Archives pour la catégorie Canaries 2015

Adiós, Tenerife!

Deux semaines ont passé et le moment est déjà venu de faire un bilan de ce voyage qui se termine alors que je viens de vivre une dernière journée de relaxation et que je me dirigerai demain avant-midi vers l’aéroport pour finalement rentrer à Montréal dimanche. 

Je peux dire que ça a été un voyage de bonheur d’un bout à l’autre. J’ai l’impression d’avoir vu et vécu beaucoup. Je suis heureux d’avoir eu la chance de découvrir les Îles Canaries, une destination méconnue des voyageurs canadiens. 

Mon coup de cœur reste inévitablement le volcan Teide et son parc national que j’ai pu explorer pendant deux jours, sous des angles différents. La beauté et la force de la nature à l’état brut. 

Ensuite, un gros faible pour Puerto de la Cruz, si charmane ville touristique, certes, mais qui a su conserver une identité qui m’a fait vibrer. 

Finalement, deux attractions mémorables: le Lago Martiánez de Puerto de la Cruz et le Palmetum de Santa Cruz de Tenerife qui m’en ont mis plein la vue. Une activité de détente et une autre de découverte. 

C’est d’ailleurs ce que je retiens de ce voyage. Cette destination a été pour moi l’occasion autant de me reposer que de découvrir de nouvelles choses. Un mélange parfait. 

Je rentre avec la peau un peu plus dorée,des souliers plus usés (une moyenne de 16 km de marche par jour!) et quelques mots de plus dans mon répertoire espagnol.  

Qui sait si je reviendrai, un jour, visiter l’une ou l’autre des îles de l’archipel?

C’est la fin d’un chapitre, mais certainement pas celle du livre de mes aventures. D’ailleurs, ma prochaine destination est déjà choisie et réservée. Restez à l’affût, j’en ferai prochainement l’annonce sur mon blogue. 

Merci à ceux qui ont suivi mes aventures au quotidien et je vous dis à bientôt. 

 

  

Détour par le Sahara

Je commence ce billet sous un chaud soleil, les pieds dans le sable du Sahara. Non, je ne suis pas en Afrique, mais à San Andrés, quelques kilomètres au nord de Santa Cruz de Tenerife. 

  

Il y a ici une plage qu’on dit la plus belle de Tenerife: Playa de Las Teresitas. Non seulement elle fait près de 1,5 kilomètre de long, on a importé du sable du désert du Sahara pour l’aménager. Rien de moins!

La plage est particulièrement appréciée non seulement des touristes, mais aussi des Canariens. Un autobus part chaque dix minutes de Santa Cruz pour venir ici. C’est comprenable, c’est l’une des seules places où l’on peut se baigner dans le secteur, alors qu’on a installé un brise-lames qui rend l’océan plus sécuritaire.

  

Le paysage est superbe. On a les pieds dans le sable doré et on est entouré des montagnes d’Anaga, la plus vieille partie de l’île.

Plusieurs palmiers ont aussi été plantés sur la plage. 

Las Teresitas vue à partir du haut du village de San Andrés.

Malgré la popularité de Las Teresitas, les gens qui s’y rendent (du moins, à cette période de l’année) sont loin d’être entassés sur la plage qui est assez large. 

Labyrinthe d’escaliers

Je suis aussi allé visiter San Andrés, petit village construit à flanc de montagne et qui surplombe Las Teresitas. 

  

J’ai entrepris d’escalader leur véritable labyrinthe d’escaliers qui sont en fait les rues. Je peux vous dire une chose, il ne faut pas être « pris du cœur » pour habiter ici. 

  

J’ai monté pratiquement 400 marches pour me rendre au sommet du village. Et c’est à pic! Imaginez-vous monter ça avec l’épicerie!

En se promenant dans les escaliers, on entend les gens dans leur maison aux couleurs aussi vives que variées.  

  

C’est une très belle découverte à faire à partir de Santa Cruz et qui ne prend pas nécessairement une journée complète. Mieux vaut y aller en autobus, le stationnement était petit comparativement à la capacité de la plage.

Voyage dans le temps à La Laguna

Elle a été le centre économique et politique de Tenerife pendant des siècles. La Laguna, qu’on appelait autrefois San Cristóbal de La Laguna, est située à quelques kilomètres à peine de Santa Cruz de Tenerife, qui a d’ailleurs été sous son contrôle jusqu’en 1822. 

La ville de 150 000 habitants est facilement accessible à partir de Santa Cruz puisqu’un tramway nous amène en une trentaine de minutes aux limites de la basse-ville, qui est la plus intéressante pour les touristes.

