De la Sagrada Familia au parc Güell: sur les traces de Gaudi à Barcelone

Quelle merveilleuse journée! Je pourrais d’ailleurs la résumer en un seul mot: Gaudi. Antoni Gaudi i Cornet est un architecte espagnol qui a vécu aux 19e et 20e siècles et qui a eu une influence particulièrement marquée en plusieurs endroits de Barcelone.

Nous avons commencé la journée en nous rendant à la Sagrada Familia. Il s’agit d’une basilique dont la construction a commencé il y a environ… 130 ans et elle n’est toujours pas terminée (!!!). Actuellement, la fin des travaux est prévue dans une vingtaine d’années. C’est Gaudi qui a été l’architecte de cette merveille (parce que, oui, on peut déjà la qualifier ainsi, même si elle n’est pas achevée), mais il n’a pas eu la chance de la voir évoluer très longtemps, puisqu’il est mort dans les années 20.

Lorsque la construction de la basilique sera finalement terminée, sa plus haute tour sera d’une hauteur de 170 mètres. Pourquoi? Tout simplement parce que le Montjuïc, la montagne où se sont déroulés les Jeux olympiques de 1992, fait 173 mètres et que Gaudi refusait de créer quelque chose qui serait plus haut que ce que Dieu avait lui-même créé à quelques centaines de mètres de là. Les travailleurs s’activent ces jours-ci à l’intérieur de la Sagrada Familia parce que le pape sera ici le 7 novembre pour bénir la basilique. Même si la construction est inachevée, autant l’intérieur que l’extérieur est d’une beauté indescriptible.

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La Sagrada Familia

En après-midi, nous avons pris la direction du parc Güell, un lieu aussi créé par Gaudi et que l’on peut voir dans le film «L’auberge espagnole». Ici aussi, c’est magnifique! Tout est décoré avec des éclats de céramique de différentes couleurs, ce qui donne un paysage impressionnant au plus haut point. Ce n’est pas pour rien que l’endroit figure sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. On se croirait presque dans un village imaginaire construit en bonbons. Il faut absolument le voir pour en mesurer la beauté.

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Au magnifique parc Güell

Nous avons finalement terminé notre journée de visite par un passage à la Casa Battlo, une résidence conçue par, vous l’aurez deviné, Gaudi. C’est une très grande demeure sur plusieurs étages inspirée de la vie sous-marine. Croyez-le ou non, il n’y a aucune ligne droite dans cette maison. Que des courbes. C’est complètement surréel. Le tout est décoré d’un magnifique bleu et la lumière naturelle entre dans la cour intérieure. Et que dire de la terrasse sur le toit? Wow! La Casa Battlo est aussi classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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La Casa Battlo, toute en courbes

Petit détail au sujet de Gaudi: ses oeuvres sont inspirées de la nature. Alors qu’il était jeune, celui qui allait devenir un grand architecte était plutôt malade, ce qui lui a laissé le temps d’admirer le monde qui l’entourait. Si la Casa Battlo est, comme je l’expliquais, inspirée du monde sous-marin, l’intérieur de la Sagrada Familia rappelle pour sa part une forêt alors que les colonnes s’apparentent à des arbres.

Ce soir, nous avons soupé dans un restaurant fréquenté par le célèbre Pablo Picasso lorsqu’il était encore en vie. C’est d’ailleurs lui qui a dessiné le menu. J’ai mangé du lapin servi de la façon traditionnelle catalane. C’était délicieux!

À la découverte de l’Espagne

Question de mettre la table pour le début de ce nouveau voyage, commençons le tout par une anecdote et une mise en contexte. Pourquoi l’Espagne? À la base, tout simplement parce que Dominic et moi cherchions une destination européenne autre que la France (Dominic l’ayant déjà visitée), abordable et dont la météo était clémente en automne. Notre choix s’est finalement arrêté sur la terre de Christophe Colomb, mais nous attendions d’avoir la confirmation de la durée totale des vacances de Dominic avant de faire l’achat des billets.

Or, c’est par une belle journée de juillet, alors que je revenais tout juste d’aller voir «Piché, entre ciel et terre» au cinéma, que j’ai décidé de faire le grand saut: l’achat de mon billet pour l’Espagne pour un séjour de trois semaines. Oui, c’est moi le gars qui achète un billet d’avion sur Air Transat après être allé voir un film de catastrophe-aérienne-évitée-de-peu sur les ailes de la même compagnie. Et c’est moi qui viens du même coup d’assumer que je vais passer trois semaines en Espagne sans savoir si mon grand chum m’accompagnera jusqu’au bout ou non. Il ne fera finalement que la moitié du voyage.

