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Les beautés de la Kapalua Coastal Trail

S’il y a une chose qui surprend en arrivant à Hawaï, c’est de voir de superbes plages souvent bordées de luxueux appartements ou hôtels sans toutefois que ces hébergements empiètent sur le sable.

Ici, il n’y a pas de ces dizaines de chaises-longues alignées et réservées dès les petites heures du matin. Pourquoi? Tout simplement parce que toutes les plages sont publiques. Les hôtels sont donc forcés de garder leurs chaises sur leur terrain et tout le monde peut bénéficier de la plage sans frais. C’est merveilleux!

En plusieurs endroits, on trouve même des places de stationnement réservées aux utilisateurs de la plage. C’est un peu ce que nous avons fait à Maui: on se déplace de plage en plage, on sort nos chaises et on s’installe. Certaines plages sont équipées de services (toilettes, douches), d’autres non.

Parmi les plages les plus populaires, on trouve entre autres celle de Kapalua Bay, appréciée des familles, car on peut s’y baigner en toute sécurité. Comme l’eau n’est pas très en mouvement, c’est aussi un bel endroit pour pratiquer la plongée en apnée. Nous y sommes allés à deux reprises et, chaque fois, nous y avons vu une tortue de mer nager parmi les baigneurs à quelques mètres à peine de la rive.

Kapalua Beach est aussi le lieu de départ de la Kapalua Coastal Trail, un sentier de marche très facile de 1,76 miles qui longe l’océan et qui permet de découvrir des endroits qui seraient autrement inaccessibles. Nous en avons fait une partie plus tôt cette semaine. Le sentier permet non seulement d’admirer de beaux paysages, mais aussi de jeter un œil à de jolies maisons et luxueux appartements que nous ne pourrons jamais nous permettre.

Voici, en photos, un aperçu…

Pipiway Trail: promenade dans une forêt de bambou à Maui

C’est une journée riche en belles découvertes et en émotions qui se termine pour nous.

L’Amoureuse et moi avons pris la route tôt ce matin, à 7h30, en direction d’Hana à l’autre extrémité de l’île de Maui pour faire la randonnée Pipiway Trail dans le Haleakala National Park. Distance à parcourir: à peine 75 miles (120 km); ce qui devrait normalement se faire en 1h15-1h30, mais on nous avait avisés que ça prendrait probablement le double. Je m’attendais à une route avec plusieurs courbes à rouler à 20-25 miles à l’heure. Suffira d’être patient et ce sera « easy as a pie » comme dirait mon ami David.

À peine 50 minutes après notre départ, on avait déjà un peu plus de 35 miles au compteur. « Tout va bien, ça ne sera pas si pire que ce à quoi on nous a préparés », me suis-je dit. Et bien non. J’avais tort. Je ne le savais pas encore, mais les 40 miles restants allaient me prendre 110 minutes. Et croyez-moi, c’est fort probablement pire que tout ce que vous pouvez avoir en tête. Sans blague.

J’aurais sans doute une relation amour-haine avec la Hana Highway (qui, on va se le dire, n’a absolument rien d’un « Highway » à part son nom). C’est assurément la route la plus belle que j’ai eu la chance de faire de toute ma vie, c’est vrai, mais c’est aussi la plus inhospitalière. La route longe en bonne partie la côte, offrant sans cesse des panoramas exceptionnels qu’on croit possibles que dans des décors de film.

On traverse à un certain moment un champ de lave durcie qui part de la montagne jusqu’à l’océan tout en bas (voyez une vidéo sur la page Facebook Hugo autour du monde), puis à un autre un paysage si vert avec un muret de pierres qu’on se croirait rendu en Irlande. Un petit troupeau de chèvres a même traversé la route devant nous. Surréel! De toute beauté, je vous jure. En plus, on était pratiquement seuls.