  

C’est qu’elle en a du cachet, La Laguna. Partout, des immeubles colorés dans des rues souvent étroites, en plus de somptueuses villas et de residences typiquement canariennes.

Depuis 1999, la petite ville construite à flanc de montagne a même été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO parce que son plan (l’organisation des rues) a servi de modèle à plusieurs villes coloniales d’Amérique latine.

 

La Laguna mise grandement sur ce point pour attirer les touristes, car jusqu’à quelques années à peine, ils étaient peu nombreux à s’y rendre. 

La basse-ville a pourtant beaucoup à offrir et se visite en quelques heures à peine. Si les touristes fourmillaient dans les rues majoritairement piétonnes à mon arrivée vers 11h, La Laguna était pratiquement déserté et endormie peu après le dîner, vers 14h30. 

  

L’office du tourisme fournit une carte détaillée des points d’intérêt qui sont tous accompagnés d’un bref historique. La ville se visite donc très bien par soi-même. Malgré tout, des visites organisées gratuites ont lieu en plusieurs langues (en français, du lundi au vendredi, à 13h). 

Parmi les choses intéressantes à voir, la Plazza de San Francisco sur laquelle se trouvent le couvent et le sanctuaire du même nom (photo ci-dessus).

  

C’est aussi sur cette place que se trouve le marché public où les citoyens peuvent s’approvisionner en fruits et légumes, viandes, poissons, fromages, épices… Il y avait tout un mélange d’odeurs qui m’a soudainement donné faim. Allez savoir pourquoi!

Ensuite, il y a l’église Notre-Dame de la Concepcíon, dont la tour attire les regards.

  

La visite guidée nous amène cependant dans de riches villas anciennes dont certaines ont été transformées ou en bureaux ou en musée au cours des dernières années. 

La porte principale s’ouvre souvent sur un hall, puis une cour intérieure. 

  

En terminant la visite par moi-même, je me suis simplement mis à tourner à gauche et à droite, laissant décider mes yeux décider ce qu’ils voulaient voir de plus près. 

C’est souvent de cette façon que je fais de belles découvertes et cette fois n’a pas fait exception. Je suis tombé sur un passage plutôt discret qui permet de traverser d’une rue à l’autre à travers les immeubles, me rappelant les célèbres traboules de Lyon, en France. 

  

Dans ce passage, un restaurant, un bar et de petites boutiques. Vraiment charmant!

Santa Cruz de Tenerife en photos

Comme je ne peux pas écrire au sujet de tout ce que je vois, je vous propose ici quelques photos de Santa Cruz de Tenerife. 

Une rue comme on en trouve beaucoup où il fait bon s’asseoir pour prendre un verre.

La plus vieille église de la ville, Iglesia de Nuestra Señora de la Conceptión.
L’imposant Auditorio de Tenerife vu de devant.
Des célébrités dessinées sur des pierres au bord de l’Atlantique.

  

La ville vue à partie du Palmetum.
La « vraie » vue avec les raffineries près de la côte.
Puis la vue « truquée » sans les raffineries.
Mercado de Nuestra Señora de África.
Mercado de Nuestra Señora de África.
Le parc Garcia Sanabría, à quelques pas de mon hôtel.
Le parc Garcia Sanabría, à quelques pas de mon hôtel.
La Rambla de Santa Cruz, rue dans laquelle se trouve mon hôtel.
La Rambla de Santa Cruz, rue dans laquelle se trouve mon hôtel.

Palmetum: un dépotoir transformé en oasis

Aujourd’hui, j’ai vécu un plaisir incroyable: j’ai été surpris! C’est ce que je préfère lorsque je suis en voyage. Quand je n’ai absolument aucune attente envers quelque chose et que finalement je fais « wow »!!!

J’ai découvert une perle cachée de Santa Cruz de Tenerife. Lorsque je suis passé par l’office de tourisme, hier, on m’a rapidement parlé du Palmetum, un jardin botanique de palmiers, mais sans vraiment insister. Ça pourrait être différent, que je me suis dit.

Comme c’est à bonne distance de marche de mon hôtel, j’ai mis le cap sur le Palmetum en début de matinée, en me disant que j’allais peut-être y passer une heure. La visite a finalement duré… trois heures!


Soyons de bonne foi, hier j’ai tiré des roches à Santa Cruz parce que la côte y est affreuse, maintenant je qualifie le Palmetum de véritable coup de génie.

