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Mes 10 plus belles vues

Quand on voyage, c’est un peu comme n’importe quoi: il y a des images qui s’estompent avec le temps et d’autres qui ne s’effaceront tout simplement jamais de notre mémoire.

Je vous propose ici un palmarès des dix plus belles vues que j’ai eu la chance de contempler au cours de mes voyages à travers le monde.

  • Volcan Arenal (Arenal, Costa Rica)

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Mon premier voyage de type sac à dos et certainement le plus beau paysage que j’ai eu la chance de voir dans ma vie. Le soir, vous pouvez admirer les coulées de lave orange qui débordent du cône du volcan Arenal et les roches qui en sont expulsées. Un seul mot: WOW!

  • Îles Similan (mer d’Andaman, Thaïlande)

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Je suis un habitué des voyages au soleil, des plages et des îles, mais cet archipel de neuf îles situé au large de Khao Lak a réussi à m’en mettre plein la vue. Si le paradis existe, c’est sans doute à cela qu’il doit ressembler. Sable blanc, eau limpide comme j’ai rarement eu la chance d’en voir… L’endroit idéal pour la plongée en apnée.

  • Îles Vierges américaines (mer des Caraïbes)

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Étant en escale de quelques heures lors d’une croisière, j’y ai passé peu de temps, mais j’ai eu la chance de visiter le US Virgin National Park, dans l’île de St. John. Partout, les paysages sont spectaculaires.

  • Grand Canyon (États-Unis)

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Un autre grand parc national américain qui vaut le détour: le Grand Canyon. J’y suis allé lors de mes deux visites à Las Vegas et, chaque fois, j’ai été épaté. Que ce soit en hélicoptère, en avion ou en bateau, chaque vue est unique et reste gravée en mémoire.

  • Archipel du Frioul (Marseille, France)

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Une belle surprise lors de mon séjour en France. Devant l’impossibilité de me rendre au Château d’If (lieu du célèbre Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas), je me suis rabattu sur l’archipel du Frioul, à quelques kilomètres au large de Marseille. Des heures de plaisir en randonnée et des paysages de toute beauté, notamment avec les calanques.

  • Yosemite Park (Californie, États-Unis)

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Et oui, un autre parc national, cette fois, en Californie. Des montagnes sculptées par les glaciers qui font de cet immense territoire un petit bijou de la nature.

  • Volcan Teide (Tenerife, Îles Canaries)

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Le Teide trône au milieu de Tenerife, la plus grosse île des Canaries. Impressionnante montagne qui est aussi le plus haut sommet d’Espagne (3700 mètres). Les sentiers de randonnées permettent de se promener dans les champs de lave. Au sommet, on se croirait sur une autre planète.

  • Tour Eiffel (Paris, France)

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Un classique (peut-être même trop), mais je me souviens à quel point j’ai été émerveillé en l’apercevant la première fois. Je sortais du métro et je la cherchais. En tournant le coin d’un immeuble, elle est apparue. Je l’avais vue nombre de fois ou en photos ou dans des films, mais… en personne, c’est une toute autre affaire!

  • Cenotes (Cuzama, Mexique)

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Quand je suis allé visiter mon amie Mélanie, au Mexique, c’était MA demande: je voulais absolument visiter une cenote. J’ai été servi! À Cuzama, une petite calèche tirée par un cheval vous amène dans trois différentes cenotes. J’étais pratiquement seul à me baigner dans ces grottes remplies d’eau limpide.

  • Chiang Mai (Thaïlande)

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Cette fois, ce n’est pas tant l’endroit comme tel, mais l’événement: le festival Loy Kratong qui a lieu chaque année en Thaïlande. Dans la ville de Chiang Mai, ce sont des milliers de lanternes célestes qui s’envolent; autant de boules de feu qui donnent l’effet d’un ciel étoilé. Magique!

Adiós, Tenerife!

Deux semaines ont passé et le moment est déjà venu de faire un bilan de ce voyage qui se termine alors que je viens de vivre une dernière journée de relaxation et que je me dirigerai demain avant-midi vers l’aéroport pour finalement rentrer à Montréal dimanche. 

Je peux dire que ça a été un voyage de bonheur d’un bout à l’autre. J’ai l’impression d’avoir vu et vécu beaucoup. Je suis heureux d’avoir eu la chance de découvrir les Îles Canaries, une destination méconnue des voyageurs canadiens. 

Mon coup de cœur reste inévitablement le volcan Teide et son parc national que j’ai pu explorer pendant deux jours, sous des angles différents. La beauté et la force de la nature à l’état brut. 

Ensuite, un gros faible pour Puerto de la Cruz, si charmane ville touristique, certes, mais qui a su conserver une identité qui m’a fait vibrer. 

