Archives pour la catégorie Canaries 2015

Le vert à l’honneur

Les Européens ont un sacré talent quand vient le temps de mettre en valeur la nature et les espaces verts. 

Je pense au projet Río, à Madrid, que j’ai eu la chance de voir en développement en 2010. Au  parc de la Tête d’or, à Lyon. Des endroits en pleine ville où les résidants se retrouvent dans un calme plutôt étonnant. Des projets souvent audacieux.

Puerto de la Cruz ne fait pas exception avec son Parque Taoro que je suis allé visiter cet avant-midi.

  

Avouez que ça fait rêver et que vous auriez le goût d’y être! Comme Puerto de la Cruz est installée à flanc de montagne (imaginez un peu comme la haute et la basse ville de Québec), le parc est construit en différents paliers en haut de la ville.

Non seulement les jardins sont superbes, mais les différents niveaux offrent un point de vue privilégié sur la ville plusieurs dizaines de mètres plus bas.

  

Il y a des fontaines, une chute d’eau, un mélange d’arbres et de fleurs,  plusieurs bancs et même un restaurant (assez dispendieux, bien entendu).  J’aurais certainement pu y passer un long moment, mais je ne me suis installé que le temps de grignoter une collation.

 

Un peu plus haut, le parc a une autre section (sur le plat, cette fois) avec plusieurs sentiers où on trouve plusieurs joggeurs et… des chiens qui viennent faire leur promenade. Il y a même des appareils d’exercice en plein air.

Je suis aussi aller visiter le Jardin Botánico qui est plutôt bien fait. En temps normal, je n’aurais peut-être pas fait cette visite, mais elle était recommandée par mes guides de voyage et par l’office de tourisme. Je n’ai pas été déçu. Encore là, la nature a bien été exploitée.

Je termine en vous parlant un peu de Puerto de la Cruz, parce que je me rends compte que je ne l’ai pas vraiment fait.

 

   

Avant de devenir une ville, l’endroit servait principalement de port pour La Orotava où transitaient bananes, vin et sucre, notamment (sur la photo ci-dessus, l’immeuble de gauche est l’ancienne douane où loge maintenant l’office de tourisme). 

Puerto de la Cruz est ensuite devenue la première station balnéaire de Tenerife. 

  

Encore aujourd’hui, la ville accueille beaucoup de touristes, mais elle est surtout reconnue pour son calme, les fêtards se rendant plutôt dans le sud, à Playa de las Américas et ses environs. 

  

Si jamais vous avez un jour la chance de visiter Tenerife, c’est assurément sur la liste des villes où vous devez vous arrêter. Elle est charmante, Puerto de la Cruz. 

Retomber en amour à Puerto de la Cruz

Alors que j’ai quitté Playa de las Américas ce matin en direction de Puerto de la Cruz (côte nord-ouest), j’ai vu le paysage changer graduellement. D’un décor désertique, beige, aux montagnes rocailleuses, je suis passé à la végétation, aux fleurs et aux montagnes d’un vert éclatant. Tout ça en longeant la côte et en admirant les vagues venir se briser sur le rivage.

  

Et ce n’est pas seulement le paysage qui a changé du tout au tout. Aujourd’hui, pour la première fois de mon voyage, j’ai ressenti l’Espagne! Je suis retombé en amour avec ce pays que j’ai eu la chance de découvrir en 2010, en compagnie de mon ami Dominic. 

Playa de las Américas est si détachée de la culture espagnole et canarienne. Dès mon arrivée à Puerto de la Cruz, tout est revenu: la musique, l’architecture, les odeurs, la nourriture… Ils m’avaient manqué, depuis quatre ans, ces tapas et ce tinto de verano

  

Comme mon séjour ici sera bref, j’ai rentabilisé mon premier après-midi. Après être passé à l’office du tourisme, j’ai fait, en marchant, un circuit culturel qui permet de découvrir les édifices les plus anciens de Puerto de la Cruz dont une église construite en 1599.

