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18 jours à Hawaï: mon carnet de notes

Alors que nous terminons un séjour de 18 jours à Hawaï, je partage avec vous mon carnet de notes qui comprend notre itinéraire, nos coups de coeur, des conseils et quelques trucs pour économiser si jamais vous ressentez l’appel du 50e État américain.

Portrait d’un voyage qui nous en a mis plein la vue en nous faisant parcourir (par nous-mêmes seulement) 2400 kilomètres de route.

Oahu (5 nuits)

Sachez d’abord que nous avions acheté un billet d’avion multi-destinations. Pour une soixantaine de dollars supplémentaires, United nous permettait d’arriver à Honolulu et de repartir de Kona, dans l’île d’Hawaï. Une excellente décision qui nous a permis d’économiser temps et argent.

Nous avons été surpris par Honolulu, mais pas nécessairement positivement. La pauvreté y est omniprésente, de même que les problèmes de toxicomanie. Le manque de conscience environnementale nous a aussi marqués, choqués, alors que le recyclage y est pratiquement absent (je revois entre autres les verres de plastique épais qu’on nous a remis pour une boisson en fontaine dans un restaurant et que nous avons mis à la poubelle à contrecœur).

Nous avons cependant été charmés par l’atmosphère et la beauté du paysage un peu partout autour de l’île, dont la North Shore et les fameuses montagnes près du Kualoa Ranch.

Nos coups de coeur:

Moyens de transport utilisés:

  • Uber entre l’aéroport et l’hôtel et vice-versa (dans notre cas, moins cher qu’un service de navette)
  • Autobus pour les déplacements en ville et dans les alentours (pensez à acheter le billet un jour pour 5,50$ US transport illimité).
  • Location d’une voiture pour une journée pour faire le tour de l’île.

Maui (5 nuits)

De magnifiques plages, des montagnes d’un incroyable vert où il fait plus frais; Maui nous a réservé un superbe accueil. Le centre-ville de Lahaina, où nous avions réservé notre Airbnb, était tout simplement charmant avec ses restaurants et ses petites boutiques. On y aurait passé plus de temps.

Nos coups de coeur:

Moyens de transport utilisés:

  • Voiture de location qui s’avère être importante pour visiter. Pour nous, une compacte a suffit.
  • Uber entre notre Airbnb et l’aéroport (dans notre cas, même prix qu’un service de navette, mais plus rapide et flexible).

Big Island (7 nuits)

Certainement l’île la plus américaine, celle où nous avons le moins ressenti l’esprit d’Aloha. Big Island nous a cependant fait rêver avec ses paysages surréels (les coulées de lave un peu partout et le look martien du sommet du Mauna Kea, notamment) qui changent de façon draconienne d’un endroit à l’autre. Les journées y sont souvent longues en raison de la distance à parcourir entre deux points. Étrangement, la ville où nous logions, Kona (la plus touristique de l’île), s’endormait particulièrement tôt alors que la plupart des restaurants fermaient à 20h ou 21h.

Nos coups de coeur:

Moyen de transport utilisé:

  • Véhicule de location. Dans notre cas, un Jeep Wrangler qui coûtait à peine plus cher qu’une compacte. Le 4X4 est vraiment utile pour visiter certaines attractions. Chose certaine, la location d’un véhicule est essentielle pour découvrir l’île.

Conseils pratiques et astuces pour économiser:

  • Pour vos liaisons entre les îles, Hawaiian Airlines est un très bon choix. Plusieurs vols par jour et excellent service (il y a même un service de breuvage sur les vols d’à peine 20 minutes!). Pensez à réserver le plus rapidement possible, les prix ont tendance à augmenter plus la date de votre départ approche. Avant de réserver, adhérez à leur programme de fidélité HawaiianMiles: c’est gratuit et votre bagage enregistré vous coûtera 15$ au lieu de 25$.
  • La location d’une voiture à Hawaï n’est pas toujours abordable. Pensez à vérifier de quelle façon vous pourriez obtenir un rabais (avec votre carte de crédit, CAA-Québec, réservation via Costco, etc.). Pour ce qui est de l’assurance, si vous détenez une police d’assurance automobile au Québec, vous ne devriez pas avoir besoin de souscrire à une assurance supplémentaire (même si on essayera avec insistance de vous en vendre une). Vérifiez auprès de votre assureur. Aussi, au lieu de louer un GPS avec la voiture (souvent autour de 15$ US par jour), pensez à garder votre téléphone intelligent actif. Mon opérateur cellulaire me permettait, pour 7$ par jour, d’utiliser mon forfait comme si j’étais au Québec. Nous avons donc pu utiliser Google Maps comme GPS, consulter les horaires d’autobus et toutes les autres fonctionnalités du téléphone. Pensez toutefois à mettre dans votre valise un chargeur de téléphone pour l’auto ou un bloc de batterie rechargeable (le GPS, « gruge » la batterie de l’appareil assez rapidement). Tant qu’à y être, apportez aussi votre câble audio pour écouter la musique de votre téléphone dans l’auto parce que, souvent, le signal radio n’entre pas très bien.
  • Ce n’est pas toujours facile, mais Hawaï (du moins, à Oahu) est une destination où les réservations d’activités doivent souvent se faire à l’avance… Je pense entre autres au USS Arizona Memorial de Pearl Harbor et aux activités du Kualoa Ranch. Par ailleurs, au Polynesian Cultural Center, vous économisez 10% lorsque vous réservez au moins 10 jours à l’avance.
  • Si vous êtes membre Costco, pensez à apporter votre carte dans l’éventualité où vous auriez l’intention de faire une épicerie pour la durée de votre séjour. Breuvages en canette, bouteilles d’eau, croustilles, pain, viandes pour les sandwichs, etc. vous coûteront beaucoup moins cher.

Ce voyage nous aura surtout rappelé que c’est Dame nature qui contrôle tout. Alors que nos billets étaient achetés depuis des mois, le début de notre séjour a été chamboulé par l’ouragan Lane et le volcan Kilauea nous a empêchés de visiter le Hawaii Volcanoes National Park où je rêvais d’aller. Ce n’est, je l’espère, que partie remise parce qu’il y a encore beaucoup à voir.

En terminant, quelques « fun facts » en vrac:

  • L’alphabet hawaïen ne compte que 12 lettres. Il ne faut donc pas s’étonner d’avoir parfois de la difficulté à prononcer le nom de certaines routes, plages et autres.
  • À Hawaï, on ne roule pas vite! Nous avons vu quelques routes à 60 miles à l’heure à Big Island, mais nulle part ailleurs.
  • C’est fou comme les États-Unis sont « retardés » en matière de technologie. Quand on paye par carte de credit au restaurant, par exemple, ils utilisent encore la bande magnétique (on n’est même pas à l’étape de la puce et, encore moins, du paiement par téléphone) et on doit signer le reçu. Même chose pour le transport en commun, ils sont encore à l’étape de la carte qu’on ne fait que montrer au chauffeur d’autobus. Un soir, un serveur nous a dit: « En Corée, tu peux payer ton autobus avec une carte à puce. » Inutile d’aller loin, monsieur, au Canada aussi.
  • On a finalement résolu le mystère de la « traverse d’ânes » vue à Big Island. Il s’agit en fait d’ânes auparavant utilisés pour le transport dans l’industrie du café et qui ont été retournés à l’état sauvage.

Merci de nous avoir suivis dans nos nouvelles péripéties. Une fois de plus je vous dis: c’est la fin d’un chapitre, mais certainement pas celle du livre de mes aventures. À bientôt!

Les beautés de la Kapalua Coastal Trail

S’il y a une chose qui surprend en arrivant à Hawaï, c’est de voir de superbes plages souvent bordées de luxueux appartements ou hôtels sans toutefois que ces hébergements empiètent sur le sable.

Ici, il n’y a pas de ces dizaines de chaises-longues alignées et réservées dès les petites heures du matin. Pourquoi? Tout simplement parce que toutes les plages sont publiques. Les hôtels sont donc forcés de garder leurs chaises sur leur terrain et tout le monde peut bénéficier de la plage sans frais. C’est merveilleux!

En plusieurs endroits, on trouve même des places de stationnement réservées aux utilisateurs de la plage. C’est un peu ce que nous avons fait à Maui: on se déplace de plage en plage, on sort nos chaises et on s’installe. Certaines plages sont équipées de services (toilettes, douches), d’autres non.

Parmi les plages les plus populaires, on trouve entre autres celle de Kapalua Bay, appréciée des familles, car on peut s’y baigner en toute sécurité. Comme l’eau n’est pas très en mouvement, c’est aussi un bel endroit pour pratiquer la plongée en apnée. Nous y sommes allés à deux reprises et, chaque fois, nous y avons vu une tortue de mer nager parmi les baigneurs à quelques mètres à peine de la rive.

