Une autre journée ensoleillée se termine sur la capitale espagnole. C’est fou, le monde qu’il y a ici! Ce matin, je me suis rendu au Palacio Real (le palais royal) pour en faire la visite et, à 10h, il y avait déjà une heure d’attente à l’extérieur. Je n’ai pu mettre les pieds dans la cour intérieure qu’à 11h10 après avoir fait la file, acheté un billet et m’être soumis aux contrôles de sécurité.
Bonsoir, en direct de Madrid! Comme prévu, je suis arrivé dans la capitale espagnole un peu avant midi, aujourd’hui, après un trajet de 2h30 de train depuis Séville. J’adore le train! C’était à la fois plaisant et un moment de détente. Dommage, je ne l’ai pris qu’une seule fois pendant ce voyage.
Une fois rendu, je n’ai mis qu’une trentaine de minutes (vive l’efficacité du métro!) pour rejoindre mon auberge avant de partir à la découverte de la ville. Après avoir vécu le dortoir à quatre à Séville, je retrouve finalement ici une chambre individuelle.
Mon séjour en Espagne tire déjà à sa fin. Je termine ce soir mon passage à Séville et je file vers la capitale, Madrid, demain matin pour compléter mon périple avant de rentrer à Montréal, samedi.
Cette dernière journée ici a été comme les deux précédentes: ensoleillée, chaude et elle a passé extrêmement rapidement.
J’ai finalement pu visiter la célèbre cathédrale de Séville. J’ai été parmi les premiers «fidèles» à attendre l’ouverture de la grille, cet avant-midi. Je comprends maintenant pourquoi elle fait si bien la réputation de la ville… Elle est d’une immensité!! 23 500 mètres carrés, au total. Il s’agit de la plus grande cathédrale gothique au monde et de la troisième au monde par l’importance de ses dimensions, après la basilique Saint-Pierre de Rome et la cathédrale Saint-Paul de Londres.
Ma visite de Séville s’est poursuivie, aujourd’hui, alors que j’ai entrepris de parcourir une partie de la ville à pied.
Je me suis notamment rendu au Palacio de San Telmo (qui a déjà servi de résidence au couple royal lors de ses visites à Séville), au El Prado de San Sebastian (un parc où a lieu, ces jours-ci, la Fête des nations) et à l’université, qui occupe les locaux d’une ancienne usine de tabac.
Quelle journée! Je dois dire qu’elle a été particulièrement longue, mais découvertes et rencontres ont été au rendez-vous.
En attendant l’autobus pour Séville à 7h, ce matin, j’ai rencontré Patricia, qui vient des Îles Canaries. On a eu la chance de jaser un peu en anglais et, arrivés à destination, elle a eu la gentillesse de m’aider à trouver mon auberge de jeunesse dans cette ville qui, encore une fois, a des airs de véritable labyrinthe. Ça s’annonce compliqué! Non seulement les rues partent dans toutes les directions, comme une toile d’araignée, mais les noms de rue sur les affichettes ne correspondent souvent pas à ceux imprimés sur la carte géographique de la ville. Pour vous donner une idée, la rue principale de la ville a… 12 noms différents (!!!), mais un seul est inscrit sur la carte. Essayez de vous y retrouver!
Donc, après m’être installé à l’auberge, je suis allé prendre un verre avec Patricia et un autre gars qui loge ici et, en fin d’après-midi, nous avons pris part au «free tour» de la ville. Vraiment génial; encore mieux que celui que Dominic et moi avons fait à Grenade. Nous avons notamment eu la chance de découvrir la Plaza España, un endroit magnifique!
Plaza España
C’est une place publique qui a été construite en 1929 sur laquelle on retrouve un étang avec des bateaux, une fontaine, beaucoup d’espace et de belles mosaïques représentant chacune des régions du pays. Je compte bien y retourner pendant mon séjour, nous sommes passés beaucoup trop rapidement aujourd’hui.
Plaza España
Parmi les autres arrêts du «free tour»: la populaire cathédrale, L’Alcazar, le théâtre et l’arène pour les corridas.