Nous voici donc maintenant en Espagne, plus précisément à Barcelone, notre première destination. Dominic et moi sommes arrivés à notre hôtel en début d’après-midi et je dois dire que j’avais vraiment hâte d’y être. D’abord, la soirée d’hier a commencé d’une façon un peu bizarre à l’aéroport de Montréal alors qu’on a appelé un certain «Hannibal» pour l’embarquement. Ça laissait présager le pire! Une fois à bord, on voulait tellement célébrer notre voyage ensemble qu’on a un peu abusé de l’alcool, provoquant des nausées qui m’ont forcé à m’endormir avec un petit sac de papier dans les mains. On ne m’y prendra plus! C’est en fin d’après-midi qu’on a finalement commencé à se sentir mieux.

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On a donc pu commencer à visiter Barcelone aujourd’hui. On a entre autres visité le port où se trouvaient plusieurs bateaux de croisière et on a fait la première partie de notre tour de ville en autobus touristique. On a parfois eu de la difficulté à se faire comprendre en anglais, mais le digne représentant de notre délégation, Dominic, a ressorti ses notions d’espagnol et je dois dire que ça a bien fait le travail.

Premier souper typiquement espagnol ce soir: tapas et vino! C’était délicieux et je sens que je ferai de belles découvertes culinaires.

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J’ai déjà hâte à demain pour la suite. L’architecture est vraiment superbe ici. Ça donne le goût d’habiter l’un des milliers de petits appartements que nous voyons partout.

Péninsule du Yucatán: jour 10

Note: Mon amour du voyage ne date pas de la naissance de ce blogue. Avant la création d’Hugo autour du monde, je prenais plaisir à envoyer chaque soir un courriel à mes amis et ma famille lorsque je voyageais pour leur raconter ce que je vivais, ce que je ressentais. Voici donc le récit que j’avais envoyé à mes proches le 18 novembre 2009 alors que j’en étais à mon premier voyage en solo, au Mexique, pour visiter une amie que je n’avais pas vue depuis longtemps.

C’est au bord de la piscine, avec le bruit des vagues et le ciel étoilé, que je vous envoie ce dernier message en provenance du Mexique. La dernière journée n’aura pas été de tout repos, loin de là. Elle a d’ailleurs très mal commencé.

Ce matin, je me suis présenté devant l’hôtel à 7h10, pour le départ de mon excursion à 7h35. Le temps a finalement passé: 7h45, 8h, 8h15… et l’autobus n’est jamais arrivé. Je me suis mis à faire des téléphones pour tenter de comprendre ce qui se passait, pour savoir si on m’avait oublié. La fille, qui n’avait pas trop l’air de comprendre, m’a finalement dit d’oublier ça et de rencontrer le représentant du grossiste en après-midi. J’ai quand même décidé de rester un peu dans le lobby, décontenancé de voir les plans de ma dernière journée bousillés par une compagnie pas fiable. Grande surprise, l’autobus est finalement arrivé à 8h50. J’ai visiblement été mal informé sur l’heure de départ parce que la prise en charge était bel et bien prévue à 8h45.

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Devant la pyramide de Nohoch Mull, à Coba

Cela étant dit, j’ai quand même eu une très belle journée qui s’est amorcée à Coba, une ancienne cité maya située en plein coeur de la jungle. C’est à cet endroit que j’ai fait l’ascension de la pyramide de Nohoch Mull, la plus haute de l’État du Yucatan. Une fois en haut, on a droit à une merveilleuse vue panoramique sur les alentours. La pyramide se monte plutôt bien malgré la chaleur intense et le vent presque inexistant, mais c’est une toute autre histoire quand vient le temps de descendre! La pente est plutôt abrupte et il faut absolument éviter de regarder en bas. Les marches inégales et souvent très usées viennent compliquer l’exercice.

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Mon excursion s’est ensuite transportée à Pacchen, un petit village maya situé au fin fond de nulle part. Au menu, plusieurs activités à sensations fortes: accro-branches, descente en rappel au fond d’une cénote et canot. Comme je vous l’avais déjà mentionné, les cénotes sont des lieux sacrés pour les Mayas. On a donc dû être purifiés par le prêtre du village, lors d’une brève cérémonie, avant d’entreprendre notre descente.