Le problème, c’est que ça se gâte rapidement. Cette belle route toute en courbes avec une ligne jaune au centre devient plus étroite et sans ligne et on se retrouve avec un « highway » qui ressemble plus à une route à une seule voie (voyez une vidéo sur la page Facebook Hugo autour du monde). Suffit d’être prudent, je suis capable de vivre avec ça. Je roule lentement et lorsque j’arrive dans l’une des nombreuses courbes où je ne vois pas de l’autre côté en raison d’une falaise, je klaxonne pour signaler mon arrivée. Puis, l’asphalte pratiquement neuf fait place à une route au bitume craquelé qui fait sautiller la voiture, puis finalement à une route sans aucun pavage avec des trous un peu partout alors que nous roulons en Hyundai Elantra (voyez une vidéo sur la page Facebook Hugo autour du monde). Les dix derniers miles m’ont paru une éternité, mais nous avons survécu.

La route en valait cependant la peine parce que ce que nous avons vu par la suite était digne d’un rêve. Une fois rendus au Haleakala National Park, nous avons entrepris la randonnée de la Pipiway Trail qui fait 6,4 km aller-retour.

Peu de temps après le début (800 mètres), on arrive aux Makahiku Falls, premier point d’intérêt où on fait un court arrêt avant de reprendre notre chemin. On regarde où on met les pieds parce que plus on monte, plus le sentier est boueux.

Une fois à 1,6 kilomètre, on traverse deux petits ponts alors qu’un torrent d’eau passe sous nos pieds puis on fait notre entrée dans une majestueuse forêt de bambou; raison de notre visite. On a peine à croire ce que nous voyons tellement c’est parfait.

Des dizaines de milliers de bambous si hauts qu’on se retrouve soudainement à l’ombre et dans un milieu un peu plus frais. Lorsque le vent souffle, les troncs s’entrechoquent dans une douce mélodie (à écouter dans cette video sur la page Facebook Hugo autour du monde). Magique! Impossible de rester insensible à la beauté de cette forêt qui semble être infinie. À cette étape, une partie du sentier est recouverte par des planches de bois qui rendent l’ascension plus agréable.

Finalement, à la toute fin de la Pipiway Trail (3,2 km), on arrive face aux spectaculaires Waimoku Falls hautes de 120 mètres; ultime récompense des randonneurs.

C’est grandiose de voir de ses yeux de telles beautés de la nature, rien de moins.

Une fois revenus près du centre des visiteurs, nous avons terminé par la Kūloa Point Trail, une boucle de 800 mètres qui nous amène près de l’océan et des ‘Ohe’o Pools, qu’on appelle aussi Les 7 piscines sacrées. On a ici aussi droit à un panorama exceptionnel.

Notre coup de coeur demeure toutefois la forêt de bambou qui, comme m’a dit l’Amoureuse, comblerait de bonheur n’importe quel panda! 🐼

La route n’a incontestablement pas été facile, mais nous sommes tous les deux d’accord pour dire que le déplacement en valait la peine. Une journée qui laisse de superbes souvenirs et qui sera assurément dans nos « highlights » de ce voyage.

Pipiway Trail:

  • 4 miles / 6,4 km aller-retour que nous avons faits en 2h30 à un rythme plutôt lent (1h30 pour monter et 1h pour descendre).
  • 25$ US par véhicule pour l’entrée sur le site du Haleakala National Park. Le laissez-passer est bon pour trois jours.
  • Prévoir: de bonnes chaussures / bottes de randonnée, de l’eau, une collation. Il y a des toilettes à l’entrée du site.
  • En plusieurs endroits de la route et du parc, il n’y a aucun signal cellulaire.

Dans les champs d’ananas de la Maui Gold Pineapple Company

C’est un thème récurrent depuis que nous sommes à Hawaï: l’ananas est partout, jusque dans nos visites.

Si nous avons visité les installations de Dole sur Oahu un peu « par défaut », car il n’y avait aucune autre activité disponible, nous avions dès le départ prévu prendre part à la visite organisée par la Maui Gold Pineapple Company: le Maui Pineapple Tour.