C’est d’ailleurs en faisant ce tour que j’ai rencontré Virginie, une Québécoise qui est en voyage en Europe pour trois mois. On a découvert en jasant qu’on habite tout près l’un de l’autre à Montréal. Le monde est petit! Après le tour de ville, nous sommes allés prendre quelques verres (oui, encore… c’est beaucoup ça la routine espagnole!) et elle m’a invité à souper à son auberge. Elle a cuisiné des pâtes que nous avons mangées sur la terrasse, sur le toit de l’immeuble. Bien simple comme repas, mais comme c’était la première fois depuis le début du voyage que je ne mangeais pas au restaurant, je me suis régalé!
Contre toutes attentes, j’ai réussi à rentrer à mon auberge sans me perdre une fois la noirceur tombée. J’ai d’ailleurs rencontré mes colocs pour les prochains jours: 3 filles de Hong-Kong qui m’ont l’air assez sympathiques.
C’est véritablement demain que je me lancerai à la découverte de la ville en visitant plusieurs trucs. Après un passage à Nerja où la vie est plus calme, me voilà de retour dans l’active vie espagnole!
Ce matin, je suis allé visiter Frigiliana, un petit village à quelques kilomètres seulement au nord de Nerja. C’est assez spécial à voir: un petit village tout blanc construit à flanc de montagne.
Quand vous marchez dans les rues, vous avez parfois l’impression d’y être bien seul. Vous n’y voyez pratiquement personne. Vous entendez, par les volets ouverts, des gens parler, la télévision ou encore la radio… sans plus! Mais c’est vraiment charmant comme endroit. C’est comme un vieux quartier avec beaucoup de cachet.
De plus, la ville est un vrai labyrinthe! On peut s’y perdre tellement facilement avec toutes les rues partant dans tous les sens possibles. Il faut aussi être en forme pour visiter; les côtes se multiplient et sont particulièrement accentuées.
Je m’y suis promené pendant un peu moins de trois heures avant de terminer ma visite par une dégustation du vin de l’endroit. J’ai notamment goûté un de leur vin qu’ils qualifient de «dulce» (doux). C’est très sucré, ça me faisait un peu penser à notre cidre de pommes. Vous me voyez venir: j’en ai acheté une bouteille. J’ai maintenant atteint la quantité maximale d’alcool pour la douane canadienne et… une chose de plus à mettre dans mon sac déjà trop plein.
C’est ici que se termine mon séjour à Nerja. Je pars tôt demain matin pour Séville. Quatre heures d’autobus en vue et sans doute le retour des jeans et du manteau. Encore une fois, je sens que je n’aurai pas le temps de m’y ennuyer. Beaucoup de choses au programme là-bas. Vous m’accompagnez?
C’est l’heure d’aller faire le sac avant d’aller dormir. Lever prévu à 5h30 demain matin.
Une autre journée vient de se terminer sur la Costa del Sol. Encore une fois, le soleil et la chaleur ont été au rendez-vous, si bien que je suis maintenant couvert de petites taches de rousseur.
Ce matin, je suis allé visiter la grotte de Nerja. J’en avais entendu parler par quelques personnes, alors je me suis dit que j’allais m’y rendre… et ça valait vraiment le détour. C’est une immense grotte qui est située à quelques kilomètres du centre-ville. En fait, seulement un tiers est ouvert au public. Le reste est actuellement à l’étude par des spécialistes, car on y trouve un important héritage archéologique. Des peintures, des objets et des ossements y ont notamment été trouvés. On dit que la grotte servait, entre autres, de lieu de repos pour les morts il y a des milliers d’années. Il semble que certaines parties de la grotte se seraient formées entre 25 000 et 3600 avant Jésus-Christ.
La visite nous mène à l’intérieur de trois salles. Il y a la «salle de la cascade», nommée ainsi en raison des stalactites qui semblent former une chute. Ensuite, le visiteur passe par la «salle des fantômes» car, comme vous l’aurez deviné, l’arrangement de stalactites et de stalagmites donne l’illusion que des fantômes s’y trouvent. Finalement, le visiteur traverse la «salle du cataclysme» où se trouvent des milliers de stalactites et de stalagmites qui se sont formés lors d’un puissant séisme dans la région il y a environ 800 000 ans. On y trouve notamment la plus haute colonne au monde formée par des stalactites et des stalagmites (livre des Record Guiness de 1989).