Pourquoi? Parce que la colline en bordure de l’eau sur lequel il a été construit est en fait… une montagne de déchets! Un dépotoir. Vous avez bien lu, jusqu’au début des années 90, Santa Cruz entassait ses déchets à ciel ouvert sur la côte de l’océan Atlantique (!!!). C’est en 1992 que l’idée d’y construire un jardin botanique a germé. Regardez de quoi ça avait l’air en cours de projet.


Tous les déchets ont été laissés sur place! Il a fallu installer des cheminées pour évacuer le méthane produit par la décomposition des déchets, ajouter environ un mètre de terre un peu partout, amener les services publics (eau, électricité), importer des spécimens, les planter, les laisser pousser…

Le Palmetum a creusé ce trou pour montrer aux visiteurs les différentes couches de sol.

Bref, tout cela a pris 22 ans! Ce n’est que l’an dernier que le Palmetum a été inauguré, si bien qu’il ne paraît pas encore dans les guides de voyage. C’est pour ça que je parlais de perle cachée.


Aujourd’hui, ce sont plus de 400 espèces de palmiers (sur les 2500 existantes) d’un peu partout à travers le monde qui poussent sur cette colline de détritus. Plusieurs sont d’ailleurs en danger de disparition.

Parmi les arbres et les plantes, des plans d’eau ont été aménagés. Le travail a été si bien fait que même la nature s’y est installée d’elle-même. Oiseaux et lézards sont entre autres au rendez-vous (ne vous posez pas de questions si les feuilles bougent en apparence toutes seules au sol!).


Il faut dire que le Palmetum bénéficie aussi d’un endroit qui offre sans doute l’une des plus belles vues de la ville et de l’océan qui la borde. Plusieurs points de vue ont été aménagés pour permettre aux visiteurs d’admirer le paysage.

Il y a la vue côté ville…


Puis côté océan…


Le site est tout simplement enchanteur. C’est sans doute la meilleure occasion de se retrouver en nature sans trop s’éloigner de la ville. Il y a aussi le côté écologique. L’eau utilisée pour arroser provient de l’usine d’épuration qui l’a traitée seulement pour qu’elle serve à l’irrigation et le paillis est constitué de résidus de végétaux déchiquetés.


Santa Cruz a trouvé une façon vraiment incroyable de revitaliser ce secteur. Je trouve que c’est inspirant! J’applaudis son audace… et sa patience.

Une visite du Palmetum s’avère un incontournable si vous visitez Tenerife un de ces jours.

Quelques « fun facts »:

  • Saviez-vous qu’il existe une sorte de banane rouge? Le Palmetum possède cette variété de bananier dont la chaire du fruit est rose.
  • Lorsque vous lisez « huile végétale » dans la liste d’ingrédients d’un produit, il est fort possible que l’huile provienne d’un palmier.
  • Malgré leur poids, les noix de coco flottent!
  • Plusieurs palmiers ont des bienfaits médicinaux, dont le Serenoa repens, pour la prostate.

Palmetum de Santa Cruz de Tenerife:

  • Coût: 6€ pour les touristes.
  • Plus de 400 espèces de palmiers sur 12 hectares.
  • Petit guide offert pour 0,50€ que je vous suggère fortement. Il vous en apprendra beaucoup.
  • Prenez la peine de visiter la petite exposition dans la salle attenante à l’entrée.

Merci beaucoup à Agar qui a gentiment répondu à toutes mes questions sur place.

Chaleur et couleurs d’Espagne à Santa Cruz de Tenerife 

J’ai posé, ce midi, mon sac dans mon dernier hôtel au centre-ville de Santa Cruz de Tenerife, la capitale de l’île, qui se trouve au nord-est. Je considérais que je devais faire une partie de mon séjour ici pour vivre autre chose, une autre ambiance.

Il y a beaucoup de musées, mais je ne compte pas vraiment passer mes journées enfermer. Je m’intéresserai surtout à l’architecture, au design et je profiterai sans doute de mon passage pour visiter au moins une autre ville des alentours.

J’ai fait un balayage rapide de la ville en après-midi après avoir ciblé trois secteurs: le centre-ville, la vieille ville et la zone côtière.

Je peux vous dire qu’ici aussi on est pleinement en Espagne. En plus de tout ce que j’ai retrouvé à Puerto de la Cruz la semaine dernière, je sens ici une effervescence un peu comme je l’ai ressentie à Barcelone. C’est jeune et branché, loin des stations balnéaires.

