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18 jours à Hawaï: mon carnet de notes

Alors que nous terminons un séjour de 18 jours à Hawaï, je partage avec vous mon carnet de notes qui comprend notre itinéraire, nos coups de coeur, des conseils et quelques trucs pour économiser si jamais vous ressentez l’appel du 50e État américain.

Portrait d’un voyage qui nous en a mis plein la vue en nous faisant parcourir (par nous-mêmes seulement) 2400 kilomètres de route.

Oahu (5 nuits)

Sachez d’abord que nous avions acheté un billet d’avion multi-destinations. Pour une soixantaine de dollars supplémentaires, United nous permettait d’arriver à Honolulu et de repartir de Kona, dans l’île d’Hawaï. Une excellente décision qui nous a permis d’économiser temps et argent.

Nous avons été surpris par Honolulu, mais pas nécessairement positivement. La pauvreté y est omniprésente, de même que les problèmes de toxicomanie. Le manque de conscience environnementale nous a aussi marqués, choqués, alors que le recyclage y est pratiquement absent (je revois entre autres les verres de plastique épais qu’on nous a remis pour une boisson en fontaine dans un restaurant et que nous avons mis à la poubelle à contrecœur).

Nous avons cependant été charmés par l’atmosphère et la beauté du paysage un peu partout autour de l’île, dont la North Shore et les fameuses montagnes près du Kualoa Ranch.

Nos coups de coeur:

Moyens de transport utilisés:

  • Uber entre l’aéroport et l’hôtel et vice-versa (dans notre cas, moins cher qu’un service de navette)
  • Autobus pour les déplacements en ville et dans les alentours (pensez à acheter le billet un jour pour 5,50$ US transport illimité).
  • Location d’une voiture pour une journée pour faire le tour de l’île.

Maui (5 nuits)

De magnifiques plages, des montagnes d’un incroyable vert où il fait plus frais; Maui nous a réservé un superbe accueil. Le centre-ville de Lahaina, où nous avions réservé notre Airbnb, était tout simplement charmant avec ses restaurants et ses petites boutiques. On y aurait passé plus de temps.

Nos coups de coeur:

Moyens de transport utilisés:

  • Voiture de location qui s’avère être importante pour visiter. Pour nous, une compacte a suffit.
  • Uber entre notre Airbnb et l’aéroport (dans notre cas, même prix qu’un service de navette, mais plus rapide et flexible).

Big Island (7 nuits)

Certainement l’île la plus américaine, celle où nous avons le moins ressenti l’esprit d’Aloha. Big Island nous a cependant fait rêver avec ses paysages surréels (les coulées de lave un peu partout et le look martien du sommet du Mauna Kea, notamment) qui changent de façon draconienne d’un endroit à l’autre. Les journées y sont souvent longues en raison de la distance à parcourir entre deux points. Étrangement, la ville où nous logions, Kona (la plus touristique de l’île), s’endormait particulièrement tôt alors que la plupart des restaurants fermaient à 20h ou 21h.

Nos coups de coeur:

Moyen de transport utilisé:

  • Véhicule de location. Dans notre cas, un Jeep Wrangler qui coûtait à peine plus cher qu’une compacte. Le 4X4 est vraiment utile pour visiter certaines attractions. Chose certaine, la location d’un véhicule est essentielle pour découvrir l’île.

Conseils pratiques et astuces pour économiser:

  • Pour vos liaisons entre les îles, Hawaiian Airlines est un très bon choix. Plusieurs vols par jour et excellent service (il y a même un service de breuvage sur les vols d’à peine 20 minutes!). Pensez à réserver le plus rapidement possible, les prix ont tendance à augmenter plus la date de votre départ approche. Avant de réserver, adhérez à leur programme de fidélité HawaiianMiles: c’est gratuit et votre bagage enregistré vous coûtera 15$ au lieu de 25$.
  • La location d’une voiture à Hawaï n’est pas toujours abordable. Pensez à vérifier de quelle façon vous pourriez obtenir un rabais (avec votre carte de crédit, CAA-Québec, réservation via Costco, etc.). Pour ce qui est de l’assurance, si vous détenez une police d’assurance automobile au Québec, vous ne devriez pas avoir besoin de souscrire à une assurance supplémentaire (même si on essayera avec insistance de vous en vendre une). Vérifiez auprès de votre assureur. Aussi, au lieu de louer un GPS avec la voiture (souvent autour de 15$ US par jour), pensez à garder votre téléphone intelligent actif. Mon opérateur cellulaire me permettait, pour 7$ par jour, d’utiliser mon forfait comme si j’étais au Québec. Nous avons donc pu utiliser Google Maps comme GPS, consulter les horaires d’autobus et toutes les autres fonctionnalités du téléphone. Pensez toutefois à mettre dans votre valise un chargeur de téléphone pour l’auto ou un bloc de batterie rechargeable (le GPS, « gruge » la batterie de l’appareil assez rapidement). Tant qu’à y être, apportez aussi votre câble audio pour écouter la musique de votre téléphone dans l’auto parce que, souvent, le signal radio n’entre pas très bien.
  • Ce n’est pas toujours facile, mais Hawaï (du moins, à Oahu) est une destination où les réservations d’activités doivent souvent se faire à l’avance… Je pense entre autres au USS Arizona Memorial de Pearl Harbor et aux activités du Kualoa Ranch. Par ailleurs, au Polynesian Cultural Center, vous économisez 10% lorsque vous réservez au moins 10 jours à l’avance.
  • Si vous êtes membre Costco, pensez à apporter votre carte dans l’éventualité où vous auriez l’intention de faire une épicerie pour la durée de votre séjour. Breuvages en canette, bouteilles d’eau, croustilles, pain, viandes pour les sandwichs, etc. vous coûteront beaucoup moins cher.

Ce voyage nous aura surtout rappelé que c’est Dame nature qui contrôle tout. Alors que nos billets étaient achetés depuis des mois, le début de notre séjour a été chamboulé par l’ouragan Lane et le volcan Kilauea nous a empêchés de visiter le Hawaii Volcanoes National Park où je rêvais d’aller. Ce n’est, je l’espère, que partie remise parce qu’il y a encore beaucoup à voir.

En terminant, quelques « fun facts » en vrac:

  • L’alphabet hawaïen ne compte que 12 lettres. Il ne faut donc pas s’étonner d’avoir parfois de la difficulté à prononcer le nom de certaines routes, plages et autres.
  • À Hawaï, on ne roule pas vite! Nous avons vu quelques routes à 60 miles à l’heure à Big Island, mais nulle part ailleurs.
  • C’est fou comme les États-Unis sont « retardés » en matière de technologie. Quand on paye par carte de credit au restaurant, par exemple, ils utilisent encore la bande magnétique (on n’est même pas à l’étape de la puce et, encore moins, du paiement par téléphone) et on doit signer le reçu. Même chose pour le transport en commun, ils sont encore à l’étape de la carte qu’on ne fait que montrer au chauffeur d’autobus. Un soir, un serveur nous a dit: « En Corée, tu peux payer ton autobus avec une carte à puce. » Inutile d’aller loin, monsieur, au Canada aussi.
  • On a finalement résolu le mystère de la « traverse d’ânes » vue à Big Island. Il s’agit en fait d’ânes auparavant utilisés pour le transport dans l’industrie du café et qui ont été retournés à l’état sauvage.

Merci de nous avoir suivis dans nos nouvelles péripéties. Une fois de plus je vous dis: c’est la fin d’un chapitre, mais certainement pas celle du livre de mes aventures. À bientôt!

Leçon d’histoire au USS Arizona Memorial de Pearl Harbor

C’est assurément un passage obligé en allant à Hawaï et le mordu d’histoire que je suis tenait encore plus à y aller.

Vous pouvez donc imaginer ma déception, jeudi dernier, lorsque nous avons fait face à une porte verrouillée à Pearl Harbor. Heureusement, nous avons trouvé l’opportunité d’y retourner avant notre départ d’Oahu, lundi, jour où rouvrait le mémorial après quatre jours de fermeture en prévision de l’ouragan Lane.

Il règne une atmosphère de recueillement à cet endroit où, le 7 décembre 1941, l’armée japonaise a bombardé la base navale américaine de Pearl Harbor, à quelques kilomètres d’Honolulu, faisant 2390 morts et entraînant du même coup les États-Unis dans la Deuxième Guerre mondiale.