La visite est vraiment impressionnante. Les salles sont immenses et le décor est tout simplement surréaliste si bien qu’on se croirait parfois sur une autre planète. Malheureusement, les photos ne rendent pas justice à la beauté de l’endroit.
Mon après-midi a, une fois de plus, été employé à profiter du soleil et à la baignade. Un peu de repos avant de reprendre la route samedi matin…
Depuis hier, j’ai adopté un petit bar: La Piqueta. Ils servent un tapas gratuit avec chaque consommation, comme c’était généralement le cas à Grenade. Comme pour le gelato à Valence, le serveur est tellement habitué de me voir qu’il m’a payé un shooter ce midi! Assez drôle!!
En terminant, quelques constatations sur le pays…
– Côté musique, on dirait que les Espagnols sont nostalgiques. À Barcelone et Valence, Dominic et moi entendions tellement de vieilles chansons (beaucoup de Abba, notamment). À Nerja, le gros it de l’heure: «Can’t live» de Mariah Carey. Je l’ai entendu 7-8 fois en 24 heures!
– Dans toutes les villes visitées jusqu’à maintenant, la sécurité est importante. La police est partout.
Croyez-le ou non, après dix jours en Espagne, j’ai finalement eu droit au soleil ET à la chaleur, aujourd’hui! (Désolé, Dominic, tu n’as pas choisi le bon moment pour retourner à Montréal.)
Je suis donc maintenant à Nerja, sur la merveilleuse Costa del Sol, au sud du pays. J’ai pris l’autobus depuis Grenade ce matin et je pensais bien m’endormir pendant le trajet, mais… impossible. Le décor qui défilait devant mes yeux était trop magnifique pour le manquer. Des montagnes, des cours d’eau, des ponts qui donnent le vertige, encore des montagnes et… toujours des montagnes!
J’étais toutefois encore bien loin de me douter de ce qui m’attendait ici. Je me suis tout d’abord fait un peu avoir parce que comme je ne savais pas trop où était mon hôtel, j’ai pris un taxi. Le chauffeur m’a finalement chargé une petite fortune pour un trajet que j’aurais très bien pu faire à pied. Faut bien apprendre de nos erreurs! Je suis donc arrivé à mon hôtel vers 11h30, j’ai déposé mon sac et je suis allé visiter les alentours. Et bien, ma mâchoire s’est décrochée tellement j’avais de la difficulté à croire ce que je voyais devant moi. Regardez ces photos!
Elles ont été prises depuis le Balcon de Europa, un monument très célèbre ici, qui est à seulement deux minutes de marche de mon hôtel. C’est tout simplement merveilleux comme endroit! Il s’agit en fait d’une ancienne forteresse détruite en 1812 et qui servait à l’époque à empêcher les pirates d’accoster ici. Maintenant, l’endroit offre une superbe vue sur la Méditerranée et il y a un restaurant juste en dessous.
Cet après-midi, je me suis permis un petit congé et je me suis échoué sur la Playa Calahonda (photo du haut). Au menu: baignade et soleil. Les plages ne sont d’ailleurs pas très fréquentées à cette période de l’année, car l’eau est considérée «froide» par les locaux et plusieurs touristes. Pour ma part, je la qualifierais de «fraîche», mais la baignade a fait le plus grand bien.
J’ai finalement terminé mon après-midi à la piscine sur le toit de mon hôtel avec vue sur la mer et sur les montagnes.
Nerja est une très petite ville, mais je ne pense pas m’ennuyer pour autant au cours des prochains jours. J’ai déjà une petite liste de choses à voir et je prendrai aussi le temps de me reposer un peu.
Me voici dans les dernières heures de mon passage à Grenade et je suis dorénavant le seul homme aux commandes de la suite de ce voyage. J’ai accompagné, un peu plus tôt, Dominic à l’arrêt d’autobus qui devait le mener à l’aéroport. Je lui souhaite d’ailleurs un bon retour et merci de m’avoir accompagné pour cette première partie au cours de laquelle rires et aventures auront été au rendez-vous.