C’est donc sur ces mots que je termine mon voyage. Ce périple m’aura permis de repousser mes limites à plusieurs égards, notamment parce que c’était la première fois que je partais seul à l’aventure. J’en ressors donc grandi.

Péninsule du Yucatán: jour 9

Belle journée de découvertes, aujourd’hui, alors que je partais en excursion organisée à Tulum et à Xel-Ha.

Comme je vous l’expliquais il y a quelques jours, Tulum est une ancienne cité maya en bordure de la mer des Caraïbes. Contrairement aux autres sites, comme Chichen Itza par exemple, les constructions de Tulum n’ont pas été faites avec la même précision. Ici, pas de symétrie, pas de pierre polie, etc. Même si Tulum est arrivée après Chichen Itza, la construction en est beaucoup plus rudimentaire. La position du site est quant à elle stratégique.

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Une partie des ruines de Tulum

Pour illustrer la chose, disons que Tulum est un peu construite comme l’a été  la ville de Québec: une partie est fortifiée avec un mur de pierre, alors que l’autre partie est protégée par une haute falaise donnant sur la mer. C’est d’ailleurs ce qui attire tant les touristes à Tulum: c’est un endroit paradisiaque. La mer est d’un bleu exceptionnel et la plage très belle. Le site est d’une beauté incroyable, mais les ruines ne sont pas aussi intéressantes que les autres que j’ai eu la chance de visiter.

Ensuite, je suis allé passer cinq heures à Xel-Ha, un gigantesque aquarium naturel à quelques kilomètres de mon hôtel. À cet endroit, se rencontrent l’eau bleue et chaude l’océan et l’eau verte et fraîche d’une rivière souterraine.

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L’aquarium naturel de Xel-Ha

C’est donc un endroit de prédilection pour admirer des milliers de poissons de couleurs et de tailles différentes. On peut y faire de la plongée en apnée, de la descente en tube sur une rivière tranquille, il y a une place pour sauter dans l’eau à partir d’une falaise, on peut nager avec les dauphins, visiter les sentiers pédestres… Pour ma part, je me suis contenté de la plongée en apnée, de la descente en tube et des sentiers. À d’autres, le saut de la falaise! Bref, il y a vraiment de tout pour tout le monde. Je ne suis pas le plus grand fan des activités aquatiques, mais j’ai adoré l’expérience.

Anecdote du jour: Aujourd’hui, on m’a appelé «señor Bourgoni» au micro dans l’autobus. Je me suis dit que je devrais peut-être garder ça comme nom de famille, il me semble que ça sonne bien!

Péninsule du Yucatán: jour 8

Comme prévu, j’ai quitté Mérida ce matin et ça n’a pas été facile de partir après une semaine. J’ai découvert qu’on peut s’attacher rapidement à certains endroits. Me voici donc maintenant à Akumal, à une trentaine de kilomètres à l’est de Tulum, sur la Riviera Maya. Côté contrastant, je termine mon séjour dans un complexe tout compris pour mes quatre derniers jours en sol mexicain. Plus pour le côté pratique qu’autre chose. Il y a plusieurs attraits que je voulais voir dans cette région, alors les déplacements seront plus faciles en tour organisé et je n’aurai pas à me casser la tête avec les repas et tout le reste.

La dernière inquiétude logistique du voyage est maintenant chose du passée: je ne savais pas trop comment j’allais faire le trajet entre Tulum et Akumal, mais il y avait un autocar  entre les deux. Heureusement que j’étais alerte et que je surveillais les panneaux d’indication parce que le chauffeur n’a pas arrêté devant mon hôtel. Je me suis donc rué vers le devant de l’autocar et il m’a finalement laissé en bordure de l’autoroute où j’ai tenté de lui faire comprendre de me laisser prendre ma valise dans la soute avant de repartir (je me serais mal vu arriver à pied ET sans valise à l’hôtel). Je n’ai pas eu à marcher beaucoup. Le gardien à l’entrée avait quand même l’air surpris de voir débarquer un touriste à pied.