D’une durée de 90 minutes, cette activité nous permet de nous familiariser avec tout le processus de production de la seule « vraie »‘ plantation d’ananas aux États-Unis puisque malgré le fait que Dole maintienne encore quelques plans à Hawaï, sa véritable production de ce fruit se fait plutôt au Costa Rica.

Les visiteurs prennent d’abord place dans un minibus à bord duquel ils seront transportés d’un site à l’autre alors qu’un guide-chauffeur transmet une mine d’informations. On s’arrête d’abord au milieu d’un champ où de jeunes plants sortent du sol et on nous explique qu’un seul ananas permet d’en planter jusqu’à 150 autres puisque plusieurs petites parties du fruit (dont chacune des feuilles de la couronne) peut servir de semence. Impressionnant! D’ailleurs, Maui Gold Pineapple Company ne compte parmi ses employés que sept planteurs qui ont tous de 61 à 73 ans et les plus rapides peuvent planter jusqu’à 15 000 plants par jour pour un salaire équivalent à 80$ l’heure! Nous en avons vu à l’œuvre dans un champ et je peux vous dire que c’est un ninja!

Prochain arrêt: la « pouponnière » où les plants ont de petits ananas. On apprend qu’il faut entre 18 et 24 mois pour produire un premier fruit, puis un an par la suite. Si un plan peut produire pendant environ 50 ans en nature, la Maui Gold Pineapple Company ne les garde que pour deux générations d’ananas puisqu’à chaque nouveau fruit, ce dernier est plus petit et plus sucré.

Troisième arrêt: on sort de l’autobus et une incroyable odeur emplit nos narines… Nous sommes dans le champ des ananas matures. C’est à ce moment que notre guide sort sa machette pour nous faire déguster des ananas. Ça goûte le ciel!!! On nous explique qu’on ne devrait pas, à l’épicerie, choisir un ananas pour sa couleur, mais bien pour le son qu’il fait lorsqu’on donne une petite « pichenotte » dessus, comme on le ferait avec un melon. Au moment de le manger, on devrait tourner la couronne pour l’enlever puis placer le fruit à l’envers au réfrigérateur pendant quelques heures pour permettre au sucre qui se trouve dans la base de se disperser.

Nous avons aussi eu la chance de voir des cueilleurs à l’œuvre. Ils réussissent à remplir un camion de 15 tonnes d’ananas en seulement 30 minutes et la Maui Gold Pineapple Company produit 3,7 millions de fruits annuellement. Ayant conclu une entente avec des restaurants et des hôtels de Maui pour l’achat des plus petits ananas, la compagnie dit n’avoir que 4% de pertes.

La visite se termine par l’usine de nettoyage et d’empaquetage des fruits où chaque couple de visiteurs se voit remettre une boîte de deux ananas frais! Yeah!!! 🍍

Le Maui Pineapple Tour est incontestablement plus intéressant et plus enrichissant que celui offert par Dole dans l’île d’Oahu. On a adoré notre visite!

Nous avons d’ailleurs fait durer le plaisir en visitant sur le même site la Haliimaile Distilling Company qui fabrique entre autres une vodka avec de l’ananas. La visite d’une trentaine de minutes prévoit aussi une dégustation de trois produits.

En après-midi, petit détour par une autre plage, Baldwin Beach, magnifique, mais où nous ne sommes pas restés longtemps en raison de la force des vagues et des vents puissants qui nous fouettaient de sable.

Nous avons terminé notre route par le Ioa Valley State Park, dans les montagnes de Maui, changeant du même coup complètement de décor. Du vert partout, des nuages accrochés au sommet des montagnes, six degrés Celsius en moins… Partout autour de nous, la vue était impressionnante! La formation rocheuse Kuka’emoku, qui fait 1200 pieds de hauteur, vole toutefois le spectacle. Avec ses deux petits sentiers, le parc se visite aisément en une heure.

