Tous les articles par Hugo B.

Seul au monde

Le paisible bruit des vagues, un quartier de Lune et des milliers d’étoiles éclairant le ciel. C’est le décor auquel j’ai droit alors que je me suis installé sur le balcon de notre cabine pour vous écrire ce soir.

C’est à la fois apaisant et inspirant. On se sent si seul, si loin de tout. Loin du chaos de la ville, loin de la pollution visuelle, sonore et atmosphérique… Il n’y a que notre bateau qui poursuit son chemin dans la mer des Caraïbes dans la noirceur totale. Autant c’est la fête un peu partout sur le bateau actuellement, autant on se sent loin de tout ça une fois sur le balcon.

C’est la fin d’une longue journée, ici, puisque nous étions debout à 6h45 ce matin pour découvrir une minuscule partie de Puerto Rico, une fois de plus un territoire américain. Comme excursion, nous avions choisi une sortie à la plage de Isla Verde, à une quinzaine de minutes du port de San Juan.

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Le soleil s’est fait plutôt timide, mais on a bien profité du moment pour relaxer sur le sable de cette plage peu fréquentée.

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Sinon, j’ai adoré la vue qu’on avait de San Juan à partir de notre bateau accosté au port. Architecture qui m’a paru un peu espagnole, de belles couleurs vives… Les fortifications donnent aussi tout un cachet à l’endroit.

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De retour à bord, le soleil s’est finalement pointé et on a pu profiter du bon temps sur le pont supérieur (le 11ème) alors que j’en ai profité pour poursuivre ma lecture des aventures de Bruno Blanchet. Ce ne sont pas les idées de voyages qui manquent!

Il reste maintenant deux jours à ce voyage: dernier arrêt demain et journée en mer samedi. On profite au maximum, mais ça fait un pincement au cœur de savoir que ça achève parce qu’une croisière, c’est tellement parfait.

Par ici le paradis

On ne fera pas un concours pour savoir qui a eu la plus belle journée, parce que je vous avise d’ores et déjà que je vais le gagner haut la main.

Le Carnival Conquest est entré dans le port de St. Thomas, aux Îles Vierges américaines, à 11h ce matin et je peux maintenant vous dire que je comprends pourquoi Tony Accurso passait son temps dans le coin. A-yo-ye! Si le paradis existe, j’imagine que ça ressemble un peu à ça. Honnêtement, jamais je n’aurais cru que ça pouvait être aussi beau.

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Les dizaines de voiliers et les luxueux yachts dans le port. Les résidences à flanc de montagne. L’eau d’une couleur magnifique. Si un jour je suis millionnaire, c’est ici que je vais me trouver un pied à terre, c’est certain!

Aussitôt débarqués du bateau, mon père et moi sommes montés sur un autre navire qui nous a cette fois servi de navette vers l’île de St. John, toujours en territoire américain. Alors que mon père a opté pour la plage, j’ai pour ma part décidé de faire baisser la moyenne d’âge du groupe (de l’âge d’or) qui allait visiter le parc national. Parce que j’aime la nature et parce que j’avais le goût de faire changement du sable et de l’eau.

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Et bien, wow, quelle journée! Juste l’odeur… Ça sentait la nature. Les plantes, les fleurs… La route qui sillonne le parc national est ponctuée de courbes prononcées qui nous en mettent sans cesse plein la vue avec des paysages à couper le souffle. De magnifiques vues sur des plages, des baies, mais aussi sur les îles voisines qui appartiennent à la Grande-Bretagne; les Îles Vierges britanniques.

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Et en route on a croisé de tout: arbres fruitiers de tout genre (dont des ananas), plante qui donne du coton, feuilles de laurier et même les ruines d’une ancienne usine de sucre. Une visite qui valait vraiment le détour.

Ce soir, le navire a quitté le port de St. Thomas un peu après le coucher du soleil. Les lumières brillaient un peu partout dans les montagnes. Lentement, nous nous sommes éloignés, mais moi je me dis que j’aimerais bien y revenir.