Kapalua Beach est aussi le lieu de départ de la Kapalua Coastal Trail, un sentier de marche très facile de 1,76 miles qui longe l’océan et qui permet de découvrir des endroits qui seraient autrement inaccessibles. Nous en avons fait une partie plus tôt cette semaine. Le sentier permet non seulement d’admirer de beaux paysages, mais aussi de jeter un œil à de jolies maisons et luxueux appartements que nous ne pourrons jamais nous permettre.

Voici, en photos, un aperçu…

Pipiway Trail: promenade dans une forêt de bambou à Maui

C’est une journée riche en belles découvertes et en émotions qui se termine pour nous.

L’Amoureuse et moi avons pris la route tôt ce matin, à 7h30, en direction d’Hana à l’autre extrémité de l’île de Maui pour faire la randonnée Pipiway Trail dans le Haleakala National Park. Distance à parcourir: à peine 75 miles (120 km); ce qui devrait normalement se faire en 1h15-1h30, mais on nous avait avisés que ça prendrait probablement le double. Je m’attendais à une route avec plusieurs courbes à rouler à 20-25 miles à l’heure. Suffira d’être patient et ce sera « easy as a pie » comme dirait mon ami David.

À peine 50 minutes après notre départ, on avait déjà un peu plus de 35 miles au compteur. « Tout va bien, ça ne sera pas si pire que ce à quoi on nous a préparés », me suis-je dit. Et bien non. J’avais tort. Je ne le savais pas encore, mais les 40 miles restants allaient me prendre 110 minutes. Et croyez-moi, c’est fort probablement pire que tout ce que vous pouvez avoir en tête. Sans blague.

J’aurais sans doute une relation amour-haine avec la Hana Highway (qui, on va se le dire, n’a absolument rien d’un « Highway » à part son nom). C’est assurément la route la plus belle que j’ai eu la chance de faire de toute ma vie, c’est vrai, mais c’est aussi la plus inhospitalière. La route longe en bonne partie la côte, offrant sans cesse des panoramas exceptionnels qu’on croit possibles que dans des décors de film.

On traverse à un certain moment un champ de lave durcie qui part de la montagne jusqu’à l’océan tout en bas (voyez une vidéo sur la page Facebook Hugo autour du monde), puis à un autre un paysage si vert avec un muret de pierres qu’on se croirait rendu en Irlande. Un petit troupeau de chèvres a même traversé la route devant nous. Surréel! De toute beauté, je vous jure. En plus, on était pratiquement seuls.

Le problème, c’est que ça se gâte rapidement. Cette belle route toute en courbes avec une ligne jaune au centre devient plus étroite et sans ligne et on se retrouve avec un « highway » qui ressemble plus à une route à une seule voie (voyez une vidéo sur la page Facebook Hugo autour du monde). Suffit d’être prudent, je suis capable de vivre avec ça. Je roule lentement et lorsque j’arrive dans l’une des nombreuses courbes où je ne vois pas de l’autre côté en raison d’une falaise, je klaxonne pour signaler mon arrivée. Puis, l’asphalte pratiquement neuf fait place à une route au bitume craquelé qui fait sautiller la voiture, puis finalement à une route sans aucun pavage avec des trous un peu partout alors que nous roulons en Hyundai Elantra (voyez une vidéo sur la page Facebook Hugo autour du monde). Les dix derniers miles m’ont paru une éternité, mais nous avons survécu.

La route en valait cependant la peine parce que ce que nous avons vu par la suite était digne d’un rêve. Une fois rendus au Haleakala National Park, nous avons entrepris la randonnée de la Pipiway Trail qui fait 6,4 km aller-retour.

Peu de temps après le début (800 mètres), on arrive aux Makahiku Falls, premier point d’intérêt où on fait un court arrêt avant de reprendre notre chemin. On regarde où on met les pieds parce que plus on monte, plus le sentier est boueux.

Une fois à 1,6 kilomètre, on traverse deux petits ponts alors qu’un torrent d’eau passe sous nos pieds puis on fait notre entrée dans une majestueuse forêt de bambou; raison de notre visite. On a peine à croire ce que nous voyons tellement c’est parfait.