Mon appartement se trouve quant à lui dans une rue piétonne qui attire les touristes pendant la journée. Partout de petites boutiques, bars, restaurants…

  

J’ai aussi fait une tournée des plages qui sont toutes d’un sable très noir. Une des choses qui est la plus impressionnante est la force des vagues. C’est fou! Puerto de la Cruz est un paradis pour les surfeurs, car les vagues sont grosses et puissantes.

Selon moi, la plus belle plage reste cependant Playa Jardín qui s’étend sur une bonne distance, qui est somme toute large et qui est bordée, comme son nom l’indique, de magnifiques jardins.

  

C’est d’ailleurs aussi la préférée des habitants de Puerto de la Cruz. Inutile de dire que les plages sont désertées ces jours-ci. Les Espagnols (et les Européens en général) se promènent tous avec un manteau sur le dos! J’en ai même vu une avec un manteau de fourrure, aujourd’hui. Ce n’est pas une blague!

Je me suis quand même arrêté pour me tremper les pieds un peu alors que seuls quelques enfants ont osé la totale. C’est confirmé: c’est froid!

  

Encore une fois, une grosse journée de marche qui se termine. Pratiquement 20 km. Je me suis rendu jusqu’à Punta Brava, un peu plus à l’Ouest. 

La côte était tellement belle que j’avais le goût de continuer, mais mes jambes ne suivaient plus. 

 

  

 

Choisir Airbnb pour son hébergement

Vous voulez essayer Airbnb? Cliquez ici pour obtenir un rabais applicable lors de votre première réservation!

Mon voyage aux Îles Canaries est l’occasion pour moi de découvrir une nouvelle destination, mais aussi une nouvelle option d’hébergement: Airbnb.
Il s’agit d’un site Internet où des résidants d’une ville affichent pour location ou une chambre ou un logement entier pour des voyageurs. C’est l’option que j’ai choisie pour Puerto de la Cruz.

Personnellement, je crois que ça vaut au moins la peine de l’envisager lorsque vous planifier un voyage. Comparez avec le prix des hôtels. Ici, par exemple, j’ai un logement en entier pour 65$ CAN la nuit.

J’avais donné rendez-vous à la propriétaire, Yaiza, cet avant-midi, pour qu’elle me remette les clés et m’explique le fonctionnement. C’est beau, propre et bien situé. Quoi demander de mieux?

En fait, c’est comme si j’étais chez moi. En plus de la chambre et de la salle de bain, j’ai accès à une cuisine complète, Internet, télévision et machine à laver.

 

Certains hôtes ajoutent un petit surplus. Yaiza a par exemple prévu du thé, quelques jus, de la confiture et des condiments (ketchup, moutarde et mayonnaise) en petits pots qui sont à la disposition de ses invités.

Sécurité

Alors, c’est sécuritaire? C’est un peu comme lorsque vous naviguez sur TripAdvisor où vous vous fiez aux commentaires des autres pour vous guider dans votre choix d’appartement.

Autant les hôtes que les invités sont notés par les gens avec qui ils ont fait affaire. Généralement, ça donne un bon indice de confiance.

Il n’y a aucune transaction en argent. L’hôte affiche un prix par nuit auquel Airbnb ajoute des frais de service. Vous payez lors de votre réservation et votre hôte recevra l’argent 24 heures après que vous ayez pris possession des lieux, question de vous laisser le temps de vous manifester si quelque chose ne va pas avec l’appartement.

Gérer l’incertitude

Choisir Airbnb, c’est cependant accepter de gérer l’incertitude que cela comporte. Lorsque vous réserver un hôtel, vous êtes assuré d’avoir votre place. Avec Airbnb, l’hôte peut annuler la reservation jusqu’à la dernière minute.

C’est ce qui m’est arrivé à Playa de las Américas et c’est pour cette raison que je me suis retrouvé à l’hôtel. Dans un tel cas, Airbnb vous rembourse si vous le désirez la totalité du paiement, incluant les frais de service.