On sent très bien la chaleur d’Espagne autant dans le climat que dans l’énergie et le mode de vie des gens. En début de soirée, je remontais la rue qui part de la Plaza de España et il y avait de la vie là!

Sinon, on a bien sûr l’architecture et les couleurs vives de l’Espagne.

J’ai été surpris de voir l’aménagement de la fameuse Plaza de España, qui est un peu le point central de la ville au niveau touristique (voir les photos ci-dessous).

Un grand lac autour duquel les gens s’étendent pour profiter du soleil et pour faire de la lecture.

C’est d’ailleurs à cet endroit que se trouvent l’office de tourisme et un restaurant, dans des immeubles aux allures de pyramides avec toit vert.

Original! C’est normalement le genre de chose que je me souviens d’une ville.

La grosse déception, maintenant… Selon moi, Santa Cruz aurait eu un énorme potentiel de développement relié à sa position géographique au bord de l’eau.

Au lieu de cela, c’est une vue plutôt triste qui s’étend tout au long de la côte. Des installations portuaires de type cargo, mais surtout des installations pétrolières…

Je ne comprends pas. C’est affreusement laid (oui, je sais, c’est un pléonasme, mais je trouve que ça mérite ça)! La rive est si bien aménagée avec une promenade pour les piétons et les cyclistes, la Plaza de España s’ouvre sur l’océan et on offre ça comme vue? Inconcevable.

Mes visites de l’après-midi m’ont aussi amené à visiter la plus vieille église de la ville, Iglesia de Nuestra Señora de la Conceptión, puis l’Auditorio aux allures d’Opéra de Sydney, une structure moderne qui trône à côté d’une ancienne fortification, le Castillo de San Juan.

En terminant, un simple mot pour vous dire toute la beauté de la situation géographique de la ville, entourée des montagnes du nord de Tenerife.

J’ai eu de la difficulté à trouver une vue pour une photo, mais voici ce que j’ai pu faire de mieux…

Quelques notes sur Santa Cruz de Tenerife:

  • Ville de 200 000 habitants.
  • La ville est dotée d’un aéroport, mais qui reçoit les plus courts vols. Si vous visitez Tenerife, vous devriez plutôt atterrir à l’aéroport du sud.
  • Tenerife a été conquise en 1494, mais Santa Cruz n’est devenue une ville qu’en 1859, après avoir été libérée du contrôle municipal de La Laguna.

Détente au Lago Martiánez

Ça fait une semaine que je suis parti de Montréal et comme en plus c’est dimanche, j’avais décidé qu’aujourd’hui je ne faisais rien! Après tout, j’en avais bien besoin. Hier, j’étais encore courbaturé de ma randonnée de mercredi dans le parc national du Teide.

Mais à Puerto de la Cruz, ne « rien faire » peut être vraiment cool et original. Suffit d’aller faire un tour au Lago Martiánez. 

  
Cette merveilleuse attraction est une espèce de parc aquatique, mais sans glissade. Au total, sept piscines remplies d’eau de mer dont trois pour les enfants. Le site est immense!

Autant les touristes que les Canariens s’y rendent. En saison haute, l’endroit est aussi bondé que les plages des alentours. C’est que, comme je l’expliquais plus tôt cette semaine, la mer, ici, est souvent dangereuse en raison des fortes vagues. L’endroit permet donc de profiter du soleil et de l’eau en toute sécurité.

  
Comme le site est situé en bordure de l’océan (les vagues viennent se briser sur le muret de béton), on conserve aussi l’atmosphère du bord de mer. 

Le Lago Martiánez a été conçu en 1969 par l’artiste canarien César Manrique qui a voulu unifier l’homme et la nature. Vous remarquerez, d’ailleurs, les grosses pierres volcaniques qui font partie du décor.

 

  

Sur le site, on trouve aussi restaurants, bars, petits kiosques et même un casino. Si certaines piscines sont le théâtre d’activités, d’autres ne servent qu’à la baignade. 

  
C’est justement ce que j’ai fait de ma journée. Me baigner, lire, écouter de la musique, admirer le décor, sans penser à rien d’autre. La partie « vacances » du voyage, quoi. 

Chose certaine, le Lago Martiánez est une réussite. C’est un superbe endroit, plaisant et c’est une journée qui ne vous ruinera pas. Le genre d’activité qu’on aime en voyage!

Lago Martiánez:

  • Coût: 5,50€ pour les touristes. Vous avez un accès complet au site pour la journée. 
  • Le vestiaire, la chaise longue et le coussin sont inclus dans le prix. Prévoir 2,50€ pour un parasol si désiré.