On pourrait facilement passer une journée complète à visiter tous les sites de Pearl Harbor mais, l’ouragan ayant bouleversé nos plans, nous n’avons pu voir que l’attrait principal: le mémorial du USS Arizona.

Le jour de l’attaque, ce cuirassé était amarré à Pearl Harbor lorsque les avions de chasse japonais l’ont coulé (de même que plusieurs autres navires) dans le port emportant la vie de 1177 de ses membres d’équipage. L’épave du bateau est d’ailleurs le tombeau de plus de 900 de ceux-ci dont le corps n’a jamais été remonté à la surface.

Un mémorial en hommage aux victimes à plus tard été érigé au-dessus de l’épave du USS Arizona qui gît, encore aujourd’hui, au fond de la baie et dont certaines petites parties émergent encore de l’eau. L’ouvrage a d’ailleurs pu être réalisé en partie grâce à Elvis Presley qui a donné tous les bénéfices de l’un de ses concerts pour permettre au projet de se concrétiser. Les autorités ont alors fourni le reste du financement.

La visite du USS Arizona Memorial s’amorce par le visionnement d’une vidéo d’une vingtaine de minutes qui permet d’en savoir plus non seulement sur le contexte de l’époque, mais aussi sur l’attaque elle-même; archives à l’appui.

Les visiteurs montent ensuite à bord d’un bateau qui les amène près du mémorial. Normalement, la visite prévoit un arrêt au mémorial, où les gens sont invités à se recueillir, mais depuis trois mois, le bateau ne s’arrête plus, car une fissure a été décelée dans la passerelle de descente qui doit être réparée. Le bateau s’approche donc de part et d’autre du mémorial sans qu’on puisse y descendre alors qu’un marine se charge de faire la narration. La visite qui dure normalement 75 minutes est donc diminuée à environ 45 minutes, mais on a quand même la chance de voir le mémorial de près.

Malheureusement, la météo (ciel couvert) au moment de notre visite ne nous permettait pas de distinguer l’épave sous l’eau.

En espérant avoir la chance, un jour, de retourner à Oahu pour compléter ma visite de Pearl Harbor.

Visite du USS Arizona Memorial:

  • De préférence, réservez votre billet plusieurs semaines à l’avance auprès du service des parcs nationaux américains. Sinon, quelques centaines de billets sont libérés à 7h chaque matin pour la journée du lendemain ou encore 1300 billets sont distribués sur la base du premier arrivé premier servi chaque matin pour une visite le jour-même.
  • La visite est gratuite. Vous ne devez payer que 1,50$ US de frais par billet si vous réservez en ligne.
  • Tout sac à dos / sacoche doit être laissé à la consigne pour 5$ US. Vous ne pouvez amener sur le site que vos porte-feuille, cellulaire, appareil photo… Les bouteilles d’eau autres qu’en plastique transparent sont aussi interdites.

Diamond Head: une randonnée à couper le souffle

Le cadran a retenti à 5h, ce matin. On s’habille, on mange un petit quelque chose et on saute dans un Uber direction Diamond Head, ce cratère qui domine le paysage de Waikiki.

Le but est d’être là dès l’ouverture du site, à 6h, question de pouvoir admirer le lever du soleil, mais surtout d’éviter la chaleur et l’humidité de la journée pendant notre ascension vers le sommet qui nous permettra d’avoir une vue imprenable sur les alentours.

Une fois sur place, la voiture franchit un long et étroit tunnel qui nous fait entrer à l’intérieur du cratère, formé lors d’une éruption volcanique il y a des dizaines de milliers d’années. Déjà là, c’est impressionnant.

On entame ensuite notre randonnée sur un chemin de béton qui se transformera plus tard en pierres et en terre battue. On se retourne de temps en temps ou on prend le temps de s’arrêter pour admirer le paysage de l’intérieur du cratère alors que le soleil se lève. La vue est franchement impressionnante!

Le décor nous rappelle aussi l’histoire de Diamond Head qui a été acheté au début du 20e siècle par le gouvernement américain pour en faire un site militaire de défense. Les bunkers qu’on aperçoit témoignent de cette époque.

Vers la fin du sentier de 1,3 km, les randonneurs traversent un tunnel au bout duquel ils peuvent poursuivre leur ascension par la gauche ou la droite. La première option offre une montée plus en douceur avec de jolis points de vue alors que l’autre amène les visiteurs dans la « Fire Control Station », les bunkers d’observation de l’ancienne base militaire.