De retour à notre hébergement, on s’est installés sur la terrasse du deuxième étage pour déguster le cocktail du jour de notre hôte Stephen (qui a fait notre lessive gratuitement aujourd’hui!), lorsque ce dernier nous a invités à aller voir avec lui s’il y avait des tortues sur la plage de l’autre côté de la rue. Non seulement nous en avons vu plusieurs en train de nager près de la rive, mais il y en avait une énorme qui prenait du soleil sur les rochers. C’était fascinant, je n’avais eu la chance de voir une tortue de mer! Quel beau spectacle!!

Maui Pineapple Tour:

  • 65$ US pour la visite de 90 minutes + 10$ US si vous visitez la distillerie
  • Réservation fortement recommandée sur leur site Internet. Mieux vaut y aller en semaine pour voir les travailleurs à l’œuvre.

Ioa Valley State Park:

  • 5$ US par voiture

« Fun fact »:

  • À Maui, on voit des coqs et des poules en liberté partout! Ça nous rappelle un peu l’Indonésie. Aujourd’hui, on a vu deux coqs traverser en vitesse un boulevard à trois voies entre les voitures.

Arrivée parfaite sur Maui

Après qu’elle nous eut fait vivre des émotions fortes, nous avons finalement quitté Honolulu, hier après-midi, en direction de Maui, deuxième escale de notre voyage à Hawaï.

Un court vol d’à peine 20 minutes sur les ailes d’Hawaiian Airlines (au cours duquel nous avons même eu droit à un service de breuvage) nous a mené à l’aéroport secondaire de Kapalua, dans l’ouest de Maui. Un aéroport où notre avion s’est arrêté quelques mètres à peine avant la fin de la piste, où on nous a fait descendre sur le tarmac et où on « enferme » les passagers dans une petite salle d’arrivée avant de leur livrer à la main, sans carousel, leur valise. Toute une expérience!

On a délaissé la vie d’hôtel pour le reste de notre voyage. Nous logeons ici dans un « bed & breakfast » réservé via Airbnb (nous sommes rendus de véritables habitués). Notre hôte, Stephen, me fait beaucoup penser à Robin Williams dans sa façon de parler et d’agir. Il nous a accueillis à bras ouverts et tout est tellement parfait, ici, qu’on se demande encore 24 heures plus tard où est la « pogne » dans l’histoire.

Le matin, Stephen cuisine lui-même le déjeuner qui est inclus pour les clients (quiches, muffins, bagels, confitures et autres délices), il prépare chaque après-midi un nouveau cocktail et un petit dessert qu’il sert dès 17h et il nous offre de judicieux conseils pour nos visites. Il s’est lui-même présenté comme notre « esclave personnel » avant d’ajouter: « Je suis habitué, je suis le plus jeune de cinq enfants! »

En plus de tout ça, le B&B fournit tout ce dont nous pourrions avoir besoin pendant notre séjour: chaises pour la plage, serviettes de plage, équipement de plongée en apnée, vélos, glacière, glace… Nous pouvons même nous approvisionner en eau, bière, vin et alcool fort dans le réfrigérateur. Trouvez l’arnaque!

Nous avons récupéré notre voiture de location ce matin et nous avons profité de la première journée sur Maui pour nous reposer. On s’est d’abord rendus à Slaughterhouse Beach, une petite plage pas très loin de notre hébergement. On stationne la voiture en bordure de la route, puis on descend une longue série de marches pour atteindre la plage au bas de la falaise.

On en a profité pour faire notre première baignade du voyage, maintenant qu’on a enfin droit au soleil et à la chaleur. L’endroit était peu occupé et on y a passé l’avant-midi.

Conseillé par Stephen, nous avons poursuivi notre route un ou deux kilomètres alors qu’il nous avait parlé d’un court sentier dans une « jungle ». Nous n’avons eu aucune difficulté à trouver le point de départ avant de nous engouffrer dans la forêt luxuriante qui nous en a vraiment mis plein la vue.

Reliant la route à l’océan, le sentier est bordé par un ruisseau et de très hauts arbres; un décor digne d’un film qui nous a complètement dépaysé.