Finalement, deux attractions mémorables: le Lago Martiánez de Puerto de la Cruz et le Palmetum de Santa Cruz de Tenerife qui m’en ont mis plein la vue. Une activité de détente et une autre de découverte. 

C’est d’ailleurs ce que je retiens de ce voyage. Cette destination a été pour moi l’occasion autant de me reposer que de découvrir de nouvelles choses. Un mélange parfait. 

Je rentre avec la peau un peu plus dorée,des souliers plus usés (une moyenne de 16 km de marche par jour!) et quelques mots de plus dans mon répertoire espagnol.  

Qui sait si je reviendrai, un jour, visiter l’une ou l’autre des îles de l’archipel?

C’est la fin d’un chapitre, mais certainement pas celle du livre de mes aventures. D’ailleurs, ma prochaine destination est déjà choisie et réservée. Restez à l’affût, j’en ferai prochainement l’annonce sur mon blogue. 

Merci à ceux qui ont suivi mes aventures au quotidien et je vous dis à bientôt. 

 

  

Moment surréel sur le toit de l’Espagne

Une fois de plus, j’ai réglé le réveil à 7h15 ce matin avant d’aller déjeuner puis d’appeler le téléférique pour connaître l’état du service. Vous ne me croirez peut-être pas, mais il fonctionnait!!!

Tout comme hier, je suis monté à bord du guagua (autobus de ville) qui a entrepris sa montée en zigzag vers le Teide. J’ai une tête dure et j’ai fini par avoir ce que je voulais!

Arrivé sur place, j’ai eu de la chance, il n’y avait pas beaucoup de monde. À peine 45 minutes avant de monter dans l’une des deux cabines qui peuvent transporter une quarantaine de personnes à la fois.

  

Les gens s’entassent. J’entre finalement le dernier, ce qui me donne automatiquement droit à une place face aux fenêtres des portes. Merveilleux!

Et c’est parti! En quelques minutes à peine, le téléphérique vous amène 1200 mètres plus haut, soit à une altitude de 2356 à 3555 mètres; moins de 200 mètres sous le cratère. À cette hauteur, on est sur le toit de l’Espagne puisque le Teide est le point culminant non seulement de l’archipel des Canaries, mais aussi de l’Espagne. 

Dès que les portes s’ouvrent, on sent le froid s’inscruster. Un maigre 6 degrés qui contraste avec la température plus douce au pied de la montagne. Mais le paysage… Wow!!!

  

On se croirait presque sur la Lune! Ces formes, cette géographie avec des montagnes, des cratères… La neige ici et là qui fait contraster les couleurs. Les nuages qui rendent le paysage un peu flou, surréel. 

  

De ce point de vue, c’est un champ de lave qui s’offre à nous (la longue traînée noire à droite de l’image). C’est d’ailleurs une partie de cette coulée que j’ai été forcé de traverser en faisant le sentier Roques de Garcia, hier.

On aperçoit l’ancien sommet du Teide ainsi que la dernière coulée de lave du volcan qui est encore très noire. 

  

Puis, il y a le cratère. Si près, alors qu’il me semblait si loin, si haut, hier. Je n’ai malheureusement pas pu m’y rendre, car comme il s’agit d’un parc national, le nombre d’accès au cratère est quotidiennement calculé. Il faut réserver son laissez-passer longtemps d’avance, chose que je n’avais pas faite parce que l’accès était compris dans ma nuit au refuge qui a finalement été annulée.

D’ailleurs, j’ai bien compris pourquoi en me rendant au sommet; regardez cette photo…

  

Certains sentiers sont encore complètement enneigés après la bordée de lundi!

Les clients du téléférique ont droit à un maximum d’une heure au sommet, question d’assurer une bonne circulation. J’ai bien profité de ces 60 minutes à admirer chaque angle qui, je l’espère resteront gravées dans ma mémoire.

  

Alors que je regarde de mon balcon le soleil se coucher une dernière fois sur Playa de las Américas, l’heure est venu de faire mon sac pour une nouvelle destination, demain.

Montée en téléférique vers le Teide:

  • Coût: 26€ pour un aller-retour, mais des images comme ça, ça n’a pas de prix. 
  • Vous avez droit à un maximum d’une heure au sommet. 
  • Accessible en voiture et en autobus autant du Nord que du Sud de l’île.
  • Prévoir des vêtements chauds. 

À l’assaut du Teide

Le soleil a brillé fort aujourd’hui sur Tenerife. Pas parce qu’il n’y avait pas de nuages, mais parce que je me suis déplacé au-dessus. C’est ça, l’art de contourner un problème! Non, mais il faut ce qu’il faut! 