Le sommet, à 171 mètres de hauteur, offre ensuite une vue à coupe le souffle non seulement sur Waikiki et Honolulu, mais aussi sur l’océan et l’intérieur du cratère.

Difficile de s’attarder au sommet, car la place est restreinte pour le nombre de visiteurs, mais on prend quand même le temps d’admirer le panorama avant d’entamer notre descente.

Décidément, la randonnée de Diamond Head est un incontournable de l’île d’Oahu.

Randonnée de Diamond Head:

  • 1$ US par personne / 5$ US pour le stationnement d’une voiture
  • Environ 1h30 aller-retour
  • Niveau de difficulté: facile / familial
  • Le site est ouvert de 6h à 18h, mais vaut faire la randonnée tôt le matin pour éviter la chaleur.

Le tour d’Oahu en une journée

Lors des préparatifs de notre voyage, l’Amoureuse et moi avions réservé une voiture de style compact pour une journée devant nous permettre de faire le tour d’Oahu.

Lorsque nous sommes arrivés à l’agence de location de véhicule ce matin, nous nous attentions à ce qu’on nous remette la clé d’une Yaris ou d’une Versa. C’est finalement une Mazda MX-5 qui est apparue devant nous. Nous avons donc fait le tour de l’île en décapotable! Ma passagère a pris je ne sais combien de temps à s’en remettre!

Voici donc un résumé de notre journée qui nous a mené aux quatre coins de l’île.

Halona Blowhole

Notre premier arrêt, ce trou souffleur de l’impressionnante côte est de l’île où la route en soi vaut le détour. Le « crachat » de ce geyser maritime n’est pas d’une puissance à tout casser, mais le spectacle vaut quand même la peine de s’y arrêter. Il y a de très belles photos à y faire. Voyez d’ailleurs une vidéo sur la page Facebook Hugo autour du monde.

Sandy Beach

Quelques dizaines de mètres plus loin à peine, au bas de la côte, on trouve cette longue plage de sable doré où nous nous sommes arrêtés quelques minutes pour nous tremper les pieds et admirer le décor.

Makapu’u Lookout

Toujours dans le même secteur, un arrêt tout simple et rapide en bordure de la route, mais qui offre un point de vue exceptionnel sur cet endroit où les baleines à bosse viennent passer l’hiver.

Kailua Beach et Lanikai Beach

La première fait 8 km de longueur alors que la seconde, beaucoup plus petite, est difficilement accessible, car elle borde un quartier résidentiel et qu’il n’y a aucun stationnement pour y accéder. On a eu de la chance, une voiture partait au moment de notre passage. Pour ce qui est de Kailua Beach, on y a marché une trentaine de minutes et j’en aurais volontiers pris plus, surtout vers la partie ouest bordée par de nombreux palmiers.

Kualoa Ranch

Un de mes arrêts préférés de la journée. Les imposantes montagnes d’un vert éclatant sont carrément hallucinantes! L’endroit a notamment servi de décor au tournage du film Jurassic Park, ainsi que plusieurs autres longs-métrages à succès. Le Kualoa Ranch offre d’ailleurs un « Hollywood movie tour » pour découvrir tous les emplacements. Malheureusement, tous les tours étaient complets lors de notre passage, mais nous avons mangé sur place.

La’ie Beach Park

En poursuivant depuis le Kualoa Ranch, on roule vers l’ouest et la route est à quelques mètres à peine de l’océan, si bien que certaines vagues viennent éclabousser la chaussée. On fait un bref arrêt à La’ie Beach qui n’a à première vue l’air de rien, mais qui nous a séduit avec toute sa verdure.

Turtle Bay Resort

Comme nous n’avons pas pu prendre part au « movie tour » du Kualoa Ranch, nous avons décidé de faire le nôtre en nous arrêtant dans cet hôtel à l’extrémité nord-ouest d’Oahu qui a servi de lieu de tournage au film « Forgetting Sarah Marshall » avec Jason Segel et Mila Kunis. Nous nous attendions à nous buter à une guérite avec un agent de sécurité contrôlant l’accès au complexe, mais nous avons aisément pu entrer sur le site, nous stationner, entrer à l’intérieur et visiter les installations… avant de repartir en volant de délicieux biscuits disposés dans le hall de l’hôtel.