Des dizaines de milliers de bambous si hauts qu’on se retrouve soudainement à l’ombre et dans un milieu un peu plus frais. Lorsque le vent souffle, les troncs s’entrechoquent dans une douce mélodie (à écouter dans cette video sur la page Facebook Hugo autour du monde). Magique! Impossible de rester insensible à la beauté de cette forêt qui semble être infinie. À cette étape, une partie du sentier est recouverte par des planches de bois qui rendent l’ascension plus agréable.

Finalement, à la toute fin de la Pipiway Trail (3,2 km), on arrive face aux spectaculaires Waimoku Falls hautes de 120 mètres; ultime récompense des randonneurs.

C’est grandiose de voir de ses yeux de telles beautés de la nature, rien de moins.

Une fois revenus près du centre des visiteurs, nous avons terminé par la Kūloa Point Trail, une boucle de 800 mètres qui nous amène près de l’océan et des ‘Ohe’o Pools, qu’on appelle aussi Les 7 piscines sacrées. On a ici aussi droit à un panorama exceptionnel.

Notre coup de coeur demeure toutefois la forêt de bambou qui, comme m’a dit l’Amoureuse, comblerait de bonheur n’importe quel panda! 🐼

La route n’a incontestablement pas été facile, mais nous sommes tous les deux d’accord pour dire que le déplacement en valait la peine. Une journée qui laisse de superbes souvenirs et qui sera assurément dans nos « highlights » de ce voyage.

Pipiway Trail:

  • 4 miles / 6,4 km aller-retour que nous avons faits en 2h30 à un rythme plutôt lent (1h30 pour monter et 1h pour descendre).
  • 25$ US par véhicule pour l’entrée sur le site du Haleakala National Park. Le laissez-passer est bon pour trois jours.
  • Prévoir: de bonnes chaussures / bottes de randonnée, de l’eau, une collation. Il y a des toilettes à l’entrée du site.
  • En plusieurs endroits de la route et du parc, il n’y a aucun signal cellulaire.

Dans les champs d’ananas de la Maui Gold Pineapple Company

C’est un thème récurrent depuis que nous sommes à Hawaï: l’ananas est partout, jusque dans nos visites.

Si nous avons visité les installations de Dole sur Oahu un peu « par défaut », car il n’y avait aucune autre activité disponible, nous avions dès le départ prévu prendre part à la visite organisée par la Maui Gold Pineapple Company: le Maui Pineapple Tour.

D’une durée de 90 minutes, cette activité nous permet de nous familiariser avec tout le processus de production de la seule « vraie »‘ plantation d’ananas aux États-Unis puisque malgré le fait que Dole maintienne encore quelques plans à Hawaï, sa véritable production de ce fruit se fait plutôt au Costa Rica.

Les visiteurs prennent d’abord place dans un minibus à bord duquel ils seront transportés d’un site à l’autre alors qu’un guide-chauffeur transmet une mine d’informations. On s’arrête d’abord au milieu d’un champ où de jeunes plants sortent du sol et on nous explique qu’un seul ananas permet d’en planter jusqu’à 150 autres puisque plusieurs petites parties du fruit (dont chacune des feuilles de la couronne) peut servir de semence. Impressionnant! D’ailleurs, Maui Gold Pineapple Company ne compte parmi ses employés que sept planteurs qui ont tous de 61 à 73 ans et les plus rapides peuvent planter jusqu’à 15 000 plants par jour pour un salaire équivalent à 80$ l’heure! Nous en avons vu à l’œuvre dans un champ et je peux vous dire que c’est un ninja!

Prochain arrêt: la « pouponnière » où les plants ont de petits ananas. On apprend qu’il faut entre 18 et 24 mois pour produire un premier fruit, puis un an par la suite. Si un plan peut produire pendant environ 50 ans en nature, la Maui Gold Pineapple Company ne les garde que pour deux générations d’ananas puisqu’à chaque nouveau fruit, ce dernier est plus petit et plus sucré.

Troisième arrêt: on sort de l’autobus et une incroyable odeur emplit nos narines… Nous sommes dans le champ des ananas matures. C’est à ce moment que notre guide sort sa machette pour nous faire déguster des ananas. Ça goûte le ciel!!! On nous explique qu’on ne devrait pas, à l’épicerie, choisir un ananas pour sa couleur, mais bien pour le son qu’il fait lorsqu’on donne une petite « pichenotte » dessus, comme on le ferait avec un melon. Au moment de le manger, on devrait tourner la couronne pour l’enlever puis placer le fruit à l’envers au réfrigérateur pendant quelques heures pour permettre au sucre qui se trouve dans la base de se disperser.

