nous avons fait l’ascension en milieu de semaine, de même que sur le majestueux lac Batur.


Dès notre arrivée dans le stationnement, nous avons été séduits par le décor d’une beauté insaisissable. Nous nous sommes ensuite attablés sur la terrasse où nous avons pu manger en admirant la vue qui s’offrait à nous. Ça m’a rappelé des souvenirs de mon voyage au Costa Rica, en 2008, alors que mes amis et moi avions mangé avec vue sur le volcan Arenal dont le cratère laissait sortir des filets de lave. Ça faisait aussi drôle de se dire qu’on avait monté ce volcan et qu’il y a quelques jours, on était à son sommet. Un repas mémorable!

Voyez une vidéo sur la page Facebook Hugo autour du monde.

Rizières en terrasses de Tegalalang:

  • Aucun prix d’entrée, mais on vous demandera un don pour franchir la première guérite. Puis un autre pour faire un autre petit bout. Puis un autre… On plaide pour un tarif fixe!

Chute de Tibumana:

  • Droit d’entrée de 10 000 roupies (moins de 1$ CAN).

Temple Tirta Empul:

  • Droit d’entrée de 15 000 roupies (1,40$ CAN) + don pour le prêt d’un sarong, obligatoire pour la visite.

Rencontre avec les singes d’Ubud

Une forêt dense abritant 600 singes de cinq groupes différents au beau milieu d’une ville. Oui, c’est possible et c’est à Ubud que ça se passe.

Le Sanctuaire sacré de la forêt des singes est indéniablement l’une des attractions les plus courues de la ville. Et avec raison. Il y a quelque chose de fascinant à entrer dans ce lieu et de côtoyer ces animaux dans leur habitat naturel, sans cages et sans barrières entre nous et eux. L’expérience est authentique.


Les visiteurs doivent d’ailleurs se familiariser avec certaines règles avant de pénétrer dans la forêt dont celle de ne pas cacher de nourriture (car les singes la trouveraient), de ne pas crier si un singe monte sur vous et de ne surtout pas regarder un macaque dans les yeux, car cela serait un signe de confrontation.

Nous, on n’a pris aucune chance. On avait laissé tous les bijoux et autres objets inutiles à l’hôtel. On ne sait jamais!


Une fois entrés, nous n’avons pas eu à attendre longtemps avant d’observer nos premiers singes. Non, ce n’est pas comme ces zoos où vous patientez de longues minutes devant un enclos sans jamais voir les animaux, car ils sont cachés / dorment ou je ne sais quoi d’autre. Singes adultes, juvéniles, bébés, on en a pour notre argent (petite vidéo à voir sur la page Facebook Hugo autour du monde).


Qu’on ait des bananes pour les nourrir ou non, ça ne change absolument rien, on a la chance de les côtoyer à quelques centimètres de nous seulement… et parfois plus près. Alors que nous étions assis près d’un arbre, l’Amoureuse et moi avons eu la chance de voir arriver à l’improviste un petit ami qui est monté sur nous pendant quelques secondes. 🐒

Sinon, le Sanctuaire est en soi un endroit agréable à découvrir. Le décor y est superbe. Petit fait insolite: on trouve même sur les lieux un cimetière pour les singes; une cérémonie de crémation de masse n’ayant lieu qu’aux cinq ans.


Après notre visite de la forêt des singes, nous sommes passés faire un tour au marché d’Ubud qui s’est avérée pour le moins étourdissante. Chaleur intense, pas d’air et des dizaines de commerçants qui te supplient d’entrer juste pour « take a look » ou pour te vendre un fameux sarong a « cheap price ».

L’Amoureuse est d’ailleurs devenue as de la négociation. Ici, c’est simple, tu gagnes toujours. Le commerçant te donne son prix, tu le coupes en deux (ou plus), il te répond non, puis tu t’en vas. Et au fur et à mesure que tu fais des pas vers la sortie, le prix baisse jusqu’à ce que tu voulais. De rien, ça me fait plaisir!

Sanctuaire sacré de la forêt des singes d’Ubud:

  • 50 000 roupies indonésiennes (4,60$ CAN)
  • Prévoir de 90 à 120 minutes pour la visite.