 

J’ai finalement réussi à me rendre dans le parc national du Teide, aujourd’hui, malgré que le téléférique soit encore arrêté en raison de la météo.

Il faut dire que mon premier « contact » avec le volcan m’a plutôt effrayé. Lorsque mon avion survolait l’île avant d’atterrir, lundi, le sommet du Teide était la seule chose qui perçait le couvert nuageux. Quand j’ai regardé l’écran, l’altitude était de 3000 mètres. J’ai eu un petit frisson.

On a remis ça, aujourd’hui. Et, croyez-moi, il faut avoir le cœur solide pour monter ici parce que si vous avez le mal des transports, vous risquez de retrouver votre cœur et votre déjeuner dans un petit sac. On se comprend? Pendant une heure, l’autobus tourne, monte, tourne…

Je me suis arrêté au Parador Las Cañadas, qui est à une altitude d’environ 2100 mètres. Et voici la vue.

  

C’est ce que j’attendais depuis le début de mon séjour et bien avant. Ma rencontre avec le volcan qui se trouve au milieu de Tenerife. Oh, il a l’air bien inoffensif comme ça, mais il est toujours actif. Sa dernière « colère » remonte à plus de 100 ans (en novembre 1909), mais qui sait quand il piquera sa prochaine?

À défaut d’avoir un téléférique pour m’amener au sommet, j’ai parcouru une dizaine de kilomètres dans les sentiers du parc national, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Premier objectif, Roques de Garcia, ces immenses pierres que vous voyez au premier plan de la photo précédente.

  

Il s’agit en fait de lave durcie. Auparavant, elle était sous terre et s’est cristallisée dans des cheminées. Avec les années, le terrain s’est affaissé, érodé, mais le magma solidifié, lui, est encore là et nous donne droit à ce paysage. 

Il y a un sentier de 3,5 km qui fait le tour de ces formations rocheuses et qui est identifié comme étant de difficulté « moyenne ». Je vous jure que si je mets la main sur la personne qui a décidé ça, on va avoir une méchante discussion sur la définition de « moyenne » et aussi sur la définition de « balisé », dans le sens de sentier balisé.

 

Ha, le sentier est merveilleusement beau, ce n’est pas ça le problème! On s’approche un peu plus du volcan, la nature reprend sa place avec le printemps, les points de vue sont complètement hallucinants! J’aurais bien aimé, toutefois, ne pas avoir l’impression d’être sur le bord d’y laisser ma peau. J’exagère, mais que le Lonely Planet parle de randonnée « familiale » me rend un peu fou.

Bref, j’ai marché, escaladé et tenté de me frayer un chemin dans un champ de lave aux rochers instables qui déboulaient sous mes pieds.

J’ai survécu et comme j’en avais visiblement pas encore eu assez à mon goût, je me suis attaqué à un autre sentier, à mon avis beaucoup mieux aménagé, le Siete Cañadas, que j’ai fait seulement en partie parce que je devais reprendre l’autobus à 16h… et parce que mon corps en avait assez.

 

Ces 10 kilomètres ont eu raison de mes pieds, de mes genoux aussi. L’effort à cette altitude est un peu plus difficile également. Mon cœur en a pompé un coup.

Je suis exténué, mais fier de ma journée. Heureux d’avoir pu voir cette magnifique montagne encore décorée de son manteau blanc. Après ma randonné, je me suis assis, là, à la contempler de longues minutes. Dans l’autobus, j’ai l’ai observée jusqu’à ce que je la perde de vue. 

Le démon qui vole le soleil

Je termine avec une anecdote sur le Teide. Au XIIIe siècle, le volcan est entré en éruption, mais à cette époque le phénomène n’était pas connu des habitants des Canaries. Ces derniers croyaient que c’était un démon qui se cachait dans la montagne.

Comme l’éruption a provoqué un nuage de fumée et de poussière, les habitants ont cru que le démon avait « volé » le soleil, car il était jaloux de sa lumière. Ils ont prié pour le retour du soleil qui est finalement revenu (lorsque le nuage s’est dissipé). Les habitants se sont rendus au cratère et ont vu que le trou était recouvert d’une importante couche de pierre (en fait, la solidification du magma) et ils en ont conclu que le démon était enfermé à tout jamais.

  

Informations sur les sentiers que j’ai empruntés:

  • Sentier #3, Roques de Garcia. Boucle de 3,5 km à partir du Parador Las Cañadas, au sud de la montagne. Dénivelé de 175 mètres. Difficulté moyenne. Prévoir 1h30. 
  • Sentier #4, Siete Cañadas. Route de 16,6 km reliant les deux centres de visiteurs (Parador Las Cañadas à El Portillo). Dénivelé de 150 mètres. Difficulté faible. Prévoir de 4 à 5 heures.