Sunset Beach et Ehukai Beach Park

Poursuite de notre « movie tour » quelques kilomètres plus loin avec ces deux plages voisines de la populaire « North Shore » reconnues pour leurs vagues de compétition où ont été tournées des scènes de « Blue Crush », mettant en vedette Kate Bosworth et Michelle Rodriguez. Les plages sont magnifiques, mais la baignade est réservée aux plus avertis. Je passe mon tour.

Shark’s Cove

En été, l’endroit est parfait pour les amateurs de plongée en apnée qui enfilent masque, palmes et tuba pour admirer les poissons dans ce qui s’apparente à une piscine naturelle. De l’autre côté de la rue, des « food trucks » sont installés en permanence.

Laniakea Beach

La petite plage est jolie. Nous nous y sommes arrêtés, car elle est reconnue pour accueillir des tortues qui viennent profiter du soleil, mais il n’y en avait pas lors de notre passage.

Matsumoto’s Shave Ice

Dernier arrêt dans le petit village de Haleiwa pour déguster un classique d’Hawaï: le « shaved ice », de la glace concassée sur laquelle on ajoute un sirop. C’est un peu comme une « slush » qu’on mange avec une cuiller.

Nous avons ensuite repris la route d’Honolulu.

Tour d’Oahu en une journée:

  • Une douzaine d’arrêts en 10 heures
  • Environ 185 km
  • 97$ US pour la voiture de location et 20$ US d’essence
  • Pourquoi une seule journée? Parce que notre hôtel facturait 35$ US par jour pour le stationnement.

Dole Plantation: le royaume de l’ananas à Hawaï

Décidément, les jours se suivent et se ressemblent. Encore une fois, ça a été une journée difficile à occuper en terme d’activités puisque la plupart d’entre elles étaient toujours fermées, aujourd’hui, puisqu’on s’attendait à recevoir plusieurs centimètres de pluie qui ne sont finalement jamais tombés.

Ce n’est pas compliqué, tout ce qui est contrôlé de près ou de loin par le gouvernement était fermé et, croyez-moi, ici ça inclut pas mal de choses.

On s’est donc construit une journée sous le thème de l’histoire d’Hawaï avec, tout d’abord, l’une des seules activités offertes aujourd’hui: la Dole Plantation. Et oui, même si l’ananas n’est pas originaire d’Hawaï, elle est pourtant partie prenante de son histoire puisqu’au cours de ses meilleures années (entre 1930 et 1950), l’archipel produisait les deux tiers de la récolte mondiale de ce délicieux fruit.

Tout ça, c’est grâce à James Dole qui s’est lancé dans la production d’ananas à Hawaï où chaque employé pouvait planter chaque jour jusqu’à 10 000 couronnes (!!!). Celui qu’on a surnommé « le roi de l’ananas » a aussi révolutionné les façons de faire. Face à la problématique de voir son produit pourrir s’il était exporté par bateau (en raison du long transport), Dole a développé une usine de mise en conserve des ananas. Sa compagnie a aussi inventé une machinerie permettant l’emballage du fruit directement au champ. Les ananas cueillis était ainsi déposés sur un convoyeur avant d’atterrir dans un bac où ils étaient emballés dans une boîte, puis mis sur une palette.

La visite de la Dole Plantation permet d’en apprendre plus sur la façon dont cette compagnie est devenue une multinationale. L’attrait principal demeure le Pineapple Express Train Tour, une visite narrée d’environ 25 minutes à bord d’un petit train qui transporte les visiteurs dans les champs où sont cultivés les fruits. On peut aussi visiter un joli jardin où sont plantées plusieurs espèces d’arbres et de fleurs, le tout accompagné d’un audio-guide que vous pouvez télécharger sur votre téléphone intelligent.

On aurait bien aimé voir le labyrinthe géant de plantes sauvages, mais il était fermé lors de notre passage.

On vous suggère de terminer la visite par le comptoir alimentaire relié à la boutique de souvenirs où le sorbet aux ananas vaut à lui seul le détour, sans blague!

Sur le même thème, nous avons profité de la journée pour visiter le quartier historique d’Honolulu; circuit qui nous a d’abord mené au ‘Iolani Palace, le seul palais royal des États-Unis. L’immeuble installé au coeur d’un parc a été construit en 1882 pour le roi Kalakaua et a ensuite été habité par sa sœur, la reine Lili’uokalani, qui a été renversée en 1893.