« Fun Facts » au sujet d’Ubud:

  • Ubud remporte aisément la palme des pires trottoirs que j’aie jamais vus. Trottoirs croches, avec des grilles d’égout qui ne tiennent pas, trous non sécurisés… Impossible de regarder ailleurs que par terre en marchant. À côté de ça, ceux de Montréal sont en marbre plaqués or.
  • Ubud est la première ville dans laquelle on s’arrête qui est vraiment plus diversifiée au niveau des restaurants: grec, italien, même une crêperie française… Visiblement, beaucoup plus touristiques. Malgré tout, les restaurants sont souvent vides (il faut dire qu’on est en basse saison), si bien que ça en est vraiment bizarre.
  • On a vu des travailleurs de la construction en… gougounes! Appelez la CNESST!
  • Ici, ils font beaucoup la promotion du café luwak. C’est un café fait à partir des excréments de ce petit mammifère nocturne qui mange des grains de café avant de les digérer. Ils récupèrent ensuite le « produit », le nettoyent et le font torréfier. Non, je n’ai pas goûté.

Ascension du mont Batur: aux premières loges pour un lever de soleil époustouflant

1h40, mercredi, le réveil-matin retenti dans notre chambre d’hôtel. Pas facile, c’est seulement la deuxième nuit depuis le début du voyage que je dors bien. On se lève, s’habille et avale rapidement quelques chocolatines achetées la veille dans un dépanneur. Pas le choix, notre transport nous attend dans 20 minutes.

Arrivés à la réception, le chauffeur est là. Nous montons et la fourgonnette se met en marche dans les rues tranquilles (c’est possible, ça?) d’Ubud. Sur notre chemin, que des dizaines de chiens couchés au beau milieu de la route dans la noirceur totale.

Le chauffeur, peu bavard parce qu’il n’est pas très habile en anglais, se manifeste après 35 minutes. « You can see mount Batur », lâche-t-il, en nous montrant dans la nuit une grosse masse sombre à laquelle semble s’accrocher seulement quelques petits nuages. Le mont Batur, c’est ce volcan sur lequel on s’en va faire un trek en pleine nuit pour le plaisir d’aller voir le soleil se lever du haut de ses 1717 mètres. Oui, on est motivé comme ça, nous, les amoureux en lune de miel. Ok, c’est mon idée, mais l’Amoureuse a embarqué.


Le véhicule continue de rouler pendant une trentaine de minutes sur un chemin qu’on ne pourrait pas vraiment appeler « une route ». Je payerais cher pour être assis dans le « pick-up de compétition » du beau-frère. Puis, la fourgonnette s’arrête enfin à 3h25. Nous sommes perplexes. Alors qu’on s’attendait à voir un petit kiosque de départ de style « chalet des visiteurs » ou quelque chose comme ça, il n’y a là qu’un homme dans l’obscurité totale, assis sur un vieux banc de bois, lampe de poche en main. On a plus l’air de participer à une opération secrète qui va mal tourner. Cet homme, c’est celui qui va nous guider jusqu’au sommet du mont Batur, ce volcan toujours actif dont la dernière éruption remonte à 2000. On fait les présentations d’usage.

On nous remet chacun un bâton de randonnée, une lampe de poche et une bouteille d’eau puis, sans aucune autre indication, le guide nous lance: « Ready? » Ok! C’est tout? Ça a bien l’air que oui. On se met en route. Déjà, après à peine cinq minutes, ça monte (mais ça monte!!!) et on se dit que c’est juste un petit passage et qu’après ce sera mieux. Et bien non. Visiblement, on ne participe pas à un trek de débutant, loin de là. Au moins, on est chanceux, la météo est favorable. Alors qu’il a plu les dernières nuits, cette fois on a droit à la lune et au ciel étoilé. Je ne me serais pas vu faire ça à la pluie battante.

Nous sommes à la file indienne. Le guide d’abord, suivi de l’Amoureuse, puis je ferme la marche en recevant toute la poussière des deux autres. Un bout sur le roc, puis dans le sable qui croule sous nos pieds, les racines sorties de terre… Je ne me concentre que sur une chose: éclairer le sol et suivre les autres tout en trouvant mes points d’appui. Le guide tend la main à l’Amoureuse pour l’aider lors des bouts les plus difficiles puis, de temps à autres, nous lance un pourcentage: « 40%! ». Ça, c’est la part du chemin accompli. Parfois, on se dit qu’on n’arrivera probablement jamais. On s’arrête ici et là, dans un rare bout plat, pour quelques secondes de repos et boire une gorgée d’eau.