D’ailleurs, cette affiche n’a vraiment pas tort…

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Un peu de tout…

Au départ, j’avais décidé de ne pas écrire ce soir. À l’université, on m’a appris une règle: quand tu n’as rien à dire, n’écris pas. Comme on a passé une journée complète en mer, je ne savais pas trop de quoi vous parler.

Finalement, je me suis rendu compte que je vous avais peu fait état de l’ambiance sur le bateau au quotidien; de ce qu’on y fait.

Vous ne serez pas surpris d’apprendre qu’on profite du soleil et qu’on mange comme des princes trois fois par jour (et même parfois plus). Bref, le meilleur contexte pour payer une surcharge de poids pour l’avion au retour, si vous voyez ce que je veux dire…

Par contre, avant de venir ici j’ai eu la brillante idée de m’inscrire au Défi 5-30 (minimum cinq portions de fruits et légumes et minimum 30 minutes d’effort physique par jour) et d’entraîner l’Amoureuse avec moi dans cet élan de volonté et de motivation sans borne.

Donc, depuis mon arrivée sur le bateau, je me sers des montagnes de fruits frais. Non, non… Pas les fameux déjeuners du resto où on te promet une « montagne de fruits frais » et que tu te ramasses avec deux ou trois morceaux de melon et une tranche d’orange. Ici, c’est direct dans le bar à fruits. BOOM! Un gros bol, deux fois par jour. Pour l’effort physique, chaque fin d’après-midi, je traîne mes fesses (disons plutôt mes pieds) sur la piste d’athlétisme du bateau pour marcher au moins cinq kilomètres. Allo la volonté en vacances!!!

Sinon, côté ambiance, on a le choix. Pendant la journée, la piscine du centre du navire est animée, musique dans le tapis, l’alcool coule à flot… Le soir, des films sont diffusés sur l’écran géant au-dessus de la piscine. Cinéma en plein air, donc. La piscine arrière du bateau, elle, est tranquille. Réservée aux adultes, pas de boum-boum…

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Le soir, avant le souper, il y a plein d’ambiances musicales différentes sur le navire. Des chansonniers et des groupes vraiment talentueux. À la piscine, dans l’atrium, face au casino… On s’assoit, on sirote un mojito, on écoute. Climat de vacances comme on l’aime.

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En terminant, je lève mon chapeau à Carnival. Il y a quatre ans, lors de mon autre croisière, on ne trouvait rien en français ici. Maintenant, le programme du jour est disponible dans la langue de Molière. Et pas une traduction cheap, là… Dans un français impeccable!

Je vous laisse. Demain, escale aux Îles Vierges américaines.

Crème solaire et peau grillée

Pour moi, les vacances au soleil ça doit avoir deux odeurs: la crème solaire et la peau grillée. Vous savez, l’odeur de la Tropicana qui sent un peu la noix de coco et cette peau juste dorée, pas brûlée… Après un peu plus de 24 heures, on peut dire mission accomplie!

Lors de notre réveil ce matin, le Carnival Conquest était déjà amarré au port de Nassau, aux Bahamas. Peu de temps après, nous avons mis le cap sur l’île de Balmoral; excursion que nous avions achetée avant notre départ. Une trentaine de minutes de bateau avant de débarquer sur une île, à ma grande surprise, pratiquement déserte.

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Quand on achète une excursion de la sorte, on s’attend à ce qu’il y est 200 personnes cordées comme des sardines sur la plage. Et bien non. Que notre bateau, une quarantaine de personnes. Des chaises et des parasols nous attendaient. La mer turquoise également. Pendant trois heures, soleil, baignade, petit lunch… Bon moment dans un endroit magnifique. Sortie à conseiller pour ceux qui passent dans le coin.

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À 14h15, le paquebot a levé l’ancre pour reprendre sa route dans la mer des Caraïbes alors que nous on a continué de profiter du soleil sur le pont.

Soirée chic

Ce soir, c’était la soirée élégante sur le bateau; moment qu’on appelle aussi « soirée du capitaine ». Lors de chaque croisière, un événement comme ça est organisé. Les passagers vêtus de leur plus beaux habits peuvent alors rencontrer le capitaine et les officiers.