Nous avons aussi eu la chance de voir des cueilleurs à l’œuvre. Ils réussissent à remplir un camion de 15 tonnes d’ananas en seulement 30 minutes et la Maui Gold Pineapple Company produit 3,7 millions de fruits annuellement. Ayant conclu une entente avec des restaurants et des hôtels de Maui pour l’achat des plus petits ananas, la compagnie dit n’avoir que 4% de pertes.

La visite se termine par l’usine de nettoyage et d’empaquetage des fruits où chaque couple de visiteurs se voit remettre une boîte de deux ananas frais! Yeah!!! 🍍

Le Maui Pineapple Tour est incontestablement plus intéressant et plus enrichissant que celui offert par Dole dans l’île d’Oahu. On a adoré notre visite!

Nous avons d’ailleurs fait durer le plaisir en visitant sur le même site la Haliimaile Distilling Company qui fabrique entre autres une vodka avec de l’ananas. La visite d’une trentaine de minutes prévoit aussi une dégustation de trois produits.

En après-midi, petit détour par une autre plage, Baldwin Beach, magnifique, mais où nous ne sommes pas restés longtemps en raison de la force des vagues et des vents puissants qui nous fouettaient de sable.

Nous avons terminé notre route par le Ioa Valley State Park, dans les montagnes de Maui, changeant du même coup complètement de décor. Du vert partout, des nuages accrochés au sommet des montagnes, six degrés Celsius en moins… Partout autour de nous, la vue était impressionnante! La formation rocheuse Kuka’emoku, qui fait 1200 pieds de hauteur, vole toutefois le spectacle. Avec ses deux petits sentiers, le parc se visite aisément en une heure.

De retour à notre hébergement, on s’est installés sur la terrasse du deuxième étage pour déguster le cocktail du jour de notre hôte Stephen (qui a fait notre lessive gratuitement aujourd’hui!), lorsque ce dernier nous a invités à aller voir avec lui s’il y avait des tortues sur la plage de l’autre côté de la rue. Non seulement nous en avons vu plusieurs en train de nager près de la rive, mais il y en avait une énorme qui prenait du soleil sur les rochers. C’était fascinant, je n’avais eu la chance de voir une tortue de mer! Quel beau spectacle!!

Maui Pineapple Tour:

  • 65$ US pour la visite de 90 minutes + 10$ US si vous visitez la distillerie
  • Réservation fortement recommandée sur leur site Internet. Mieux vaut y aller en semaine pour voir les travailleurs à l’œuvre.

Ioa Valley State Park:

  • 5$ US par voiture

« Fun fact »:

  • À Maui, on voit des coqs et des poules en liberté partout! Ça nous rappelle un peu l’Indonésie. Aujourd’hui, on a vu deux coqs traverser en vitesse un boulevard à trois voies entre les voitures.

Arrivée parfaite sur Maui

Après qu’elle nous eut fait vivre des émotions fortes, nous avons finalement quitté Honolulu, hier après-midi, en direction de Maui, deuxième escale de notre voyage à Hawaï.

Un court vol d’à peine 20 minutes sur les ailes d’Hawaiian Airlines (au cours duquel nous avons même eu droit à un service de breuvage) nous a mené à l’aéroport secondaire de Kapalua, dans l’ouest de Maui. Un aéroport où notre avion s’est arrêté quelques mètres à peine avant la fin de la piste, où on nous a fait descendre sur le tarmac et où on « enferme » les passagers dans une petite salle d’arrivée avant de leur livrer à la main, sans carousel, leur valise. Toute une expérience!

On a délaissé la vie d’hôtel pour le reste de notre voyage. Nous logeons ici dans un « bed & breakfast » réservé via Airbnb (nous sommes rendus de véritables habitués). Notre hôte, Stephen, me fait beaucoup penser à Robin Williams dans sa façon de parler et d’agir. Il nous a accueillis à bras ouverts et tout est tellement parfait, ici, qu’on se demande encore 24 heures plus tard où est la « pogne » dans l’histoire.