C’est finalement après 1h35, à 5h05, qu’on atteint le sommet dans l’obscurité alors que des premières lueurs orangées apparaissent au loin, derrière les autres montagnes, dont le mont Agung, cet autre volcan qui menace toujours d’exploser. D’autres randonneurs, qui ont emprunté des pistes différentes, sont déjà là. Le vent balaie la poussière qu’on reçoit en plein visage. On nous amène café et thé, puis notre guide nous apporte notre déjeuner: des sandwichs aux bananes, des œufs à la coque, des bananes, puis un ajout spécial… des petites gaufrettes au chocolat. Les œufs et les bananes pour les sandwichs ont été cuits à même la vapeur du volcan qu’on voit s’échapper en quelques endroits. Original!


Il fait de plus en plus clair. Le soleil est sur le point de se lever, tout le monde se prépare à prendre LA photo tant attendue. Puis, le spectacle commence. La lumière jaillit sur tout ce monde qui apparaît soudain autour de nous.


Les nuages un peu plus bas, les cratères du volcan, les coulées de lave d’anciennes éruptions, le magnifique lac Batur qui est à nos pieds… On peut aussi apercevoir un filet de fumée blanche s’échapper du mont Agung. De toute beauté!


Notre guide prend le temps de faire un panorama avec nous, de nous expliquer tout ce qu’on voit. Il nous amène quelques mètres plus bas respirer le « souffle » du volcan; cette vapeur qui s’échappe de ses tripes. On prend des dizaines de photos, bien sûr, mais on prend surtout le temps de vivre le moment présent. Le guide ne nous presse pas.

Vient ensuite le moment que je redoute: la descente. Pour moi, l’ascension était plus « facile ». Exigeante, certainement, mais je ne voyais rien autour de moi, je n’avais qu’à me concentrer à suivre. Maintenant, je vais être confronté au déséquilibre, au vertige… Finalement, tout s’est bien passé. À un certain moment, dans le sable mou, j’avais l’impression de faire du ski: pique avec le bâton, glisse, pique, glisse…

Recouverts de poussière, nous sommes remontés dans la même fourgonnette qu’il y a quelques heures plus tôt, faisant le chemin inverse. Nous sommes rentrés à l’hôtel à 10h15. Alors que la journée des autres commençait, la nôtre était faite. On a passé le reste de la journée à la piscine. Reste à voir ce que diront nos muscles demain. Chose certaine, les courbatures auront valu la peine…


« Fun fact »:

  • Le guide nous a raconté que deux athlètes ont déjà fait l’aller-retour de la base au sommet du mont Batur en à peine 50 minutes. C’est peut-être mon orgueil, mais j’ai de la misère à y croire! 

Excursion privée sur le mont Batur pour le lever du soleil:

  • 110$ / personne, réservée en ligne sur Viator.
  • Transport aller-retour, bouteille d’eau et petit déjeuner inclus. 

Majestueuses rizières en terrasses de Jatiluwih

Pour la journée d’hier, l’Amoureuse et moi avons requis les services d’un chauffeur privé. Ça peut paraître comme un service de luxe, mais c’est chose courante en Asie, c’est très abordable, et ça permet non seulement de construire soi-même son itinéraire et de rentabiliser sa journée tout en évitant de louer une voiture et d’avoir à conduire dans un pays qu’on ne connaît pas. Et croyez-moi, vous ne voulez pas conduire ici!

Nova est donc venu nous chercher à notre hôtel, hier matin, à l’heure convenue et nous avons passé dix heures avec lui.

Parmi nos arrêts de la journée, les rizières en terrasses de Jatiluwih, qui sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. Je suis déjà, à la base, un amateur de riz, alors imaginez quand on parle de visiter des rizières! 🍚


Sans blague, un seul mot: WOW! C’est à la fois magnifique, ingénieux et surréaliste. Il faut voir ce vert éclatant s’étendre à perte de vue autour de nous et admirer le système d’irrigation qui permet à ces millions de plants de rester bien hydratés. C’est l’une des images qui vient en tête en premier quand on pense à Bali: les rizières en terrasses. Je peux vous dire qu’en personne, ça reste franchement impressionnant. On a donc passé une heure à se promener dans les sentiers qui sillonnent les rizières et à se laisser épater par toute cette beauté. Voilà tout ce qu’il y avait à faire. C’est clairement un incontournable si vous passez par Bali.