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J’ai profité du reste de la journée à la plage, parce que c’était pas mal le seul moment où je pouvais le faire. L’hôtel est superbe, le hall est complètement vitré côté plage et il y a une belle piscine à débordement, mais la plage n’est pas super. On peut difficilement se baigner sans souliers d’eau parce qu’il y a de la roche partout. Une chance que je ne passe pas une semaine complète ici; j’aurais sans doute été déçu.

En passant, on a évité le pire à l’hôtel, ce soir. J’assistais à un spectacle de tambours et de feu lorsqu’une longue baguette en flammes a atterri dans la foule, à environ deux mètres de moi. Finalement, pas de blessé.

Péninsule du Yucatán: jour 7

Ça y est, mon séjour à Mérida est officiellement terminé. Demain matin, à la première heure, je prendrai la route de Tulum, complètement au sud de la péninsule. J’ai bien hâte de voir, semble-t-il que c’est un endroit paradisiaque. Ici, tout le monde a des yeux d’admiration quand on parle de cet ancien port de mer maya. En fait, il s’agit de la seule cité maya qui ait existé en bordure de l’eau. J’aurai la chance de vous en reparler.Ma journée a commencé avec une promenade en ville et quelle surprise: le dimanche, plusieurs rues du centre-ville sont fermées à la circulation automobile. Il y a deux brigadiers par intersection et la place centrale se transforme en marché public où on retrouve plusieurs kiosques de nourriture, artisanat, etc. Il y a beaucoup de monde parce que la majorité des commerces sont fermés le dimanche.

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La pyramide principale de Chichén Itzá

Ensuite, on peut parler du point culminant de mon voyage jusqu’à maintenant: pour la première fois de ma vie, j’ai vu une des merveilles du monde et je comprends désormais pourquoi on appelle ça une merveille. Chichén Itzá, une ancienne cité maya, est tout simplement superbe, immense, surréaliste… Nous avons passé près de quatre heures à visiter le site sur lequel on retrouve notamment la pyramide principale (au pied de laquelle des milliers de gens se rassemblent lors de l’équinoxe de printemps), une église, un observatoire d’astronomie, deux cénotes et un gigantesque jeu de pelote; jeu qui s’est pratiqué pendant des siècles où deux équipes devaient se renvoyer une balle pesant jusqu’à 3 kilos avec les hanches, les coudes, les fesses ou les genoux… sans qu’elle touche par terre.

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Au coeur de l’arène de l’impressionnant jeu de pelote de Chichén Itzá

J’ai encore, ce soir, de la difficulté à croire que des monuments comme ceux-là ont pu être construits avec une si grande ingéniosité, tout en résistant si bien au passage du temps. Le passionné d’histoire que je suis en a eu pour son argent. Seul point négatif: le site est tellement touristique qu’il est complètement envahi par les vendeurs ambulants qui, en fin de compte, vendent tous la même chose.

Péninsule du Yucatán: jour 6

La tristesse commence à me gagner alors qu’il ne me reste qu’une seule journée à passer à Mérida, cette merveilleuse ville que j’apprends à aimer encore plus jour après jour. La moitié de mon voyage est donc derrière moi, il me reste encore cinq jours avant de rentrer à Montréal.

Ce matin, je suis allé visiter le zoo de la ville avec Mélanie et son garçon. Ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas mis les pieds dans un parc zoologique, je ne me souviens même pas quand était la dernière fois. Je devais avoir l’air d’un enfant! Girafes, perroquets, coatis, rhinocéros, singes… On en a eu pour note argent, comme on dit!

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En après-midi, un tout autre plan. Nous sommes allés magasiner parce que, croyez-le ou non, nous avons été invités à un party de mariage, ce soir (visiblement, les invitations sont faites à la dernière minute!). J’ai donc aidé Mélanie à se trouver une robe et des souliers pour l’occasion. Quant à moi, je me suis contenté de ce que j’avais dans ma valise, même si c’était loin d’être assez chic.

J’ai donc eu droit à une soirée de mariage typique. C’est drôle parce qu’ici, les mariages ont lieu plutôt tard en soirée, vers 19h, ce qui fait que le party était à 22h et le souper a été servi à… 0h15! En tout cas, je peux vous dire que ça bouge avec la musique, les costumes et tout le reste. Vraiment impressionnant et je me considère chanceux d’avoir pu vivre ça.

Découverte du jour: les vendeurs ambulants, qui vendent de la nourriture par exemple, délaissent souvent leur kiosque pendant de longues minutes sans surveillance. Se forme alors une file de clients qui attendent son retour.