Sinon, Airbnb vous offre le montant en crédit en plus d’un dédommagement pour vous relocaliser (dans mon cas, le montant du dédommagement représentait le coût d’une nuit chez l’hôte qui a annulé).

Vous n’êtes donc pas à l’abri des contretemps, mais c’est à vous de juger si cela en vaut la peine.

Les points positifs:

  • Le prix peut vraiment être très avantageux par rapport à celui des hôtels.
  • Le service est mondial.
  • Vous avez souvent accès à tout. Vous pouvez donc faire votre propre cuisine, par exemple, pour économiser.
  • Cela vous permet de rencontrer les locaux et, par le fait même, de vivre une autre expérience.
  • Le site Internet et l’application de Airbnb sont particulièrement bien faits.

Les points négatifs:

  • Insécurité quant à la reservation qui peut être annulée à tout moment par l’hôte.
  • Vous devez verser le paiement complet avant votre arrivée sur place, même si l’hôte ne le reçoit pas tout de suite.

Moment surréel sur le toit de l’Espagne

Une fois de plus, j’ai réglé le réveil à 7h15 ce matin avant d’aller déjeuner puis d’appeler le téléférique pour connaître l’état du service. Vous ne me croirez peut-être pas, mais il fonctionnait!!!

Tout comme hier, je suis monté à bord du guagua (autobus de ville) qui a entrepris sa montée en zigzag vers le Teide. J’ai une tête dure et j’ai fini par avoir ce que je voulais!

Arrivé sur place, j’ai eu de la chance, il n’y avait pas beaucoup de monde. À peine 45 minutes avant de monter dans l’une des deux cabines qui peuvent transporter une quarantaine de personnes à la fois.

  

Les gens s’entassent. J’entre finalement le dernier, ce qui me donne automatiquement droit à une place face aux fenêtres des portes. Merveilleux!

Et c’est parti! En quelques minutes à peine, le téléphérique vous amène 1200 mètres plus haut, soit à une altitude de 2356 à 3555 mètres; moins de 200 mètres sous le cratère. À cette hauteur, on est sur le toit de l’Espagne puisque le Teide est le point culminant non seulement de l’archipel des Canaries, mais aussi de l’Espagne. 

Dès que les portes s’ouvrent, on sent le froid s’inscruster. Un maigre 6 degrés qui contraste avec la température plus douce au pied de la montagne. Mais le paysage… Wow!!!

  

On se croirait presque sur la Lune! Ces formes, cette géographie avec des montagnes, des cratères… La neige ici et là qui fait contraster les couleurs. Les nuages qui rendent le paysage un peu flou, surréel. 

  

De ce point de vue, c’est un champ de lave qui s’offre à nous (la longue traînée noire à droite de l’image). C’est d’ailleurs une partie de cette coulée que j’ai été forcé de traverser en faisant le sentier Roques de Garcia, hier.

On aperçoit l’ancien sommet du Teide ainsi que la dernière coulée de lave du volcan qui est encore très noire. 

  

Puis, il y a le cratère. Si près, alors qu’il me semblait si loin, si haut, hier. Je n’ai malheureusement pas pu m’y rendre, car comme il s’agit d’un parc national, le nombre d’accès au cratère est quotidiennement calculé. Il faut réserver son laissez-passer longtemps d’avance, chose que je n’avais pas faite parce que l’accès était compris dans ma nuit au refuge qui a finalement été annulée.

D’ailleurs, j’ai bien compris pourquoi en me rendant au sommet; regardez cette photo…

  

Certains sentiers sont encore complètement enneigés après la bordée de lundi!

Les clients du téléférique ont droit à un maximum d’une heure au sommet, question d’assurer une bonne circulation. J’ai bien profité de ces 60 minutes à admirer chaque angle qui, je l’espère resteront gravées dans ma mémoire.

  

Alors que je regarde de mon balcon le soleil se coucher une dernière fois sur Playa de las Américas, l’heure est venu de faire mon sac pour une nouvelle destination, demain.