Sur le chemin du retour, ayant un petit creux, l’Amoureuse a cherché « restaurants » dans Google Maps et nous étions tout près du Burger Shack, où nous avons décidé de nous arrêter. Ce n’est qu’une fois sur place que nous avons réalisé que le restaurant fait partie du Ritz-Carlton… On a mangé avec une superbe vue sur l’océan, mais on a payé le prix: 70$ (US, il va sans dire) pour deux hamburgers avec frites et deux boissons gazeuses. Oups!

Nous avons terminé l’après-midi avec soleil, baignade et lecture à Ka’anapali Beach, où nous étions presque seuls.

Décidément, Maui, ça commence bien!

« Fun fact » au sujet d’Hawaï:

  • La chemise hawaïenne semble vraiment être l’uniforme officiel pour tout le monde: préposés à l’aéroport, à l’agence de location de voiture, à l’hôtel, au restaurant…

Leçon d’histoire au USS Arizona Memorial de Pearl Harbor

C’est assurément un passage obligé en allant à Hawaï et le mordu d’histoire que je suis tenait encore plus à y aller.

Vous pouvez donc imaginer ma déception, jeudi dernier, lorsque nous avons fait face à une porte verrouillée à Pearl Harbor. Heureusement, nous avons trouvé l’opportunité d’y retourner avant notre départ d’Oahu, lundi, jour où rouvrait le mémorial après quatre jours de fermeture en prévision de l’ouragan Lane.

Il règne une atmosphère de recueillement à cet endroit où, le 7 décembre 1941, l’armée japonaise a bombardé la base navale américaine de Pearl Harbor, à quelques kilomètres d’Honolulu, faisant 2390 morts et entraînant du même coup les États-Unis dans la Deuxième Guerre mondiale.

On pourrait facilement passer une journée complète à visiter tous les sites de Pearl Harbor mais, l’ouragan ayant bouleversé nos plans, nous n’avons pu voir que l’attrait principal: le mémorial du USS Arizona.

Le jour de l’attaque, ce cuirassé était amarré à Pearl Harbor lorsque les avions de chasse japonais l’ont coulé (de même que plusieurs autres navires) dans le port emportant la vie de 1177 de ses membres d’équipage. L’épave du bateau est d’ailleurs le tombeau de plus de 900 de ceux-ci dont le corps n’a jamais été remonté à la surface.

Un mémorial en hommage aux victimes à plus tard été érigé au-dessus de l’épave du USS Arizona qui gît, encore aujourd’hui, au fond de la baie et dont certaines petites parties émergent encore de l’eau. L’ouvrage a d’ailleurs pu être réalisé en partie grâce à Elvis Presley qui a donné tous les bénéfices de l’un de ses concerts pour permettre au projet de se concrétiser. Les autorités ont alors fourni le reste du financement.

La visite du USS Arizona Memorial s’amorce par le visionnement d’une vidéo d’une vingtaine de minutes qui permet d’en savoir plus non seulement sur le contexte de l’époque, mais aussi sur l’attaque elle-même; archives à l’appui.

Les visiteurs montent ensuite à bord d’un bateau qui les amène près du mémorial. Normalement, la visite prévoit un arrêt au mémorial, où les gens sont invités à se recueillir, mais depuis trois mois, le bateau ne s’arrête plus, car une fissure a été décelée dans la passerelle de descente qui doit être réparée. Le bateau s’approche donc de part et d’autre du mémorial sans qu’on puisse y descendre alors qu’un marine se charge de faire la narration. La visite qui dure normalement 75 minutes est donc diminuée à environ 45 minutes, mais on a quand même la chance de voir le mémorial de près.

Malheureusement, la météo (ciel couvert) au moment de notre visite ne nous permettait pas de distinguer l’épave sous l’eau.

En espérant avoir la chance, un jour, de retourner à Oahu pour compléter ma visite de Pearl Harbor.