Il fallait y être. Les hommes en complet, les femmes portant de magnifiques robes, les « drafts » de parfum comme quand vous allez ou chez Sears ou chez La Baie… Non mais, la grosse classe, là!!! Une vraie de vraie soirée chic. Moi même j’ai sorti un beau kit.

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Sur le cinquième pont, donc, j’aperçois le capitaine. Je m’approche, lui serre la main et lui lance un peu « chumy chumy »: « Who’s driving the boat? ». Sa réponse: « Vous, vous avez des iPhones, moi je peux tout contrôler à distance. » On a bien rit et je trouve ça bien qu’il prenne le temps de parler aux gens.

Mal de mer?

Réponse à ceux qui me demandaient: « Est-ce que ça brasse en croisière? ». Et bien il y a des journées comme hier ou tout est vraiment calme et où on a l’impression d’être sur la terre ferme. On se rend seulement compte qu’on bouge lorsqu’on a un repère extérieur.

Il y a aussi des journées où l’eau se promène de gauche à droite dans le fond de la douche, où il y a des vagues dans la piscine et où le bateau craque d’un peu partout. Ça, c’est aujourd’hui. Ces jours-là, c’est un peu comme si vous aviez pris un verre de trop, mais sans le mal de tête. Vous marchez un peu croche et vous avez l’impression que ça tourne légèrement.

Toutefois, moi qui a tendance à avoir le mal de mer facilement, je n’ai jamais eu mal au cœur ni au cours de ma première croisière, ni au cours de celle-ci. En fait, plus vous êtes haut dans le navire et plus vous êtes au centre, moins pire c’est. Voilà. Et pour ceux qui craignent encore, reste les petites pilules roses ou les timbres derrière les oreilles… 😉

Allez, je vous laisse, je vais me faire bercer (réellement!!!) au rythme des vagues dans mon lit.

Le meilleur du sud

Je l’ai dit il y a quatre ans lors de mon premier séjour sur l’eau et je le répète aujourd’hui: la croisière n’a absolument rien à envier au traditionnel tout inclus auquel la majorité d’entre nous est habituée. Rien.

Service impeccable et personnalisé (quand les employés t’appellent par ton nom!), des activités à n’en plus finir, une nourriture digne de grands restaurants, des spectacles de qualité… Les compagnies de croisière font tout pour que vous vous sentiez spécial et pour vous tenir occupé. Tout cela en visitant plusieurs endroits au cours du même voyage. Que demander de mieux?

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C’est finalement ce midi que mon père et moi avons eu la chance de monter à bord du Carnival Conquest. Alors que le départ n’était prévu que pour 16h, nous avons pris le temps de faire le tour de cette véritable ville flottante pour se familiariser avec notre univers de la prochaine semaine: deux piscines, nombreux restaurants et bars, spa, gymnase, boutiques… Tout y est! Notre cabine se trouve quant à elle sur le septième pont, environ au milieu du navire.

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Après nous avoir fait languir pendant 30 minutes pour un exercice d’évacuation, c’est à 16h45 qu’a afin retenti le sifflet marquant le départ. Les centaines de passagers (le Conquest en compte tout près de 3000) massés près des balustrades, le navire s’est lentement mis à avancer. Pendant les 25 minutes qu’il a fallu pour quitter le port de Miami, des dizaines de personnes ou sur l’eau ou massés sur la côte nous envoyaient la main. On se sentait presque dans le film Titanic à saluer des gens qu’on ne connaît pas.

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Doucement, nous avons vu la Floride disparaître derrière nous alors que le soleil en a fait de même. Les croisières ont l’habitude de nous donner les plus beaux couchés de soleil. Ça et les milliers d’étoiles une fois la nuit tombée. On a justement une cabine avec balcon pour nous permettre d’en profiter. Ça fait rêver.

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D’ailleurs, parlant de rêve, en guise de lecture j’ai amené avec moi les quatre tomes « La frousse autour du monde » de Bruno Blanchet qui raconte ses aventures de voyages. Pourquoi? Pour me donner le goût de partir à nouveau découvrir le monde. Comme si j’avais vraiment besoin de ça pour me motiver… 🙂

Alors que notre bateau vogue je ne sais trop où entre la Floride et les Bahamas, je vous souhaite une bonne nuit. Demain, récit de notre journée à Nassau et je répondrai à la fameuse question: « Ça fait quoi d’être en croisière? »

Ciao l’hiver!