Nous avons aussi eu la chance de voir la Kawaiaha’o Church, une petite église érigée entre 1838 et 1842 et qui est faite de 14 000 blocs de corail qui ont été découpés à même la barrière, en apnée, entre trois et six mètres de profondeur. L’intérieur est tout simplement charmant: presque tout est blanc et les bancs faits de bois foncé sont tous équipés d’un élégant coussin rouge.

Dole Plantation:

  • Pineapple Express Train Tour: 11$, Plantation Garden Tour: 7$; 15,75$ pour le combo des deux activités

Tous à Waikiki Beach

Imaginez une ville accueillant des milliers de touristes et que, l’espace d’une journée, la quasi-totalité de ses commerces et restaurants soient fermés alors que les activités ont toutes été annulées.

C’est ce qui s’est passé à Honolulu, aujourd’hui. En prévision de l’ouragan Lane qui devait frapper Oahu, pratiquement tout était fermé. Nous-mêmes nous attendions au pire parce que c’était ce à quoi on nous avait préparés. Lorsque nous avons ouvert les rideaux de notre chambre, ce matin, on se disait qu’on allait voir de l’eau partout, mais visiblement il n’y avait pas eu de pluie de la nuit.

Après avoir déjeuné et avoir passé un peu de temps dans la chambre, on a finalement décidé de sortir. Il fallait voir les centaines de touristes marcher dans Kalakaua Avenue et faire la file devant les rares commerces ayant ouvert leurs portes: un petit kiosque de café, un comptoir à crème glacée, un dépanneur, un restaurant asiatique… Tous les autres affichaient toujours leur note de fermeture en raison de l’ouragan et, devant leurs portes, des sacs de sable empilés. Les transports publics avaient aussi été annulés pour la journée.

Alors, on fait quoi quand absolument tout est fermé? Tout ce beau monde (y compris nous) s’est retrouvé sur Waikiki Beach à profiter du fait que, finalement, on n’était pas enfermés pendant le déluge prévu. Malgré le ciel plutôt nuageux, les gens étaient cordés sur la plage! On s’est trouvé un coin pour s’étendre au bruit des vagues et j’ai même réussi à avoir un coup de soleil (oui, Maman, je sais; on bronze même quand c’est nuageux). L’océan était quant à lui déchaîné en raison des forts vents accompagnant l’ouragan. Les sauveteurs étaient aux aguets.

On a aussi profité de la journée pour marcher la long de l’eau jusqu’au zoo d’Honolulu qui était bien entendu lui aussi fermé pour la journée. C’est devant l’entrée que j’ai posé devant un immense banian; cet arbre qu’on voit un peu partout ici et que je trouve si beau.

Ce soir, on a trouvé un bon steakhouse à peine à quelques minutes de marche de notre hôtel qui était ouvert. Miracle! Il fallait toutefois faire la file à l’extérieur. À un certain moment, il y avait jusqu’à 90 minutes d’attente pour manger. On a siroté un bon cocktail pour fêter la mort officielle de l’ouragan Lane qui est devenu une tempête tropicale plus tôt aujourd’hui. Reste maintenant à voir si on recevra route la pluie prévue!

Hawaï: en attendant l’ouragan Lane

Lorsque notre avion a commencé à survoler l’archipel d’Hawaï, en fin de journée hier, à peine quelques nuages flottait au-dessus d’Oahu. Les rayons du soleil rendaient l’eau turquoise et j’ai même eu droit, par mon hublot, à une superbe vue en plongée de Diamond Head qui m’a ébloui.

Une fois atterris à Honolulu, on a découvert un aéroport qui nous a paru figé dans une autre décennie avec son style inspiré du défunt Jardin Tiki qui nous a bien fait rire.

Il n’a toutefois pas fallu attendre longtemps pour que la réalité nous rattrape. Rapidement, mon téléphone s’est mis à sonner avec ce son strident qu’on connaît depuis peu au Québec lorsque l’écran de notre téléviseur devient rouge pour une alerte. Une fois, deux fois, trois fois… six fois, pour nous avertir que la région faisait désormais l’objet d’un avertissement d’ouragan. Puis, sont entrés les courriels d’Affaires mondiales Canada me mettant au fait des dernières informations et m’avisant de communiquer avec le consulat australien d’Honolulu en cas d’urgence (vive le Commonwealth!).