Tournée des temples

On a aussi profité de notre journée avec chauffeur pour faire la tournée de quelques temples (parmi les milliers éparpillés dans l’île!). Nous en avions sélectionné quelques-uns à partir de lecture faite dans des guides et sur des blogues.

Premier arrêt: le Pura Luhur Batukaru, l’un des temples les plus sacrés de Bali et qui s’est avéré être mon préféré de la journée. Une fois arrivés au bout de la route en plein cœur d’une forêt, n’entre pas qui veut. Les règles sont clairement affichées: l’endroit est interdit aux femmes enceintes, à celles qui sont dans leur période menstruelle, à celles qui ont un enfant qui n’a pas encore eu sa première dent (!) et à ceux qui ne portent pas le vêtement traditionnel, le sarong. Si vous répondez à tous ces critères (yeah!), bienvenue à bord. Lors de notre visite tôt en matinée, nous étions les premiers visiteurs sur place alors que le calme régnait partout.


Malgré tout, on chuchotait pour ne pas déranger je ne sais quoi… pour ne pas troubler cette plaisante quiétude. Les quelques groupes qui se sont ajoutés n’ont en rien perturbé l’atmosphère. On a passé environ 45 minutes sur place, le temps de faire le tour, et on a bien aimé le caractère traditionnel de l’endroit.

Prochain temple, le Pura Ulun Danu Bratan. Construit au bord d’un lac en haute altitude, l’endroit est assurément enchanteur, mais beaucoup plus achalandé.  


Lors de notre passage, des nuages flottait au-dessus du lac, donnant un air mystérieux au lieu sacré. Une trentaine de minutes suffisent pour en faire le tour.

Finalement, le dernier temple, le Tanah Lot, qui se trouve dans l’océan, près de Kuta. On voulait y aller après l’avoir vu dans l’émission « The Amazing Race », il y a deux ou trois ans. Le temple est accessible à pied à marée basse puisqu’il est situé à peine à quelques mètres de la rive.


Le décor est incontestablement paradisiaque, mais les déceptions sont rapidement au rendez-vous. Le temple a été transformé en espèce de lieu commercial où il ne reste pas grand chose de sacré. Le droit d’entrée est très dispendieux par rapport aux autres endroits visités et il ne permet rien d’autre que de se promener sur le site où se trouvent aussi des dizaines de boutiques de souvenirs qui vendent tous la même chose et où on vous photographie pour ensuite vous vendre l’impression. Seule exception: on vous permet de monter quelques marches menant au Tanah Lot, mais à condition d’avoir été purifié auparavant. On joue le jeu, on fait la file pour participer au rituel, mais on vous fait très clairement comprendre que vous devez faire un don en échange de votre purification. Au diable le « vrai » sacré. Cela étant dit, le site est quand même spectaculaire et est réputé pour ses couchers de soleil. 

Reste à voir quel type d’expérience vous voulez vivre. Pour ma part, je préfère l’authenticité.

En terminant, fait cocasse de la journée… En se promenant dans les rizières de Jatiluwih, on a vu un couple de Français « crasher » son drone après l’avoir empêtré dans un palmier. Visiblement convaincue qu’on ne comprenait pas le français, la femme s’est mise à engueuler son conjoint qui pilotait l’engin devant nous, les seuls qui avons vu le drone terminer sa course dans un canal d’irrigation. Oups!

Journée avec un chauffeur privé:

  • 700 000 roupies (65$ CAN)
  • Temps et kilométrage illimité, carburant inclus

Visite des différents sites:

  • Pura Luhur Batukaru: 20 000 roupies (1,85$)
  • Pura Ulun Danu Bratan: 50 000 roupies (4,60$)
  • Tanah Lot: 100 000 roupies (9,25$)
  • Rizières de Jatiluwih: 40 000 roupies (3,70$)