Montée en téléférique vers le Teide:

  • Coût: 26€ pour un aller-retour, mais des images comme ça, ça n’a pas de prix. 
  • Vous avez droit à un maximum d’une heure au sommet. 
  • Accessible en voiture et en autobus autant du Nord que du Sud de l’île.
  • Prévoir des vêtements chauds. 

À l’assaut du Teide

Le soleil a brillé fort aujourd’hui sur Tenerife. Pas parce qu’il n’y avait pas de nuages, mais parce que je me suis déplacé au-dessus. C’est ça, l’art de contourner un problème! Non, mais il faut ce qu’il faut! 

 

J’ai finalement réussi à me rendre dans le parc national du Teide, aujourd’hui, malgré que le téléférique soit encore arrêté en raison de la météo.

Il faut dire que mon premier « contact » avec le volcan m’a plutôt effrayé. Lorsque mon avion survolait l’île avant d’atterrir, lundi, le sommet du Teide était la seule chose qui perçait le couvert nuageux. Quand j’ai regardé l’écran, l’altitude était de 3000 mètres. J’ai eu un petit frisson.

On a remis ça, aujourd’hui. Et, croyez-moi, il faut avoir le cœur solide pour monter ici parce que si vous avez le mal des transports, vous risquez de retrouver votre cœur et votre déjeuner dans un petit sac. On se comprend? Pendant une heure, l’autobus tourne, monte, tourne…

Je me suis arrêté au Parador Las Cañadas, qui est à une altitude d’environ 2100 mètres. Et voici la vue.

  

C’est ce que j’attendais depuis le début de mon séjour et bien avant. Ma rencontre avec le volcan qui se trouve au milieu de Tenerife. Oh, il a l’air bien inoffensif comme ça, mais il est toujours actif. Sa dernière « colère » remonte à plus de 100 ans (en novembre 1909), mais qui sait quand il piquera sa prochaine?

À défaut d’avoir un téléférique pour m’amener au sommet, j’ai parcouru une dizaine de kilomètres dans les sentiers du parc national, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Premier objectif, Roques de Garcia, ces immenses pierres que vous voyez au premier plan de la photo précédente.

  

Il s’agit en fait de lave durcie. Auparavant, elle était sous terre et s’est cristallisée dans des cheminées. Avec les années, le terrain s’est affaissé, érodé, mais le magma solidifié, lui, est encore là et nous donne droit à ce paysage. 

Il y a un sentier de 3,5 km qui fait le tour de ces formations rocheuses et qui est identifié comme étant de difficulté « moyenne ». Je vous jure que si je mets la main sur la personne qui a décidé ça, on va avoir une méchante discussion sur la définition de « moyenne » et aussi sur la définition de « balisé », dans le sens de sentier balisé.

 

Ha, le sentier est merveilleusement beau, ce n’est pas ça le problème! On s’approche un peu plus du volcan, la nature reprend sa place avec le printemps, les points de vue sont complètement hallucinants! J’aurais bien aimé, toutefois, ne pas avoir l’impression d’être sur le bord d’y laisser ma peau. J’exagère, mais que le Lonely Planet parle de randonnée « familiale » me rend un peu fou.

Bref, j’ai marché, escaladé et tenté de me frayer un chemin dans un champ de lave aux rochers instables qui déboulaient sous mes pieds.

J’ai survécu et comme j’en avais visiblement pas encore eu assez à mon goût, je me suis attaqué à un autre sentier, à mon avis beaucoup mieux aménagé, le Siete Cañadas, que j’ai fait seulement en partie parce que je devais reprendre l’autobus à 16h… et parce que mon corps en avait assez.

 

Ces 10 kilomètres ont eu raison de mes pieds, de mes genoux aussi. L’effort à cette altitude est un peu plus difficile également. Mon cœur en a pompé un coup.

Je suis exténué, mais fier de ma journée. Heureux d’avoir pu voir cette magnifique montagne encore décorée de son manteau blanc. Après ma randonné, je me suis assis, là, à la contempler de longues minutes. Dans l’autobus, j’ai l’ai observée jusqu’à ce que je la perde de vue. 