Péninsule du Yucatán: jour 5

Mon séjour à Mérida tire déjà à sa fin: plus que deux jours à faire ici avant de plier bagage pour me rendre plus au sud.

En ce vendredi 13, aucun malheur. Ce matin, nous sommes allés visiter l’estuaire de Célestin, à environ une heure d’ici. C’est un merveilleux endroit à voir pour les gens qui aiment découvrir la nature. En plein hiver, on peut y voir des centaines de flamands roses qui migrent ici pour fuir le froid. Par contre, comme ça ne fait que commencer, j’ai seulement pu en voir quelques dizaines. Il s’agit en fait de la seule colonie de flamands roses connue en Amérique du Nord. On y trouve aussi des pélicans du Canada et des oies blanches.

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Fait plutôt particulier, à cet endroit, le mélange d’eau douce et d’eau salée en provenance du golfe du Mexique est rouge en raison des pigments qui s’y trouvent. On a donc fait un tour de bateau parmi les oiseaux et les mangroves. Ma visite m’a d’ailleurs permis d’apprendre que les flamands roses, lorsqu’ils naissent, ont plutôt un plumage blanc et gris. C’est leur alimentation qui les fait changer de couleur au fil du temps. En se nourrissant de petites crevettes roses, les flamands absorbent la pigmentation.

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Nous sommes ensuite allés manger dans un petit restaurant du village dont la terrasse est sur la plage, en bord de mer. De toute beauté! Nous avons même pris le temps de faire une petite marche sur la plage et sur le quai avant de reprendre la route. C’était vraiment paisible comme endroit: bruit des vagues, presque personne, chaud soleil… Ne manquait qu’un hamac et j’aurais pu passer des heures à faire la sieste.

Au fait, parlant de nourriture… Je vous avais déjà dit que Gabriel, le mari de Mélanie, me fait connaître tout ce qui est typique d’ici. Et bien hier soir, il m’a fait goûter un sandwich avec du coeur, du foie, de la cervelle et d’autres parties du porc. C’est seulement en prenant la dernière bouchée qu’ils m’ont dit ce que je venais de manger, mais c’était très bon!

En revenant ici cet après-midi, je suis allé faire un petit tour guidé de la ville qui était fort intéressant. Les résidants de la ville ne sont en général pas très fortunés. La grande majorité des maisons sont modestes. On voit que certaines personnes tentent de profiter de la manne touristique en vendant un peu de tout, partout. Malgré la pauvreté, c’est une ville assez sécuritaire et tranquille, contrairement à plusieurs autres endroits au Mexique. Côté architectural, la ville est magnifique.

Les décorations de Noël ont commencé à faire leur apparition, ici, et ça me fait tout drôle de voir ça. C’est très joli!

Péninsule du Yucatán: jour 4

Décidément, les jours se suivent et se ressemblent: une autre journée chargée se termine, cette fois sous le thème de l’histoire.

J’ai visité cet avant-midi mon premier site maya, Dzibilchaltún. Situé à environ 45 minutes de Mérida, c’est à cet endroit qu’on retrouve entre autres le Temple des sept poupées, en l’honneur, vous l’aurez deviné, de sept minuscules poupées retrouvées lors des fouilles archéologiques sur le site.

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Au fond, le Temple des sept poupées de Dzibilchaltún

On y trouve aussi les vestiges d’une vieille église espagnole du 16e siècle, une ancienne maison maya, une belle cénote (non pas dans une grotte, mais à ciel ouvert) et… des maringouins de compétition! C’est incroyable, je n’ai jamais vu des maringouins comme ça! On se suivait à la file indienne pour «taper» les moustiques dans le dos de la personne devant. C’est digne de mention! Sinon, le site est de toute beauté et mérite le détour.

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Cénote de Dzibilchaltún

En après-midi, je suis allé visiter, seul cette fois, le musée d’anthropologie du Yucatán. La visite m’a permis d’en apprendre plus sur les Mayas avant de visiter d’autres sites de leur civilisation (selon mes plans, je devrais en visiter trois autres d’ici la fin de mon voyage).