Visite du USS Arizona Memorial:

  • De préférence, réservez votre billet plusieurs semaines à l’avance auprès du service des parcs nationaux américains. Sinon, quelques centaines de billets sont libérés à 7h chaque matin pour la journée du lendemain ou encore 1300 billets sont distribués sur la base du premier arrivé premier servi chaque matin pour une visite le jour-même.
  • La visite est gratuite. Vous ne devez payer que 1,50$ US de frais par billet si vous réservez en ligne.
  • Tout sac à dos / sacoche doit être laissé à la consigne pour 5$ US. Vous ne pouvez amener sur le site que vos porte-feuille, cellulaire, appareil photo… Les bouteilles d’eau autres qu’en plastique transparent sont aussi interdites.

Diamond Head: une randonnée à couper le souffle

Le cadran a retenti à 5h, ce matin. On s’habille, on mange un petit quelque chose et on saute dans un Uber direction Diamond Head, ce cratère qui domine le paysage de Waikiki.

Le but est d’être là dès l’ouverture du site, à 6h, question de pouvoir admirer le lever du soleil, mais surtout d’éviter la chaleur et l’humidité de la journée pendant notre ascension vers le sommet qui nous permettra d’avoir une vue imprenable sur les alentours.

Une fois sur place, la voiture franchit un long et étroit tunnel qui nous fait entrer à l’intérieur du cratère, formé lors d’une éruption volcanique il y a des dizaines de milliers d’années. Déjà là, c’est impressionnant.

On entame ensuite notre randonnée sur un chemin de béton qui se transformera plus tard en pierres et en terre battue. On se retourne de temps en temps ou on prend le temps de s’arrêter pour admirer le paysage de l’intérieur du cratère alors que le soleil se lève. La vue est franchement impressionnante!

Le décor nous rappelle aussi l’histoire de Diamond Head qui a été acheté au début du 20e siècle par le gouvernement américain pour en faire un site militaire de défense. Les bunkers qu’on aperçoit témoignent de cette époque.

Vers la fin du sentier de 1,3 km, les randonneurs traversent un tunnel au bout duquel ils peuvent poursuivre leur ascension par la gauche ou la droite. La première option offre une montée plus en douceur avec de jolis points de vue alors que l’autre amène les visiteurs dans la « Fire Control Station », les bunkers d’observation de l’ancienne base militaire.

Le sommet, à 171 mètres de hauteur, offre ensuite une vue à coupe le souffle non seulement sur Waikiki et Honolulu, mais aussi sur l’océan et l’intérieur du cratère.

Difficile de s’attarder au sommet, car la place est restreinte pour le nombre de visiteurs, mais on prend quand même le temps d’admirer le panorama avant d’entamer notre descente.

Décidément, la randonnée de Diamond Head est un incontournable de l’île d’Oahu.

Randonnée de Diamond Head:

  • 1$ US par personne / 5$ US pour le stationnement d’une voiture
  • Environ 1h30 aller-retour
  • Niveau de difficulté: facile / familial
  • Le site est ouvert de 6h à 18h, mais vaut faire la randonnée tôt le matin pour éviter la chaleur.

Le tour d’Oahu en une journée

Lors des préparatifs de notre voyage, l’Amoureuse et moi avions réservé une voiture de style compact pour une journée devant nous permettre de faire le tour d’Oahu.

Lorsque nous sommes arrivés à l’agence de location de véhicule ce matin, nous nous attentions à ce qu’on nous remette la clé d’une Yaris ou d’une Versa. C’est finalement une Mazda MX-5 qui est apparue devant nous. Nous avons donc fait le tour de l’île en décapotable! Ma passagère a pris je ne sais combien de temps à s’en remettre!

Voici donc un résumé de notre journée qui nous a mené aux quatre coins de l’île.

Halona Blowhole

Notre premier arrêt, ce trou souffleur de l’impressionnante côte est de l’île où la route en soi vaut le détour. Le « crachat » de ce geyser maritime n’est pas d’une puissance à tout casser, mais le spectacle vaut quand même la peine de s’y arrêter. Il y a de très belles photos à y faire. Voyez d’ailleurs une vidéo sur la page Facebook Hugo autour du monde.