Le démon qui vole le soleil

Je termine avec une anecdote sur le Teide. Au XIIIe siècle, le volcan est entré en éruption, mais à cette époque le phénomène n’était pas connu des habitants des Canaries. Ces derniers croyaient que c’était un démon qui se cachait dans la montagne.

Comme l’éruption a provoqué un nuage de fumée et de poussière, les habitants ont cru que le démon avait « volé » le soleil, car il était jaloux de sa lumière. Ils ont prié pour le retour du soleil qui est finalement revenu (lorsque le nuage s’est dissipé). Les habitants se sont rendus au cratère et ont vu que le trou était recouvert d’une importante couche de pierre (en fait, la solidification du magma) et ils en ont conclu que le démon était enfermé à tout jamais.

  

Informations sur les sentiers que j’ai empruntés:

  • Sentier #3, Roques de Garcia. Boucle de 3,5 km à partir du Parador Las Cañadas, au sud de la montagne. Dénivelé de 175 mètres. Difficulté moyenne. Prévoir 1h30. 
  • Sentier #4, Siete Cañadas. Route de 16,6 km reliant les deux centres de visiteurs (Parador Las Cañadas à El Portillo). Dénivelé de 150 mètres. Difficulté faible. Prévoir de 4 à 5 heures. 

  

  

Exploration et farniente canariens

J’en parlais il y a peu de temps dans mon billet Planifier ou non son voyage: on a beau prévoir des choses, le destin se charge toujours de venir en foutre en l’air une partie… Et bien voilà!

La seule activité que j’avais prévue depuis longtemps pour ce voyage est tombée à l’eau en quelques minutes ce matin. Je devais dormir la nuit prochaine au sommet du Teide, le volcan au centre de l’île. C’est ce qui m’excitait tant.

Mais Dame Nature a décidé que ça n’allait pas se passer comme ça. D’abord, il a neigé la nuit dernière, ce qui a obstrué une partie des sentiers de randonnée. Puis, les forts vents ont forcé la fermeture pour la journée du téléférique permettant de faire une partie de l’ascension. J’étais condamné à rester au niveau de la mer.

Ça a été une grosse déception ce matin, mais j’ai finalement accepté en me disant que le destin en avait décidé ainsi et qu’il y avait peut-être une raison à ce changement de plan. Je tenterai, au cours des prochains jours, de me rendre sur le Teide sans toutefois y dormir, le refuge affichant complet jusqu’à mon départ. 

J’ai donc profité de la journée pour découvrir un peu Playa de las Américas et les environs.

 

 Je suis parti vers le bord de mer sans but précis, en acceptant de me perdre à gauche et à droite. Le résultat parle de lui-même: une marche de près de 20 kilomètres au cours de laquelle le décor a sans cesse changé.

Je pense que c’est ce qu’il y a de plus impressionnant, ici, cette impression de changer de monde plusieurs fois en quelques kilomètres à peine. Des plages de sable beige, d’autres de sable rougeâtre, puis de sable noir (voir photo ci-dessous), question de ne pas oublier que Tenerife est une île volcanique.

  

D’un certain côté, l’océan est calme, propice à la baignade. De l’autre, la baignade est risquée, mais c’est le paradis des surfeurs. La puissance des vagues est incontestable.

À un endroit, la rive est formée de milliers de roches de grosseur moyenne et, lorsque l’eau se retire, les pierres se déplacent dans un bruit qui ressemble à un tonnerre d’applaudissements. C’est particulier (vidéo à voir… et à entendre sur Instagram). 

Ce qui est encore plus agréable, c’est qu’une magnifique promenade a été aménagée longeant l’océan.

  

Elle est tellement longue que je n’ai pas réussi à la parcourir en entier. J’ignore, d’ailleurs, si elle se termine un jour!

Ma promenade m’a permis de faire cette découverte plutôt originale…

  

Comme l’océan est trop déchaîné à cet endroit, une piscine a été aménagée directement dans la mer. Une digue a été construite autour et elle se remplie avec l’eau de mer des vagues qui viennent s’y briser.