Je savais que nous arriverions ici sans problème et j’avais bon espoir que nous nous en tirions. Nous avions communiqué avant le départ avec la compagnie aérienne, avec notre hôtel, je suivais assidûment la trajectoire de l’ouragan Lane et je me suis efforcé de rassurer l’Amoureuse. Mais vous savez, c’est franchement difficile de rassurer quelqu’un quand on n’est nous-même pas du tout convaincu que tout ira bien. J’ai finalement glissé dans mon sac à dos ma lampe de poche, un chargeur de secours pour mon téléphone et mon SteriPEN servant à purifier de l’eau impropre à la consommation.

Lorsque nous avons marché dans les rues de la capitale, le premier soir, tout le monde vaquait à ses occupations. Aucun commerce n’était barricadé. Malgré tout, les scénarios ont tourné dans ma tête tout au long de la nuit.

À notre réveil jeudi matin, tout était tranquille à l’extérieur. Nous avons pris l’autobus pour visiter le mémorial de Pearl Harbor, mais nous nous sommes finalement cogné le nez sur la porte, car ils ont fermé le site en prévision de l’arrivée de l’ouragan.

Nous sommes finalement revenus en ville avant de faire un tour au bord de la plage. Ala Moana Beach, normalement bondée, était déserte. Seuls des surfeurs, loin de la côte, profitaient des vagues. Malgré le temps gris, l’endroit était superbe. Nous sommes ensuite allés jeter un œil à Waikiki Beach, plus achalandée en cette journée.

C’est assez incroyable parce que personne, ni les locaux ni les touristes, ne semblent vraiment inquiets de ce qui s’en vient. C’est peut-être l’esprit d’Aloha qui rend tout plus « cool ».

En revenant vers notre hôtel, les premiers signes de la préparation à l’ouragan ont commencé à apparaître: des sacs de sable près des commerces, puis la vitrine de la boutique Microsoft placardée, sans doute plus pour prévenir le pillage que les conséquences directes de la tempête. La plupart des commerces commençaient à annoncer leur fermeture à 16h alors que leur réouverture n’est prévue que samedi. On a donc fait des provisions d’eau et de nourriture.

La réception de l’hôtel, incapable de nous guider avec précision sur ce que nous devions faire, nous a remis une liste des centres d’urgence ouverts à Honolulu. Nous nous sommes longuement demandé ce qui était le mieux pour nous. Comme notre chambre est au 44e et dernier étage et que la principale crainte en lien avec l’ouragan est les inondations, nous avons décidé de rester à l’hôtel. Nous sommes ressortis pour acheter une pizza en guise de souper et garder des restes pour demain.

On a finalement dû faire trois places pour en avoir une. Au deuxième restaurant, le personnel venait tout juste d’afficher la pancarte « Fermé » quand nous sommes arrivés. J’ai presque supplié le gars derrière le comptoir pour qu’il nous en prépare une; en vain. On a finalement réussi à trouver un Pizza Hut moins d’une heure avant sa fermeture.

Alors qu’on attendait l’autobus pour revenir avec notre « butin » les sirènes de la ville ont retenti pendant environ deux minutes. Au même moment, une nouvelle alerte sur mon cellulaire: « Vents extrêmement dangereux et possibles inondations. Quittez la zone de menace. »

On est rentrés à l’hôtel et nous avons finalement eu une consigne claire nous indiquant de rester dans l’immeuble et de ne pas tenter de rejoindre l’aéroport. Il ne reste plus qu’à attendre. On entend le vent souffler violemment dehors, mais le pire serait à venir. Comme on ne sait pas ce qui nous attend, on a refait notre sac et nous dormirons habillés, près à partir au cas où…

Quelques « fun facts » au sujet d’Honolulu (ça en prend bien, malgré les circonstances):

  • Nous nous sommes faits « carter » deux fois en 24 heures pour de l’alcool: au restaurant et dans un dépanneur. Ma face devait valoir 100$!
  • Il y a des noms de rue pour le moins originaux, ici, dont Punchbowl Street, en référence au cratère volcanique du même nom.