Sandy Beach

Quelques dizaines de mètres plus loin à peine, au bas de la côte, on trouve cette longue plage de sable doré où nous nous sommes arrêtés quelques minutes pour nous tremper les pieds et admirer le décor.

Makapu’u Lookout

Toujours dans le même secteur, un arrêt tout simple et rapide en bordure de la route, mais qui offre un point de vue exceptionnel sur cet endroit où les baleines à bosse viennent passer l’hiver.

Kailua Beach et Lanikai Beach

La première fait 8 km de longueur alors que la seconde, beaucoup plus petite, est difficilement accessible, car elle borde un quartier résidentiel et qu’il n’y a aucun stationnement pour y accéder. On a eu de la chance, une voiture partait au moment de notre passage. Pour ce qui est de Kailua Beach, on y a marché une trentaine de minutes et j’en aurais volontiers pris plus, surtout vers la partie ouest bordée par de nombreux palmiers.

Kualoa Ranch

Un de mes arrêts préférés de la journée. Les imposantes montagnes d’un vert éclatant sont carrément hallucinantes! L’endroit a notamment servi de décor au tournage du film Jurassic Park, ainsi que plusieurs autres longs-métrages à succès. Le Kualoa Ranch offre d’ailleurs un « Hollywood movie tour » pour découvrir tous les emplacements. Malheureusement, tous les tours étaient complets lors de notre passage, mais nous avons mangé sur place.

La’ie Beach Park

En poursuivant depuis le Kualoa Ranch, on roule vers l’ouest et la route est à quelques mètres à peine de l’océan, si bien que certaines vagues viennent éclabousser la chaussée. On fait un bref arrêt à La’ie Beach qui n’a à première vue l’air de rien, mais qui nous a séduit avec toute sa verdure.

Turtle Bay Resort

Comme nous n’avons pas pu prendre part au « movie tour » du Kualoa Ranch, nous avons décidé de faire le nôtre en nous arrêtant dans cet hôtel à l’extrémité nord-ouest d’Oahu qui a servi de lieu de tournage au film « Forgetting Sarah Marshall » avec Jason Segel et Mila Kunis. Nous nous attendions à nous buter à une guérite avec un agent de sécurité contrôlant l’accès au complexe, mais nous avons aisément pu entrer sur le site, nous stationner, entrer à l’intérieur et visiter les installations… avant de repartir en volant de délicieux biscuits disposés dans le hall de l’hôtel.

Sunset Beach et Ehukai Beach Park

Poursuite de notre « movie tour » quelques kilomètres plus loin avec ces deux plages voisines de la populaire « North Shore » reconnues pour leurs vagues de compétition où ont été tournées des scènes de « Blue Crush », mettant en vedette Kate Bosworth et Michelle Rodriguez. Les plages sont magnifiques, mais la baignade est réservée aux plus avertis. Je passe mon tour.

Shark’s Cove

En été, l’endroit est parfait pour les amateurs de plongée en apnée qui enfilent masque, palmes et tuba pour admirer les poissons dans ce qui s’apparente à une piscine naturelle. De l’autre côté de la rue, des « food trucks » sont installés en permanence.

Laniakea Beach

La petite plage est jolie. Nous nous y sommes arrêtés, car elle est reconnue pour accueillir des tortues qui viennent profiter du soleil, mais il n’y en avait pas lors de notre passage.

Matsumoto’s Shave Ice

Dernier arrêt dans le petit village de Haleiwa pour déguster un classique d’Hawaï: le « shaved ice », de la glace concassée sur laquelle on ajoute un sirop. C’est un peu comme une « slush » qu’on mange avec une cuiller.

Nous avons ensuite repris la route d’Honolulu.

Tour d’Oahu en une journée:

  • Une douzaine d’arrêts en 10 heures
  • Environ 185 km
  • 97$ US pour la voiture de location et 20$ US d’essence
  • Pourquoi une seule journée? Parce que notre hôtel facturait 35$ US par jour pour le stationnement.