J’ai entre autres appris qu’à la base, les Mayas faisaient partie d’une civilisation pacifique, mais qu’avec le temps ils ont commencé à faire la guerre dans le but de faire des prisonniers qui allaient ensuite servir de sacrifices pour les dieux (!!!). Inutile de dire que je suis heureux qu’on n’en soit plus là, parce que j’imagine que j’aurais pu faire une excellente offrande.

Soirée plutôt tranquille à l’hôtel; c’est une très grosse journée qui m’attend demain.

«Fun fact» du jour:

  • Coca-Cola doit certainement faire des affaires d’or, ici! Leurs produits sont non seulement partout, mais c’est particulièrement difficile de trouver du jus au restaurant lors du déjeuner alors que la plupart des gens boivent du Coke ou du Fanta.

Péninsule du Yucatán: jour 3

C’est fou comme le temps passe vite ici. Même si c’est mon premier voyage seul, je n’ai pas vraiment le temps de m’ennuyer.

Alors, on peut dire que ma journée a commencé plutôt brusquement avec ma première peur mexicaine. À 6h40 ce matin, un cinglé est venu cogner (dans le sens de tenter de défoncer) dans la porte de ma chambre d’hôtel pendant 3-4 minutes qui m’ont semblé être une éternité. Comme mon lit est vraiment tout près de la porte, j’ai fait tout un saut et j’avais peur que la chaînette ne tienne pas le coup. Ne me demandez pas ce qu’il voulait, je n’ai ni ouvert ni répondu à travers la porte. Assis dans mon lit, je tenais en main le cellulaire que mon amie Mélanie m’a prêté pour mon séjour, mais je réalise avec le recul que ça ne m’aurait pas été d’une très grande aide. Comme je n’ai pas réagi, le gars a fini par abandonner.

À 9h, Mélanie et Gabriel sont venus me chercher pour une visite exceptionnelle: la baignade dans des cénotes, ces fameuses grottes souterraines remplies d’eau douce d’un bleu incroyable comme une piscine. Elles sont généralement assez profondes. À l’époque, les Mayas croyaient que ces trous permettaient de communiquer avec les dieux, donc des offrandes y étaient déposées.

Dès le début de la planification de mon voyage, j’avais dit à Mélanie que je tenais absolument à visiter un tel endroit alors qu’il y en a des centaines dans la péninsule du Yucatán. On a donc pris la route de Cuzama où se trouve un site avec trois cénotes. Depuis l’entrée du site, on monte dans une petite calèche tirée par un cheval et qui roule ensuite sur un rail. C’est particulier parce que lorsqu’on rencontre une autre calèche, l’une des deux doit être sortie de son rail pour laisser l’autre passer.

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Calèche aux cénotes de Cuzama

J’ai ensuite pu me baigner dans les trois cénotes et je peux vous confirmer que c’est un endroit complètement surréaliste. J’ai encore de la difficulté à y croire. Il m’a toutefois fallu un peu plus de motivation pour entrer dans la dernière parce que l’entrée est vraiment petite et qu’il faut ensuite descendre une échelle de bois pour accéder au fond de la grotte.

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Baignade dans une cénote

De retour à Mérida, je suis retourné faire un tour en ville sur la Plaza Grande où je me suis installé sur une petite terrasse pour boire ma première Corona non importée à vie. On dirait qu’elle est toujours meilleure dans ce temps-là!

En soirée, nous sommes allés à la Féria de Xmatkuil, une ville un peu au sud de Mérida. C’est une grande fête annuelle qui dure un peu moins d’un mois… mais c’est tellement immense! Il y a des manèges, des kiosques d’artisanat, des jeux et on peut y acheter à peu près n’importe quoi: bicyclettes, voitures, meubles, vêtements, etc. J’ai même été surpris de voir une guerre de… boules de neige et je peux vous dire que les enfants, équipés de casques et de lunettes de protection, s’en donnaient à coeur joie! J’en ai profité pour faire quelques manèges avec Mélanie.

Découverte du jour: les routes sont bizarrement faites. Il y a des «dos d’âne» partout. Tantôt, il y en avait une douzaine dans une sortie d’autoroute.

Mauvaise nouvelle du jour: si ça continue comme ça, la compagnie aérienne va assurément me facturer une surcharge de carburant tellement je vais avoir engraissé. Gabriel me fait goûter à tout ce qui est typique du Yucatán. Mélanie me dit qu’ici, quand tu engraisses, c’est signe qu’on prend bien soin de toi. Ça veut tout dire!