J’en ai marché un coup, mais j’ai aussi pratiqué le farniente. Pendant plusieurs minutes, j’ai trempé mes pieds dans l’eau froide de l’océan qui contrastait avec la chaleur du sable de Playa de Las Vistas. Plus loin, une affiche « Meilleurs mojitos jamais faits » a attiré mon attention et je n’ai pas pu résister. Je me suis arrêté le temps d’en siroter un, face aux vagues qui venaient terminer leur course violemment à quelques mètres de moi. C’est ça, la vie!

  

J’ai relaxé et j’ai (trop) rougi. Oui, je sais, maman, on bronze même quand c’est nuageux, inutile de me le rappeler! Après tout, le but de ce voyage est de découvrir, mais aussi de relaxer.

En terminant, un petit fait intéressant… La distance qui sépare Tenerife de sa voisine La Gomera n’est pas très grande. Vous remarquerez sur la photo ci-dessous qu’on arrive à voir l’autre île, au loin (sous les nuages, au milieu de la photo). 

  

Et bien, malgré tout, l’océan est profond d’environ 2000 mètres entre les deux îles!!! Comme Terenife est une île volcanique, les nombreuses éruptions du Teide ont contribué à la rendre plus haute. Fascinant!

Bienvenue à Tenerife

Nous y voilà enfin! J’avais presque perdu espoir d’y mettre les pieds, 24 heures après avoir quitté Montréal (dont 12 heures de vol) alors que, dans les faits, c’est moins loin que d’aller à Paris.

La journée m’a paru comme une éternité, mais je suis finalement arrivé sur l’île de Tenerife en fin d’après-midi. Au moins, les vols ont été divertissants. En arrivant à Zürich au levé du jour, on voyait le sommet des montagnes traverser l’épaisse couche nuageuse.

De toute beauté!! Alors que je trouvais qu’on s’en approchait dangereusement à basse altitude, le pilote a effectué deux ou trois virages serrés avant de sortir le train d’atterrissage dans un vacarme (boom!) et de piquer du nez comme j’ai rarement vu pour aller se poser. 

Je suppose que la géographie des lieux donne un peu moins de marge de manœuvre qu’ailleurs.

Je fais une parenthèse, ici. Si jamais vous avez la chance, un jour, de voyager sur les ailes de Swiss, c’est tout simplement merveilleux! Un service impeccable en français, confort, de bons repas (oui, ça existe en avion), une variété impressionnante de divertissement à bord, plusieurs consommations gratuites… Vous en aurez certainement pour votre argent. 

Qu’on se le dise: voyager en avion entraîne souvent son lot de désagréments et de déceptions, mais cette fois-ci, je n’ai que du bon à dire. Fin de la parenthèse. 

Je suis à Playa de las Américas, dans le sud de Tenerife, pour les prochains jours. Selon le Lonely Planet, c’est une ville clinquante qui ne reflète pas vraiment la culture canarienne et espagnole. Pour ma part, je me suis arrêté ici pour toute autre chose et j’aurai la chance de vous en parler au cours des prochains jours. 

Le sud de l’île est très désertique. Il y a peu de végétation, peu de couleurs. Ça demeure quand même très beau. 

Comme mon hôte Airbnb m’a laissé tomber (j’y reviendrai dans un autre texte), je loge au Catalonia Oro Negro, un hôtel quand même central, où j’ai été très bien reçu pour un prix raisonnable. 


Ma chambre est au 11e et dernier étage de l’établissement et je dois dire que mon balcon a une vue plutôt « wow » avec l’océan pas très loin. Je vous laisse l’apprécier. 


Bon, c’est l’heure d’aller dormir! Je n’ai fait que somnoler pendant mes deux vols, alors une bonne nuit me fera le plus grand bien, d’autant plus que j’ai deux grosses journées qui m’attendent. 

Je ne vous en dis pas plus pour le moment, mais disons que j’ai décidé d’amorcer mon séjour aux Canaries de façon plutôt… intense! À suivre!