Ce matin, 28 février, température ressentie de -29 degrés Celsius. C’est maintenant clair: j’emmerde l’hiver. Qui, en ce moment, ne rêve pas d’un verre sur une terrasse de la métropole?

Et bien, je prends la direction du soleil. Je monterai ce dimanche à bord du Carnival Conquest pour une croisière d’une semaine dans les Caraïbes de l’est: Bahamas, Îles Vierges américaines, Îles turques et caïques ainsi que Puerto Rico. Ce voyage a beau être prévu depuis près d’un an, inutile de dire qu’il tombe à point avec ce froid qui ne nous lâche pas depuis décembre.

Après avoir fait une croisière père-fils en 2010 sur le Carnival Miracle (Panama, Costa Rica et Belize), nous avons décidé de répéter l’expérience cette année.

Comme le service Internet est souvent très dispendieux à bord des navires, je vous préparerai quelques textes et photos que je publierai lors de mon retour. Je compte bien déboulonner ce mythe que les croisières font un peu « matante » et qu’on y côtoie que des personnes d’un certain âge.

Armé de mon maillot, de mes lunettes soleil et de quelques livres, je suis prêt! On se retrouve dans une semaine…

Retour dans le temps

Voilà, c’est terminé. Notre séjour en Thaïlande prendra fin sous peu alors que, dans quelques heures, nous entamerons notre retour vers le Canada.

Le chemin sera particulièrement long et sans doute pénible: d’abord un retour vers Bangkok, avant de filer vers Amman, puis vers Chicago. Nous serons finalement à Montréal lundi en toute fin de soirée. Faites le calcul, il nous faudra un peu plus de deux jours pour « remonter le temps », ces 12 fuseaux horaire, dont 26 heures en vol.

Un peu moins de trois semaines se sont écoulées depuis que j’ai laissé ceux que j’aime derrière moi à l’aéroport. Bien des choses se sont passées en trois semaines. Comme je l’écrivais précédemment, j’ai fait deux voyages: le nord avec ses découvertes culturelles, surtout, et le sud avec toutes ses beautés naturelles. Tous mes sens ont été stimulés et ils ont tous apprécié: les merveilleux paysages et la délicieuse nourriture, notamment.

De belles découvertes, donc, mais aussi la rencontre de gens souvent merveilleux, souriants, agréables, accommodants, aidants… Je repense à ces gens qui nous ont gentiment trouvé une auberge à Sukhothaï, à la propriétaire du Darling View Point à Pai, mais aussi à de nombreuses personnes croisées au quotidien.

Je garderai de beaux souvenirs de ce premier voyage en Asie qui a aussi été le théâtre de moments privilégiés en famille avec ma sœur et ma nièce.

Je suis malgré tout heureux de rentrer. Je suis un adepte de « quand c’est fini, c’est fini » et il vient un moment où on a hâte de retrouver certaines personnes et choses. J’ai hâte de serrer l’Amoureuse dans mes bras et la simple idée de dormir dans mon lit me rend presque hystérique.

Par chance, j’ai encore une semaine de vacances qui m’attend à mon retour à Montréal. Je pourrai donc bien prendre le temps de me reposer avant de retourner au boulot; chose à laquelle je refuse encore de penser pour l’instant.

Question de faire durer le plaisir du voyage plus longtemps, j’aurai plus de mille photos à trier au cours des prochaines semaines et à montrer à ceux qui le voudront bien.

En terminant, quelques remerciements. Merci à Sylvain Bertrand, ce gars de notre coin de pays, qui a pris une semaine de vacances pour nous recevoir chez lui et nous accompagner dans notre dernière semaine afin de nous faire découvrir des choses merveilleuses. Ça a été vraiment apprécié.

Merci à l’Amoureuse qui a pris soin de ma maison et qui a eu l’extrême gentillesse de me remplacer à mon assemblée de copropriétaires. Quel sacrifice!