Le matin, Stephen cuisine lui-même le déjeuner qui est inclus pour les clients (quiches, muffins, bagels, confitures et autres délices), il prépare chaque après-midi un nouveau cocktail et un petit dessert qu’il sert dès 17h et il nous offre de judicieux conseils pour nos visites. Il s’est lui-même présenté comme notre « esclave personnel » avant d’ajouter: « Je suis habitué, je suis le plus jeune de cinq enfants! »

En plus de tout ça, le B&B fournit tout ce dont nous pourrions avoir besoin pendant notre séjour: chaises pour la plage, serviettes de plage, équipement de plongée en apnée, vélos, glacière, glace… Nous pouvons même nous approvisionner en eau, bière, vin et alcool fort dans le réfrigérateur. Trouvez l’arnaque!

Nous avons récupéré notre voiture de location ce matin et nous avons profité de la première journée sur Maui pour nous reposer. On s’est d’abord rendus à Slaughterhouse Beach, une petite plage pas très loin de notre hébergement. On stationne la voiture en bordure de la route, puis on descend une longue série de marches pour atteindre la plage au bas de la falaise.

On en a profité pour faire notre première baignade du voyage, maintenant qu’on a enfin droit au soleil et à la chaleur. L’endroit était peu occupé et on y a passé l’avant-midi.

Conseillé par Stephen, nous avons poursuivi notre route un ou deux kilomètres alors qu’il nous avait parlé d’un court sentier dans une « jungle ». Nous n’avons eu aucune difficulté à trouver le point de départ avant de nous engouffrer dans la forêt luxuriante qui nous en a vraiment mis plein la vue.

Reliant la route à l’océan, le sentier est bordé par un ruisseau et de très hauts arbres; un décor digne d’un film qui nous a complètement dépaysé.

Sur le chemin du retour, ayant un petit creux, l’Amoureuse a cherché « restaurants » dans Google Maps et nous étions tout près du Burger Shack, où nous avons décidé de nous arrêter. Ce n’est qu’une fois sur place que nous avons réalisé que le restaurant fait partie du Ritz-Carlton… On a mangé avec une superbe vue sur l’océan, mais on a payé le prix: 70$ (US, il va sans dire) pour deux hamburgers avec frites et deux boissons gazeuses. Oups!

Nous avons terminé l’après-midi avec soleil, baignade et lecture à Ka’anapali Beach, où nous étions presque seuls.

Décidément, Maui, ça commence bien!

« Fun fact » au sujet d’Hawaï:

  • La chemise hawaïenne semble vraiment être l’uniforme officiel pour tout le monde: préposés à l’aéroport, à l’agence de location de voiture, à l’hôtel, au restaurant…

Nouveau départ: en route vers Hawaï

Neuf mois après avoir acheté notre billet d’avion, le projet se concrétise enfin: l’Amoureuse et moi en sommes aux derniers préparatifs avant notre départ pour Hawaï dans quelques heures.

Cette fois, nul besoin d’expliquer notre choix de destination: Hawaï, c’est le rêve de tout voyageur amoureux du soleil et de la nature. J’étais certain d’y aller un jour, mais je ne savais juste pas quand. La vie a fait en sorte que ce soit en 2018.

Pour la petite histoire, c’est un collègue de travail qui m’attendait un matin, l’automne dernier, pour me dire qu’il venait de réserver un billet d’avion à bon prix pour le paradis des surfeurs. Inutile de dire que ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. J’ai fait quelques recherches avant d’en glisser un mot à celle qui m’accompagne autour du monde depuis maintenant quatre ans. Puis, en « deuil » de notre lune de miel terminée depuis quelques semaines à peine, on a décidé de se lancer dans ce nouveau projet fou qui nous mènera à 8000 km de la maison.

Nous aurons la chance, au cours des deux prochaines semaines et demie, de nous rendre dans trois des îles du 50e État américain situé au cœur de l’océan Pacifique: Oahu, Maui, puis l’île d’Hawaï (qu’on appelle également Big Island) pour un séjour où se côtoierons découvertes, aventure et relaxation; un voyage qui s’annonce exceptionnel.

Deux seules ombres au tableau: l’ouragan Lane menace de balayer l’archipel au cours des prochains jours (on surveillera la situation avec attention), puis le volcan Kilauea qui crache sa fureur depuis début mai sur Big Island. C’est Dame nature qui règne, semble-t-il…

Je vous invite donc une fois de plus à nous suivre dans cette nouvelle aventure. Sur le blogue, d’abord, sur la page Facebook Hugo autour du monde pour du contenu supplémentaire, puis sur Instagram pour voir encore plus de photos.

Bon voyage!