Cela étant dit, c’est une journée beaucoup moins chargée que les autres qui se termine. Levé plus tard ce matin, tour de ville plus élargi ensuite, achat de quelques souvenirs… Je vous confirme justement que je devrai faire preuve d’une grande ingéniosité d’ici la fin de mon périple, car j’ignore toujours comment je vais réussir à fermer mon sac à dos! Ce soir, j’ai pris une légère pause, question de reposer mes pieds que je fais pas mal travailler depuis une dizaine de jours et pour boucler mes affaires avant mon départ.
Dominic et moi nous attendions à avoir particulièrement chaud en raison de la position géographique très au sud de Grenade. ERREUR. La température atteint bien 26-27 degrés entre 13h et 16h, mais les nuits, les matinées et les soirées sont glaciales. Ce n’est qu’hier que nous avons réalisé que, comme je vous le soulignais, Grenade est située à 700 mètres d’altitude! Nous avons d’ailleurs aperçu de la neige au sommet des montagnes. Nous avions mis plus de shorts que de pantalons dans notre sac, mais elles n’ont servi qu’à seulement deux reprises depuis notre arrivée en Espagne.
Je quitte pour Nerja, demain matin. Un peu plus de deux heures d’autobus m’attendent, ce qui n’est pas trop mal. Comme la ville est située complètement au sud et au niveau de la mer, je m’attends à plus de chaleur au cours des prochains jours.
Le périple espagnol s’est poursuivi, aujourd’hui, pour Dominic et moi avec la longue visite (environ quatre heures) de l’Alhambra de Grenade, classé patrimoine mondial de l’UNESCO.
L’Alhambra est un imposant palais qui a été bâti par les Arabes dès le 13e siècle sur une montagne surplombant la ville. Lorsque le catholicisme s’est imposé dans le pays, on a voulu chasser tout signe de l’islam, mais l’Alhambra a été épargné en raison de sa beauté. L’endroit a par la suite servi de résidence royale aux souverains du pays. On raconte notamment que c’est à cet endroit que Christophe Colomb se serait rendu afin de rencontre la reine pour lui demander de financer son voyage vers l’Asie… voyage au cours duquel il a finalement abouti en Amérique.
L’endroit est magnifique et a, encore aujourd’hui, toute sa splendeur de l’époque. On y trouve entre autres l’ancien palais ainsi que de superbes jardins qui rendraient n’importe qui jaloux. Il y a aussi des dizaines de fontaines un peu partout sur le site qui offre une vue à couper le souffle sur Grenade et les montagnes qui l’entourent.
C’est assez incroyable qu’une telle beauté soit toujours dans un si bon état après des centaines d’années! Plusieurs édifices et salles sont tellement bien conservés qu’on y voit encore les motifs sur les murs et la superbe céramique qui décorait les lieux. Il y a des dizaines de photos dans mon appareil, même si rien ne remplace la visite sur place et le voyage dans le temps qu’elle provoque.
En après-midi, nous sommes allés à la découverte de la partie plus à l’est de la ville où un canal, dont l’eau est verte, traverse Grenade du nord au sud et de jolis ponts ont été construits en de nombreux endroits pour le traverser.
Pour le souper, nous avons expérimenté le merveilleux système qu’adopte plusieurs restaurants de la ville: une consommation achetée = un tapas gratuit. Inutile de dire que nous nous sommes régalés… et que nous avons bien bu. Il faut dire qu’ici l’eau est plus dispendieuse que l’alcool au restaurant.
On a finalement complété la journée en assistant à un spectacle de flamenco dans le quartier gitan de la ville. Pendant une heure, les musiciens ont joué une musique entraînante et deux groupes de danseurs et danseuses se sont exécutés dans de jolis costumes pour le plaisait de nos yeux et de nos oreilles. Une autre soirée dont je garderai de merveilleux souvenirs.
Dominic reprend la route de Montréal, demain. Je poursuivrai donc ce voyage seul pour encore une dizaine de jours, dans trois autres villes.