Finalement, merci à vous tous de m’avoir lu, mais surtout de m’avoir écrit. En commentant ce blogue, en m’écrivant des courriels… J’ai mis sur pied cet espace afin de vous partager deux passions: l’écriture et les voyages. J’espère avoir réussi à vous transporter ailleurs et à vous faire vivre un peu ce qui se passait ici.

Ce blogue demeurera d’ailleurs actif lors de mes prochains voyages. Je vous dis donc merci encore et à la prochaine pour une autre aventure autour du monde.

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Dernier tour de piste

C’était le dernier jour dans les environs de Phuket, mais aussi le tout dernier tour de piste, pour nous, en Thaïlande.

Ce séjour aura été occupé jusqu’à la dernière minute. Ce matin, nous nous sommes rendus à Phi Phi Ley et Phi Phi Don, deux îles particulièrement courues des touristes pour deux raisons: pour leur beauté, mais aussi pour leur célébrité!

Et pour s’y rendre, on a utilisé le moyen de transport le plus rapide: le jet boat. Le problème, c’est qu’entre Phuket et Koh Phi Phi la mer d’Andaman est particulièrement agitée. Résultat: on a eu droit -encore une fois- à tout un tour de manège!!! Au total, 45 minutes à sauter de vague en vague à haute vitesse et à lever littéralement de son siège. Limite dangereux. Il fallait s’agripper fermement au bateau pour éviter de tomber.

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Premier arrêt: Maya Bay, dans Phi Phi Ley, la plus petite des deux îles. C’est à cet endroit qu’a été tourné le film The Beach, avec Leonardo DiCaprio, en 2000. Inutile de dire que, depuis ce temps, l’île est envahie (et c’est vraiment le cas!) par les touristes.

Soyons honnête, c’est particulièrement joli. L’eau, la plage, la forêt… Tout est superbe. Il n’y a toutefois rien à faire sur l’île; le seul attrait étant sa célébrité. Séance photos, donc, et on repart aussitôt se faire « shaker le bananier » en bateau qui fait le tour de l’île pour nous montrer d’autres lieux de tournages du film, dont Loh Samah Bay (photo ci-dessous).

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Ensuite, destination Monkey Beach, dans Phi Phi Don. Et je peux vous dire que l’endroit porte bien son nom. Aussitôt les touristes débarqués, les singes s’empressent de descendre de la forêt vers la plage pour se faire nourrir de cacahuètes. Étonnamment, ils sont plutôt civilisés, on n’a pas eu droit à de gestes de disgrâce de leur part: pas de vol de sac, pas de chicane… 😉

Étant nous aussi affamés, on a fait la pause dîner, toujours dans Phi Phi Don. Il faut dire que Koh Phi Phi, tout comme Khao Lak, a été gravement touchée lors du tsunami du 26 décembre 2004. Comme la vague venait de l’ouest vers l’est et que Koh Phi Phi est située un peu au sud-est de Phuket, elle n’a pas eu la chance d’être protégée par cette dernière.

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L’île est aussi tristement connue au Québec puisque c’est à cet endroit que les sœurs Noémi et Audrey Bélanger sont mortes visiblement empoisonnées en juin 2012.

Après avoir couru de place en place, on a finalement eu droit à un répit, en après-midi, alors que nous nous sommes arrêtés pendant deux heures sur Koh Khai, une île entre Phuket et Koh Phi Phi. Baignade, plongée en apnée, soleil. Il y en avait pour tous les goûts.

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De retour à Phuket, on a pris un dernier repas avec Sylvain et on a finalisé quelques achats avant le début du long trajet, demain.

Trip en scooter

Je l’ai répété plusieurs fois au cours des derniers jours: l’une des belles choses qu’a à offrir la Thaïlande est son décor, ses paysages.

Le désavantage lorsqu’on se déplace en autocar c’est qu’on ne peut pas s’arrêter pour justement prendre le temps d’observer. Alors quoi de mieux qu’un scooter pour partir à la découverte d’une région?

Sylvain et moi avons loué un cyclomoteur, ce matin, question d’explorer un peu les environs de Khao Sok et son parc national. Nous avons fait une randonnée de quatre heures qui nous a notamment mené au barrage Ratchaprapha et à son immense réservoir.

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La route est d’une beauté… On ne cesse de regarder à gauche, à droite, pour ne rien manquer de ce qui défile devant nos yeux.

Pendant une bonne partie du trajet, les pics rocheux recouverts de végétation se multiplient. Souvent, nous perdions même leur sommet dans les nuages, laissant notre imagination compléter le portrait.

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En certains endroits, les arbres immenses forment une espèce d’arche au-dessus de la route. C’est joli et, en plus, ça protège de la pluie! Parce que, oui, on a pris une bonne douche, mais on a quand même eu bien du plaisir. Ça valait la peine de prendre la route et d’explorer les environs.

Sur le chemin du retour, nous avons fait un bref arrêt à une grotte qui traverse l’une des fameux pic rocheux d’un côté à l’autre.

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On la traverse rapidement et de l’autre côté on découvre des dizaines et des dizaines de poissons qui attendent, quelques mètres plus bas dans la rivière, d’être nourris. Aussitôt qu’on lance un grain de nourriture, ils se débattent dans l’eau!

Le décor était encore une fois superbe. La rivière y coule tranquillement.

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Dans la grotte on entendait des bruits bizarres d’animaux, mais on n’a jamais pu trouver de ce dont il s’agissait. Ça provenait d’un trou dans le bas d’une des parois. Allez donc savoir…

Nous sommes de retour chez Sylvain, à Kathu, dans l’île de Phuket. Dernière journée pour nous demain. Ça sent la fin.

La boîte à surprises

C’est en direct d’une petite cabane juchée dans les arbres au cœur de la jungle que j’écris ces lignes. Comme seul son: les centaines d’insectes dont le bruit n’a aucune difficulté à percer les minces murs de bois qui m’entourent.

L’air, lui, est chargé d’une humidité écrasante. Les couvertures de mon lit sont humides et l’odeur de l’humidité est partout. Il fait noir. Seules quelques lanternes éclairent le chemin qui serpentent la jungle, à l’extérieur.

Pour le moins qu’on puisse dire, ça détonne avec ce qu’on a pu vivre jusqu’à maintenant.

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Nous sommes présentement au Tree House Resort, à Khao Sok, au milieu d’une forêt vieille de 160 millions d’années. Ça fait plutôt spécial de se retrouver ici.

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Dans le fond, c’est un peu comme dans une grande boîte à surprises: on doit toujours apporter notre appareil photo avec nous parce qu’on ne sait tout simplement jamais sur quoi on va tomber.

Insectes, grenouilles, oiseaux et on a même vu des dizaines de singes pas loin d’ici. Il faut toujours avoir l’œil ouvert et, surtout, prendre le temps de regarder et d’écouter pour ne rien manquer.

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Autour, le paysage est hallucinant. Nous sommes en montagne et partout il y a végétation très dense. Beaucoup de bambou. Des herbes hautes aussi. On a une vue sur des falaises de roc assez impressionnantes. Chose certaine, il n’y a pas d’erreur, nous sommes en pleine nature.

L’après-midi a été plutôt pluvieux ici, on en a profité pour se reposer un peu. Je suis en voyage, mais les journées sont quand même chargées et souvent exténuantes. Une petite sieste a fait le plus grand bien. On a aussi eu la chance d’aller découvrir un peu en marchant. C’est la meilleure façon d’avoir des surprises.

Tout ça me rappelle un peu mon voyage au Costa Rica, il y a cinq ans, alors que j’avais vécu le même genre d’expérience. Dans tous les cas, on espère du beau temps demain pour avoir la chance de voir un peu plus.

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En terminant, je vous présente mon nouveau meilleur ami: le filet! Non seulement je dors dans une petite cabane, mais aussi sous cette petite tente question de garder moustiques, araignées et serpents à l’extérieur de mon lit.

J’ai beau avoir un lit double, je préfère de loin le garder pour moi seulement. Maintenant, tout ce que je souhaite, c’est de me réveiller demain matin! Allez, bonne nuit! 🙂

P.S.: Depuis le début de ce voyage, j’arrive à vous donner des nouvelles chaque jour. Ce soir, sachez que j’ai fait des pieds et des mains pour y arriver… Internet est plutôt fragile dans la jungle!